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La SP... histoire d'un sclérosé

03/08/2014 10:51 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

Chères lectrices et lecteurs, l'histoire que je vais vous raconter est la mienne. C'est une histoire vraie. J'ai tu les noms des médecins et des intervenants pour des raisons évidentes de confidentialité et parce que le Huffington Post n'est pas le media approprié pour soulever la responsabilité des uns et des autres. En lisant, vous allez comprendre le débat sous-jacent à ce qui empoisonne mon existence depuis plus de 30 ans. J'en ai 61.

À l'âge de 30 ans, en 1983 précisément, alors que j'étais à l'emploi du gouvernement du Canada, au sein du Service correctionnel, un collègue avait noté un problème d'allergies qui m'indisposait grandement en mai et en juin surtout: écoulement nasal et éternuements en série, parfois jusqu'à 40 coups de suite. Cette allergie saisonnière avait débuté lors de mon adolescence. Ce collègue m'a alors suggéré de recevoir des piqûres de désensibilisation, sorte de vaccin pour en réduire les symptômes. Après m'avoir donné les coordonnées dudit médecin, j'ai pris un rendez-vous.

Lors de la première rencontre, le médecin a identifié la cause des symptômes et suggéré une désensibilisation, ce que nous avons commencé. Après quelques semaines d'injections, j'ai communiqué avec son bureau pour l'informer que je ressentais des engourdissements à l'extrémité des mes doigts, l'annulaire et l'auriculaire de mes deux mains.

Il m'a alors informé de sa décision d'arrêter les injections et m'a demandé de me présenter à son bureau pour me remettre quelque chose. Je me suis donc présenté la journée même, je crois, et le médecin en personne m'a remis une demande de consultation pour un neurologue.

N'étant pas médecin, je ne comprenais rien à ce qui se passait, mais je garde le souvenir d'un médecin clairement en état de panique.

Je n'ai même pas eu besoin de prendre un rendez-vous avec le neurologue puisque tout avait déjà été fait, planifié et organisé d'avance. C'était un code rouge! Quelques jours plus tard, je me suis présenté chez ce neurologue dont je ne connaissais rien. Il m'a remis une sorte d'ordonnance avec un rendez-vous à l'hôpital pour subir une ponction lombaire. Ce neurologue était beaucoup plus froid que le premier médecin.

Le lendemain, je me suis présenté à l'hôpital dans un département presque désert composé de grandes salles vides. Deux infirmières et un médecin sont venus me chercher dans une salle d'attente aussi vide et improvisée. Je me demandais franchement ce qui se passait d'autant que j'étais dans un grand hôpital de Montréal.

Tout cela était très mystérieux et l'est encore plus aujourd'hui avec le recul du temps.

J'ai subi une ponction lombaire. Ce fut une expérience très désagréable que de se faire enfoncer une aiguille de six pouces et plus entre deux vertèbres. L'infirmière en a extirpé un liquide incolore appelé liquide céphalo-rachidien. Après cette intervention, on m'a invité à quitter, sans me donner un autre rendez-vous, mais en me conseillant de prendre une semaine de congé parce que j'aurais probablement de forts maux de tête. On devait simplement communiquer avec moi.

Les maux de tête furent au rendez-vous. Ils ont duré plus d'une semaine. Quelques jours plus tard, le neurologue appelle à mon domicile alors que je suis toujours couché pour réduire la douleur du mal de tête et demande à me parler.

Officiellement, il me convoque moi et mon épouse, et les enfants, À ce moment, j'avais ma fille de trois ans. Lors de la rencontre, mon épouse enceinte de six mois et ma fille m'accompagnent. Voici ce qu'il m'annonce:

Monsieur Laferrière, vous faites de la sclérose en plaques. On ne connaît pas la cause de cette maladie ni son évolution. Vous pouvez décéder dans l'année qui vient, dans cinq ans ou dans dix, ou peut-être que vous pourrez mener une vie peu près normale. Nous n'en savons rien. Je vais vous recommander à une neurologue qui se spécialise dans cette maladie.

