Claude Carignan

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Frais de scolarité: Une solution?

Publication: 19/03/2012 18:43

Le débat fait actuellement rage au Québec sur la décision du gouvernement Charest de procéder à une hausse des frais de scolarité pour les étudiants universitaires et de rattraper, sur cinq ans, les retards enregistrés en matière de financement. Bien peu de personnes proposent de solutions et l'on attend que les étudiants s'épuisent dans la rue et retournent en classe. Pour plusieurs, ce sont des enfants gâtés. Mais si nous prenions le temps de bien les écouter, les points qu'ils soulèvent méritent notre attention.
C'est en tant que père de deux jeunes adultes en grève estudiantine, mais également comme payeur de taxes que je prends la plume aujourd'hui pour aborder ce sujet, soucieux d'un financement adéquat de notre système d'éducation, mais aussi soucieux d'une plus grande accessibilité à l'université pour les plus démunis.

La nature du problème

Depuis au moins 20 ans, les frais de scolarité n'ont pas été augmentés, se situant en 2011 à quelque 2 168 $ par année d'étude. Cette somme correspond à environ 12% des coûts de formation absorbés par les étudiants, le reste venant principalement des gouvernements et des revenus autonomes des universités. Le gouvernement du Québec a indiqué son intention, dans le budget 2011-2012, de majorer de 425 $ par année ces frais de scolarité, et ce, jusqu'en 2017, pour les amener à 3 793 $ par année de scolarité. Les étudiants, ainsi, contribueraient pour environ 17% des coûts reliés à leur formation. En soit, ceci ne semble pas déraisonnable. Après tout, cet investissement leur rapportera plus tard, mais nous oublions parfois que nous en bénéficierons tous comme société.

Pour les étudiants, il y a la crainte légitime qu'une hausse des frais de scolarité limite l'accès aux études supérieures. Il y a 260 000 étudiants universitaires au Québec, dont 80 000 nouveaux admis et 60 000 diplômés annuellement. Où sont passés les 20 000 autres qui ont laissé en cours de route? Échec? Sont-ils inscrits dans un autre programme universitaire? Il ne semblerait pas. Combien décrochent dû aux frais de scolarité? Le Conseil consultatif sur l'accessibilité financière aux études évalue que la hausse des frais priverait environ 7 000 étudiants de l'accès aux études universitaires. Si seulement 4 000 étudiants étaient privés d'un diplôme universitaire par année, soit par non-accès ou par décrochage en cours d'études, ce serait une immense perte pour le Québec. Plusieurs études, dont celle de Statistique Canada en 2008, et l'expert François Vaillancourt, ont chiffré la valeur économique d'un diplôme universitaire et sa contribution à l'enrichissement de l'individu tout au long de sa vie. Mais qui dit plus gros revenus dit aussi plus d'impôts payés. Le diplôme ne crée pas seulement un enrichissement individuel, il crée aussi un enrichissement collectif. 4 000 étudiants qui, chaque année, sont privés d'un diplôme universitaire, c'est facilement un manque à gagner de 50 millions $, en pertes fiscales annuelles et récurrentes. N'oubliez pas, ce montant s'additionne annuellement. Après 6 ans, ce sont ainsi 300 millions $ de revenus annuels perdus, beaucoup plus que les 265 millions $ que le gouvernement espère recevoir en haussant les frais. C'est ce que j'appelle la perte d'opportunité, dont l'on tient rarement compte dans le processus d'analyse coûts/bénéfices d'une décision.

L'on compare souvent les frais de scolarité au Québec avec ceux du reste du Canada et des États-Unis, mais plusieurs pays européens ont choisi de ne pas imposer de frais de scolarité universitaires. J'ai récemment rencontré un jeune couple de médecins autrichiens qui me racontait qu'il y a tellement de médecins là-bas, qu'ils ont eu de la difficulté à se trouver un emploi ! Particulier, non ? C'est un choix de société !

