Conrad Black

RECEVEZ LES NOUVELLES DE Conrad Black
 

Pauline Marois, une dirigeante prisonnière de son propre rôle

Publication: 06/09/2012 21:59

Le Québec vient de connaître une élection générale exceptionnelle, qui a révélé au grand jour la rupture entre la classe politique et un public qui ne lui accorde plus aucune confiance. De nature très contemporaine, cette élection a aussi une valeur d'avertissement, compte tenu des événements tragiques de mardi soir.

Le terne gouvernement libéral, au pouvoir depuis 2003, a fait preuve de mollesse dans le dossier étudiant et s'est empressé de déclencher une élection avant qu'un rapport sur la corruption dans l'industrie de la construction ne l'éclabousse davantage. Or, dans l'histoire du Québec, les seuls premiers ministres capables de se faire réélire indéfiniment ont été des personnages plus grands que nature, qui savaient satisfaire les groupes de pression et favoriser la croissance économique, tout en protégeant la culture distincte des Québécois et les droits qu'ils jugent essentiels à leur épanouissement dans la seule juridiction francophone supra-municipale d'Amérique du Nord. Maurice Duplessis, Louis-Alexandre Taschereau et Sir Lomer Gouin sont les champions absolus de cette catégorie, avec respectivement cinq, quatre et quatre mandats de premier ministre.

Le Parti libéral du Québec, appuyé par la presque totalité des électeurs non francophones et une bonne partie des fédéralistes francophones, peut gagner aisément la plupart des élections puisque chacune des ces catégories constitue environ 20 pour cent de l'électorat. La victoire est possible même lorsqu'un chef sans saveur ne parvient pas à marquer l'imaginaire collectif. Celui-ci doit tout de même être un brillant tacticien, une sorte d'équivalent francophone de Mackenzie King.

Robert Bourassa et Jean Charest sont les meilleurs exemples de cette seconde catégorie. Ces deux chefs ont perdu leur élan lorsque leur aile fédéraliste s'est fragmentée. En 1976, la colère des anglophones, qui résultait de l'adoption de la Loi sur la langue officielle, s'est soldée par une division du vote fédéraliste, un ultime rebond de l'Union nationale et la défaite de Robert Bourassa. Cette semaine, Jean Charest a été défait par une faible marge, car la Coalition pour l'avenir du Québec (la CAQ, qui s'est rapidement constituée en parti politique) a habilement exploité l'impatience des électeurs envers la corruption et les errements bureaucratiques du Parti libéral.

La nature exceptionnelle des résultats de mardi dernier tient au fait que le gouvernement libéral a été défait sans que l'électorat n'appuie pour autant le Parti québécois et son programme. Par ailleurs, la CAQ a raflé juste assez de votes pour que le gouvernement tombe, mais pas assez pour s'imposer de manière permanente sur la scène politique.

Il convient de rappeler que le Parti québécois est le seul tiers parti qui a su se hisser parmi les grands, prendre le pouvoir et participer à l'alternance politique. Cette formation a en quelque sorte remplacé l'Union nationale de Maurice Duplessis auprès des nationalistes déçus.

L'Union nationale elle même n'était pas un tiers parti, mais plutôt le pendant provincial du Parti conservateur, chez qui Duplessis avait réussi à attirer une poignée de libéraux dissidents. Duplessis et son fidèle acolyte Daniel Johnson ont réussi à regrouper les électeurs conservateurs et nationalistes, qui constituaient chacun 20 pour cent de l'électorat. Après 1968, l'aile conservatrice a repris le dessus et les nationalistes ont fait désertion.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le Bloc populaire représentait une option encore plus nationaliste, mais Duplessis a réussi à dépeindre ses membres comme des sympathisants fascistes et ceux-ci ont graduellement disparu du paysage après l'élection de 1944. À l'instar du Bloc populaire qui n'a pas su déloger l'Union nationale, je crois que la CAQ n'a pas suffisamment ébranlé le Parti libéral pour qu'une fusion des deux partis soit envisageable ou souhaitable. Tout le contraire des Libéraux fédéraux, écrasés par le NPD l'an dernier.

Quant aux électeurs, ils ont réussi à montrer la porte de sortie au Parti libéral, sans appuyer l'ordre du jour séparatiste ni mettre un terme définitif au bipartisme. Les Libéraux ont recueilli 31 pour cent des votes, le Parti québécois 32 pour cent et la CAQ 27 pour cent, tandis que les séparatistes de Québec solidaire ont obtenu à peine 6 pour cent des suffrages.

