Claude Andre

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Le PLQ, un parti confisqué?

Publication: 03/08/2012 11:47

Jean Charest a commencé à marteler ses lignes de campagne : « Il s'agira de faire un choix entre deux visions de société », déclarait-il mardi dernier à Sherbrooke à l'occasion de la soirée d'investiture qui le confirmait comme candidat de cette circonscription.

Pour les non-initiés cela signifie que les Québécois auront le choix entre la vision libérale et celle du Parti québécois. Or plusieurs indicateurs montrent que, sous Jean Charest, ancien ministre conservateur au fédéral, le Parti libéral du Québec est devenu depuis quelques années une succursale non officielle du parti de conservateur canadien et de son chef Stephen Harper sur le plan idéologique.

C'est donc à un glissement de la doxa libérale vers l'idéologie conservatrice qui nous sera donné en spectacle au cours des quatre prochaines semaines qui précéderont les élections du 4 septembre.

Exit les idéaux centristes, voire de centre-gauche, qui sont traditionnellement associés au parti de Jean Lesage, René Lévesque et autres Claude Castonguay, le « père de l'assurance maladie », et place à la droite déguisée.

Wedge politics

Dès qu'il a obstinément refusé de rencontrer les étudiants au début du conflit que l'on sait, pour ensuite se moquer d'eux à la conférence sur le Plan Nord, il devenait clair que la stratégie du gouvernement serait celle de la wedge issue. C'est-à-dire la politique de la pomme de discorde qui a pour objectif de diviser l'électorat sur un enjeu émotif (avortement, armes à feu, peine de mort?) et ainsi mieux stigmatiser l'Autre.

Cette façon de faire de la politique, chère aux républicains aux États-Unis et au Reform Party devenu Conservative Party au Canada, n'était pas encore véritablement entrée dans nos mœurs québécoises auparavant.

Un exemple parmi d'autres de cette stratégie de la fissure sociale est cristallisé dans le film La conquête, où l'on voit clairement comment Nicolas Sarkozy a alimenté de toutes pièces la crise des banlieues en France pour se poser en redresseur de torts.

En déclarant devant les caméras qu'il fallait « nettoyer la racaille au Kärcher », l'ancien président conservateur savait, en évoquant ainsi la jeunesse issue de l'immigration maghrébine, qu'il embraserait les cités et que cela nécessiterait ensuite une intervention musclée. Ce que l'on pourrait aussi qualifier de stratégie du pyromane pompier. Une approche très efficace auprès des personnes vulnérables ou xénophobes.

Au Québec, terreau fertile de l'anti-intellectualisme triomphant, ce sont les étudiants qui jouent à merveille le rôle de l'Autre. Eux qui - quelle aubaine! - arborent en plus un symbole rouge habilement amalgamé à l'arnacho-communisme, synonyme de chaos. Il fallait compter ensuite sur le premier ministre pour habilement entretenir le climat de confrontation, notamment par la répression, les offres dérisoires et le mépris tactique.

Il semble opportun de rappeler qu'il existe un lien direct entre Sarkozy et Charest, qui se nomme Paul Desmarais. En effet, le PDG de Power Corporation du Canada est en partie responsable du retour en politique du premier et du passage de la scène fédérale à la scène provinciale du second.

Discours

Si sa stratégie de la wedge issue emprunte au populisme de droite (elle est également fort prisée par l'extrême droite tel le Front national en France), Jean Charest puise également dans les valeurs conservatrices traditionnelles.

Déjà, mardi dernier, à son assemblée d'investiture, il employait les mots « bon père de famille » et parlait de la « juste part » que chacun des cinq enfants de sa famille devait fournir lorsqu'il était gamin, comme de rapporter son assiette à la fin du repas. Ce qui, on en conviendra, est une volonté de séduire l'électorat plus âgé par les valeurs que sont le travail et la famille. Même chose pour l'association systématique de Pauline Marois à... la rue. Un effet de sens puissant, qui n'est pas sans évoquer l'image de la femme de petite vertu dans l'inconscient collectif. Ce qui peut signifier également, pour un certain électorat, les syndicats dans la rue, le trouble, etc.

Mais cette campagne conservatrice qui s'amorce, idée « grotesque » disait le Premier ministre il y a encore quelques semaines, a véritablement commencée avec l'adoption de la Loi 78 (devenue loi 12).

