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Les 6 étapes de la confiance en soi

26/11/2014 09:12 EST | Actualisé 26/01/2015 05:12 EST

La confiance qu'on a ou non en soi-même est souvent représentative de notre confiance dans les autres ou dans la vie. Quand on y regarde de près, on réalise que beaucoup d'entre nous, font très peu confiance.

Comme nous n'avons pas tous grandi dans le même terreau et que nous avons vécu des expériences marquantes différentes, nous nous retrouvons avec des « lots de confiance en nous-mêmes » bien distincts. Certains semblent avoir une grande confiance en eux, d'autres très peu. La bonne nouvelle, c'est que la confiance, ça se construit !

Des gens consultent fréquemment pour améliorer leur confiance en eux. On manque de confiance pour des choses qui peuvent sembler bien anodines, par exemple, pour exprimer un malaise qu'on vit à notre conjoint(e) ou à un parent. Je ne parle même pas de la confiance requise pour demander une augmentation à notre patron ; même si en fait, c'est du même ordre.

Une des nos défensives favorites, quand nous sommes conscients de ce dont nous avons besoin pour nous sentir mieux, est la banalisation de notre besoin qui devient une excuse pour ne pas passer à l'acte. « Ah, ce n'est pas si pire, je peux m'arranger » ou encore : « Je suis habitué, il y a des gens dans des situations plus difficiles que la mienne, etc. ».

On peut aussi être tellement coupé de notre propre ressenti, tellement gelé de l'intérieur qu'on ne sait tout simplement pas ce qui pourrait nous faire du bien, ce dont nous aurions besoin.

Pour beaucoup d'entre nous, il est risqué de se dévoiler, de se divulguer. Comme si on allait perdre une parcelle de nous-mêmes. On craint parfois que ce qu'on va révéler ne soit un jour récupéré contre nous, ou que la personne à qui on se dévoile ne nous juge, etc.

Les petits enfants ont naturellement confiance dans la vie et dans les autres. Si on manque de confiance, c'est souvent parce qu'étant enfant notre confiance a été trahie, abîmée. Les réactions tourmentées ou dénigrantes des adultes autour de nous ont généré la peur et l'anxiété dont nous souffrons aujourd'hui.

Ces blessures psychiques, même si elles sont fréquentes, n'en sont pas pour autant négligeables. Elles laissent des marques indélébiles sur une multitude d'aspects de nos vies, qui sont vécues de façon étriquée et retenue par la méfiance et la peur.

Alors, comment récupérer cette confiance perdue ? L'est-elle à jamais ?

Non, elle n'est pas perdue à jamais, mais il y a un prix à payer pour la retrouver, pour se défaire des puissantes introjections qui nous leurrent; de ces fausses lois qui règnent sur nos vies.

Ce prix ? Le risque. Oser prendre le risque d'agir malgré les discours mensongers de notre mental, agir malgré nos peurs. C'est qu'en regardant le réel à travers le prisme déformant de nos peurs, nous sommes convaincus qu'elles vont se réaliser. Surtout si on va dans le sens de ce qu'on porte en soi d'accomplir pour grandir et se dépasser.

Pour que la confiance naisse en nous-mêmes, il faut d'abord accueillir avec bienveillance le fait qu'on a peur, qu'on se sent vide et sans assurance, qu'on manque de cran. Déjà le fait de le voir est un pas dans la bonne direction.

Avoir confiance en soi signifie avoir la capacité de sortir de notre zone de confort. Ça veut dire développer notre capacité d'agir nonobstant les craintes. Bien entendu, je ne parle pas ici de témérité aveugle ou d'imprudence. Je parle d'avoir l'audace d'être soi-même, tel qu'on est situé, avec notre gêne, nos maladresses, nos balbutiements et tout compte fait, notre humanité. Oser être vulnérables et se laisser voir, pour réaliser ce qu'on porte en nous de faire, de donner et de recevoir.

Il arrive que ce qu'on porte de faire soit d'exprimer à une personne qu'on aime, un différent, une peur, une tristesse, une blessure. Mais la peur de perdre l'amour de cette personne, ou de simplement être vu par elle dans notre sensibilité, nous fait taire et nous maintient dans l'isolement.

La confiance naît du risque pris avec conscience et courage, en faisant fi du discours du mental qui, par ses projections et son imaginaire négatif, nous injecte des craintes qui nous maintiennent en place.

Comme dans tout nouvel exercice, un premier succès est porteur de sa dose de confiance. Confiance sur laquelle on pourra par la suite, à nouveau prendre appui - si on s'en souvient.

Voici donc les étapes de la confiance en soi :

  • Avec bienveillance envers soi-même, prendre conscience de notre besoin (besoin de poser un geste, d'exprimer quelque chose à quelqu'un, etc.) ;
  • Sans jugement envers ce qu'on ressent, nommer et identifier nos peurs ;
  • Prendre les risque d'aller dans le sens de ce qu'on porte de réaliser, avec nos craintes, sans rêver qu'elles disparaissent par magie. Elles disparaîtront une fois que nous aurons pris le risque. Le problème survient quand on s'empêche d'agir justement parce qu'on a peur. Le secret est d'accepter que la peur soit là, mais de ne pas la laisser diriger les opérations ;
  • Apprécier les résultats de notre action en se rappelant de la frousse que nous ressentions avant d'agir;
  • Noter l'expérience en détail pour s'en souvenir ;
  • Recommencer !

Ce n'est qu'à force de répéter consciemment les prises de risques pour soi-même que nous allons, par des expériences vécues, faire croître la confiance en nous-mêmes et remplacer l'introjection qui nous maintient dans l'immobilisme et l'insatisfaction par la confiance et la sensibilité envers nous-mêmes.

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