Célébrer en 2012 le jubilé d'une tête couronnée est aussi contemporain que, disons au hasard, souhaiter la pendaison d'un meurtrier ou empêcher les journalistes de poser des questions à des élus.
C'est tellement plus facile de frapper aveuglément sur l'administration de Luc Ferrandez que de voir ce qui va bien. Déclarer pêle-mêle que c'est le « capharnaüm », que les gens ne « sont pas bienvenus », qu'il n'y a « pas de stationnement », que c'est une « horreur » et qu'on « détruit des rues commerçantes» est totalement irresponsable et tellement loin de la réalité.
Je rappelle qu'avec le nouveau projet de loi Harperien, les autorités pourront avoir accès aux informations d'un client d'un fournisseur de services Internet sans avoir besoin de l'approbation d'un juge. Big Harper is watching you, you, you et moi itou!
On entend peu parler de la Grèce au Québec. Il est vrai que Star Académie a repris du service, que le Canadien joue avec nos nerfs et que le printemps hâtif annonce plutôt le retour du barbecue que l'avènement d'une nouvelle révolution tranquille. On aurait pourtant, il me semble, encore beaucoup de choses à apprendre de ce berceau de notre civilisation. Ne fusse que pour ne pas nous retrouver nous aussi à la merci des créanciers d'un emprunt qui ne nous a jamais profité.
Avec le projet de loi C-31 conservateur sur l'immigration donnant au ministre des ultra-pouvoirs discrétionnaires pour renvoyer les demandeurs d'asile et les résidants permanents dans leurs pays, la terre de nos aïeux est en train de devenir celle de leurs adieux.