« LE CAPITALISME NE MARCHE PAS! » s'écriait une des nombreuses pancartes aperçues lors d'une démonstration du mouvement Occupy Wall Street.
Je ne me sentais pas interpellé à contredire cette affirmation, elle sonnait relativement vraie. Mais elle est aussi un peu fade, limitée. C'est comme si on s'exclamait: « Lady Gaga écrit des chansons grossières !»
Ma réaction serait un retentissant « Duh ».
Certes, le capitalisme est souvent la proie de critiques acerbes, mais si je vous disais qu'il a le pouvoir de sauver le monde? Oui : Sauver le monde. Rien de moins.
Je m'explique.
Puisque je partage le même dédain pour l'avidité corporative que les protestants du mouvement Occupy, je les ai observés, avec intérêt et stupéfaction, s'unir et affronter « le 1% ». La quantité de gens s'organisant entre eux aux quatre coins de la planète était plus qu'impressionnante. Les troupes se rassemblaient. Ceci devait signifier le commencement de la fin pour notre système économique débalancé, non?
Près d'un an après le déclenchement du mouvement Occupy, c'est le statu quo. La routine, quoi.
Cependant, les gens sont encore polarisés. Dans le coin Gauche on retrouve les anarchistes furieux et amers, vouant sueur et sang à dérailler le système. Dans le coin Droit, les dinosaures à cravates se nourrissant de profits, trimballant leurs reluisantes mallettes en cuir et mordillant leurs cigares bien fumants du coin de leurs bouches avares. En toute franchise, je suis perturbé par les deux extrêmes.
Puis il y a nous. Ceux au milieu. Ceux qui sont las des histoires d'égoïsme capitaliste et du je-m'en-foutisme environnemental. Ceux qui savent que de marcher sur Wall Street avec des pancartes effrontées nous mènera peut-être à faire les manchettes du télé journal de 18h, mais que brandir ces affiches peu convaincantes au seuil du siège social d'une multinationale n'engendrera que trop peu de changements systémiques. Mais quelque soit notre camp, nous savons qu'il est temps de cesser de traîner l'autre dans la boue, de cesser de le pointer du doigt.
C'est donc ici que je partage mon idée potentiellement impopulaire : La situation fâcheuse dans laquelle nous nous trouvons actuellement, autant sur le plan environnemental que social,n'est pas la faute du capitalisme. En effet - attachez bien votre tuque - elle pourrait bien être résolue PAR le capitalisme.
Il y a quelque chose que nous n'avons pas bien saisi! Le capitalisme est simplement un modèle économique qui n'a pas de valeur morale (bonne ou mauvaise) intrinsèquement liée à sa structure. Ça reviendrait à condamner l'Internet, sous prétexte qu'il est vil, parce qu'il contient des photos dérangeantes de porno sado-maso ou des vidéos de gens tuant des chats. Oui, certains de ses éléments sont troublants et remplis de faiblesses, d'autres manquent carrément de moralité. Mais l'abandonner pour autant serait ignare.
(Si vous tenez à trouver un bouc émissaire, je suggère plutôt l'avidité, le débalancement économique ou les partis politiques qui encouragent cette gloutonnerie corporative).
Nous avons un système économique qui emprunte des éléments au capitalisme et au socialisme. Il est boiteux, mais à plusieurs égards, il fonctionne. Il est impératif d'utiliser les systèmes sociaux, économiques et politiques que nous avons déjà mis en place afin de faciliter une transition vers une société plus équitable et un futur basé sur la durabilité environnementale. En fait, si nous désirons un impact global immédiat, il n'y a pas d'autres alternatives.
Ultimement, malgré ma réaction antipathique initiale, je suis en total accord avec la proclamation : « LE CAPITALISME NE MARCHE PAS! ».
Est-ce que cela signifie que nous devrions l'abandonner? Non. Nous devrions trouver des moyens non seulement de le faire fonctionner, mais aussi de le faire contribuer à l'absolution de ce monde.
Et je m'adresse directement à vous, Multinationales.