Je dirais à cet effet que les Québécois sont les électeurs les plus raffinés et subtils au Canada. Malgré leur statut minoritaire, ils ont toujours su exercer un pouvoir disproportionné sur la scène fédérale. De Wilfrid Laurier à Paul Martin (soit de 1896 à 2006), le poste de premier ministre a été occupé par des canadiens français parfaitement bilingues durant plus de 60 ans. Sans compter que des « co-premiers ministres virtuels » francophones sont restés dans l'ombre de Mackenzie King et de Lester Pearson pendant 27 ans.

Par rapport aux hommes d'État distingués qui l'ont précédée, la nouvelle première ministre Pauline Marois manque cruellement d'envergure. Au sens politique, elle apparaît prisonnière de son propre corps. Mme Marois a essayé de finasser avec la question référendaire, et tout le monde sait que les référendums péquistes ne sont que des questions pièges pour inciter les Québécois à demeurer dans le Canada et jouir pleinement de ses avantages, tout en échangeant des formules protocolaires dans les organismes internationaux, au nom de l'épée de Damoclès nommée souveraineté. Après avoir tergiversé pour la énième fois au sujet de sa principale raison d'être, le Parti québécois a devancé les Libéraux par moins d'un point et a obtenu une légitimité parlementaire très faible. Mme Marois, qui est une ardente séparatiste, est politiquement condamnée à demeurer dans un état neuro-végétatif.

Le Parti libéral et la CAQ sont anti-séparatistes, bien que l'ex-ministre péquiste François Legault ne puisse être considéré comme un défenseur fiable de l'option fédérale. Par ailleurs, les séparatistes purs et durs ne représentent pas plus de 15 pour cent de l'électorat. Si l'on ajoute les constitutionnalistes qui veulent le beurre et l'argent du beurre, le total des votes souverainistes ne dépasse pas les 40 pour cent obtenus par le « oui » lors du référendum de 1980. Le dilemme du Québec demeure entier. Comme le disait à la blague Yvon Deschamps, les Québécois veulent « un Québec indépendant dans un Canada fort ».

La fameuse question « What does Quebec want » pourrait également donner lieu aux réponses suivantes : faire le moins d'enfants possible tout en maintenant le poids démographique de la province dans la fédération; continuer d'utiliser le passeport et le dollar canadiens; occuper des emplois de cols blancs dans un secteur public tentaculaire; bénéficier de programmes sociaux généreux qui seront défrayés par l'Alberta, la Colombie-Britannique et l'Ontario; et aspirer à l'indépendance politique complète. Tous ces objectifs sont des mythes qui ne sont pas reconnus comme tels. La dernière élection générale est exceptionnelle, car elle n'a pas ébranlé le moins du monde la croyance des électeurs dans ce conte de fées.

Permettez-moi de passer maintenant au caractère contemporain de cette élection. Je crois en effet que nous avons eu droit à un amalgame des plus récents scrutins britanniques et français. Au Royaume-Uni, tous les partis ont été désavoués. En France, le gagnant de l'élection présidentielle n'a pas les qualifications requises pour assumer ses fonctions, s'il n'est pas carrément incompétent. Toutes proportions gardées, Jean Charest ressemble à Gordon Brown et François Legault fait penser à Nick Clegg, tandis que Pauline Marois n'arrive pas à la cheville de David Cameron. Je la vois plutôt comme un François Hollande travesti et moins cosmopolite.

Enfin, j'ai mentionné d'entrée de jeu que cette élection avait une valeur d'avertissement. Les coups de feu qui ont coûté la vie à un technicien de scène, alors que Mme Marois s'adressait à ses partisans, lui étaient probablement destinés. Mon constat est que le Québec ne pourra pas continuer éternellement d'agir par frustration en opprimant ses minorités culturelles. (Je parle évidemment de la frustration de ne pas résoudre la quadrature du cercle, ou de ne pas atteindre tous les objectifs irréalistes mentionnés plus haut.) La liberté d'expression a été proclamée par Franklin D. Roosevelt et Winston Churchill dans la Charte de l'Atlantique de 1941, au large de Terre-Neuve. Ce principe a ensuite été incorporé à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ainsi qu'à la Constitution canadienne. Le Québec doit choisir s'il est une terre de liberté d'expression ou pas.