Dénoncée de toutes parts, notamment par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse parce qu'elle ne respecte pas les libertés individuelles, cette loi répressive qui sert aussi à baliser les déplacements du chef du PLQ pendant l'actuelle campagne n'est certainement pas une loi libérale dans son essence, mais plutôt une loi crypto-réactionnaire que l'on peut, encore une fois, associée davantage à la droite qu'au centre.

Et si la droite joue habituellement la carte de l'identité nationale et des symboles qui rappellent l'ordre et la tradition (on n'a qu'à penser aux tableaux de la reine de Harper), Charest, qui a absolument besoin de l'électorat anglophone et allophone, ne peut instrumentaliser à son avantage lesdits symboles dans leurs déclinaisons québécoises.

Qu'à cela ne tienne, il s'emploiera, comme il a d'ailleurs commencé à le faire, à se vautrer dans la légitimité de l'État afin d'éviter le discrédit et l'opprobre inhérents à son bilan désastreux. Cet État, arbitre du bien et du mal qui transcende les luttes partisanes, en guise de vernis moral. « Je représentais la loi et l'ordre face au bruit et à la fureur de la foule assoiffée de sang », nous dira-t-il en substance entre deux recours à la prosopopée. C'est-à-dire cette figure rhétorique, cette manière de parler au nom de la personne absente, morte ou disparue. En la présente, c'est la prétendue « majorité silencieuse » qui permet de susciter un consensus en empruntant à l'alchimie de l'oracle (lire, de l'ecclésiastique), soit celui qui parle au nom de tous en sa qualité de représentant de l'universel.

Finalement, le dévoilement de trois nouveaux candidats libéraux, le 29 juillet dernier, qui sont en fait d'anciens élus de l'ADQ du raz-de-marée de 2007, vient ajouter à cette forte tendance droitiste sans compter la présence de trois policiers parmi les candidats. Law and order...

Et nous n'avons pas parlé ici, ce sera pour une prochaine fois, des politiques économiques idéologiquement de droite appliquées par le gouvernement Charest, dont celle de l'utilisateur/payeur qu'il tente tant bien que mal de faire avaliser par la population québécoise.

Qu'on se le dise une fois pour toutes : un vote pour le PLQ sera de facto un vote pour un parti confisqué par un irréductible conservateur plus sensible aux idées libertariennes qui prônent un retrait de l'État dans l'économie que de celles des interventionnistes à la Adam Smith ou John Maynard Keynes. Des grands penseurs qui ont construit les fondements du véritable libéralisme.

Vous avez dit imposture?

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  • Jean Charest - Parti libéral du Québec

    Né à Sherbrooke le 24 juin 1958 Marié, père de trois enfants Formation en droit. Admis au Barreau du Québec en 1981. Avant d'entrer en politique: pratique le droit à Sherbrooke Entrée en politique: en 1984, candidat pour le Parti progressiste-conservateur du Canada dans Sherbrooke. Élu député fédéral lors des élections générales à l'âge de 26 ans. <strong>Carrière politique: </strong> Au fédéral, il est nommé ministre d'État à la Jeunesse en 1986 à l'âge de 28 ans. Devient le plus jeune membre d'un cabinet fédéral. Il est ensuite ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur, leader adjoint du gouvernement, président du Comité parlementaire spécial pour le projet de résolution d'accompagnement à l'Accord du lac Meech, ministre de l'Environnement, ministre de l'Industrie et des Sciences, vice-premier ministre, candidat au leadership du Parti progressiste-conservateur du Canada en 1993, chef du Parti progressiste-conservateur, vice-président du Comité national des Québécois pour le Non pendant la campagne référendaire au Québec en 1995. Au plan provincial: il devient chef du Parti libéral du Québec en avril 1998 et chef de l'opposition officielle en décembre de la même année, il est assermenté comme premier ministre du Québec le 29 avril 2003, de nouveau le 18 avril 2007 et le 18 décembre 2008.

  • Pauline Marois - Parti québécois

    Née à Québec le 29 mars 1949 Mariée et mère de quatre enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social, Université Laval et maîtrise en administration des affaires (MBA) aux HEC, Université de Montréal Avant d'entrer en politique: consultante budgétaire, responsable du service animation, coordonnatrice du cours en assistance sociale, directrice générale d'un CLSC, attachée de presse, consultante, directrice de cabinet, professeur à l'Université du Québec à Hull <strong>Carrière politique</strong>: députée de La Peltrie de 1981 à 1985, puis députée de Taillon de 1989 à 2006, puis députée de Charlevoix depuis 2007. Elle a été ministre d'État à la Condition féminine, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, présidente du Conseil du trésor, ministre des Finances et ministre du Revenu, ministre responsable de la Famille, ministre de l'Éducation, ministre de la Famille et de l'Enfance, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre de l'Industrie et du Commerce, vice-première ministre.

