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Levons le voile sur la grève étudiante

Publication: 23/02/2012 13:48

Cette lettre ne se veut pas être un discours en faveur ou contre l'augmentation des frais de scolarité. Elle a pour unique objectif de lever le voile sur le discours parfois trompeur véhiculé par les dirigeants des mouvements étudiants quant au recours à la grève comme moyen de pression.

Le discours entourant le mouvement de protestations étudiantes est fortement emprunté des mouvements syndicaux. Les termes «grève», «négociations», «assemblée», « vote de grève », «lignes de piquetage» sont utilisés sans nuance par les dirigeants des associations étudiantes et leur fédération.

La grève est un droit syndical, qui ne peut être acquis qu'en cour de négociation de la convention collective avec droit acquis par scrutin (50% des membres votants étant pour ce moyen de pression). Les grèves protègent les salariés. Ceux-ci peuvent recevoir une compensation de leur centrale syndicale et les briseurs de grève sont prohibés. De plus, un employé ne peut être « puni » pour avoir été en grève. Lors du retour au travail, l'employé conserve son ancienneté, il ne peut subir de démotion ou être renvoyé.

Malheureusement, les étudiants semblent persuadés qu'ils sont, au même titre que des employés syndiqués, protégés par la loi et qu'ils ne pourront être « punis » pour avoir eu recours à une grève. Or, cette croyance n'est en aucune façon fondée!

Les étudiants ne sont ni syndiqués, ni travailleurs. Ils n'ont aucune convention collective, aucun contrat de travail, aucune condition d'emploi à revendiquer. Pourtant, les dirigeants de leurs associations étudiantes leur laissent croire qu'ils jouissent des mêmes droits que des travailleurs en grève et que les mêmes principes syndicaux s'appliquent... Ils vont jusqu'à intimider les étudiants qui renoncent à ce moyen de pression en invoquant l'interdiction de franchir les lignes de piquetage.

Admettons une situation où 60% des étudiants ont voté pour la grève. Ce 60% peut-il interdire aux 40% contre la grève et aux nombreux étudiants n'ayant pas voté d'assister à leurs cours? Absolument pas! C'est aberrant de voir à quel point les étudiants semblent mal informés ou manipulés par ce faux-semblant syndical...Si la grève généralisée a lieu, si les cours n'ont d'autres choix que d'être annulés pour cause
de conditions anormales pendant plus de 3 semaines, les étudiants pourraient voir leur session annulée... Se feront-ils rembourser leurs frais de scolarité pour la session d'hiver qui s'élève à plus de 1000$ par étudiant)? Certainement pas ! Les universités pourront-elles obliger les chargé(e)s de cours et professeur(e)s à reprendre les cours? Certainement pas !

Alors qui est perdant? Au final, les étudiants pourraient mettre en péril leur diplôme, échouer leur session et perdre l'argent qu'ils y ont investi ! Argent qui représente près du 2/3 de l'augmentation des frais qui est, quant à elle, étalée sur 5 ans. Alors que les grèves se veulent un moyen de priver les organisations d'une ressource importante (la main d'oeuvre), la « grève étudiante » ne privera qu'un seul groupe: les étudiants eux-mêmes!

 
Cette lettre ne se veut pas être un discours en faveur ou contre l'augmentation des frais de scolarité. Elle a pour unique objectif de lever le voile sur le discours parfois trompeur véhiculé par ...
Cette lettre ne se veut pas être un discours en faveur ou contre l'augmentation des frais de scolarité. Elle a pour unique objectif de lever le voile sur le discours parfois trompeur véhiculé par ...
 
