Christine Fréchette

RECEVEZ LES NOUVELLES DE Christine Fréchette
 

Suggestion pour un gouvernement responsable

Publication: 22/05/2012 09:47

Pourquoi voulait-on hausser les droits de scolarité déjà? Ah oui! Pour accroître les revenus des universités. Parfois, on perd de vue l'objectif quand les esprits s'échauffent. Bon alors, puisqu'il s'agit essentiellement d'une question d'argent, eh bien, parlons argent.

Notre gouvernement pourrait-il nous informer de son estimé des dépenses à venir, du fait de l'adoption de sa loi spéciale? Combien d'argent des contribuables est-il disposé à 'investir' dans la gestion de cette crise qu'il vient d'aggraver?

Assurément, le gouvernement a fait préparé un estimé des impacts financiers de sa loi spéciale. Tout gouvernement responsable agit de la sorte lorsqu'il adopte des lois.

Au cas où il aurait oublié, voici un petit aide-mémoire, non exhaustif bien sûr, des coûts que cet estimé devrait notamment inclure :

- les frais liés aux salaires des nombreux corps policiers qui vont devoir travailler sans relâche dans les multiples espaces publics et établissements d'enseignement;
- les frais que devront assumer nos hôpitaux pour s'occuper des futurs blessés;
- les frais que notre système de justice devra encourir pour le traitement des dossiers des manifestants qui vont se faire arrêter au cours des prochains mois;
- les frais des avocats qui seront mandatés pour contrer la contestation de la loi par les étudiants, tout comme les frais des juges qui devront statuer sur cette cause;
- les pertes liées aux taxes non perçues par le gouvernement dans les nombreux commerces situés aux abords des manifestations;
- les frais de réparation des biens publics qui auront été endommagés durant les manifestations, tout comme les frais de nettoyage de ces lieux;
- les dédommagements qui seront versées aux personnes victimes des impacts de la crise;
- les pertes qui seront liées à l'industrie du tourisme;
- sans oublier les frais des firmes de relations publiques qui recevront le mandat de conseiller le gouvernement dans le cadre de sa gestion de crise...

Soulignons que ces coûts devront être estimés pour une période de plus de treize mois puisque la loi 78 ne viendra à échéance qu'en juillet 2013.

Maintenant, si le gouvernement souhaite réellement régler le problème de revenus des universités, il n'a qu'à annoncer qu'il convertira le montant estimé des coûts de sa loi 78 en investissements dans les universités québécoises.

Les universités auront ainsi les rentrées d'argent souhaitées, la hausse des droits de scolarité sera assumée pour les années à venir par le gouvernement, plutôt que les étudiants et l'argent des contribuables aura été utilisé à des fins constructives.

Une telle solution serait si simple. Ca prendrait simplement un bon comptable, n'est-ce pas M. Legault?

 
Suivre Du Québec
Pourquoi voulait-on hausser les droits de scolarité déjà? Ah oui! Pour accroître les revenus des universités. Parfois, on perd de vue l'objectif quand les esprits s'échauffent. Bon alors, puisqu...
Pourquoi voulait-on hausser les droits de scolarité déjà? Ah oui! Pour accroître les revenus des universités. Parfois, on perd de vue l'objectif quand les esprits s'échauffent. Bon alors, puisqu...
 
 
Les commentaires sont clôturés pour cette entrée.
Afficher tout
Favoris
Date de publication  | 
Popularité
20:29 sur 23/05/2012
Ce n'est absolument pas une question d'argent mais d'équité et de responsabilisation. Même si les finances de la province étaient en surplus, les droits de scolarité ne sauraient être gratuits parce qu'un service ça se paye, parce que mes parents et moi-même avons payé pour les choix scolaires qui ont été faits, parce que ce n'est pas à toute la société à payer pour scolariser une minorité, parce que 20 000$ de dettes en fin d'université, cela n'aura pas été un endettement mais un investissement qui pourra être remis avec entente habituelles en peu de temps compte tenu de tous les revenus qui entreront pendant 30 ans d'exercice ou de travail, enfin parce que c'est devenu ridicule de toujours vouloir faire payer les autres en décidant de passer une décennie assis le cul à l'université pour un bacc, et un autre bacc, et une maîtrise et peut-être un petit doctorat avec ça.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
spaceknife
09:20 sur 24/05/2012
Monsieur, l'éducation est le meilleur investissement qu'une société peut faire dans son futur et pas une dépense.

