Donald Charette

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Commission Charbonneau, entre colère et dégoût

Publication: 01/10/2012 21:36

Colère et dégoût. Ce sont les réactions que suscite le témoignage de Lino Zambito devant la commission Charbonneau.

Les révélations de l'ancien propriétaire d'Infrabec demeurent, pour le moment, des allégations et le témoin-vedette n'a pas passé le test du contre-interrogatoire. Mais elles corroborent à certains chapitres les enquêtes menées par Radio-Canada, celles d'autres médias, et le rapport Duchesneau.

C'est le «système» lui-même qui est en train d'être démonté devant la commission. On a beau savoir que la gangrène s'est développée dans l'attribution des contrats publics, il est troublant de constater son ampleur et le réseau de complicité qu'elle implique.

La mafia qui prélève son 3,5% sur tous les contrats de construction, un ingénieur de la Ville de Montréal qui prend au passage une cote de 1%, de faux-extras qui servent à graisser un autre ingénieur.... Si tout cela est vrai, nous sommes face à un système parasité qui pousse les coûts à la hausse.

Au bout de la ligne c'est le payeur de taxes qui s'est fait flouer pendant des années, alors que tous les intermédiaires avaient intérêt à gonfler les budgets.

Pour la première fois, la commission a touché au financement des partis politiques et c'est Union Montréal, le parti du maire Gérald Tremblay, qui a été écorché. Selon Lino Zambito, un 3% allait directement à la caisse électorale. D'autres partis risquent d'être entachés par la commission d'enquête.

Quant au maire Gérald Tremblay, tout a été dit à son sujet mais il pourra difficilement traverser les prochains mois tant sa crédibilité avoisine le zéro absolu. Un premier magistrat ne peut plaider l'ignorance à chaque fois que quelqu'un de sa garde rapprochée fait face à la justice ou qu'on déterre une magouille municipale. Les tenants de la thèse de la naïveté se font de plus en plus rares.

Les partis d'opposition ont raison de demander sa tête, bien que leur souhait ne se réalisera pas aussi rapidement.

Je commence à penser que la commission Gomery sur les commandites c'est de la petite bière à côté de ce qui sortira de la commission Charbonneau, en raison des montants colossaux et du caractère permanent du «système».


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  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)




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  • Avril 2009

    Les premiers appels en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction sont lancés à l'Assemblée nationale.

  • Septembre 2009

    L'hôtel de ville de Montréal annule le plus gros contrat de son histoire, une entente de 355 millions $ pour l'acquisition de compteurs d'eau, après la découverte d'irrégularités. Des rumeurs circulent selon lesquelles d'influents politiciens auraient séjourné sur le yacht de l'un des entrepreneurs ayant remporté une partie du contrat.

  • Octobre 2009

    La controverse prend du poids après que l'émission <em>Enquête</em> révèle l'ampleur de la corruption dans l'industrie de la construction, notamment dans les processus d'appel d'offres. Un groupe d'entrepreneurs de la région de Montréal, surnommé le «Fabulous Fourteen», agirait comme un cartel en se divisant les contrats, bloquant ainsi la voie aux compétiteurs, selon les journalistes de Radio-Canada. Un ancien sous-ministre des Transports soutient pour sa part que la mafia contrôle 80 pour cent des contrats de construction accordés dans la région et entretient des liens avec les entreprises du secteur. Les montants versés pour les projets de construction au Québec sont plus élevés qu'ailleurs au Canada, conclut <em>Enquête</em>.

  • Octobre 2009

    Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture.

  • Octobre 2009

    Québec annonce le déclenchement de l'Opération Marteau, une unité policière provinciale établie pour faire la lumière sur la corruption et la collusion dans le domaine de la construction.

  • Mars 2010

    L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations.

  • Mai 2010

    Le député libéral et ministre de la Famille Tony Tomassi est forcé de démissionner après la diffusion d'informations selon lesquelles il utilisait une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA, firme qui a conclu des contrats avec le gouvernement. M. Tomassi fait maintenant face à trois accusations au criminel.

  • Août 2010

    La firme d'ingénierie Axor se voit imposer des amendes pour avoir illégalement donné 150 000 $ aux trois plus importantes formations politiques du Québec, dont 113 000 $ aux libéraux.

  • Octobre 2010

    «Mafia Inc.», un livre des journalistes d'enquête André Noël et André Cédilot, révèle que jusqu'à 600 entreprises versent un montant d'argent à la mafia sur une base régulière pour être «protégées».