Inventer une nouvelle formule de financement

La grogne des étudiants s'intensifie et le gouvernement ne démontre aucune volonté de reculer.
Discutant avec mes fils, comme un gouvernement pourrait le faire avec sa jeunesse, nous avons tenté de trouver une solution à la problématique du financement des universités versus la contribution des étudiants. Nous en sommes venus à imaginer une formule simple, équitable, innovante et, qui s'avèrerait avantageuse pour tous.

Notre solution

Pourquoi ne pas appliquer cette hausse de frais de scolarité aux rapports d'impôts des étudiants, une fois diplômés, lorsqu'ils seront travailleurs? L'accessibilité aux études supérieures serait ainsi maintenue, le problème du sous-financement des universités réglé et le gouvernement recevrait les sommes de tous les diplômés, peu importe leur admissibilité aux prêts et bourses au moment de leurs études.
Exemple : Si la hausse prévue pour 3 ans d'études consiste en 5 000 $ de frais de scolarité supplémentaires, ce 5 000 $ pourrait être réparti comme suit : 1 000 $ par année pendant 5 ans. Si l'étudiant fait un certificat, ses frais de scolarité payables sur son rapport d'impôt seraient de 1 000$ répartis sur 5 ans. Cette somme deviendrait une créance due à l'État, avec les garanties légales qui s'appliquent afin d'assurer son recouvrement.

Avec cette formule, ce ne sont pas 265 millions $ dont le gouvernement bénéficierait, mais plutôt 416 millions $, puisqu'elle serait appliquée également à tous les diplômés. Ainsi, un médecin, qu'il provienne d'une famille pauvre ou riche, gagne le même salaire et a la même capacité de rembourser ses frais de scolarité. En ajustant ainsi cette nouvelle formule, le gouvernement pourrait passer immédiatement à l'objectif visé pour 2017, et les universités verraient d'ores et déjà leur soutien financier accru. De plus, elles auraient tout avantage à s'assurer de la diplomation de leurs étudiants, la formule les incitant à ne pas laisser tomber leurs clientèles en cours d'études, sans qu'elles aient préalablement obtenu un diplôme. Elles devraient donc investir dans des mesures de soutien à l'étudiant afin d'éviter le décrochage.

L'étudiant serait gagnant, car il ne serait pas limité dans son accès et obtiendrait une formation universitaire améliorée. Les familles de classe moyenne, non admissibles aux prêts et bourses, éviteraient d'absorber la hausse de frais de scolarité.Le gouvernement serait gagnant à plusieurs niveaux. En effet, il bénéficierait d'une hausse de revenus substantielle, n'ayant pas à retourner une partie des frais par le biais des prêts et bourses, et surtout, il s'assurerait d'une plus grande richesse fiscale payable durant la vie active du diplômé universitaire, lequel aurait autrement abandonné.

P.S. Pour ceux qui diront que cette formule aura pour conséquence d'accroître l'endettement étudiant, peut-être en sera-t-il ainsi, mais les étudiants québécois demeureront encore les moins endettés de tous les étudiants canadiens.

La solution est simple, équitable et efficace...elle sera alors probablement rejetée!
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Le débat fait actuellement rage au Québec sur la décision du gouvernement Charest de procéder à une hausse des frais de scolarité pour les étudiants universitaires et de rattraper, sur cinq ans...
Le débat fait actuellement rage au Québec sur la décision du gouvernement Charest de procéder à une hausse des frais de scolarité pour les étudiants universitaires et de rattraper, sur cinq ans...
 