 
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12:48 sur 29/02/2012
mais quelle lecture erroné, fausse, méprisante et même infondée du mouvement de gréve, si, je suis cette logique; le peuple québécois ( dans le sens citoyen) n'est pas syndiqué, ni travailleur, donc il n'a pas le droit d'avoir son indépendance si le résultat d'un referendum résulte de 52% en faveur, voyez vous ce parallèle fait par ces deux journalistes comme il est boiteux et aberrant.
02:09 sur 25/02/2012
Les associations étudiantes sont toutes enregistrées légalement. Ce sont des entités reconnues par la Loi. Si celles-ci tiennent des assemblées souveraines, selon les codes reconnues par la Loi, leurs revendications de grèves sont aussi reconnues légalement. Une assemblée étant souveraine, son vote majoritaire a préséance sur l'opinion minoritaire. Ça s'appelle la DÉMOCRATIE! Tenter de discréditer la légitimité des votes de grèves étudiant en martelant qu'il s'agit d'un droit exclusif aux travailleurs n'est que pure fabulation. Le droit d'association est reconnu par la charte autant pour des étudiants que pour des travailleurs. Vos arguments, Mmes Sheenan et Housieaux sont en réalités trompeurs et témoignent d'un grave manque de connaissances de base sur nos institutions. De plus, contrairement à vos propos, les étudiants ont certainement un contrat à revendiquer: on appelle cela un contrat social. Et certainement, ils ont totalement droit d'avoir leur mot à dire et non à avaler tout cru tout diktat du gouvernement. Finalement, oui une grève implique des sacrifices. Comme des travailleurs qui y sacrifient leur salaire. Les principes derrières leurs causes n'en sont pas moins à négliger pour autant. Vos tendances à vouloir minimiser la légitimité, l'importance ou la pertinence du rapport de force d'une grève étudiante témoignent de votre inconfort ou de vos souhaits face à la réalité: Les étudiants sont légitimes, solidaires, forts et revendicateurs.
12:08 sur 26/02/2012
Je suis d'accord. D'ailleurs, il faudrait peut-être qu'elles s'acharnent contre le droit de faire une grève de la faim, puisque cette grève aussi n'est pas liée au travail syndiqué.
00:18 sur 25/02/2012
Pour une société, il est plus facile de « surfer» sur la vague du…socialement acceptable que sur la vaguelette du socialement responsable. Voilà ce que nous disons!
Les patriotes de 1837 se sont battus pour l’avènement d’un gouvernement responsable, et représentatif de sa population, pour une société où la libre expression et le droit de parole ont préséance sur l’imposition de la pensée unique et de la violence pour exprimer son point de vue. Nous, membres des étudiants socialement responsables, disons que si nous voulons conserver pour les générations à venir nos programmes sociaux, notre régime de rente, nos soins de santé, nos services d’éducation nous nous devons chacun d’entre nous, aujourd’hui, à quelque poste que nous soyons dans la société d’agir de façon responsable c’est à dire d’assumer notre part de responsabilité financière. Exiger que les gagne petit absorbent indéfiniment le déficit du financement universitaire sans que nous ne mettions la main dans nos poches est carrément inacceptable parce qu’injuste. Les étudiants du Québec doivent aussi accepter d’aider la société pour assurer la suite du monde… De dire que le gouvernement, les administrations universitaires doivent mieux administrer les budgets qu ‘ils leur sont alloués est reconnu de tous, mais ceci ne doit pas être un argument pour nous cachez de nos responsabilités.
Nous sommes d’accord qu’il est difficile de ramer à contre courant contre le socialement acceptable mais nous avons pariez sur le socialement responsable.

Arielle Grenier
13:51 sur 25/02/2012
La libre expression et le droit de parole sont des droits fondamentaux de notre société (tout comme l'éducation). Lorsque la ministre Beauchamp dit que la décision est prise et qu'elle est finale, peu importe l'opposition que cette décision suscite dans la population, n'est-ce pas un parfait exemple de l'imposition de la pensée unique que vous décriez? Lorsque les recteurs d'université envoient des messages que peu importe les actions démocratiques des étudiants, ils tentent de leur faire peur en disant que les cours et les examens se dérouleront comme prévu, n'est-ce pas un autre exemple d'intimidation que décriez?

La violence, l'intimidation, les comportements antisociaux ou antidémocratiques n'appartiennent pas à un camp ou à un autre, ils appartiennent à la bêtise humaine. Chaque fois qu'un individu ou un groupe en est victime, c'est déplorable et c'est l'ensemble de la société qui voit ses valeurs bafouées, il est donc de notre responsabilité commune de faire en sorte de minimiser au maximum ces phénomènes.

