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Affaire Boisclair-Duchesneau, la suite

30/09/2013 07:16 EDT | Actualisé 30/11/2013 05:12 EST

La Coalition Avenir Québec devra sans doute puiser dans ses poches pour se défendre de la poursuite en diffamation entreprise par André Boisclair.

La décision de couvrir les frais juridiques d'un parlementaire revient au Bureau de l'Assemblée nationale qui regroupe des représentants de tous les partis. Chaque demande est jugée au mérite.

François Legault et Jacques Duchesneau ont peu d'alliés dans cette affaire qui implique l'ancien chef du Parti québécois et délégué général du Québec à New York suspendu avec solde (171 000$).

Les déclarations de Pauline Marois, qui s'est finalement portée à la défense d'André Boisclair, et de Jean-François Lisée, ministre des Affaires internationales, laissent peu de place à la négociation. Lisée souhaite même que la poursuite se paie à même le salaire de MM Legault et Duchesneau!

Quant au Parti libéral,il ne souhaite guère se laisser entraîner dans cette affaire, du moins dans la partie coke-infiltration des Hell's-contrat. Le PLQ avait déboursé 100 000$ pour défendre un certain Thomas Mulcair qui avait qualifié l'ex-ministre péquiste Yves Duhaime de «vieille plotte» en entrevue télévisée, donc en dehors de l'Assemblée nationale.

C'est dans les couloirs du Parlement, et non en Chambre, que le député de Saint-Jérome a fait un lien entre la subvention accordée à 4 jours des élections par André Boisclair à son ami Paul Sauvé et la consommation de cocaïne.

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L'Opposition officielle considère que la CAQ a gaspillé une excellente ligne d'attaque en mettant la loupe sur le Délégué du Québec dans la Grosse Pomme. Le même Paul Sauvé soutient avoir donné 300 000$ à la caisse du PQ avant de se tourner vers les libéraux en 2003. Cela soulève des interrogations.

Par ailleurs, dans le livre «Syndicalistes ou Voyous?» Jocelyn Dupuis, ex-directeur général de la FTQ-Construction, affirme avoir rencontré André Boisclair, en 2007, pour conclure un pacte électoral, la FTQ se mettant au service du PQ.

La FTQ-Construction aurait offert non seulement d'installer des pancartes, mais aussi des services juridiques, du gardiennage pour les électeurs,.. ce qui constitue nettement des dépenses électorales.

La proximité FTQ-PQ est notoire mais on est ici dans l'organisation d'élections.

Si cela est vrai, c'est en effet troublant et demande des explications. Bien commodément, la poursuite annoncée par André Boisclair, dont l'annonce a été devancée d'une journée, lui permet de se soustraire aux questions pour motif de sub judice pendant des mois. Le dossier, lui, n'est pas vidé.

La commission Charbonneau en bref

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