Les anglophones forment 90 pour cent de la population au nord du Rio Grande, et presque 20 pour cent de la population québécoise. Les anglophones bénéficient d'un statut officiel depuis le traité de Paris de 1763, qui a mis fin à la Guerre de Sept Ans. Il est donc inutile d'échafauder des stratagèmes toujours plus absurdes, ou de recourir à des mesures discriminatoires qui portent sur des peccadilles. Cela pourrait mener à encore plus de violence.

Lorsqu'une bombe a éclaté à la Bourse de Montréal en 1969, le fondateur du Parti québécois René Lévesque a regretté l'incident, mais a aussi déclaré qu'il était le résultat de frustrations. Or les Canadiens-français n'ont pas le monopole de ce sentiment, et ne devraient pas sous-estimer leur capacité à l'engendrer chez leurs concitoyens.

Quoi qu'il en soit, la meilleure option à court terme - et il n'est pas trop tard pour la proposer - est que le chef par intérim du Parti libéral propose une coalition à la CAQ de François Legault. Si M. Legault accepte (et ce serait probablement l'une de ses seules chances de refaire partie d'un gouvernement), Jean Charest devrait prendre rendez-vous avec le lieutenant-gouverneur et lui proposer son successeur à titre de premier ministre.

Jean Charest a d'ores et déjà remis sa démission comme chef du Parti libéral du Québec, mais après une retraite d'une durée raisonnable, on pourrait très bien le voir ressurgir comme chef du Parti conservateur du Canada. Stephen Harper a besoin d'un successeur, et M. Charest a déjà occupé ce poste avec brio dans le passé. Il demeure un politicien compétent et bénéficie d'une cote de popularité relativement élevée. Les grands politiciens québécois, à l'instar des généraux français et des politiciens israéliens, ont une durée de vie exceptionnelle. Les Duplessis, Johnson, Lévesque et Bourassa ont tous effectué des retours à la vie politique spectaculaires, et M. Charest est parfaitement capable d'en faire de même. Pauline Marois et François Legault, pour leur part, se retrouveront aux poubelles de l'histoire dans cinq ans.

Loading Slideshow...
  • Pauline Marois prononce son premier discours en tant que première ministre

  • Pauline Marois prononce son premier discours en tant que première ministre

  • Pauline Marois prononce son premier discours en tant que première ministre

  • Pauline Marois prononce son premier discours en tant que première ministre

  • Pauline Marois dépêchée hors de la scène par deux gardes du corps

  • Pauline Marois dépêchée hors de la scène par deux gardes du corps

    Capture de télévision

  • Un homme tient l'arme du présumé tireur

  • Le présumé tireur aurait mis le feu à l'arrière du Métropolis

  • Le présumé tireur aurait mis le feu à l'arrière du Métropolis

  • Le présumé tireur immobilisé à terre

  • Le présumé tireur escorté par les policiers

  • Le suspect est Richard Henry Bain, apprendra-t-on plus tard.




Loading Slideshow...
  • Olivier Niquet

  • Pascal Morrissette

  • Jean-François Codère

  • Poirier

  • Florent Daudens

  • Marilou

  • Jean-François Bégin

  • Rita Bougon

  • jerome lussier

  • Laurent K Blais

  • Stephane Laporte

  • Sébastien P-C

  • Daniel Leblanc

  • Taïeb Moalla

  • Evan Solomon

  • François Bugingo

  • Hugo Dumas

  • Mathieu Bédard

  • Les patrouilleurs

  • Bruno Guglielminetti

  • Dr Fritz

  • Pascal Morrissette

  • Joanie Lavoie

  • oui

  • Jay Baruchel



 
 
 
Suivre Du Québec
Le Québec vient de connaître une élection générale exceptionnelle, qui a révélé au grand jour la rupture entre la classe politique et un public qui ne lui accorde plus aucune confiance. De nat...
Le Québec vient de connaître une élection générale exceptionnelle, qui a révélé au grand jour la rupture entre la classe politique et un public qui ne lui accorde plus aucune confiance. De nat...
 
 
Les commentaires sont clôturés pour cette entrée.
Afficher tout
Favoris
Les blogeurs
Date de publication  | 
Popularité
Page: 1 2 3  Suiv ›  Dernière »  (3 du total)
22:31 sur 10/09/2012
J'ai lu tout les commentaires ici. Semble que Conrad Black ne soit pas trop trop aimé et avec raison.

