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Les tribulations des vols aériens

14/09/2014 08:59 EDT | Actualisé 14/11/2014 05:12 EST

Si l'aviation se présente comme un moyen de transport à la fine pointe qui répond aux exigences de la modernité, je vous propose de lire les tribulations qui entourent un simple vol, sans escale, entre Montréal (YUL) et Barcelone (BCN), un vol de 7 heures.

Tout débute à l'aéroport de Montréal ! De Drummondville, il faut compter pas moins de deux heures de route un vendredi après-midi pour atteindre le lieu mystique à cause de la circulation dense et des travaux routiers.

Malgré les formalités préalables de réservation et de carte d'embarquement accomplies via l'internet ce qui permet, dit-on, de les accélérer, il faudra se taper une queue d'une heure et demie, pour atteindre le préposé à l'inscription d'Air Transat. Puis, près d'une autre heure pour les formalités de sécurité ! Par la suite, nous sommes contraints de marcher, marcher, et marcher et encore marcher pour atteindre la porte où se trouve l'avion. Pour un vieux de 73 ans, pourquoi faut-il que l'avion se dresse chaque fois à la porte la plus éloignée, la porte 55 ? Pourquoi le tapis roulant, qui m'apportera un répit, ne fonctionne-t-il jamais quand j'y suis ? Déjà, les jambes tremblent de faiblesse et la randonnée est pénible. Une autre queue m'attend pour accéder à l'avion.

Puis, quand tous les passagers sont bien assis, suffocants et les portes closes, l'aéronef restera sur place durant une heure pour permettre l'acheminement des bagages dans le ventre de l'appareil. On aurait pu y penser à l'avance, du moins avant l'embarquement.

Pourquoi faut-il aussi que, dans l'aéronef, les sièges soient espacés pour les nains ? Où mettre les jambes d'un grand bonhomme de 6 pieds comme moi? Avec l'incapacité d'y insérer les deux genoux ! Voici le confort rattaché à un billet de 1,183$ auquel il faut ajouter un 20$ à 25$ pour le choix du siège. Et un autre 40$ pour ajouter un six-pouces de confort pour les jambes. À cela, encore des frais supplémentaires pour une simple couverture afin de pouvoir endurer la climatisation toujours trop froide de l'appareil et somnoler quelques heures durant ! À ces commentaires, je me demande quelle économie réussit-on à rendre aussi insipide la nourriture ? Tous ces petits services normaux et habituels sont exclus pour être offerts dorénavant à frais ajoutés : façon évidente de masquer le prix réel. À l'arrivée à Barcelone, encore une fois, nous serons contraints à attendre une bonne heure pour récupérer les bagages. Et encore marcher, marcher et marcher toute la longueur d'un autre aéroport. Toute cette ribambelle d'inconforts a explosé à l'aller tandis que le retour a eu son attirail d'inconvénient itou !

Imaginez qu'à ce nouvel aéroport, entre chaque point de sécurité et de contrôles, il faut circuler à l'intérieur des magasins hors taxe. Est-ce là une nouvelle approche qu'aborderont les aéroports pour augmenter les revenus ? Et le chemin à suivre pour se rendre à la porte d'embarquement sera aussi long qu'à Montréal. La nomenclature des inconvénients serait redondante puisqu'il s'agit d'une répétition.

Au retour à Dorval, comme l'achalandage est au maximum de sa capacité et que le nombre de portes de débarquement est insuffisant, on utilisera les nostalgiques transbordeurs de Mirabel, tant conspués par Dorval. Sont-ils la solution temporaire de Trudeau. Et si l'aérogare Trudeau est déjà à plein rendement, comment résoudra-t-on son engorgement futur ?

Des agents de bord nous confiaient que Trudeau était l'aérogare qu'ils détestaient tant par les décisions que le fonctionnement. Comment le futur de l'aviation peut-il se bâtir sur tant d'anomalies ? Comment est-ce possible qu'à partir de Drummondville, il ait fallu 6 heures pour un vol de 7 heures. Sans compter le retour. La vitesse de plus en plus grande des appareils n'a aucune affinité avec l'arrivée terrestre et tous les inconvénients. L'organisation terrestre ne doit-elle pas prendre le pas sur les performances aériennes?

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