  • François Legault - Coalition avenir Québec

    Né à Sainte-Anne-de-Bellevue le 26 mai 1957 Marié, père de deux enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires (comptabilité publique), MBA en finances des HECAvant la politique: directeur du marketing chez Québécair, cofondateur d'Air Transat en 1986, en devient le pdg jusqu'en 1997. Administrateur de sociétés comme Provigo, Culinar, Sico. Fellow de l'Ordre des comptables agréés du Québec. <strong>En politique</strong>: élu député péquiste de Rousseau en novembre 1998. Réélu en 2003, 2007 et 2008. Ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Éducation et aux Jeunes, ministre de l'Éducation, ministre d'État à l'Éducation et l'Emploi, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En 2011, il fonde un nouveau parti, la Coalition avenir Québec.

  • Françoise David - Québec solidaire

    Née à Montréal en 1948 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social (organisation communautaire) de l'Université de MontréalAvant la politique: travaille en service social dans le quartier centre-sud de Montréal, coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Elle organise notamment la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» et la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000. <strong>En politique</strong>: porte-parole du mouvement Option citoyenne, puis porte-parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006. Candidate pour Québec solidaire en 2007 et 2008 dans Gouin où elle termine deuxième.

  • Amir Khadir - Québec solidaire

    Né le 12 juin 1961 à Téhéran, en Iran. Immigre au Québec à l'âge de 10 ans. Marié et père de trois filles. <strong>Formation</strong>: baccalauréat en physique Université de Montréal, maîtrise en physique Université McGill, doctorat en médecine Université Laval, spécialité en microbiologie-infectiologie Université de MontréalCarrière avant la politique: médecin microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur à Lachenaie. A fait partie de la Coalition des médecins pour la justice sociale, a fait des missions pour Médecins du monde en Irak, en Afghanistan et en Palestine. A présidé le conseil d'administration du SUCO. <strong>Carrière politique</strong>: candidat du Bloc québécois dans Outremont en 2000, candidat de l'Union des forces progressistes dans Mercier en 2003, premier député élu de Québec solidaire dans Mercier en 2008

  • Jean-Martin Aussant - Option nationale

    Né à Sorel-Tracy le 1er juin 1970 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires et études en actuariat, Université Laval; maîtrise en sciences économiques, Université de Montréal; études au doctorat en analyse économique, Université Autonoma de Barcelone, Espagne. Avant d'entrer en politique: agent de recherche au CIRANO, vice-président Morgan Stanley Capital International, gestionnaire de portefeuille principal, Investissements PSP. <strong>Carrière politique</strong>: élu député de Nicolet-Yamaska aux élections générales du 8 décembre 2008 sous la bannière du Parti québécois. Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers de développement économique, institutions financières, commerce international. Il quitte le Parti québécois en juin 2011, siège comme indépendant, puis annonce la création d'Option nationale.

  • Répartition des 125 sièges à la dissolution de l'Assemblée nationale

    Parti libéral du Québec (forme le gouvernement): 64 députés Parti québécois (forme l'opposition officielle): 47 députés Coalition avenir Québec: 9 députés Option nationale: 1 député Québec solidaire: 1 député Indépendants: 2 députés Circonscriptions vacantes: 1 (Bourassa-Sauvé) <strong>Résultats du scrutin du 8 décembre 2008</strong> Parti libéral du Québec: 1 366 046 votes (42,08 %) Parti québécois: 1 141 751 votes (35,17 %) Action démocratique/Équipe Mario Dumont: 531 358 votes (16,37 %) Québec solidaire: 122 618 votes (3,78 %) Taux de participation: 57,43 % ou 3 295 914 votes Bulletins valides: 3 246 333 ou 98,5 %

 
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Jean Charest a commencé à marteler ses lignes de campagne : « Il s'agira de faire un choix entre deux visions de société », déclarait-il mardi dernier à Sherbrooke à l'occasion de la soirée ...
Jean Charest a commencé à marteler ses lignes de campagne : « Il s'agira de faire un choix entre deux visions de société », déclarait-il mardi dernier à Sherbrooke à l'occasion de la soirée ...
 
