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Ces fanatiques qui font peur

28/03/2015 08:45 EDT | Actualisé 28/05/2015 05:12 EDT

Suite aux événements de Paris, et dans une autre mesure ceux de Saint-Jean et Ottawa, il serait bon de se rappeler que les «soldats d'Allah» sont implantés ici depuis plusieurs années.

Si dans les années 2000, l'objectif était de nuire à nos voisins du Sud, les paramètres ont changé et le fait que le Canada s'implique activement dans la lutte contre l'État islamique nous condamne à devenir de plus en plus vulnérables face aux menaces terroristes.

Quelqu'un se souvient d'Ahmed Ressam? Un homme vivant à Montréal et qui s'est fait arrêter aux États-Unis lors d'une tentative d'acte terroriste. Enquêteur à la retraite, j'avais assisté un réseau de télé qui s'était penché sur ce groupe ayant des ramifications en France et bien sûr au Moyen-Orient.

Qu'avaient en commun un coiffeur de la rue Ontario, servant de boite aux lettres aux cartes de crédit frauduleuses, un réfugié politique de la rue Masson, un vendeur de la rue Marseille, un chômeur et deuxième boite aux lettres de la rue Papineau et enfin, un importateur de la rue Malicorne? Ils partageaient le même ami, Ahmed Ressam. Bizarrement, d'un seul coup, tout ce beau monde s'était volatilisé suite à l'enquête.

Les techniques de recrutement étaient plus fermées, plus souterraines, plus ethniques et religieuses. Le temps était aux petites cellules impénétrables.

Depuis, l'islam radical évolue dans tous les pays du monde des «infidèles». La guerre que livrent les différentes factions radicales attire des jeunes de partout, des adolescents de plus en plus désabusés. Les techniques ont changé. Pourquoi faire le sale travail quand on peut le faire accomplir par d'autres? Les méthodes, elles, ne sont pas nouvelles. Endoctriner des jeunes désabusés est une façon imparable de forger des soldats indéfectibles tout autant qu'insensibles. Les dictateurs l'ont fait et le font encore.

Notre style de vie, sans autre but que le lucre, amène des cohortes de jeunes désabusés. Au Québec, nous avons foutu Dieu dehors et nous ne l'avons remplacé que par du pain et des jeux. Il n'est donc pas surprenant que des adolescents décident de suivre un nouveau phare, serait-il biaisé.

L'islam radical est un diktat et son message est clair. Si vous ne pensez pas comme nous, vous êtes contre nous. L'objectif étant d'islamiser la Terre, quels qu'en soient les coûts.

Présentement, le terrorisme mondial semble échevelé parce que des têtes brûlées décident d'entreprendre des actions mal préparées. À Paris, une attaque exécutée avec minutie se termine en queue de poisson, faute de moyens de dégagement. En Grande Bretagne, des «fous d'Allah» attaquent et tuent des militaires en restant sur place pour revendiquer leurs actes. Ailleurs, on fait exploser des enfants dans des foules, sans discernement. Au Québec, deux jeunes, semble-t-il dérangés, attaquent et tuent au nom de Dieu pour finalement tomber en martyrs.

Depuis ce temps, des dizaines de jeunes sont devenus des combattants volontaires. Embrigadés par des recruteurs islamistes convaincus, ils partent combattre exactement ce que nous représentons. Ces mêmes recruteurs clament haut et fort, ne pas être responsables des décisions prises par ces adolescents. Ne soyons pas naïfs, les dirigeants islamistes ne se soucient guère de la vie de soldats qu'ils ne connaissent pas. Comme le disait le roi Louis XIV : «faut savoir sacrifier les autres».

Oui, les nouveaux «soldats d'Allah» font peur. Non pas qu'ils soient musulmans, mais tout simplement fanatiques. Un fanatique quel qu'il soit est une personne dangereuse, car ne pas penser comme lui fait de vous un ennemi.

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