Jean Charest est bien téméraire de précipiter la tenue d'élections générales au Québec dans un contexte politique aussi volatil. Bien téméraire parce que le Parti libéral est plutôt bas dans les sondages (31% selon Léger Marketing) et traîne un taux d'insatisfaction record depuis 2 ans. C'est aussi un gouvernement qui a 9 ans d'usure dans le corps, qui doit composer avec des relents de corruption, et qui n'a pas réussi à remplacer ses gros ministres (Jérome-Forget-Couillard-Beauchamp-Béchard..) par des candidats aussi solides. Quand on est rendus à présenter d'éphémères députés adéquistes comme des grosses prises c'est qu'il y a un problème de recrutement.
Pour devancer un appel au peuple, ça prend une bonne raison. Les libéraux ont été élus, majoritaires, en décembre 2008 et auraient pu aisément se rendre au printemps. M. Charest répète depuis des mois que son mandat se terminait dans 18 mois (à l'ultime, soit 5 ans).
Le chef du PLQ aurait pu, aussi, songer à quitter la politique au moment qu'il aurait choisi. Et non. Il se lance à la conquête de son 4e mandat et défie les faiseurs d'opinions et les statistiques. Le 1er mai dernier, il manquait de qualificatifs pour pourfendre Pauline Marois qui réclamait des élections en pleine crise étudiante. «Ignoble», disait-il de profiter de la situation et «grotesque» de laisser entendre que son gouvernement le faisait.
Au lancement officiel (???) de sa campagne à l'aéroport de Québec le conflit étudiant et ses conséquences sont devenus un «incontournable», un enjeu qui s'impose de lui-même, pour redonner une voix au peuple.
«C'est le moment pour la majorité silencieuse» de faire valoir le premier ministre sortant. Selon lui, cette élection est déterminante et confine à un choix de société entre céder à la rue ou assumer ses responsabilités d'élu.
En 2003 le Québec vivait une crise en santé et dans ses finances. Cela a donné le thème de la santé, la priorité des priorités, et la réingénierie, toujours attendue. Réélu en 2007, minoritaire, Jean Charest a invoqué la récession qui menaçait le Québec pour se donner une majorité, en 2008. Tout le monde se rappelle de l'élection des «deux mains sur le volant».
Le problème pour le PLQ c'est que, durant cet été béni des Dieux, le conflit étudiant a perdu son caractère urgent et dramatique. En fait, si les étudiants entraient sagement dans leurs classes à la mi-août, ils priveraient le parti au pouvoir de son argument central durant cette campagne d'été. Les partis d'opposition sont convaincus que c'est davantage la crainte des révélations de la Commission Charbonneau (retour le 17 septembre) qui bouscule les échéances.
Le pari de Jean Charest d'aller en élections pourrait avoir des conséquences sur l'ensemble du Canada. Si le PQ prend le pouvoir sur un mandat solide, il faut s'attendre à un 3e référendum. On devine la mobilisation contre Stephen Harper qui ne sait plus où se trouve le Québec.
En ce 1er août, Jean Charest a lancé les dés. Ce n'est pas la première fois qu'il flaire le vent et joue son va-tout. En 1993, il s'était lancé aux trousses de Kim Campbell, la nouvelle vedette conservatrice jugée imbattable, et est venu bien près (47% des voix) de réaliser l'impossible. Cette campagne sera très rude. Les chefs jouent tous leur tête et entre Marois et Charest tout respect s'est effrité et il n'y aura donc pas de quartiers.
Le 4 septembre on saura si Jean Charest a parié une fois de trop ou s'il est un redoutable stratège qui excelle dans l'art de surfer sur les crises.
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Des comme vous qui pensent en vieux, on en a déjà trop. Allez vous recoucher. Là, la loi et l'ordre seront respectés et vous n'aurez pas à vous tenir debout!
C'est pas lui qui disait qu'il était ignoble de dire qu'il voulait se faire du capital politique sur le dos du conflit étudiant, et qui aujourd'hui dit , Voyez c'est nous qui nous tenons debout ou le PQ qui cède. Marois représentante de la rue? Pardon mais même si je l'apprécie pas beaucoup , je sais que comme ministre Marois elle en a pris des décisions impopulaires, tout un paquet. De dire qu'elle représente le chaos c'est prendre les électeurs pour des ignorants.
Charest à promis de réduire la taille de l'état, on attend encore.
Charest à promis de règler les problèmes en Santé. Y'a t'il seulement eu des progrès?
Charest à promis de s'occuper de l'économie. La dette du Québec à explosé durant ses 9 ans de mandats , les taxes, les tarifs aussi, le québec est passé du 2e au 9e rang en matière de performance économique dans le comparatif des provinces canadiennes.
Bref pour les 35 jours de campagne n'écoutez pas Jean Charest car sa parole n'a aucune valeur.
Les Québécois savent pertinament que le rétablissement de la paix sociale se fera automatiquement avec un changement de gouvernement, car personne ne peut nier que ce sont les Libéraux qui alimentent la grogne populaire, pensant se faire du capital politique, même si c'est "grotesque" pour reprendre un qualificatif cher à Charest.
Charest sera lui-même défait dans Sherbrooke, malgré son acharnement à vouloir diluer le vote étudiant (http://www.votons.ca). Puissent les étudiants être conscients de l'importance d'aller voter, tout particulièrement à ce moment charnière de notre histoire.
On s'est fait passer un sapin avec sa promesse de réduire notablement la taille de l'État et de la fonction publique et il nous fait payer son Plan nord au lieu de fouiller dans les poches des Entreprises impliquées.
Aussi contrairement à l'Alberta, on ne voit aucun retour direct sur la population, sous forme de baisse immédiate de taxes, des exploitations de NOS richesses naturelles limitée.
Un blâme sévère doit être adressé à Charest qui aurait dû quitter la Politique !
Son entêtement risque d'entrainer le chaos au Québec avec les Députés de l'Opposition, irrespectueux de la Loi et des règlements...les porteurs du carré rouge.