 
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10:28 sur 21/08/2012
Au sujet de l'apparente contradiction entre le glissement vers la droite néolibérale et l'engraissement de l'appareil étatique qui viendrait le contredire, je suis tombé sur cet excellente analyse publiée dans la Presse.http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201208/20/01-4566680-du-neoliberalisme-vraiment.php
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21:21 sur 07/08/2012
Belle démonstration et j'ajouterais que l'ennemi c'est aussi Montréal. Cette division a largement débordé le cadre amusant des équipes de hockey (quand il y en avait une à Québec).
Une fois que les mentalités se sont habitués à ce climat de dénigrement processus de ressentiment chacun peut y aller de ses récriminations contre l'Autre. Nous avons une belle équipe (maire + radio) à Québec pour détester Montréal et n'avoir de cesse de faire monter les enchères en exigeant toujours plus de bébelles ou en dénonçant la dépravation et le laxisme qui règne dans la métropole.

Le citoyen en région finit par croire que c'est dangereux de visiter Montréal. En faisant ainsi le PLQ s'assure d'une clientèle plus large en région traditionnellement plus réticente à appuyer le PLQ
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dredesch
08:39 sur 07/08/2012
C'est tout le paysage politique du Québec qui a pris un virage à droite au cours des 20-25 dernières années. Je vous ferai remarquer que Lucien Bouchard était aussi un ancien conservateur, quelles que soient ses convictions indépendantistes. Et ses successeurs ont continué dans la même veine.

Il aura fallu la crise étudiante pour que le PQ sorte (un peu) du paradigme de "Québec Inc." Je comprend que votre texte était centré sur l'évolution du parti libéral provincial, mais il faut se rappeler que cette évolution s'inscrit dans un mouvement plus large qui a vu la création de l'ADQ-CAQ et le glissement vers la droite du PQ.

Quant à ceux qui disent que Charest n'est pas un "vrai" conservateur parce qu'il a augmenté le déficit sans vraiment réduire l'importance de l'appareil d'État, je leur rappelle que les conservateurs de Harper nous ont donné nos plus gros déficits de l'histoire, notamment parce qu'ils ont réduit les revenus du gouvernement par leurs généreuses baisses d'impôt pour les plus riches et les corporations. Tandis qu'au États-Unis, ils ont réussi à mettre l'économie américaine quasiment à genoux par une augmentation sans précédent des dépenses militaires couplées à des baisses d'impôts pour les plus riches qui ont amputé le budget américain de milliers de milliards de dollars.
16:20 sur 11/08/2012
Vous avez raison selon moi dans l'ensemble et la seconde phrase de votre second paragraphe explique mon intention.
21:53 sur 06/08/2012
J'ai lui avec intérêt vos propos et j'en ai eu le dos glacé. Dans les faits, on oublie souvent que monsieur Charest est un «Conservateur» qui s'est déguisé en «Libéral», mais il n'a jamais rien eu du Libéral comme idéologie. À tout le moins, c'est un individu EXTRÊMEMENT PUISSANT et je n'aimerais pas travailler pour cet individu. C'est le genre de gars qui va tout faire pour sauver sa peau d'abord et pour ce qui est de la peau des autres, il s'en fout éperdument. D'ailleurs il y a beaucoup de têtes qui sont tombées autour de lui et aucune n'a eu droit à des «funérailles». Elles sont tombées comme dirait l'autre au champ d'honneur en voulant servir le Roi.

La crise étudiante actuelle me laisse bien songeur. C'est plutôt difficile de comprendre comment un groupe de notre société en arrive à faire autant de «troubles et dégâts» pour une simple augmentation de tarifs qui de toutes façons doivent l'être comme bien d'autres services gouvernementaux. Qu'est-ce qu'il y a en dessous de ce dossier? Qui sont aussi derrières les étudiants pour les pousser à autant de désobéissance?

L'avenir au Québec et du Québec commence à faire peur et on arrive pas voir poindre à l'horizon des gens forts qui pourraient remettre le Québec dans un meilleur état de fonctionnement comme on le ferait pour un véhicule d'un certain âge qui aurait besoin d'une bonne mise au point.
Gilles Pelletier, Québec
13:43 sur 06/08/2012
« Or plusieurs indicateurs montrent que, sous Jean Charest, ancien ministre conservateur au fédéral, le Parti libéral du Québec est devenu depuis quelques années une succursale non officielle du parti de conservateur canadien et de son chef Stephen Harper sur le plan idéologique... » CA

Dans ce cas...
Pouvez-vous expliquer pourquoi les libéraux de Charest ont augmenté la pauvreté des Québécois de 2,4 $ milliards l'an, par l'augmentation de la TVQ de 2 %, de 7.5% à 9.5% ?...

