Donald Charette

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Breton, le Vert au pouvoir

Publication: 16/11/2012 18:23

Pauline Marois a pris une chance en confiant le ministère l'Environnement à un néophyte en politique, considéré comme un exalté de la cause environnementale.

Le jour de son assermentation le nouveau ministre plastronnait en proclamant que les verts étaient au pouvoir à Québec. La fermeture de Gentilly-2, le retrait du prêt consenti à la mine Jeffrey sont venus confirmer rapidement que le nouveau gouvernement pense effectivement vert.

Martine Ouellet, ministre des Ressources naturelles, a, de son côté, fermé le robinet du gaz de schiste sans attendre les conclusions du BAPE.

Daniel Breton n'est pas qu'un citoyen préoccupé par l'environnement mais un militant qui est monté à toutes les barricades depuis des années: Suroît, gaz de schiste, nucléaire...En tant que fondateur du mouvement Maîtres Chez Nous 21ème siècle, il a exigé la démission immédiate du président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal. MCN21 prône la nationalisation des ressources naturelles, l'éolien notamment.
L'an dernier Daniel Breton a porté plainte à la Sûreté du Québec contre Hydro-Québec accusant la société d'État d'avoir perprété le «vol du siècle» en cédant des permis à Pétrolia (une compagnie québécoise) pour explorer le pontiel pétrolier d'Anticosti.

Dans l'opposition lePQ a vivement déploré le caractère secret de cette entente mais réalise maintenant qu'il ne peut rien divulguer, sans le consentement d'Hydro et de Pétrolia.Au cours d'une entrevue que j'ai faite récemment avec André Proulx, président de Pétrolia, ce dernier rappelait qu'Hydro avait renoncé à trouver du pétrole sur l'île et donc, cédé ses droits. Lui-même avait été traité de mauvais gestionnaire pour s'obstiner à chercher l'or noir à Anticosti.

Les chiffres les plus extravagants ont circulé :le potentiel pétrolier est évalué à 34 milliards de barils. Pétrolia se dit prêt à dévoiler cette entente... dès qu'elle tirera du pétrole d'Anticosti.

Le nouveau ministre de l'Environnement n'a aucune confiance dans le BAPE et il a limogé son président et son vice-président coup sur coup pour placer «ses» hommes, dont le journaliste Louis-Gilles Francoeur.
La mainmise du ministre sur le BAPE est donc complétée. Selon certaines informations, le ministre est allé plus loin. Il a débarqué au BAPE pour expliquer qu'il voulait «moderniser» le Bureau d'audiences sur la protection de l'environnement.

Le message aux employés et commissaires est assez clair alors que le BAPE vient d'être décapité. Le BAPE est un organisme quasi-judiciaire qui doit être à l'abri des diktats du pouvoir politique.

Daniel Breton s'est comporté comme un matamore. Quelqu'un devra lui expliquer qu'il ne dirige plus un groupe de pression qui profite de son statut pour règler de vieux comptes.

Ce même réflexe de militant a refait surface quand La Presse a expliqué le projet de la compagnie Enbridge d'inverser le flux du pétrole dans son pipeline qui amènerait du pétrole albrertain à Montréal. Le ministre a repris sa pancarte d'écologiste avant de connaître toutes les dimensions du problème.

Le bunker a envoyé le ministre Alexandre Cloutier (Affaires intergouvernementales) qui flanquait Daniel Breton en conférence de presse pour rétablir les choses.

Daniel Breton est sous observation.

 

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Pauline Marois a pris une chance en confiant le ministère l'Environnement à un néophyte en politique, considéré comme un exalté de la cause environnementale. Le jour de son assermentation le no...
 
 
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22:43 sur 22/11/2012
Un exalté; cela le décrit bien. Et menteur en plus; comme le PQ. Onverra ce que les témoins diront. Audience parlementaires cela promet. Innocent
18:08 sur 19/11/2012
"Le nouveau ministre de l'Environnement n'a aucune confiance dans le BAPE et il a limogé son président et son vice-président coup sur coup pour placer «ses» hommes, dont le journaliste Louis-Gilles Francoeur.
La mainmise du ministre sur le BAPE est donc complétée. Selon certaines informations, le ministre est allé plus loin. Il a débarqué au BAPE pour expliquer qu'il voulait «moderniser» le Bureau d'audiences sur la protection de l'environnement."

ouais pis, le PLQ a fait bien pire avec le scandale des "post-it" avec les juges..
Louis-Gilles fera un exellent commisaire.
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Huguette
13:01 sur 18/11/2012
Tu n'apportes pas de faits Charette .Tu ne fais que du placotage de partisan libéral.
19:48 sur 17/11/2012
Un ministre de l’environnement qui se préoccupe de l’environnement, c'est normal non.
C'est vrai qu'avant nous avions 2 ministres du développement économique, la c'était pas normal.
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ioj
19:07 sur 19/11/2012
Il y avait alors le développement économique...
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bernie 60
19:27 sur 17/11/2012
j'aime mieux un specialiste en environnement et néophyte en politique,qu'un spécialiste en politique mais néophyte en environnement,fais le message à ton boss desmarais...
11:20 sur 18/11/2012
Wow.