 
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19:54 sur 29/04/2012
Il serait bon de régler le dossier !
09:27 sur 21/03/2012
Le chiffre du nombre d'étudiants en grève vient des ASSOCIATIONS ÉTUDIATES et le processus de vote est largement contesté. La population n'est pas en faveur du mouvement de grève, ni la majorités des étudiants. D'ailleurs on devrait inscrire un recours collectif des étudiants contre la grève pour avoir perdu temps et argent et toutes les conséquences que ça entraienera sur le cheminement de leurs études.
J'aimerais ben voir ça il y en aurait combien qui s'inscriraient dans le recours.
D'ailleurs je lance la proposition.
Pas tannés de perdre votre temps et votre argent pour une gang de chialeux organisé et financé par les syndicats qui vous empêchent de poursuivre vos études.
C'est contre les syndicats qu'il faudra déposer la plainte car ils sont ceux qui financent et organisent le mouvement.
Dailleurs toutes personnes s'estimant lésé par les manifestations peuvent s'incrire aussi évidement.
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Savoir Ancien
Detruit les arguments des fédéralistes
14:47 sur 21/03/2012
La grande majorité des étudiants sont en grève. Moi je ne suis pas syndicaliste, mais je comprends que ceux qui seront affecté par la hausse ont moins de 14 ans aujourd’hui. Moi, je milite pour couper votre pension et pour la fin des soins de santé gratuit pour ceux qui s'attaque aux enfants. Votre ignorance, nous poussent peut-être vers une guerre civile, C'est GRAVE.
Quand l'injustice fait loi, la résistance est un devoir.
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Savoir Ancien
Detruit les arguments des fédéralistes
14:51 sur 21/03/2012
La grande majorité des étudiants sont en grève, informer-vous avant de prétendre etre expert svp
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Savoir Ancien
Detruit les arguments des fédéralistes
22:02 sur 20/03/2012
Je ne suis pas contre une hausse qui suit l’inflation mais une mais hausse de 75% en 5 ans est déraisonnable. Ceci constitue un préjudice pour les 14 ans et moins, ceux qui seront le plus affecté par la hausse. C’est une inéquité intergénérationnelle. Le gouvernement ne veut pas toucher au ticket modérateur en santé en le laissant a 0$ car ceci affectera une portion importante de la population qui vote massivement. Il est plus facile d’imposé la facture a ceux qui sont né après 1998 et qui n’ont pas de droit de vote aujourd’hui.

Je voudrais vous inviter a consulter le site internet que j’ai fais concernant la hausse : http://lahausse.info/Analyse.html Vous pouvez voir l’avantage financier des générations passé sur les générations futures en dollar constant et ajusté en fonction de l’inflation.

J’ai 33 ans et je suis économiste. J’ai obtenu ma formation en raison des frais de scolarité accessible au début des années 2000.

Mathieu Racine
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Savoir Ancien
Detruit les arguments des fédéralistes
22:01 sur 20/03/2012
M. Carignan quand vous dites que les frais ont été gelés pendant un certain temps, vous induiser les gens en erreur, ils ont été augmenté de 30% au cours des 5 dernières années.

