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La débâcle humiliante du PQ

08/04/2014 12:20 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

L'humiliante défaite du Parti québécois aux élections devrait, normalement, l'amener à mettre en veilleuse son article 1 sur l'indépendance. La seule évocation d'un autre référendum durant cette campagne a suffi pour pousser les électeurs dans les bras de Philippe Couillard et à lui confier un mandat nettement majoritaire pour quatre ans. Alors, imaginez la vraie affaire.

Toutefois, si l'on se fie au lancement de la campagne au leadership qui s'est improvisée lundi soir sous nos yeux, le PQ va plutôt se replier sur son option et se radicaliser.

Il était assez malaisant de voir les trois aspirants-chefs - Jean-François Lisée, Bernard Drainville et Pierre Karl Péladeau - se servir de cette tribune pour se positionner dans la course, avant le discours de la première ministre sortante qui, elle, a livré un discours d'une grande dignité. Une scène carrément surréaliste: les Québécois voulaient entendre celle qui a dirigé le Québec pendant 18 mois avant de subir une double défaite, pas ceux qui rêvent de la remplacer.

Le PQ semble vouloir faire l'économie d'un débat de fond sur les raisons qui font que les électeurs l'ont déserté. 24 députés de moins, un plancher historique en matière d'intentions de vote, un chef défait dans son comté, les jeunes qui lui tournent le dos et voilà qu'on assiste à une surenchère nationaliste.

En ce soir de débâcle, PKP a affirmé que les Québécois devraient «prendre leurs décisions seuls», sans brandir le poing cette fois. Drainville s'est donné des airs de René Lévesque. Seul Lisée a observé qu'il faut «savoir écouter les Québécois».

Le gouvernement Marois aura été une parenthèse entre neuf ans de Charest et quatre ans de Couillard.

Les libéraux on emporté une victoire décisive qui lui permettent d'être présents dans toutes les régions du Québec ce qui constitue un exploit. Il faut saluer la témérité du nouveau premier ministre qui a osé se présenter dans un comté péquiste, Roberval, et a percé la forteresse bleue. Philippe Couillard aura les coudées franches pour imprimer sa marque sur le Québec.

François Legault a par ailleurs raison de dire qu'il «a semé pour l'avenir» et beaucoup de citoyens l'ont découvert durant cette campagne. La CAQ est désormais un parti du 450 et non plus de la région de Québec, un renversement très important qui devrait tirer la CAQ vers le centre.

Les Québécois ont voté pour la stabilité, une opposition solide, contre le projet porté par le Parti québécois.

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