À continuer...
13:53 sur 25/02/2012
Suite

Lorsque vous parlez de gagnepetits (pour ceux qui ont un petit salaire), de qui parlez-vous au juste? Lorsque je regarde le budget annuel de la moyenne des étudiants, je pense que ce sont eux les gagne-petits d'aujourd'hui. Selon vous, pour être socialement responsable, il faut donc augmenter la contribution de ceux qui ont le moins d'argent actuellement?

Il existe en ce moment même un système meilleur, qui permet aux étudiants de contribuer au système d'éducation (et au reste des programmes sociaux), à un moment où ils ne seront plus parmi les citoyens les plus pauvres de la société. Ce système est l'impôt progressif, il permet à chacun de faire sa juste part, en fonction de son revenu. Lorsque les étudiants auront obtenu leur diplôme, ils seront heureux de partager leur richesse avec le reste de la société grâce à ce système.

Demander à des citoyens ayant un revenu aux alentours du seuil de pauvreté de payer plus, est-ce vraiment socialement responsable? Demander une contribution supplémentaire de 1625$ d'un individu qui ne gagne en moyenne que 11 000$ pendant l'année, est-ce vraiment socialement responsable? Exiger plus de ceux qui ont moins, c'est ça être socialement responsable?

Mathieu Guilbert
Source: http://www.afe.gouv.qc.ca/_files/docs/enqueteConditionVie
17:18 sur 24/02/2012
Je n'ai aucun problèmes contre les droits de grève, cependant les méthodes utilisées pour y arriver sont quelques peu douteuse.

Si on prends l'UQAM par exemple et l'association étudiante des Sciences Humaines. Ils ont tenu un vote de grève sur l'heure du dîner à main levée pour décider de la grève. Il représente plus de 4500 membres, mais ont tenu le vote dans une salle de 1000 membres. Pourquoi ne pas faire le vote en ligne sur une plateforme ou durant une plus longue période afin de permettre à tous de voter. En bout de ligne 780 étudiants ont votés en faveur de la grève ce qui représente pas moins de 17% des membres de l'association. Que fait-on de l'opinion des 3600 autres? Comment peuvent-ils s'exprimer?

Par la suite on s'insurges contre la médiatisation des étudiants contre la grève, la question: est-ce vraiment différent que la propagande des associations étudiantes pro-grève qui affirme avoir reçu un message clair de ses membres quand seulement 17% sont en faveur de la grève de façon officielle? N'est ce pas là aussi une preuve de désinformation?
16:58 sur 24/02/2012
Je crois sincèrement que cet article ne lève aucun voile, comme l'a dit "Julien Leneveu", tout est dans le dictionnaire. Les représentants des associations étudiantes ne livrent pas un discours trompeur, c'est vous qui déformez leurs propos pour mieux leur faire le coup du procès d'intentions.. Votre discours est hypocrite et tendancieux en ce qu'il prétend être totalement neutre par rapport à la question de la hausse pour sournoisement tenter de démolir l'idée de la grève en présentant les étudiants comme les grands perdants.. belle honnêteté intellectuelle! (je précise que c'est un sarcasme, juste au cas où..). Honnêtement les filles, vous devriez avoir honte. Pathétique!
09:20 sur 24/02/2012
Les étudiants ont le droit de s'associer et de se donner une force de frappe. C'est l'idée que toute personne individuellement est moins forte que la force d'un groupe fort et cohérent.