J'ai une autre solution : coupé dans le gras soit dans le porte-feuille de ceux qui ont créé notre dette, soit dans la pensions des politiciens, des baby-boomers et mettre un ticket modérateur en santé
13:39 sur 20/03/2012
Le temps est venu d'expliquer aux étudiants que le père noel n'existe pas. Le gouvernemaman est une invention des syndicats pour faire croire aux payeurs de taxes que le gouvenement est riche pour les payer plus cher. Mais en fait le gouvernement a toujours emprunter pour les faire taire car les moyens on ne les a pas.
21:58 sur 26/03/2012
Ce n'est pas une augmentation des frais scolaires qu'il faut, c'est une meilleur gestion des fonds publics. On peut simplement citer la Norvège, oui, je parles du pays dans une situation économique nettement meilleur que la notre avec la gratuité scolaire.
13:36 sur 20/03/2012
le temps de mettre ses culottes, pour se mettre en mode solution.
Le gouvernement n'a pas a faire une négociation avec les représentants contre la hausse, ils ne sont pas légitime et ne représentant pas la majorité des étudiants.
nouvelles mesures pour améliorer l'accessiblité.
Fin du passage obligé par le CEGEP
une cession préparatoire a l'entrée a l'université en fonction du programme choisi
mise sur pied de programmes coops avec stages payés offert en priorité aux étudiants dont les parents n'ont pas les moyens de payés et qui ne sont pas admissible aux prêts et bourses, s'il restent des places la priorité sera donné a ceux qui ne recoivent pas de bourse.
On va demander aux entreprises de contribuer à la hauteur d'un demi pourcent au fond de financement de la formation post secondaire et ainsi changer les prêts en bourse.
Donc nos étudiants n'auront plus a s'endetter. Ils auront accès. Comme les frais seront plus élevés les institutions pourront faire leurs frais.
On va mettre des policiers et exiger que les cours aient lieux dès demain. Le grève est illégale comme elle ne représente pas la majorité des étudiants. Et ceux qui ne se présenteront pas aux cours perdront leur session.
22:02 sur 26/03/2012
Un vote de grève ce fait en fonction de la MAJORITÉ et suit des protocoles légales stricts. La minorité actuel porte des carrés verts, pas rouge.
13:34 sur 20/03/2012
J'aime beaucoup votre démarche et votre ouverture d'esprit.
Un petit commentaire au sujet de votre solution: c'est comme si TOUS les diplômés allaient faire beaucoup d'argent après leurs études. Or, si c'est vrai pour les médecins, par exemple, ce n'est pas toujours le cas pour... un sociologue (encore par exemple). Je crois sincèrement que la solution réside dans un réel impôt progressif avec plus de paliers qu'il y en a actuellement.
14:30 sur 20/03/2012
S'il n'y a pas d,emplois en sociologie faudrait contingenter au lieu de laisser les jeunes perdre leur temps dans des programmes qui ne conduisent pas sur le marché de l'emploi. Les sociologues qui trouvent de l'emplois sont spécialisé en recherche statistiques, ils sont loin de comprendre ça la majoirté qui s'y inscrivent. On a pas d,argent et de talents a gaspiller pour faire des pelleteux de nuages professionnels, vendeurs de chaussures. Au lieu de containgenter les programmes de médecine et d'ingénérie, vaudrait mieux miser sur l'accès aux sciences et le support à la réussite au lieu de les envoyer des les domaine ou il passeront leur vie aux crochet de la société.
03:25 sur 22/03/2012
En fait le taux de placement suivant des études en sociologie est plutôt bon et pas seulement pour ceux qui se sont spécialisés en statistiques. Aucun de mes collègues sociologues ou ayant étudié en sociologie - et croyez-moi ils sont nombreux - ne chôme présentement. Les perspectives d'emploi sont très diversifiés, certains vendent même des chaussures comme vous dites, mais indirectement en élaborant des stratégies de marketing pour des entreprises. D'autres enseignent, d'autres sont dans le communautaire, d'autres à la police ou à l'armée, dans des sociétés d'état, au gouvernement, dans les médias, dans des syndicats etc. Et devinez quoi, dans leur pratique de tous les jours, ils continuent de puiser dans l'immense corpus théorique accumulé et développés par les "pelleteux de nuages professionnels".
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Godefroi
Honni soit qui mal y pense
10:36 sur 20/03/2012
« La solution est simple, équitable et efficace...elle sera alors probablement rejetée!»

Parlez-en à vos chums Harper et Charest. Si vous ne pouvez que clavarder des billets chez HPQ, qu'est-ce que vous faites comme sénateur à Ottawa? Comprend pas.
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
GreatBenito
10:35 sur 20/03/2012
J'ai une autre solution à proposer... j'aimerais savoir ce que les gens en pensent...

Le Québec verse annuellement 6 milliards en subventions aux entreprises. 6 milliards de cadeaux . Si on chargeait aux entreprises qui recoivent des subventions de ''l'intérêt'' disont de 3% pendant 3 ans ... cela fait 180 millions la premiere année, 360 la deuxieme et 540 la troisieme pour ensuite restée a ce niveau indéfiniment.Cet argent serait versé dans un fonds de financement des études post-secondaires.

À ce taux la c'est 100 plus avantageux que d'emprunter à une banque, cela couvre 1x et demi les montants demandés aux étudiants et les seuls qui paient plus sont ceux qui ont reçu des avantages...ca me semble etre conséquent avec la fameuse juste part.

Ce sont d'ailleurs ces mêmes entreprises qui vont bénéficier de la formation universitaire de ses futurs employés. C'est gagnant gagnant je trouve .
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12:43 sur 20/03/2012
Moi ça me paraît intéressant. Mais faudrait voir les chiffres. Me semble que ça paraît beaucoup 6 milliards. Et aussi, c'est pas nécessairement toujours des cadeaux. C'est souvent pour des PME qui ne sont en voie de s'établir.
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
GreatBenito
13:37 sur 20/03/2012
6 milliards c'est effectivement beaucoup, mais c'est le montant accordé par le gouvernement du Québec aux entreprises en 2010.. J.ai pas trouver de chiffres précis plus récents.