Au lieu d'augmenter l'épargne des Québécois de 2,4 $ milliards, comme l'a fait Stephen Harper en baissant la TPS de 2 %, de 7% à 5%.

Est-ce ça, la succursale du PCC ?

SP
16:21 sur 11/08/2012
Lisez Dredesh plus haut.
13:25 sur 13/08/2012
Vous ne voulez pas nous dire pourquoi, Charest et ses libéraux ont fait exactement le contraire de Harper et le PCC ?

C'est tout de même gentil de nous dire quel est le pékiste qui vous a convaincu du contraire de la réalité. Alias « dredesch ».

Voici un bout de citation très intéressante…
« les conservateurs de Harper nous ont donné nos plus gros déficits de l'histoire, notamment parce qu'ils ont réduit les revenus du gouvernement par leurs généreuses baisses d'impôt pour les plus riches et les corporations. «dredesch» »

Ce qui est étonnant ici, c'est qu'il ne fait pas la démonstration que les revenus du gouvernement Harper ont baissés, à cause des baisses d'impôt pour les plus riches et de combien. Une arnaque typique des socialistes du PQ.

Mais le plus étonnant, est que... Charest et les libéraux ont fait exactement le contraire de Harper et du PCC. Hé oui !... Ils n'ont pas accordé de baisses d'impôt aux riches et aux corporations. Ils ont plutôt augmenté les revenus de la taxe de vente de 2,4 G$ l'an et les revenus d'une nouvelle taxe santé de 1,1 $ l'an.

Pourtant... Charest et les libéraux sont incapables de résorber le déficit budgétaire du Québec de 3,3 G$ l'an et plus, malgré toutes les hausses imposées, depuis 2008. Curieux, non ?...

SP
11:41 sur 05/08/2012
Quelle introduction pour moi.

Éloquent, bien informé et intéressant.

Bravo et surtout, encore !
16:22 sur 11/08/2012
Merci.
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JeanFrancoisMauger
Blogueur au Huffington Post Québec
22:23 sur 04/08/2012
Merci ! Un bonheur de vous lire !
11:07 sur 05/08/2012
Ca peut faire le bonheur d’un partisan qui cherche à conforter sa position, mais les propos de Claude André ici comportent d’énormes lacunes et d’interprétations tout a fait douteuses. Lacune comme de ne pas offrir aux lecteurs la différence entre le Parti progressiste-conservateur du Canada au sein du quel Charest a œuvrer, et officiellement dissous en 2003, et le présent Parti conservateur de Stephen Harper qui lui campe beaucoup plus a droite. La différence n’est pourtant un détail même si les deux partis peuvent être identifiés de centre droit.

Et pour donner une idée a quelque point Charest ne se situe pas du tout au centre droit mais bien au centre gauche, la fonction publique sous sa gouverne est passé de 512,00 fonctionnaires a quelques 560,000….
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JeanFrancoisMauger
Blogueur au Huffington Post Québec
11:26 sur 05/08/2012
Vous dites: "Charest ne se situe pas du tout au centre droit mais bien au centre gauche" et vous parlez d'erreur d'interprétation...! Charest à gauche ??? Franchement...
16:23 sur 11/08/2012
Appelez vite Gilbert Rozon, il a sûrement du travail pour vous.
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ToMo OhKa
Lanceur,Frappeur Ambidextre/Pitcher,Switch Hitter
02:26 sur 04/08/2012
Je suis partisan Conservateur Fédéral...

Je déteste le Parti Libéral provincial et tous ses agissements.

"...sous Jean Charest, ancien ministre conservateur au fédéral, le Parti libéral du Québec est devenu depuis quelques années une succursale non officielle du parti de conservateur canadien et de son chef Stephen Harper sur le plan idéologique."