C'est une question d'éthique de choisir les principes démocratiques pour s'associer où si les étudiants choissent la grève démocratiquement. Le droit d'association pour quelconque groupe est reconnu par les Chartes. Et tout groupe assez puissant peut négocier.
Les ''scab'' j'espère que le mot ne vous insulte pas trop? mais devront apprendre à respecter une ligne de piquetage à l'université ou au travail. il y a des principes qu'on ne peut violer.
09:00 sur 24/02/2012
Vous croyez vraiment lever un voile sur quoi que ce soit avec cet article ??? Vous êtes en administration pas en langue et encore moins en science humaine... le concept de grève vous dépasse complètement ! Vous n'aviez qu'à chercher dans le dictionnaire. En plus vous faites preuve de mauvaise foi en osant dire que "Cette lettre ne se veut pas être un discours en faveur ou contre l'augmentation des frais de scolarité".Si c'est l'honnêteté intellectuelle de nos futurs gestionnaires, on n'est pas sorti de l'auberge. Bref, avec un peu plus d'éducation générale vous sauriez qu'avec de fausses prémisses (allez voir dans le dictionnaire s'il le faut) on tire de fausses conclusions et le raisonnement ne tient pas la route !
Encore ici "Admettons une situation où 60% des étudiants ont voté pour la grève. Ce 60% peut-il interdire aux 40% contre la grève et aux nombreux étudiants n'ayant pas voté d'assister à leurs cours? Absolument pas!" Et pourquoi donc ? Parce que nous somme dans une démocratie où la minorité l'emporte ? C'est absurde ! De quel faux-semblant syndical parlez-vous? Vive le dictionnaire: Syndicat signifie "Association qui a pour objet la défense d'intérêts communs", Le Grand Robert. ET non, le terme "intérêts" ici ne veut pas dire faire de l'argent. Du n'importe quoi d'un bout à l' autre du texte ! Vous aurez évidemment compris que je suis tout à fait neutre dans ce débat... je ne fais que lever le voile de l'ignorance !
00:52 sur 24/02/2012
Je suis diplomé et étudiant à temp partiel. Je voudrais lever le voile sur le fait que les médias traditionnel ce sert d'un groupe facebook en faveur de la hausse et l'utilise pour monopoliser plus de 60% de leurs espaces médiatiques. Le gens ordinaire interprète cela comme si il y avait du pour et du contre dans la question (fair and balanced). La réalité est que 98% des étudiants comprennent que la hausse, C'EST TRES GRAVE. 20 % des jeunes désirant aller à l'Université seront condamné à travailler dans un Wal-Mart pour toute leur vie

PREUVE de la Manipulation:

Par LaPresse
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201202/19/01-4497679-des-etudiants-en-faveur-de-la-hausse-des-droits-de-scolarite.php

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201202/22/01-4498823-des-etudiants-contre-la-greve-recoivent-des-menaces.php

Par Québecor :
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/02/20120223-123445.html

La vérité est ci-jointe :

http://www.youtube.com/watch?v=RbtOSexa1yg&feature=related

Youtube est une bonne source d’information
21:28 sur 23/02/2012
Doit-on souligner l'incohérence interne de l'argument des auteures, qui revient à disqualifier la grève étudiante comme moyen de pression sous prétexte qu'elle met leur session (et leur «investissement») en péril? L'objectif du présent boycott des cours est précisément de mettre en jeu la session. Et à l'instar d'une grève de travailleurs par laquelle l'employeur se trouve tout autant pénalisé par la grève que les travailleurs qui suspendent volontairement leur plein salaire (pas toujours compensé par un fond de grève), la santé financière des universités, dans la situation présente, est elle aussi mise en péril. En effet, à moins d'offrir, l'équivalent d'un minimum de 12 semaines de cours, les universités ne toucheront pas le montant de leurs subvention provinciale par EETP (Étudiant équivalent à temps plein), montant qui représente environ 40% de leurs revenus (http://www.fqppu.org/themes/financement-universites.html). Elles aussi risquent d'être perdantes dans le pari que font les étudiants grévistes.

Selon Antidote, le mot grève peut aussi se définir comme l'« arrêt volontaire d’une activité par une personne, un groupe qui veut attirer l’attention sur une situation, sur ses revendications. »

Est-il besoin de rappeler que si la tenue des cours n'est soumise à aucune restriction légale et que si aucune loi n'empêche les étudiants réfractaires à la grève de se présenter en classe, ceux-ci, ainsi que les professeurs, ont néanmoins, en toute conscience démocratique, le devoir moral de respecter la désobéissance civile entreprise, le cas échéant, par la majorité?
20:46 sur 23/02/2012
Bonjour,

Le Petit Robert donne comme définition du mot "grève": "Arrêt volontaire et collectif d'une activité, par revendication ou protestation. [Par exemple] Grève des étudiants".