Pour ce qui est des PME,mêmes si ce sont de petites entreprises il reste que on ne parle pas d'un OBNL. ils existent pour générer un profit, qu'une partie de ce profit la soit rediriger vers l'éducation , c'est ce que je souhaite.

On jase , il pourrais y avoir une série de mesure du genre étalement du remboursement sur une plus longue période pour les entreprise dont le chiffre d'affaire n'atteint pas x$ ou un abatement si on offre des stages rémunérés aux étudiants, . Si tu as d'autres idées c'est en discutant sur les moyens qu'on en arrive a de meilleures solutions .
10:13 sur 20/03/2012
"Le Conseil consultatif sur l'accessibilité financière aux études évalue que la hausse des frais priverait environ 7 000 étudiants de l'accès aux études universitaires."

Et à quel pourcentage s'élève les probabilités que ces 7000 étudiants choisiront de ne pas faire d'études universitaires car ils ne sont tout simplement pas certain de leur choix?

Aux coûts d'aujourd'hui il est normal que ces 7000 soit indifférent de payer pour des études qui ne leurs servent qu'à passer le temps car il ne savent pas quoi faire dans la vie (ce qui est tout à fait normal en sortant du Cégep pour une bonne partie des étudiants). En haussant les frais ce n'est qu'une bonne chose si ça les fait réfléchir à deux fois avant de s'engager dans quelque chose qui 1- ne termineront pas, et/ou 2- ne leurs serviront strictement à rien (ou presque).

Et là les socialistes répliqueront "les études que vous dîtes inutiles leurs serviront à développer leur sens critique face à la société!" , à ça je répond que s'ils veulent se cultivés pour pas cher qu'ils se mettent à la lecture et/ou de mettre pression sur le gouvernement afin de bonifier les cours de sciences humaines (socio,politique,etc.) au secondaire (quasi-inexistant) et au cégep (chose que j'appuierais totalement).

Et surtout, arrêter de bloquer les ponts, même Harper ne fait pas mieux que vous pour descendre dans l'opinion des québecois.
12:01 sur 20/03/2012
Peut-être que s'ils doivent payer plus pour leur études... peut-être que nos étudiants seront plus intéresser d'étudier dans des domaines qui leur permettrons de payer les dites dettes!

-

Sérieusement, je n'ai rien contre quelqu'un qui veut faire un doctorat sur l'utilisation de la couleur rouge par les peintres espagnole du 16e siècle, qui vivaient dans un 2e étage et n'avait pas de chevaux...

En autant que c'est jeunes ne vienne pas ce plaindre qu'ils ne sont pas capable de ce trouver un travail pour payer leur dettes d'étude...
00:10 sur 26/03/2012
Lorsqu'on présente un aussi grand éventail de possibilités au niveau des choix de carrières, il y a des raisons d'être mêlé et il est très difficile de savoir, à priori, si un cursus académique ou une carrière nous convient vraiment. Il est encore plus difficile de savoir, à partir de l'extérieur, quels sont réellement les emplois à leur sortie: on n'en prend vraiment conscience que seulement après avoir baigné dans le domaine. La plus part des gens ne savent pas, d'ailleurs, quel genre d'emploi occupent les philosophes et les sociologues, bien qu'ils aient un taux de placement intéressant. Proposer simplement d'augmenter les frais de scolarité pour "aider les gens à se décider" est de mal comprendre la racine de leur problème. Cette mesure peut au mieux décourager de bon travailleurs qui auraient simplement bénéficié d'une meilleure orientation, par quelqu'un d'expérience qui connaît les rouages du système académique et du marché de l'emploi. Comparé à une politique d'orientation développée et actualisée, ce dont le Québec pourrait profiter, un simple fardeau fiscal est une mesure bien grossière et un remède inconstant à l'indécision.
09:16 sur 20/03/2012
Une idée intéressante, mais je voudrais aussi apporter un autre aspect soit la quantité ahurissante d'intérêts que le gouvernement paye aux institutions bancaires pour supporter les services de Prêts et Bourses. Je me suis amusé à calculer ces intérêts à partir d'un chiffre d'étudiants universitaires qui reçoivent des Prêts selon les dires d'un document ministériel, soit 70000 qu'il y aurait actuellement . Donc si on calcule que ces étudiants ont toujours reçus le maximum du prêt durant les 5 années de leurs études post secondaires au bout de leurs études le gouvernement aura payé près de 68 millions de $ en intérêts aux différentes banques et Caisses Pop à cela il faudra additionner les intérêts que les étudiants paieront eux-mêmes lorsqu'il prendront en charge leur prêt, 6 mois après la fin de leurs études.

