Caroline d'Astous

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Du Québec en Afrique: l'appel de l'aventure

Publication: 13/04/2012 07:00

Étudiante à l'université, je rêvais de visiter l'Afrique. De connaître ces gens et la culture de ce continent. L'Afrique de l'Ouest, plus précisément, me fascinait. J'étais habitée par un désir de découverte, de dépaysement, mais aussi de vivre une expérience unique. La totale, diront certains.

Ce désir a été comblé en 2002, lors d'un stage improvisé à Dakar, au Sénégal. J'y suis restée plus de trois mois. Des liens amicaux ont été noués et consolider en devenant la marraine de l'enfant d'un collègue, où j'ai fait mon stage. Son nom : Aminata. Elle va avoir neuf ans ce printemps.

Le wolof - dialecte local

Ce voyage m'a tellement charmé que j'y suis retournée en 2008. Impossible à l'époque de communiquer avec la petite. Le wolof - le dialecte local - et l'arabe étaient ses premières langues, bien avant le français. Mes notions de wolof étaient pour ma part oubliées. Dommage!

Les enfants du couple m'ont re-baptisé Maïmouna, homonyme de la grand-mère. Le geste a quelque chose de charmant. Symbolique surtout.

«Tu es un peu africaine maintenant», m'ont-ils dit.

À moi de leur répondre en utilisant la sagesse des proverbes africains : «Le léopard ne se déplace pas sans ses taches», dis-je, le cœur toujours bien encré au Québec.

Malgré des séjours dans trois pays frontaliers du Sénégal, mon désir de découvrir l'Afrique n'a jamais été satisfait. Et, j'ai toujours dit à mes amis sénégalais : «À bientôt!».

Quand l'actualité sénégalaise a retenu l'attention au début de l'année 2012, avec l'élection présidentielle notamment, je me suis dit simplement : «Je pars !».

Pays d'arrivée : Dakar, Sénégal.

Date de retour : Indéterminée.

Mes bagages : Un sac à dos, une caméra, un ordinateur, et mon chien (husky).

Objectif : Multiples et indéterminés.

But : Ressentir l'Afrique.

Ça va faire un mois que je suis arrivée. Les heures passent vite... même ici.

Je peux maintenant communiquer avec la petite Aminata. L'autre jour, elle m'a dit fièrement : «J'ai appris le français à l'école. Mais si tu restes chez moi (Sénégal), tu vas devoir apprendre le wolof... et je vais t'apprendre.»

«Bien certainement», ai-je répondu.

Maintenant que l'installation est complétée, j'ai envie de vous faire voyager à travers des textes, des vidéos, des photos, ou de simples petites anecdotes.

Je vous offre mes yeux pour vous permettre de découvrir. Y'a plus qu'à imaginer !