Cedric Lizotte

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À Goa, tout va

Publication: 10/07/2013 11:33

En Inde, la plus petite province est aussi la plus riche. Goa, côte paradisiaque sur la mer d'Arabie et enclave indo-portugaise dans un pays indo-anglais, n'a que si peu à voir avec le reste de l'Inde.

La meilleure qualité de vie de toute l'Inde. Les meilleures infrastructures de tout le pays. Une industrie touristique aussi importante pour les Indiens que pour les étrangers. Le minuscule aéroport de Goa reçoit des vols directs de Moscou, St-Pétersbourg, Londres, Manchester, Kiev.

À Goa, tout va

Trois dollars pour une bouteille de 750 ml de rhum Old Monk. Des clubs où les femmes boivent gratuitement et à volonté. Une centaine de kilomètres de plages. Des auberges de jeunesse à l'Européenne, des hôtels de toutes les gammes, des restaurants où les locaux tentent de servir de la bouffe occidentale, et plusieurs petits villages charmants côte à côte.

Des hippies, de motards, des mafieux, des vacanciers; drogues, prostitution, alcool. Le paradis de la fiesta, finalement.

Puisque Goa était une colonie portugaise - à l'opposé du reste de l'Inde, qui était colonisée par les Anglais - on trouve plusieurs églises catholiques sur le terrain. Et un des plats régionaux uniques est le vindaloo, un plat habituellement fait de porc.

(Le texte de Cédric Lizotte continue sous l'album photos)

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À Goa, les touristes russes saouls se promènent en scooter toute la journée, les hippies australiens boivent des milkshakes au haschisch et les touristes indiens demandent à prendre des photos avec les femmes blanches sur la plage, les faux instructeurs de yoga tentent d'attirer des baigneurs et les promoteurs de bars veulent attirer les jeunes dans leur établissement.

La plage, attrait principal du bureau de tourisme, devient rapidement secondaire: la fête, l'alcool et le farniente sont les principales activités des visiteurs.

Des partys de musique électronique tous les soirs et la MDMA en quantité industrielle sur la plage; des touristes indiens qui ont trop bu vomissent et geignent sur Tito's Lane; des maquereaux russes et des pushers africains tentent de vendre leurs putes et leur coke; des chauffeurs de taxi cherchent les fêtards les plus saouls pour multiplier le tarif du retour à la maison.

Et tout ça se fait de manière consentante, entre adultes heureux de l'absence totale de règles.
Parce qu'à la maison, il y a une règle pour tout. Vous pensez à faire quelque chose? Il y a probablement un règlement qui le proscrit.

Pas à Goa.

À Goa, tout va.

 

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