En bout de ligne c,est près de 100 millions de $ en intérêts qu'une cohorte de 70000 étudiants rapportent en intérêts.Est-ce qu'il n'y aurait pas des moyens de garder toutes ces sommes solidairement dans le réseau de l'éducation. Pourquoi la Caisse de Dépôt ne prête pas ces hommes aux étudiants, pour le gouvernement ne garantit-il pas les prêts que les étudiants ferraient auprès de leur grands-parents, oncle , tante, etc comme il le fait actuellement pour des CPG.
10:05 sur 20/03/2012
Suite à mon commentaire que j'ai dû tronquer

Ces intérêts ne feraient pas que garantir des revenus à des institutions bancaires qui ne font justement pas leur juste part. En plus du réseau de solidarité sociale que ce genre de prêts pourraient entrainer. Toutes les personnes impliquées dans ces prêts seraient "obligées" de se parler pour trouver des solutions , la responsabilisation serait plus grande et n'est-ce pas ce qu'on demande, que les gens soient plus responsabilisés.

Il faut faire preuve d'originalité, innover des solutions. Pourquoi toujours les mêmes recours traditionnel aux banques" Le Québec c,est sorti du trou par la solidarité sociale et la mise en commun de ses économies ... revenons-y
22:20 sur 19/03/2012
Parmi les pays de l'OCDE, l'Australie utilise ce système de remboursement post-études et selon les analyses, c'est le meilleur compromis. Il faut d'ailleurs ajouter que les frais sont échelonnés par rapport à la formation (médecine > histoire).
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07:08 sur 20/03/2012
Ah bien voilà une info très intéressante. Surtout l'aspect de modulation en fonction du domaine d'étude. J'étais sous l'impression qu'un tel système de remboursement serait très difficile à mettre en oeuvre.
21:23 sur 19/03/2012
La même idée, mais avec un remboursement représentant un pourcentage sur le salaire permet au programme de suivre "naturellement" l'inflation et de pondérer selon les revenus. Bien entendu, ça prend un plancher et des conditions si les études ne sont pas terminées.
20:32 sur 19/03/2012
Ce qui me dépasse c,est la perception abstraite qu'on les gens de voir le budget du gouvernement. Si on n'augmentent pas les frais de scoalrité pour aller chercher le manque a gagner, on va augmenter les impôts. C'est quoi la différence pour la classe moyenne?? Plus d'impôts (bien plus de 325$ prévu) sauf qu'il n'y aura pas de bonification de prêt et bourse. C'est quoi le budget du gouvernement si ce n'est pas de l,argent qui sort de nos poches.
L'allergie qu'ont les socialistes envers la contribution des entreprises. Comme si on était une société riche pas endetté. On est vraiment déconnectée de la réalité. Les plus imposé, les plus taxé et ça n'est pas encore assez. Il y en a une gang de déconnectés qui pensent qu'on a tellement les moyens qu'il n'est même pas nécessaire que ces étudiants là retourne travailler après. Ils pensent que l'université soit doit servir a produire des penseurs. Ils disent que les universités ne servent pas les intérêts de la majorité. LES INTÉRÊTS de la majorité c'est justement d'avoir UN RETOUR sur leur investissment. Nadeau-Dubois était l`en 2005, il sera encore là en 2033, parce qu'il est déconnecté de la réalité qu'il faut TRAVAILLER POUR VIVRE. Ceuix a qui vous demandez de payer vivent en se serrant la ceinture pour payer les études de ceux qui devraient pouvoir travailler après leurs études PAS ÉTUDIER toute leur vie durant.
22:40 sur 19/03/2012
Ce billet nous propose une solution intelligente et qui permettrait au gouvernement de commencer à empocher avec la cohorte qui complète son bac actuellement.