Étant moi-même juriste, je vous invite à ne pas considérer que la réalité se limite au droit. Le concept de "grève étudiante" existe bel et bien, même si le droit positif québécois ne le reconnaît pas.

Finalement, comment expliquez-vous qu'aucune session collégiale et/ou universitaire n'ait été annulée de l'histoire du Québec, malgré un grand nombre de grèves étudiants ayant duré plusieurs semaines?
08:14 sur 24/02/2012
On connaît tous la vrai valeur d'un diplôme Québécois
18:49 sur 23/02/2012
Très bon article!
18:37 sur 23/02/2012
Votre première phrase est au mieux trompeuse.
"Cette lettre ne se veut pas être un discours en faveur ou contre l'augmentation des frais de scolarité. "
Risquer une session pour éviter la hausse proposée par le gouvernement me semble un pari raisonnable.
Ce pari est dépeint à la fin du texte comme déraisonnable.
À savoir si ce pari est déraisonnable ou pas dépend de quoi d'autre que d'une prise de position sur la hausse des frais de scolarité?
18:27 sur 23/02/2012
Une manière naîve de réglé le conflit,
les étudiants sont persuadé d'avoir l'appui de la population payeur d'impôt de leur côté, bien un référendum pourrait réglé la situation, si les étudiants l'emportent, c'est le statu quo et le gouvernement en paie les frais mais si le gouvernement l,emporte on garde les hausses et on ajoute les frais du référendum au frais de scolarité sur 3 ans, il me semble que cela serait facile et les cours pourraient continué jusqu'au référendum.
18:21 sur 23/02/2012
Si la grève était réservée aux syndiqués.... alors pourquoi parle-t-on de grève de la faim !!???
Grève signie la cessation volontaire d'une activité dans un but revendicatif.

Aussi, être prêt à perdre une cession (et son investissement) pour améliorer les conditions de notre société est un geste selon moi honnorable. (illogique pour vous peut-être, mais pensez un peu plus à ceux qui vous suivront. Perdre soi-même 1000$ une fois pour faire économiser 1625$ à chaque année aux suivants)
Si tout le monde suivait toujours votre raisonnement individualiste, nous serions condamné à vivre dans une société soumise et immobile, voir régressive.

Sans solidarité, c'est la loi du plus fort.

Votre argumentaire est pauvre, je vous suggère d'être plus critique enver vous-même.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Franois Ricard
François Ricard
18:13 sur 23/02/2012
Une solution unique: la hausse des frais de scolarité
Depuis des décennies, c'est un débat qui refait surface avec chaque nouvelle génération d'étudiants. Et, à chaque fois, on propose la même solution sans prendre la peine de bien étudier la situation.
Primo, nos universités sont-elles bien gérées? L'Îlot Voyageur, entre autres choses, nous indique le contraire.
Deuxio, Qu'en est-il du personnel enseignant? En fait-on un usage optimal? Nous manquons supposément de professeurs. Pourtant un bon nombre d'entre eux font de la consultation, parce qu'ils sont universitaires, et empochent les honoraires exigés. Ceux-ci, du moins en partie, ne devraient-ils pas revenir à l'employeur?
Les professeurs jouissent d'une année sabbatique à tous les sept ans, année sabbatique supposément conçue pour leur développement et la recherche. Plusieurs en profitent pour voyager ou pour consulter au frais des contribuables. Est-ce vraiment rentable?
Tertio. 35% des argents gouvernementaux vont pour les universités anglophones. Et ce depuis des années. Les anglophones ne sont que 10% de la population du Québec. Pourquoi un tel privilège.
Le monde universitaire accuse des lacunes. Lesquelles? Il n'est pas besoin de poser de diagnostic, nous avons la solution : augmentons les frais de scolarité. Les dirigeants universitaires le veulent; les hommes d'affaires le veulent; le PLQ le veut. C'est la solution.