Le capitalisme a le potentiel de devenir la plus grande catapulte sociale que le monde n'aura jamais connue. Nous devons redéfinir notre façon de penser et celle de nos entreprises afin de comprendre que de poser de « bonnes » actions est réellement avantageux pour la durabilité et la profitabilité à long terme. Les marques à succès de demain ne jetteront pas uniquement leur dévolu sur leurs produits, prix et profits, mais réaliseront qu'autant d'attention doit être allouée sur l'utilité sociale, la défense d'une cause et leur attitude.
Une fois ce rééquilibrage accompli, alors là, le capitalisme sera non seulement responsable du renversement de cette récession économique prolongée, mais aussi de l'ascension des pays en développement et de la résurrection de la classe moyenne occidentale.
Cette bête noire que nous méconnaissons sous le nom de capitalisme, ironiquement, deviendra le « Sauveur Sociétal » que nous espérons depuis si longtemps.
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C'est la plus belle qualité de ce système: ce n'est pas un système moralisateur.
Son plus grand défaut: la croissance perpétuelle, ce qui implique aussi une croissance de la population, seulement pour maintenir l'économie. Nous savons que les ressources de la planète ne sont pas infinies. Comment 10 milliards d'humains peuvent maintenir ce rythme pendant 1000 ans, par exemple? Même en étant tous des David Suzuki (qui consomme 1 sac de vidanges par mois, ce qui est encore beaucoup trop)?
Peut-être un jour, les pays devront s'unir pour gérer une certaine décroissance. Ce sera peut-être possible lorsque les pays émergents auront atteint notre niveau de vie, car tout le monde sera sur le même pied d'égalité?
Max Weber, le sociologue, dans son livre 'L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme' fait remonter l'origine du capitalisme aux premiers temps du protestantisme et en particulier aux style de vie pratiqué dans les monastères !
L'idée de travailler pour accumuler des richesses ou celle de gagner des revenus d'interêt n'est pas universellement partagée par tous les peuples de la terre.
Il faudra certainement, un jour, faire des ajustements majeurs à ce système.
Votre texte a ceci de juste au sens ou un systeme fondé sur l'intelligence d'essaim serait plus juste pour tous et plus efficace. Mais c'est une utopie. Pour fonctionner, il requiert une liberté élargie, l'accès à des revenus minimums de même qu'une mobilité absolue des populations afin de garantir l'accès aux emplois en demande pour que les mécanisme d'autorégulations puissent fonctionner. Et à moins d'éliminer le crédit, les dettes souveraines, de nationaliser les banques et de redonner le pouvoir de création de la monnaie aux gouvernements nationaux, il nécéssite aussi une croissance continuelle programmée par l'inflation causée par le crédit, reflet d'une tendance tres organique de la vie à se multiplier et se répendre, donc de facto de quitter progressivement la terre pour continuer la croissance dans une civilisation spatiale... De la science-fiction en somme.
Pour moi, une solution plus réaliste passerait non-pas par le capitalisme auquel vous faites référence, mais par une démocratie directe participative fondée sur l'éducation et la participation de tous les citoyens. La mobilité absolue pour l'ensemble des populations, de leur pouvoir d'achat et de leur offre de temps et d'énergie de travail est impossible. Ce qui impose des régulations et des restrictions de la part des gouvernements pour empecher l'effondrement et la mise à sac de leurs économies.
Le capitalisme doit etre soumis aux populations qu'il déssert et non pas soumettre celle-ci aux impératif du marché et des corporations qui controlent ce marché.
LE capitalisme ne devrrait pas soummettre les populations aux impératifs du marché, il doit plutôt etre soumis aux populaitions qu'il est sensé desservir.
De tous les sièges de l'histoire, je ne me rapelle pas d'un boulet qui en est sorti grandi...
Les interventions monétaires massives des états pour sauver les fleurons du capitalisme de la faillitte (les grandes banques, les institutions américaines de financement de prêts hypothécaire, les grands constructeurs automobiles, etc.) signifient l'échec du système et des lois du marché !