À partir de ce jour, ma vie a chamboulé. J'ai pris un rendez-vous et j'ai pu rencontrer ce nouveau spécialiste. Ce deuxième neurologue, une sommité semble-t-il malgré son bureau dans un désordre inimaginable, ne m'a suggéré aucune médication particulière sinon que de participer à des protocoles expérimentaux pour des médicaments qui comportent beaucoup d'effets secondaires, m'a-t-il averti. J'ai su que ces effets secondaires peuvent parfois être dramatiques. À l'époque j'étais un coureur de marathon et les symptômes légers de ma maladie ne justifiaient pas que j'ingurgite des cocktails de médicaments douteux, de l'aveu même de cette sommité en la matière. J'ai donc continué ma vie comme si de rien n'était.

Pour la suite des choses, pendant plus de vingt j'ai pu faire à peu près tout ce que je voulais en surveillant la qualité de mon alimentation et en m'entraînant: course, poids, gymnase, etc. Mon épouse y contribua pour beaucoup, beaucoup!

Puis, au mois de septembre de mes 50 ans en 2003, soit vingt ans plus tard, voici ce qui se produit. Alors que j'entreprends un 10 km comme chaque semaine, après seulement deux kilomètres, ma jambe gauche se met à boiter, à boiter à un point tel que je dois m'arrêter et retourner à la maison. Ce sera mon dernier 10 km. Aucune douleur, aucune plaie apparente, mais seulement une incapacité de marcher sans boitement.

Depuis cette date, je n'ai plus jamais couru. J'ai remplacé mon sport préféré, la course de fond, par la natation et le kayak. Et en 2007, après mon retour d'un visa d'études à Washington DC, ma situation s'aggrave: ma jambe droite ne pouvant plus supporter de traîner ma jambe gauche boiteuse, montre des signes de faiblesse aux ménisques. Pour corriger la situation, je choisis de me faire implanter une prothèse de genou à l'interne, ce qui me permet de continuer de marcher mais en utilisant une canne.

À ce jour, j'utilise toujours une canne et la situation est stable. Je n'ai subi aucune détérioration significative depuis le 1er avril 2008, date de l'implantation de ma prothèse au genou droit, compartiment intérieur.

Conclusion. Je ne suis pas médecin, mais en ce qui me concerne il est clair que la vaccination de 83 est la cause de mon handicap. Des médecins m'ont raconté que j'avais probablement la maladie et que le vaccin l'a provoqué, l'a fait se manifester.

Mais alors, comment expliquer que la SP se développe dans les pays où se pratiquent des vaccinations multiples et massives, les pays développés du nord principalement? On m'a aussi confié que des communautés fermées, comme les amish qui interdisent la vaccination, ne connaissent pas cette maladie, pas plus que des pays subtropicaux ou tropicaux.

Dans mon cas, le comportement suspect des médecins qui m'ont traité et diagnostiqué initialement est très révélateur. Ils étaient au fait et connaissaient le risque: c'est comme si un scénario avait été écrit à l'avance. Ils savaient qu'un risque était associé à un mal mystérieux. Le premier médecin connaissait la «drill», la procédure. Il n'a pas eu à chercher. Il fallait me référer à un neurologue, sans hésitation! Le lien causal était évident pour lui!

Manifestement, il y a quelque de douteux et de malsain avec cette maladie. Serait-ce une maladie provoquée par une mesure de santé publique comportant des risques non annoncés, voire dissimulés?

Il y a encore beaucoup de questions non répondues pendant que les compagnies pharmaceutiques continuent de vendre aux malades des médicaments qui ne guérissent pas et dont les assurances défraient les coûts. Ils engrangent des milliards. Pourquoi? Pourquoi défrayer les coûts de médicaments inefficaces? Ouais...

Je n'ai pas la vérité absolue. Je ne suis pas médecin. Mais à titre de personne atteinte, je connais cette cochonnerie et j'ai tiré mes conclusions, ce qui me donne le droit de parler. Si je n'avais pas reçu ce vaccin, je continuerais à 61 ans à courir des longues distances.

N'hésitez pas à communiquer avec le soussigné pour partager votre histoire, en toute discrétion et confidentialité. C'est une question d'intérêt public, tout comme les vaccins.

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