Deux lignes de texte, mais droit au but!
17:38 sur 18/11/2012
+1 :-)
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bernie 60
16:49 sur 18/11/2012
allez écouter l'interview et vous comprendrez pourquoi breton doit s'occuper du bape et remplacer ces corrompus..........
http://fm985.ca/audioplayer.php?mp3=81172
17:47 sur 17/11/2012
Cela fait presque 10 ans que le PQ n'a pas pris le pouvoir.
Peut-être ont-ils commis quelques bévues environnementales dans ce temps-là (avec des Jacques Brassard et des André Boisclair comme ministre de l’environnement, c’est pas surprenant!).
Mais peut-on en 2012 reconnaître le virage environnemental du présent gouvernement et l’apprécier ?
Comme le dit le fameux proverbe amérindien :
"Quand le dernier arbre aura été coupé, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, vous découvrirez, mais trop tard que l'argent ne se mange pas."
Alors, svp, laissons la chance aux coureurs, ils ne sont là que depuis 2 mois et ils me semble plein de bonnes intentions pour notre mieux-être collectif.
12:08 sur 17/11/2012
Y'a de quoi etre vigilant avec le PQ, leur nouvelle plate -forme écologique emprunter au parti Vert est pour le moins opportuniste.

Ca me fait rire de voir nos amis Péquiss évoquer les Libéraux pour justifier leur ingérence du BAPE.

N'oublions pas que les Péquiss ont déjà été au pouvoir et que leur bilan environnemental n'est pas très reluisant...... vous souvenez vous des coupes à blanc, la destruction de la foret boréale.

Alors les Péquiss ont doit les avoir à l'oeil et surtout ne pas se laisser endormir par les militants.
12:47 sur 17/11/2012
Le bilan péquiste n'est pas du tout reluisant en environnement - même s'il contient ses bons coups, comme les libéraux d'ailleurs.

Et oui, il faut l'avoir à l'oeil!!

Et si la nomination d'un vert à l'environnement est opportuniste, eh bien, que cette opportunité soit reprise par tous les autres partis, pour que ça devienne une sorte de norme, comme d'avoir un médecin à la Santé et un économiste (ou au moins diplômé HEC ou un truc du genre) aux Finances.
14:59 sur 17/11/2012
Il est vrai que les péquistes sont à surveiller, ils tentent d'ailleurs (en apparence ) de réparer des dégâts de leurs prédécesseurs dont Bouchard, Brassard et cie qui ont nommés entre autre Caillé à la tête d'Hydro.

J'ai d'ailleurs été surpris de voir que Breton joignait le PQ.

Je lui souhaite Bonne chance dans ce parti opportuniste qui retourne régulièrement sa veste
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Ankou
10:20 sur 17/11/2012
Rien de neuf dans ce billet, que la vision neolibérale que nous a servie Charest depuis des mois. Aucun argument valide, des propos comme d'habitude qui ne vise qu'à dénigrer le gouvernement. Un vrai journaliste montrerai une analyse plus impartiale au lieu d'agiter des épouvantails. Comme la poussière est retombée trop vite en ce qui concerne Gentilly2, mine Jeffrey etc, les libéraux et Caqiste essayent de faire mousser le moindre mot que prononce les ministres. Petrolia fait un chantage en n'acceptant de dévoiler son entente avec hydro que si le pétrole est exploité, c'est çà qui est inadmissible pas le fait qu'on veuille éventuellement protéger cette ile unique.
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bernie 60
17:44 sur 17/11/2012
il est en mission commandée comme tous ceux de gesca...
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Huguette
07:50 sur 20/11/2012
bernie 60 questce que vous êtes assez mêlé avec votre Gesca.
Gesca appartien à Paul Desmarais c'est à dire «La presse,Le soleil,Le droit,Le quotidien,il y en a 7 au total et a une entente secrète avec la société Radio-Canada et du parti libéral.
Paul Desmarais de Gesca est le grand patron du P.L.Q alors oui les journaux de Gesca sont en mission commandé et ce depuis très,très longtemps.C'est d'eux qu'il faut se méfier.
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ioj
19:11 sur 19/11/2012
Qu'est-ce qu'il y avait de néoliberal dans Charest ? Ila aussi augmenté les dépenses de l'Etat.
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Francois Blanchette
08:40 sur 17/11/2012
Ça ne m'étonne pas du tout.
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Pedro Individuo
07:30 sur 17/11/2012
Plus ça change, plus c'est pareil. Le PLQ a mis ses amis, le PQ aussi
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bernie 60
17:44 sur 17/11/2012
why not?
23:22 sur 16/11/2012
«Le ministre a placé «ses» hommes, dont le journaliste Louis-Gilles Francoeur.»