Alors j'ai été ici http://www.huffingtonpost.ca/ et j'ai descendu jusqu'en bas voir les journaux ''canadians'' et ma foi dans certains de ces journeaux-poubelles il y a de ces horreurs qui se dis sur le Québec et le Québécois c'est pas possible de voir comment que ces gens puissent nous hair autant.

A la prochaine élection pour vraiment mais vraiment faire chier les anglos faudrait avec le PQ majoritaire, là le fun va vraiment commencer.
15:39 sur 21/09/2012
Comme dirait LBB : ce qu'il faut comprendre:


Le PQ ne fait pas seulement chier les Anglos: c'est plus cela la ''problématique'' de Pauline.

Conrad dit des choses intéressantes:

-Pauline n'a pas d'envergure: vrai
-D'ici 5 ans, elle sera dans la poubelle de notre histoire: faux: ce sera bien avant. Une future Kim Campbell


Il n'y a pas que les Anglais qui ont le monopole de détester ce qui fut un grand parti. Le PQ n'est même plus l'ombre de lui-même quand il avait de vrais chefs, et non des opportunistes entourés d'un paquet de lologues.
21:59 sur 08/09/2012
Monsieur Black,

N'avez vous pas pris connaissance de l'article de Pierre Fortin
http://www.lactualite.com/economie/le-quebec-vit-il-aux-crochets-du-canada
12:03 sur 08/09/2012
tiens donc un bandit qui se permet une opinion tout a fait biaisé................j'ai lue jusqua temps d'avoir mal au coeur,puis je suis aller voir qui avais écrit ce torchon torrie,du coup j'ai été rassurer,
Black c'est déja tres étonnant que ce gouvernement vous ai laisser revenir oupsssssss,j'avais oublier que les reformoconservators était au pouvoire.
taiser vous svp !
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
superfreak60
Hello Sexy Poupée.
09:33 sur 08/09/2012
Conard Black n'a pas sa place sure le Huffingtonpost. Il est une insulte a l'intégrité et au respect des autres. Point a la ligne.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
08:46 sur 08/09/2012
"Enfin, j'ai mentionné d'entrée de jeu que cette élection avait une valeur d'avertissement. Les coups de feu qui ont coûté la vie à un technicien de scène, alors que Mme Marois s'adressait à ses partisans, lui étaient probablement destinés. Mon constat est que le Québec ne pourra pas continuer éternellement d'agir par frustration en opprimant ses minorités culturelles."

Est-ce qu'il est en train de dire que l'attentat était de la faute de Madame Marois?
21:41 sur 10/09/2012
A votre dernière phrase je répond oui avec consternation.
08:33 sur 08/09/2012
Un bon mot pour monsieur Black,

Devant le tolé de commentaires que vous avez reçu que j'ai également lus et qui ont piqué ma curiausité, moi j'ai trouvé votre article raisonnablement lucide, passablement véridique que je qualifie d'assez drôle.

Bien sûr, tout ça est une question d'opinion personnelle, certaines sont fort discutables mais dans l'ensemble votre article était passablement intéressant.

Pour conclure, j'espère que le temps vous donnera raison et que M. Charest un jour, remplacera M. Harper. Si c'était le cas et que son administration était blanchie avec la Commission Charbonneau, ça nous donnerait un excellent premier ministre Canadien.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
15:28 sur 08/09/2012
Aaah.. oui moi aussi je me souviens de mon premier commentaire.
Bienvenue... et n'oubliez pas de lire les autres commentaires, il faut prendre le temps de s'informer aussi.
lol
20:36 sur 08/09/2012
Il y a beaucoup de colonisés au Québec, toujours prêts à donner un coup de langue à n'importe quel rat d'égout, à condition qu'il fasse profession de mépriser le Québec et de cracher son fiel sur le PQ et ses électeurs. Répugnant et finalement qui se ressemble s'assemble et ce n'est pas un compliment surtout quand on sait qui est le chroniqueur. Il faut être bien désespéré pour avaliser les saloperies de ce fraudeur.
21:43 sur 10/09/2012
Hum... message très bien placé a ce que je vois.
18:27 sur 07/09/2012
Sir Black,
En tant qu'ex reclus et prisonnier pour fraudes et malversations économiques jamais vues dans l'histoire des Amériques, vous êtes vous déjà seulement arrêté quelques minutes seulement au fait que les Terreneuviens s'y sont pris à 4 reprises pour choisir par référendum d'adhérer en 1959 au Canada?