  • Octobre 2010

    Le Maclean's fait encore des vagues, cette fois en qualifiant le Québec de «province la plus corrompue au Canada». La couverture du magazine montre l'emblématique Bonhomme Carnaval tenant un porte-document débordant d'argent.

  • Novembre 2010

    La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) s'affiche en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction, laissant les libéraux de Jean Charest virtuellement seuls à s'y opposer.

  • Novembre 2010

    Les libéraux survivent à une motion de non-confiance à l'Assemblée nationale grâce à leur majorité. Le premier ministre reporte un voyage en France avec deux ministres pour s'assurer que son gouvernement ne tombe pas.

  • Janvier 2011

    La commission Bastarache conclut à l'absence de népotisme dans la nomination des juges au Québec.

  • Février 2011

    Sept personnes, dont une ex-mairesse de Boisbriand, des cadres d'entreprises de construction, un ingénieur et deux consultants, sont arrêtées dans le cadre de l'Opération Marteau. Ils sont accusés de fraude, d'extorsion, d'avoir proféré des menaces et d'abus de confiance.

  • Février 2011

    Québec annonce la création de l'Unité permanente anti-corruption, bâtie sur le modèle des services d'enquête de la ville de New York.

  • Septembre 2011

    La fuite du rapport explosif de Jacques Duchesneau, patron de l'Unité anticollusion, met le feu aux poudres. L'ancien chef de police conclut que le ministère des Transports est impuissant face à la collusion et que le crime organisé et les entreprises de construction sont responsables des coûts très élevés payés par l'État pour ses projets de construction. Une partie du magot serait ensuite transférée vers les caisses électorales des partis politiques, affirme le rapport Duchesneau.

  • Septembre 2011

    Après la comparution de Jacques Duchesneau devant une commission parlementaire, le gouvernement montre des signes d'ouverture à l'idée de déclencher une commission d'enquête en partie publique, en partie à huis clos.

  • Octobre 2011

    Jean Charest annonce la création d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction présidée par la juge France Charbonneau. Mais le fait que la commission ne relève pas de la loi sur les commission d'enquête et n'accorde pas l'immunité aux témoins suscite un tollé.

  • Octobre 2011

    Le gouvernement Charest complète son recul en annonçant que la commission Charbonneau aura tous les pouvoirs requis et relèvera de la loi sur les commissions d'enquête.

  • Février 2012

    Dans un message vidéo pré-enregistré, la juge France Charbonneau lance un appel aux Québécois afin qu'ils fournissent de l'information à sa commission.

  • 1er octobre 2012

    L'entrepreneur Lino Zambito affirme qu'une cote de 2,5% des contrats publics devait être remise à la mafia, et une autre de 3% au parti Union Montréal, de Gérald Tremblay.

 

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Colère et dégoût. Ce sont les réactions que suscite le témoignage de Lino Zambito devant la commission Charbonneau. Les révélations de l'ancien propriétaire d'Infrabec demeurent, pour le mome...
Colère et dégoût. Ce sont les réactions que suscite le témoignage de Lino Zambito devant la commission Charbonneau. Les révélations de l'ancien propriétaire d'Infrabec demeurent, pour le mome...
 
 
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17:10 sur 14/10/2012
Tant quon continuera de jouer les autruches et de nier la grande implication des fonctionnaires de tout les niveau dans le systeme de corruption on ne pourra rien changer.
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Huguette
08:57 sur 03/10/2012
Vous aimez les bons articles?En voici un autre.
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/patrick-lagace/200905/01/01-852163-petites-perles-ethiques.php
07:05 sur 03/10/2012
À mon avis, le maire Tremblay devrait redouter fin octobre. Le gouvernement PQ n'a pas pris la peine de nommer un ministre de la métropole pour rien... Ceci étant, tant que Harel restera dans la métropole, ne comptez pas sur le vote des étrangers pour changer les choses: pour eux, il est toujours préférable de voter pourri que de voter ce qu'il considère être "nazi" - ça c'est le résultat de 10 ans de propagande de peur orchestrée par le PLQ (qui a d'ailleurs pris le pouvoir par la même méthode - il s'agissait des fusions municipales à l'époque). Et je ne parle pas de prises de position publique de Charest, mais bien du travail sournoi réalisé par des militants quasi fanatisés auprès des dites communautés ...
21:40 sur 03/10/2012
Vous dites propagande de peur orchestrée par le PLQ? Les libéraux n'ont eû aucun besoin de propagande, les agissements de Harel, alors qu'elle était ministre au PQ, étaient on ne peut plus visibles alors qu'elle a forcé les villes du Québec à se fusionner et ce, malgré les protestations des québécois qui ne voulaient pas de ces fusions. Aucunes inventions ou campagne de quoi que ce soit a été nécessaire pour qu'on les voit sous leur vrais jours. Ils ont d'ailleurs déjà démontré qu'ils n'ont pas changé et que même si la population ne veut pas de leurs plans, ils s'en foûtent complètement et nous les imposent.
07:31 sur 04/10/2012
Ce commentaire est la parfaite illustration de mon propos... Vous préférez certainement le maire Tremblay a une ancienne ministre qui n'a à se reprocher qu'un plan de fusion communale mal présenté. Au passage, la fusion des municipalité est tout à fait nécessaire, mais le québécois Lambda étant très individualiste, il ne veut évidemment pas payer pour les service de la métropole même s'il en profite.
21:45 sur 03/10/2012
"...... mais bien du travail sournoi réalisé par des militants quasi fanatisés auprès des dites communautés ... "