Pour ce qui est de "passer une décennie assis le cul à l'université pour un bacc, et un autre bacc, et une maîtrise et peut-être un petit doctorat avec ça"

Ça s'appelle la science , ça s'apprend à l'universite, ça se fait pendant la plus belle pèriode de sa vie, la jeunesse, et c'est très difficile .

Je présume que vous n'y êtes jamais allé, moi non plus, mais j'ai vu mon fils faire du 7 sur 7 à étudier pendant des années pour être ingénieur et je sais ce que ça représente comme sacrifice et ceci pendant la plus belle période de sa jeunesse .

La contribution étudiante, c'est ça et c'est suffisant dans une société moderne qui a à coeur sa population.
17:08 sur 24/05/2012
Après tous les crédits d'impôts fédéral et provincial, les remboursement de TPS et TVQ, les crédits pour frais de scolarité, etc, après 5 ans, l,augmentation réelle aura été de 1056$, et non de 1625$.
Qu'un étudiant investisse 20 000.$ dans son instruction, il remettra ces prêts en un rien de temps, compte tenu de la rémunération qu'il aura pendant des décennies. Ça , c'est son choix, sa responsabilité et non pas celle de toute la société.
03:42 sur 23/05/2012
Vous utilisez 3 fois le mot "estimé" dans le sens d'estimation. Par ailleurs, dans cette phrase, un infinitif a été mis au passé : "Assurément, le gouvernement a fait préparé [sic] un estimé [sic] des impacts financiers de sa loi spéciale." Sans rancune ?
19:30 sur 22/05/2012
Si je suis votre logique si votre enfant menace de brisé toute les fenêtres de la maison pour avoir le dernier jouet à la mode vous aller lui acheter le jouet parcequ'il coûte moin chère que changer les fenêtres. tout comme le propriétaire de bar qui donne une cote a la mafia local pour de la "protection"...
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
KenKo
15:22 sur 22/05/2012
Christine, pour une analyste, vous n'avez pas démontré beaucoup d'analyse dans votre commentaire. Est-ce que le role du gouvernement pour plier face à la première révolte d'une minorité des étudiants ou n'importe quel groupe d'interêt? Est-ce qu'on doit tolérer les règlement des différends entre le gouvernement et certaines parties d'interêt se fasse aux urnes ou à la rue? Votre analyse économique a-t-elle pris en compte la contribution fait presentement par les contribuables ou est-ce que votre article fondé sur les revendications de gratuité scolaire tel que reclamé par les étudiants? Et pourquoi? Ou est-ce que vous être une analyste qui a fait trop de propagande pour les idéologues parce que c'est plus payant?
10:20 sur 22/05/2012
Votre commentaire ne tient pas la route dans la mesure où une telle loi est fixée dans le temps, contrairement à la hausse qui elle, est récurente. Ce qui veut dire que si la loi coûte 100$ cette année (ce montant n'est que pour qu'on se comprenne) et que la hausse des frais de scolarité est aussi de 100$, la loi ne va pas au-delà du 1 an tandis que le coût de la hausse s'accumule au fil des ans et donc, elle sera de 200$ l'année suivante, puis de 300$ ect.. Donc, une fois cumulée, la gestion de la loi n'aura coûté au total que 100$ tandis que la hausse aura été de 500$. Je ne veux pas vous manquer de respect mais je ne vous engagerais pas comme comptable.
11:36 sur 22/05/2012
Faut pas faire de leçon comptable à une idéaliste. le monde est bien trop beau pour s'en remettre aux simples calculs.