Peut-il être légitime aux Québécois et Québécoises qui veulent seulement ÊTRE de devenir un pays avec toutes ses marques distinctives pour joindre le concert des plus de 200 Nations-Unies afin de partager avec le reste du monde ses façons exceptionnelles de traiter entre autres des minorités vivant sur son territoire comme cette minorité anglophone qui, depuis des centaines d'années, jouit chaque jour , chaq2ue semaine, dans sa langue qui pourtant n'est pas la Langue officielle du Québec et en accédant à tous les services que ce soit l'école primaire jusqu'à universitaire, ou à des journaux quotidiens ou hebdomadaires et des stations de télé diffusant 24 heures sur 24 en anglais, ou des services de santé, de justice et de services sociaux offerts 365 jours sur 365 jours dans la langue de Shakespeare et ce, beau temps mauvais temps?
15:59 sur 09/09/2012
N'oubliez surtout pas de rappeler que le nombre de référendums tenu par les forces fédéralistes pour annexer Terre-Neuve au Dominion of Canada importe moins que les moyens employés pour obtenir le résultat escompté.

Terre-Neuve est devenue province canadienne grâce à une magistrale fraude référendaire signée par les bandits fédéralistes d'Ottawa et de Londres qui est à ce jour sans commune mesure dans les sombres annales du colonisateur. Le vol référendaire de 1995 est de la petite bière comparé au scandale référendaire de 1949.

Toujours les mèmes crapules à l'oeuvre. Dans un cas, forcer l'entrée à un peuple qui n'en voulait pas et de l'autre s'imposer à un autre qui voulait s'en libérer.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
Desdemonios
Liberté collective, solidarité, équité sociale
16:16 sur 07/09/2012
Nom monsieur, Pauline Marois a l'envergure que JOhn James Charest n' a jamais eu et Francois Hollande est un vrai président pas un allumé comme l' autre déchu.
Il va nous lâcher le conservateur avec ses propos conservateurs??
16:11 sur 07/09/2012
Vous devez comprendre que Conrad Black est détesté par la plupart des Canadiens anglais aussi .... il est vraiment arrogant, mais en même temps fascinant à écouter de temps en temps ...
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
08:49 sur 08/09/2012
Il explique que le tueur était justifié dans son action.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
10:48 sur 08/09/2012
Conrad Blake ne s'est pas gêné pour encourager la haine et le rejet des Québécois quand i contrôlait les médias anglo-canadians. Il fait partie du problème.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Godefroi
Honni soit qui mal y pense
15:48 sur 07/09/2012
Aux admirateurs de l'auteur de cet article:

« Depuis 2004, il est au centre d'un scandale financier impliquant diverses transactions financières concernant les entreprises de sa(sic) holding, opérant principalement au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne. La SEC américaine a entamé une enquête sur ses agissements et il lui est interdit d'effectuer des transactions financières visant les entreprises de son groupe.

En novembre 2005, il est sous le coup d'un mandat d'arrêt lancé par la cour fédérale de Chicago aux États-Unis. Lui ainsi que deux autres responsables, Jack Boultbee et Peter Atkinson, sont accusés de fraudes pour un montant de plus de 80 millions de dollars US.

Le 10 décembre 2007, il a été condamné à 78 mois de prison et une amende de 125 000 $ pour abus de biens sociaux et entraves à la justice. Son avocat a annoncé qu'il serait fait appel. Le 3 mars 2008 débute sa peine de prison dans un pénitencier de l'État de la Floride.

Le 19 juillet 2010 il est libéré sous caution lundi par une cour d'appel américaine en attendant le résultat de son appel pour sa condamnation en 2007 à six ans et demi de prison pour fraude financière...»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conrad_Black
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
Desdemonios
Liberté collective, solidarité, équité sociale
16:17 sur 07/09/2012
Oui et tout ce qu'il peut dire pour placer ses incitations au conservatisme est peine perdue, on n' en veut pas!
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
10:57 sur 08/09/2012
La version anglaise de wikipédia ajoute ceci : he was expelled from UCC for selling stolen exam papers.

