Donald Charette

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31 décembre, Negril, Jamaïca

Publication: 02/01/2013 11:08

La plage de Negril en Jamaïque grouille de monde en ce dernier jour de 2012. Il est 22 heures et le spectacle offert par ces dizaines de lanternes de papier de riz lancées au-dessus de la mer est fascinant.

Des hôtels ont distribué ces lanternes qui montent très haut gonflées par l'air chaud. Avec les étoiles en fond de scène, c'est l'émerveillement.

Une faune bigarrée a pris possession de la plage qui paresse sur des kilomètres. Des jeunes, des vieux, des touristes de partout, des familles de Jamaïcains, les incontournables vendeurs de ganja, des rastas dont certains ont survécu aux années 70, des vendeurs de cigarettes, de babioles... Tout ce monde qui attend minuit et qui déambule pacifiquement en regardant brûler les brasiers que les commerces ont installés sur la plage durant la journée.

Un feu d'artifice, modeste, sur le coup de minuit et le sentiment de faire partie même de l'humanité malgré nos différences...

Je ne prétends pas bien connaître la Jamaïque, mais on est bien loin de l'image d'un pays dangereux pour les étrangers, en ce 31 décembre, à Negril et nous y sommes en famille.
La plage ici est vivante avec ses bars, ses restos, son enfilade de petits commerces le long de la célèbre Seven mile Beach.

C'est la Main ou la Grande Allée achalandée dans une atmosphère bon enfant. Flottent évidemment des effluves de mari portées par des airs de reggae. Le gros pétard est aussi populaire que le rhum Appleton ou la bière Red Stripe.

Celui qui ne jure que par les resorts barricades où la plage est déconseillee après
20 heures choisira sans doute la section plus éloignée de Negril ville.
Le jour, sur la plage, on peut acheter des fruits frais, des patés jamaïcains, des pains de banane ou de coco, des jus fraîchement pressés, des excursions... Les vendeurs sont très actifs sans être harcelants.

Quelque «YAMAN! WHAT'S UP» suivis d'un judicieux «RESPECT» fait le travail et établit une complicité.

Les disciples de Bob et porteurs de la culture reggae sont très typés et on croise de véritables personnages à Negril.

1er janvier au matin, jogging sur la plage et des Jamaïcains qui lancent des «Happy New Year!»

Le Dr Love, un artiste qui vit dans un abri de fortune sur la plage, arrive tout sourire, souhaite la bonne année agrémentée d'un «RESPECT» bien placé.

Cool Man. Very cool.

Negril, pas un mauvais endroit pour changer d'année.

 

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