Nous entrons maintenant dans un nouveau paradigme économique où les états et les nations doivent travailler de concert avec les grandes corporations. Depuis que ces dernières ont réussie à démontrer quelles étaient trop grandes pour faillir elles sont devenues les vraies maîtres du monde et les nations leurs serviteurs !
La crise de 2008 marque la fin de ce capitalisme classique. Les grands financiers, à la tête de gigantesques empires, ont commis d'énormes erreurs de jugement qui ont amené leurs entreprises à la faillite. Pourtant le marché ne les a pas 'puni'... l'état est venu à leur secours pour les soustraires aux dures lois du marché qui aurait du normalement éliminer les incompétents selon la théorie capitaliste !
On se retrouve donc avec un nouveau systėme économique qui s'appuie sur l'état pour fonctionner. L'état et ses institutions ne se limitent plus à encadrer et réguler le capitalisme mais deviennent une partie integrée des trans-nationales parce que celles.ci sont devenues trop grandes pour 'jouer' le jeu du capitalisme et qu'une faillite des grandes corporations signifie aussi une faillite de l'état.
Quelle efficacité !
«paresse, lenteur et lourdeur et emprunts» comme dans les plusses meilleurs pays du monde (Finlande, Suède, Dannemark) ? C'est quoi le socialisme de papa (sexiste à part ça), la Chine, le moteur du monde, est toujours communiste selon la CIA ?
Quelle ignorance crasse!
Les Médias ont pointé, à tors, le doigt vers le capitalisme, et la population par faiblesse a répété les mêmes bêtises.
Prenons le simple exemple de la France et de son drame social...la France qui suivra bientôt l'Espagne dans le désastre économique.
On apprend par les journaux que l’assassin Merha dont les parents poursuivent les forces de sécurité, avait toute sa famille "prise en charge" par les contribuables Français...soit 2 femmes officielles et 16 enfants qui reçoivent environs 11,000 dollars par moix12 par an x à vie....
Comment une société peut-elle survivre à de telles situations qui dépassent maintenant en nombre le nombre des contribuables.
Le drame c'est qu'une trop grande quantité de monde abuse des lois d’accueils sans réserve et ce sont les autres qui trinquent.
Prenons l'exemple de la Grèce qui sans expansion économique a profité d'un Régime Socialo- Communiste pour tricher les finances officielles lors de son passage à l'Euro.
Un faux enrichissement collectif de 25% et des régimes sociaux, que même les scandinaves et les allemands ne s'étaient pas payés, ont ruiné la Grèce en 5 ans à peine.
C'est pourquoi nous devons faire preuve de prudence lorsque des groupes bizarres nous annonces en tapant sur des casseroles le renouveau du Québec...pour quels résultats cette fois ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_dite_de_la_Grande_R%C3%A9cession_%282008_et_apr%C3%A8s%29#D.C3.A9bat_sur_les_origines_de_la_crise
Cessez de parler à travers votre couvre-chef et surtout donnez des références appuyant vos fadaises.
Par ailleurs votre exemple n'a rien à voir avec la discussion sur le capitalisme. Vous décrivez un abus du système qui pourrait exister sous n'importe quel système économique
Vraiment hâte de voir ça.
Et je vous rappelle que depuis 2008, nous sommes toujours en stagnation économique et que les perspectives sont négatives, tout à fait en accord avec les prévisions de Krugman. Continuez à vous enfoncer en concentrant les richesses dans les poches de quelques individus qui ne consommeront jamais autant que le 99% restant. Bonne relance !
Pensez-vous que les multinationales, dont vous espérez vainement un cadeau pour votre obséquiosité, est à l'écoute.
À la veille de 1789, le roi n'écoutait pas.
Pour le reste : le capitalisme, le "vrai" (sans aucune intervention du gouvernement) est effectivement la solution à la crise économique actuelle. ABSOLUMENT TOUTES les crises économiques sont causées, de près ou de loin, par les gouvernements
Pour comprendre il faut voire ce capitalisme dans son ensemble:
http://www.dailymotion.com/video/xrbxaq_la-crise-de-la-civilisation-documentaire_news