Vous décrivez à merveille les agissements des étudiants qui ont fait de la vente sous pression (pour le PQ) pendant toute la campagne.
22:26 sur 02/10/2012
Combien nous a coûté l'échangeur Tachereau à la sortie de pont Champlain à Brossard; Ça fais 40 ans que je demeure sur la rive sud et ça fais 40 ans que je remarque à cet échangeur des travaux de construction démolition rénovation reconstruction avec tout la panoplie de grues tracteurs camions bétonnières asphalte ....; C'est tu parce que c'est une ville et un comté libérale de Jean-Charette& Justin Trudeau incorporés......?
08:30 sur 04/10/2012
Pendant ces 40 ans qui a été au pouvoir? Justin Trudeau, il avait un an quand il était responsable de ce projet.
20:56 sur 02/10/2012
Plaider l'ignorance et feindre la naiveté n'a aucune valeur. Ce personnage, élu démocratiquement pour être le garant de notre proprièté collective a failli dans sa mission. Qu'il ne soit pas le seul coupable n'enlève rien à sa responsabilité. Si ces faits sont avérés et prouvés, cela s'appelle de l'abus de biens sociaux et c'est devant les tribunaux que l'on règle ce genre d'affaires dans les sociétés civilisés. C'est une autre affaire dans les sociétés corrmpues ... mais alors en tant que citoyens responsables et concernés nous aurions notre part
16:44 sur 02/10/2012
Dès octobre 2009, Benoit Labonté avait dénoncé cette pratique du 3% qui aurait été en vigueur au sein du parti Union Montréal (où il avait oeuvré)

Il avait été élu Maire de l’arrondissement de Ville-Marie à Montréal en novembre 2005 sous la bannière du parti municipal Union Montréal du Maire Gérald Tremblay. Il siège dès janvier 2006 au Comité exécutif de Montréal en tant que responsable de la culture, du patrimoine, du centre-ville et du design. Il démissionne de cette fonction le 17 septembre 2007, en soulignant son désaccord avec l’administration montréalaise du Maire Gérald Tremblay.

Par la suite il passe à Vision Montréal où il est par la suite accusé d'avoir touché un montant d'Accurso pour financer sa campagne, il nie avoir touché des $$$. Labonté démissionne en 2009 et révèle toute cette histoire du 3 % où Il affirme que des personnes « dans son entourage » en ont reçu. Il mentionne également qu'il aurait rencontré le premier ministre du Québec Jean Charest afin de lui donner de l'information sur des possibles relations entre des ministres de son gouvernement et l'homme d'affaires. Colère et dégout, Charest averti en 2009 attendra plus de 2 ans pour accepter de lancer une Commission d'enquête publique, POURQUOI ? Est-ce pour laisser le temps aux déchiqueteuses de travailler ?
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Axel Johan Dumoulin
21:18 sur 02/10/2012
Est-ce que le SPVM fait son travail?
C'est facile de matraquer les étudiants qui rêvent d'un monde meilleur !
Effectivement,
les déchiqueteuses doivent faire de la boucane ces jours-ci !
Notre seul espoir réside en une décision rapide du PQ de mettre la Ville de Montréal sous tutelle.
Et ça presse !
Avant que toutes les pièces à conviction ne soient détruites !
SPVM et GRC = polices politiques au service du pouvoir ou des citoyens?
23:58 sur 02/10/2012
a ce que je sache il y a plusieurs années j.duchesneau a offert de former une escouade a même la police de montréal pour surveiller la corruption, les contrats, etc...elle lui a été refusée par l'administration tremblay...