Pierre Baril et Louis-Gilles Francoeur sont «les hommes de Breton»?? Que nous chantez-vous là? Ce sont deux géants du milieu de l'environnement qui sont extrêmement reconnus et compétents pour ces postes. Manifestement, ils font partie des 20 meilleures personnes que le Québec contient pour diriger le BAPE, au regard de leur professionnalisme, de leur réseau, de leur maîtrise des dossiers. Ils sont vraiment capables de tenir tête à toutes les pressions, y compris, évidemment, celles d'un gars comme Breton. Douter de cela, c'est vraiment ne pas les connaître. Ils n'ont absolument rien des yesman que Charest aimait tant (entre autre lorsqu'il a enlevé l'environnement à Mulcair, le dernier vrai bon ministre qu'on a eu avant celui-ci). En fait, Breton est en train de dépolitiser le BAPE et de lui redonner son rôle d'origine.

C'est fini l'époque où l'environnement était le parent-pauvre des ministères. Un porte-feuille cadeau, ou un ministère-test ou tremplain. Chaque parti (à moins d'avoir la base électorale du PCC) devra de plus en plus avoir un Vert pour être crédible à l'environnement, comme cela se fait de plus en plus en Europe et dans plusieurs états américains.

«Bureau d'audiences sur la protection de l'environnement.»

On voit que vous maîtrisez votre sujet à fond. C'est le Bureau d'audiences PUBLIQUES sur l'environnement.
23:14 sur 16/11/2012
" Ce même réflexe de militant... "

Entre un réflexe de militant vert et un réflexe de vendu aux minières, je préfère de loin, même s'il n'est pas toujours de nature d'enfant de coeur, le premier.
06:57 sur 17/11/2012
Breton est dans la mire du PLQ et de la CAQ qui le considèrent comme le ministre le plus hostile aux intérêts qu’ils représentent (L’Oncle Paul et ses alliés fédéralistes).
21:53 sur 16/11/2012
Les extrémistes de gauche comme de droite ne sont jamais bon.
08:35 sur 17/11/2012
Ce qui est extrémiste, c'est la manière dont notre mode de développement actuel traite les écosystèmes.

Imaginez un «capital nature» et un «intérêt nature». Si on veut s'éloigner des extrêmes, on doit vivre sur l'intérêt sans toucher au capital, et ainsi, vivre pendant d'autres centaines d'années prometteuses.

Dans les ressources renouvelables, ça veut dire extraire la partie qui s'est renouvelée, tout en protégeant ses conditions de renouvellement (y compris contre la pollution). Dans les ressources non-renouvelables, ça veut dire retirer le plus possible de valeur de chaque unité de biens extraits, et idéalement en assurer un recyclage quasi-permanent dans l'économie. Dans les ressources qui ne proviennent pas d'un stock (renouvelable ou non) mais d'un flux (comme les vents, les marées, l'écoulement d'une rivière, le rayonnement solaire...) ça veut dire miser là-dessus le plus possible.

Ce que je dis est très loin de sacraliser la nature ou de la mettre en première importance avant l'humanité, d'interdire tout développement, ou de prôner le primitivisme et le retour aux bougies. J'ai expliqué le principe avec des arguments logiques et un concept simple (Capital-nature). Mais voilà un mode de développement qui ne serait pas extrémiste.

Mais actuellement, on est très loin de cette neutralité: nous grugeons beaucoup plus par année que ce que la terre produit, depuis de nombreuses années, et nous détruisons nos propres conditions de survie et de prospérité. Ça c'est extrémiste.
17:08 sur 18/11/2012
Enfin une réflexion censée dans ce blogue,non seulement ce n'est pas bon, mais dangeureux