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Couillard, l'homme à abattre

18/03/2014 04:31 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Avec le résultat du dernier sondage Crop-La Presse, Philippe Couillard devient l'homme à abattre lors du débat des chefs de jeudi. Depuis le début de la campagne électorale, le chef du Parti libéral (PLQ) tenait le rôle d'aspirant premier ministre ou de chef de l'opposition. Ce n'est plus le cas selon les données de ce sondage qui place, pour la première fois, son parti en avance 39% contre 36%.

La partie n'est pas jouée en raison de la concentration du vote libéral, mais le PLQ entre dans la zone payante qui fait basculer les comtés. Les libéraux gagnent des points (plus 5) alors que le Parti québécois en perd (moins 4), par rapport au mois de février. Québec solidaire a grimpé à 10% et on se doute bien que ses nouveaux appuis ne viennent pas de la Coalition avenir Québec ou du PLQ. Ce coude-à-coude PLQ-PQ s'étend à qui ferait le meilleur premier ministre (27-26).

Il faut se rappeler que le PQ semblait voguer,vers un gouvernement majoritaire avant le déclenchement des élections et que la quête de cette majorité est la seule raison pourquoi nous sommes en campagne électorale. Ces intentions de vote toutes fraîches, si elles s'avèrent ( il faut se garder une petite gêne ici étant donné les mauvais scores des sondeurs récemment), prédisent que le PQ pourrait perdre, non seulement la majorité, mais le pouvoir.

Depuis le jour 1, Pauline Marois ne contrôle pas le message de son parti et le coup d'éclat de PKP a détourné la campagne péquiste. Tel un épouvantail, il a effarouché tous ceux qui redoutent un référendum. Il est révélateur dans ce sondage de noter que les deux tiers des Québécois sont convaincus que le gouvernement actuel déclenchera un référendum s'il est réélu majoritaire. Dès que la première ministre affirme qu'elle ne bousculera pas les citoyens, il se trouve un péquiste influent et pressé pour la démentir.

Chez les libéraux on affirme qu'à la veille du débat, c'est le «meilleur scénario», car on voulait y arriver à égalité avec le vent dans le dos. Pauline Marois peut miser sur son immense expérience et son statut de première ministre depuis 18 mois ce qui lui confère un avantage.

C'est le premier débat pour Philippe Couillard qui n'a pas brillé outre mesure dans les débats à la chefferie libérale contre Raymond Bachand et Pierre Moreau. Cérébral, il a démontré depuis quelques semaines un mordant qu'on ne lui connaissait pas.

La chef péquiste doit, d'abord, défendre un mauvais bilan économique et financier. Elle doit, en outre, stopper l'élan de son adversaire et démontrer à la face du Québec que le nouveau chef du PLQ n'a pas l'étoffe d'un premier ministre, lui qui n'a dirigé qu'un ministère et change souvent d'idée.

Pauline Marois devra jeter les gants. Déjà, elle a commencé à établir un lien entre les années Charest et son adversaire.

La Coalition avenir Québec poursuit sa glissade et se croise les doigts. François Legault aurait avantage à jouer la carte de la balance du pouvoir.. Les cas échéant, ce pouvoir d'influencer les choses devrait-il appartenir à la droite ou à la gauche avec QS.

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