LES BLOGUES

On ne peut pas tous se permettre de tout laisser tomber pour réaliser nos rêves... ou peut-on?!

16/01/2015 10:47 EST | Actualisé 18/03/2015 05:12 EDT

Vous l'avez sûrement déjà entendu, on vous l'a sûrement déjà demandé. La question existentielle par excellence : qu'est-ce que tu veux «vraiment» faire de ta vie? Qu'est-ce qui te rendrait «vraiment» heureux? Cette question n'est pas simple... parce qu'il y a une grande différence entre « ce que j'aimerais vraiment faire» (exemple : aller élever des chèvres en montagne) et «ce qui me convient de faire et qui paye mes factures». Ce n'est vraiment pas la même chose!

Récemment, une connaissance a quitté son emploi pour aller faire quelque chose du genre. Pas d'élever des chèvres, mais quelque chose, disons-le comme ça, qui ne rapportait pas gros du point de vue monétaire mais qui rapportait sûrement très gros du point de vue de la qualité de vie. Les réactions suite à son annonce étaient mitigées : quelques-uns étaient impressionnés et admiratifs, s'exclamant que «c'est bien de suivre son instinct et de choisir de faire ce qu'on aime vraiment!», et d'autres, comme moi, étaient sous le choc. C'est bien beau vouloir faire ce qu'on aime (je ne connais personne qui dirait le contraire!), mais comment fait-on pour en vivre? Tout ça nous a donc amenés à réfléchir sur notre propre vie et surtout, sur nos priorités.

Conclusion simpliste : on peut tous, dans les faits, quitter notre emploi pour aller élever des chèvres en montagne, mais, en réalité, peu d'entre nous sont prêts à sacrifier leur style de vie pour pouvoir faire ce qu'ils «aiment vraiment». C'est aussi simple et aussi plate que ça. On dirait qu'on doit choisir entre : l'emploi qu'on occupe et notre beau condo, ou, notre emploi et nos sacro-saintes vacances annuelles.

On ne peut pas tout avoir, certes, mais, aussi plate et aussi «conventionnel» que ça peut avoir l'air, et je serai la première à l'avouer; je ne suis pas prête à sacrifier mon style de vie pour faire, disons, du blogue à temps plein. Je me sentirais probablement, oui, plus « épanouie», plus complète et réalisée en tant que personne, mais je devrais tellement couper sur mes habitudes et mon train de vie que non, au final, je ne serais pas plus heureuse de «faire ce que j'aime vraiment».

Sommes-nous prisonniers de notre train de vie? Absolument! Dans de rares cas, certaines personnes peuvent se permettre de tout faire mais sinon, la triste réalité, c'est que la vie coûte chère et que si on ne réussit pas à vivre de sa passion, il faut faire des compromis.

Mon compromis (et celui de plusieurs autres j'en suis sûre) est le suivant : je fais ce que «j'aime vraiment»... à temps perdu : je blogue, j'aide avec le marketing et les relations publiques pour la compagnie de mon conjoint, je prends des contrats à la pige, etc. Et aussi j'ai un emploi à temps plein, qui me convient, et qui me permet de profiter de la vie et de mon temps libre. C'est possible de tout faire, il suffit d'être réaliste, de connaître ses forces et d'en tirer profit et aussi, de ne jamais négliger de faire ce qu'on aime. Et surtout, ne jamais oublier que notre bonheur, on peut aussi le trouver en dehors des «heures de bureau»...!

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