Ceci sont de pures conneries. Le parti Libéral est un horrible parti; le comparer aux conservateur serait de la pure folie.
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05:51 sur 04/08/2012
Je ne m'en vanterais pas !
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Fineyoung
13:07 sur 05/08/2012
Je suis partisans conservateur également et j'aime particulièrement le fait qu'ils tiennent leurs promesses.

pas Charest, Il a reculé sur l'essentiel c.a.d, la diminution de la taille de l'état. La hausse des frais de scolarité. L'abolition du no fault , la reingénérie de l'état. liste est est enre plus longue.
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20:22 sur 03/08/2012
M,André , en plein dans le mille c'est tellement bien exprimé ,vous confirmé bien ce que beaucoups de blogueur pense, d'ailleurs j'avaient une autre confirmation de `` Robert Barbaris - Gervais`` La vision de jean charest va contre l'intéret de la majorité des québécois``` et en peut en rajouté ``libéreaux. net et j'ai vraiment été surpris dans `` colusion et corruption`` voir normand lester dépeindre à quel point que la corruption étaient omni- présente appuyer des dire d'un mafieux de la sicile au cours de son voyage, autant quand italie.
16:24 sur 11/08/2012
Merci pour votre commentaire.
19:51 sur 03/08/2012
Brillante analyse, M. André! Merci de nous en faire bénificier.

Lorsque vous mentionnez le lien qui existe entre Sarkozy et Charest, à savoir le PDG de Power Corp, j'aimerais ajouter à votre brochette le tandem Sirois-Legault.

Je n'ai jamais eu d'intérêt pour les Libéraux, mais je pense qu'il est pertinent de mentionner qu'il existe toujours au sein de ce parti un joyau oublié qui pourrait redonner au PLQ ses lettres de noblesse, en les éloignant de la dérive conservatrice de Charest. J'ai nommé Pierre Paradis. Mine de rien, cet homme n'a jamais cessé de croire aux valeurs libérales, ce qui lui a valu d'être relégué à l'arrière-banc par le chef conservateur. C'est regrettable, car je me souviens de lui comme d'un excellent Ministre de l'environnement. S'il succédait à Charest, il serait un adversaire politique redoutable, car il a la sympathie de la population, y compris la mienne, même si je fais partie du camp adverse.
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19:43 sur 03/08/2012
- Je vois plutôt les libéraux comme une compagnie, tu suis pas la ligne....4% et une promotion au privée pour crosser ton prochain. S'cuser..

- Les Péquistes comme une assembles de cuisine, avec tout ce que celas comporte. J'aime les party de cuisine, tout le monde peut s'exprimer.
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18:56 sur 03/08/2012
Jean Charest n'est pas un aussi grand stratège que cela. C'est vraiment la théorie des complots.
20:52 sur 03/08/2012
Vous croyez qu'il est seul dans cette affaire et qu'il ne défend pas certains "intérêts" qui ont ce qu'il faut en termes de stratèges et de stratégies. Êtes-vous aussi naïf ou faites-vous semblant ?
21:51 sur 03/08/2012
Tout le monde sait que Charest n'est que la marionnette de Desmarais... Il faut tout leur dire à ces libéraleux...
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07:29 sur 04/08/2012
Ben voyons. Marionnette de Québécor, des Conservateurs, de Desmarais, du lobby de l'énergie.
Quand on est la marionnette de tout le monde, on est la marionnette de personne.
17:49 sur 03/08/2012
Merci de nommer les choses par leur nom-
Le libéralisme n'est pas connu, Charest est habile avec ces dangereux glissement sémantiques.
Les Québecois semble bien un petit peuple quand il exprime aussi bien son manque d'éducation-
La polarisation que le PLQ fait avec son slogan est des plus abominables- L'électorat libérale est interpellé avec les vieux classiques la peur, l'ignorance mais plus que jamais, la désinformation.

Dans le royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
On le lit si bien dans les commentaires :)

Chapeau Mr André
20:16 sur 03/08/2012
Stephen Harper n'a peut-etre meme jamais osé réver d'une aussi belle opportunité d'alimenter le conservatisme au QC avec la crise étudiante.
Il y a t-il une déclaration de Harper sur ces évenement d'alleurs?
Les silences, qq fois, en dise bien long
16:24 sur 11/08/2012
Merci à vous M. Pare
17:49 sur 03/08/2012
Malgré que je ne suis pas d'accord avec la comparaison de Harper, très bonne analyse. Charest a déjà le vote des anglophones, allophones et des gens d'affaires (qui se font graisser la pate par Ti-Jean). Il ne reste plus qu'à obtenir le vote des esprits faibles du Québec en profitant de la crise étudiante.