Ce ne sont pas les socialistes qui sont allergiques à la contribution des entreprises. Le despote national ne cesse de réduire le taux de fiscalité des entreprises, le considérez-vous comme un socialiste ? Lulu a aussi joué ce jeu-là et c'est très loin d'être un socialiste.

Il est en effet important que l'université ne serve pas qu'à produire des employés, elle doit produire des chercheurs et des penseurs. Impossible d'avoir un développement économique pour l'avenir sans ces gens-là. Il y a place dans la société pour différentes espèces de compétences, celles qui donnent un accès immédiat au marché du travail sont importantes, les autres le sont tout autant.

Personne ne pense que les étudiants ne doivent pas travailler. Il y en a une petite minorité qui poursuit ses études pour acquérir des connaissances pointues dont nous avons aussi besoin et dont nous aurons de plus en plus besoin, car l'avenir appartiendra aux sociétés qui auront des travailleurs créatifs, des chercheurs de génie et des penseurs qui sauront poser les bonnes questions.

La majeure partie de notre investissement en éducation nous permet assez rapidement de commencer à en récolter les fruits, l'autre partie est investie pour rapporter à moyen et à long terme et elle nous est aussi précieuse que la première.
21:53 sur 20/03/2012
On est pu au moyen age la réflexion ça se fait dans l'action par des gens quisavent de quoi ils parlent parce qu'ils ont une expérience praatique pas par des penseurs qui s'imagine le monde sans même être en contact avec. J'ai étudié et cotoyé des gens qui écrivaient des livres complètment déconnectés de la réalité parcequ'il vivaient dans un monde clos. Vous avez jamais vu le déclin de l'empire américain? Les gens du département couchent ensemble, mangent ensemble dorment ensemble et finalement écrivent des livres en donnant en références les livres des autres mais plus personnes ne va voir empiriquement sur le terrain ce qui se passe vraiment. Les philosphe comme celui qui était au débat d'Anne Marie Dusseault ne se comprenne pas eux-même. Des verbo-moteurs après 2 minutes y s'rappel même pu ou y s,en allait. N'Importe quoi.
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19:16 sur 19/03/2012
En tout cas, vous avez le mérite de mettre des idées sur la table. Un peu d'ouverture d'esprit ça fait du bien.

Mais, est-ce qu'il n'y aurait pas un danger d'augmenter le nombre d'étudiants qui étudieraient ici mais qui iraient faire carrière dans une autre province? Ils auraient le meilleur des deux mondes.
19:54 sur 19/03/2012
Je suis dans cette situation, mais aux États-Unis. Par souci d'équité, je crois qu'il suffirait d'ajouter une clause de remboursement post-étude si l'étudiant décide de travailler ailleurs. Mais la formule me semble bonne. Claude Carignan n'est pas le seul à avoir longuement réfléchi là-dessus, il y a des points communs avec une proposition faite par Jean-François Lisée. Bref, comment régler le problème du financement universitaire, mais sans accabler les étudiants pendant qu'ils sont vulnérables financièrement, c'est-à-dire pendant leurs études, où forcément moins de temps est disponible pour travailler et devrait en priorité être destiné aux études. C'est une solution constructive et fort pragmatique, chapeau!
22:43 sur 19/03/2012
Si nous avons des accords avec les autres provinces et même avec certains pays pour le prélèvement des sommes dues pour des constats d'infraction automobile, nous devrions pouvoir faire de même pour collecter ce qui nous est dû pour les études.
12:05 sur 20/03/2012
Est-ce qu'on pourrait aussi faire cela pour les frais médicaux?