encore du n'importe quoi?
21:38 sur 02/10/2012
Déchiqueteuses? Un des problèmes de la corruption c'est que ça laisse peu de trace papier (outre les billets de banque)....Vous pensez que le % sont inscrit dans des contrats?
Évidemment, si on passait à la monnaie électronique ça rendrait les choses beaucoup plus difficile
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Axel Johan Dumoulin
22:18 sur 02/10/2012
Quand je regarde mon chèque de paye et mes taxes municipales, j'ai juste le goût de vomir.
Peu importe nos allégeances, je pense qu'on peu se rejoindre là-dessus, il faut des mesures IMMÉDIATES pour protéger les contribuables.
Si le PQ ne passe pas à l'action, on pourra l'accuser de collusion !
16:42 sur 02/10/2012
La preuve qu'il y a toujours du feu quand on sent la fumé. Bientôt le ministère des transports, Hydro-Québec, les contrats d'informatique avec les ti-namis etc, si on continue a faire le ménage, la commission d’enquête sera l'investissement le plus rentable depuis l'invention de la roue. Merci au libéraux de nous avoir donner ce beau cadeau.
15:53 sur 02/10/2012
J'ai bien hâte de voir si cela va monter aux partis provincial et fédéral.
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senequevoltaire
15:36 sur 02/10/2012
J'ai l'impression qu'au rythme des révélations actuelles et à venir à la comm. Charbonneau, la société civile québécoise se prépare une deuxième édition du Printemps érable. J'en ai marre d'entendre comme un mantra, «créateur de richesse». Pis les poètes, pis les dramaturges, pis les cinéastes, pis les compositeurs, pis les écrivains, pis les peintres, pis toutes celles et ceux qui sont dans l'économie sociale ? ne sont-ils pas eux aussi «créateurs de richesse» ? Depuis la création de la CDPQ combien d'entrepreneurs québécois doivent leur richesse au CAPITAL québécois. Prenez PKP, pensez-vous que Québécor soit où il est sans l'injection de 2 milliards $ de la Caisse quand Vidéotron était à vendre et que Rogers lorgnait l'entreprise ? Que le patron se paye aujourd'hui une flopée de chroniqueurs mercenaires pour vilipender l'état québécois n'est-ce pas faire affront au génie d'un peuple qui a fait confiance aux entrepreneurs locaux pour développer notre économie ?
21:57 sur 02/10/2012
Les poètes, dramaturges, cinéastes sont créateurs de richesse...personne ne conteste ça....Mais mettre tous les entrepreneurs dans le panier de la commission c'est groteste.

Par ailleurs, je n'ai pas de sympathie pour PKP mais votre affirmation est erronée. 1) Les actifs que la CDPQ a financé c'était principalement Vidéotron...Un cablo-distributeur. Auriez-vous préféré que ça passe au main de Rogers et que ce soit dirigé de Toronto? 2) Le JdM et la majorité des autres propriété média était déjà dans le groupe Québécor....Alors que la CDPQ ait financer cette transaction ou non, Martineau et cie. sévirait quand même dans le JdM et autres propriétés du groupe
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senequevoltaire
23:34 sur 02/10/2012
merci de ces précisions, la sourie.
12:41 sur 02/10/2012
Est-ce que quelqu'un est surpris des révélations de M. Zambito ? Si oui, il peut me contacter, j'ai de magnifiques terrains dans les Everglades ...
23:39 sur 01/10/2012
Ces révélations confirment le rapport Duchesneau. Son chiffre hallucinant sur le financement des partis politiques semble déjà plus crédible, surtout au niveau municipal. Quand on y pense, c'est presque inévitable: personne ne s'intéresse à la politique municipale, les taux de participation sont anémiques avec comme résultat que les partis sont plus vulnérables au financement occulte.
C'est le financement de la démocratie municipale qui est à revoir. Et je me doute que ce ne sera pas simple.
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Godefroi
Honni soit qui mal y pense
23:32 sur 01/10/2012
2.5% cash pour la Mafia et 4% cash pour l'«autre».

Qui est le plus corrompu? L'«autre» des tis amis qui n'est pas nécessairement d'origine italienne: la contagion de la corruption libérale.
22:26 sur 03/10/2012
Vous devriez dire la conagion de la corruption politique puisqu'il a été dit à la commisson que tous les partis sont visés.