Cedric Lizotte

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Portland, Maine, où la pluie ne s'arrête jamais

Publication: 10/06/2013 15:44

Lorsqu'on ne passe que quelques heures -- deux nuits, par exemple -- à un endroit précis, il devient difficile de tout visiter et de se faire une bonne idée de la vie vécue par les habitants dudit endroit. Il est également très difficile de rendre sous forme d'un blogue les aspects de la vie de tous les jours des locaux qui sont prédominants: ils ne sont que prédominants durant les quelques heures durant lesquelles on a été présent dans leur ville.

Cette tâche s'avère d'autant plus ardue lorsque chaque misérable minute passée dans cet endroit se fait sous une pluie battante.

C'est exactement comment s'est déroulée ma fin de semaine à Portland, au Maine.

Le billet se poursuit après la galerie

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Dès notre arrivée, la chose qui habitait notre esprit par-dessus tout, c'est le sentiment fringant d'avoir une bonne pinte de bière froide à la main.

Et, arrivant deuxième avec quelques centièmes de seconde de retard à la ligne d'arrivée, l'envie irrépressible d'avoir des fruits de mer frais dans le gorgoton. Premier arrêt: J's Oyster.

Ici, la fraîcheur des huitres est irréprochable. Après en avoir essayé quelques-unes, on se lance dans un autre type de mollusque: les palourdes steamées au beurre fondu. Un délice...

La bière parfaite pour accompagner ces douces grignotines est une bière locale, très houblonnée et similaire à la Sam Adams: la Shipyard en fût. Elle est surprenante pour une bière américaine: elle goûte quelque chose!

Le chemin entre Montréal et Portland est plutôt sinueux et la soirée s'achève chez J's. Il serait donc temps de se trouver un hôtel pour la nuit. Je demande à la serveuse si elle ne saurait pas où nous pourrions nous loger. Celle-ci prend l'initiative d'appeler à un hôtel à proximité. Une chambre, double occupation, avec une salle de bains partagée? D'accord. Merci Madame!

Une fois arrivé au Inn at St John, les sens sont immédiatement violentés: la quantité impressionnante de décorations, le papier peint style baroque et les corridors-labyrinthes donnent le tournis. À partir de la cage d'escalier, il est possible de voir un corridor sinueux avec un papier peint mauve et blanc; en tournant la tête, on voit un deuxième corridor, celui-ci en pied-de-poule rose et gris; puis, on fait quelques pas vers l'avant -- dans une cage d'escalier, rien de moins -- et on tombe sur un troisième corridor, celui-ci décoré d'un papier peint noir et blanc mal posé et d'un tapis rouge foncé avec des formes devant représenter des fleurs. Dans chaque corridor se trouvent de petits secrétaires datant probablement des années 20, ornementés gracieusement de bibelots tous aussi laids les uns que les autres. On ne se surprendrait pas de voir surgir Michèle Richard en tournant le coin tellement tout est baroque.

Une nuit cauchemardesque? En effet.

 

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