Tricheur depuis l'enfance..
15:41 sur 07/09/2012
Depuis 1976, «Le Canada bashing» a été le jeu des séparatistes de Lévesque, Parizeau, Landry, Marois .. etc .. etc ... sans fin
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
Desdemonios
Liberté collective, solidarité, équité sociale
16:19 sur 07/09/2012
Vous devriez parler du "QuébecBashing", ne retournez pas les vérités, c' est encore du "bashing" my dear.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
23:12 sur 07/09/2012
AvereageAngloCanadianGuy : ''Depuis 1976, «Le Canada bashing» a été le jeu des séparatistes de Lévesque, Parizeau, Landry, Marois .. etc .. etc ... sans fin ''

Quoi ? Quand ? Où ? Sources ? .. Rien ! C'est bien ce qu'on pensait.
22:02 sur 10/09/2012
Pas grave ça. Ceci me fais penser à la Maunic qui m'écrivait que 70% oui 70% des Québécois étaient contre le référendum.

Je lui ai demandé de m'amener des preuves par site internet.... bien depuis 2 semaines j'attends encore sa réponse.

C'est vrai que son Charest est mort politiquement alors elle doit vivre sa pépeine tout seule.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Axel Johan Dumoulin
14:27 sur 07/09/2012
Au lendemain de l'attentat dirigée contre la Première ministre du Québec, le journal des anglophones de l'Ouest de Montréal The Suburban écrit en éditorial en première page :
Le PQ n'a pas le mandat de gouverner, les élections ne sont pas valables, le PQ n'a pas le mandat de créer deux classes de citoyens et fait une métaphore sur la ségrégation des anglophones au Québec.
Ça se passe de commentaires !
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
08:59 sur 08/09/2012
Et Black qui en remet. Mais une chose est clair... si c'est quand même plaisant de s'insurger contre ces commentaires discriminatoire (c'est le fun d'avoir clairement raison) il faut aussi continuer de faire avancer l'idée de faire l'indépendance auprès de tous les Québécois.
Aux dernières élections beaucoup de Québécois étaient intéressés par la CAQ, quittant les libéraux et étaient moins idéologiques sur la constitution Canadienne. (Black veut surtout que l'on ne s'occupe pas de ça!)
Il y a les loisirs et il y a (pour TOUS les indépendantistes) les objectifs stratégiques. a
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
10:46 sur 08/09/2012
On se souvient tous de cette caricature publiée dans The Suburban qui montrait quatre ergumènes vetues sous la toges et la toque du KKK avec des logo du PQ sur leur poitrines.

Pas pour rien que les fous armés ont l'idée de tirer sur la chefe du PQ.
13:50 sur 07/09/2012
M Black vous venez tout juste d'obtenir votre liberté suite à votre incarcération pour délits financiers et vous aimeriez conserver la décoration de l'Ordre du Canada qui vous avait été faites.On dirait que cette période ne vous a guère servie à devenir plus humble,plus digne et moins excessif dans vos propos.
Vous vous faites l'ardent défenseur des anglophones qui refusent d'accepter le droit à la souveraineté de la nation québécoise.Pour vous,depuis que l'Empire Britannique a pris possession du Canada , le Québec doit y rester soumis partie intégrante de celui-ci, soit une simple province.Dans l'esprit des anglophones comme vous,il est inacceptable de se retrouver au rang d'une minorité à l'intérieur d'un Québec moderne et encore moins souverain.C'est dans vos gênes britanniques ce refus de se retrouver en position minoritaire.Vous percevez des menaces qui ne sont guère présentes car les droits des anglais de souche sont très bien protégésVous voulez laisser croire que le Québec fait preuve de discriminations envers ses minorités.C'est plutôt dans les aures provinces que de telles situations existent. Vos allusions font penser que certaines frustrations des anglophones peuvent être les déclencheurs de violence ou d'attentat .Vous êtes-vous demander si ces frustrations reposent réellement sur de réelles injustices perpétrées contre la communauté anglophone? Vous avez droit à votre opinion mais elle est biaisée. C'est le goût pour la finance cupide et votre esprit de domination anglo-saxonne qui alimente vos propos.
12:54 sur 07/09/2012
«Le Québec doit choisir s'il est une terre de liberté d'expression ou pas.»

Wow... les deux bras m'en tombent.

Conrad Black exige du Québec ce que, précisément, le ROC refuse aux souverainistes québécois, c'est-à-dire le droit à la légitimité démocratique et celui d'exprimer son refus du fédéralisme.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
23:20 sur 07/09/2012
Un Québec terre de liberté c'est un Québec qui refuse la soumission au pouvoir anglo-impérialiste étranger.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
12:46 sur 07/09/2012
En plus d'être historien. M Black passera à l'histoire ... dans la rubrique judiciaire !