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Pierre Luc Brisson

Étudiant aux cycles supérieurs, Études classiques (UdeM)

Âgé de 24 ans, ayant évolué notamment dans le milieu de la politique active tant sur la scène provinciale que fédérale, je poursuis présentement des études de cycle supérieur auprès du Centre d'études classiques de l'Université de Montréal. Auteur de l'essai Après le printemps, publié à l'automne 2012 (Essais libres), je suis également collaborateur occasionnel à l'émission Plus on est de fous, plus on lit! sur les ondes de la Première chaîne de Radio-Canada.

S’engager dans le débat public, réfléchir, critiquer, argumenter, c’est là l’essence même de l’action citoyenne et c’est ce que je tente de faire, tous les jours. Écrire et discuter, échanger des idées, ce sont là des moyens de continuer le débat ou, du moins, de le susciter… C’est sur le site du Huffington Post Québec que j'ai le privilège de partager mes réflexions depuis plus d'un an. L’essayiste Christopher Hitchens écrivait que l’essence du libre esprit ne résidait non pas dans ce que l’on pensait, mais bien dans la façon dont nous réfléchissons. Espérons donc que dans ce même esprit, nous saurons élever le débat et faire progresser les idées. Au plaisir de vous lire!
PC

PQ : l'offensive identitaire

La récente offensive identitaire du gouvernement Marois n'est pas que négative. En effet, si elle s'articule essentiellement autour de la nouvelle Charte, elle met aussi de l'avant un renforcement des cours d'histoire nationale au niveau collégial.
15/09/2013 06:42 EDT
PC

La charte des valeurs québécoises, sur le fond et sur la forme

Ça y est, le débat sur les «valeurs québécoises» est lancé. Car c'est bien ce dont il s'agit, du «lancement» d'un ballon d'essai, d'une sonde politique servant à prendre le pouls des Québécois sur un sujet sensible, que l'on sait sujet aux dérapages et à l'enflure verbale.
26/08/2013 11:22 EDT
AP

Le déclin de l'empire américain

Si l'on conjecture depuis des années sur le déclin économique et politique de l'Empire américain, il convient d'ores et déjà de constater que son déclin moral et éthique est bel et bien entamé. Il faut, et vite, dénoncer ces politiques sécuritaires, et ce, au nom même de cet idéal « occidental », démocratique et humaniste, porté par tous ceux qui l'ont autrefois défendu.
30/06/2013 11:19 EDT
Flickr: James Cridland

«Ici» l'insignifiance

RÉTRO 2013 - «Ici» ne signifie rien. «Ici» ne représente rien (sinon ce que Radio-Canada a su bâtir). «Ici» fait résolument entrer la SRC dans le monde des télédiffusions privées et commerciales. Ici l'insignifiance.
05/06/2013 01:15 EDT
Myriam Lefebvre

Les « parasites » de J-Jacques Samson

Si quelqu'un avait encore besoin d'être convaincu de l'état de décrépitude professionnelle et intellectuelle de certains grands médias québécois, il n'a qu'à lire - subir - la chronique de J-Jacques Samson, publiée dans les pages du Journal de Montréal et du Journal de Québec le 15 février dernier, pour constater cette troublante réalité. Dans un court texte dont les relents méprisants demeurent persistants, quelques heures encore après sa lecture, monsieur Samson s'en prend aux « parasites » de l'ASSÉ et aux étudiants qu'ils représentent...
18/02/2013 03:46 EST
PC

L'ASSÉ a raison

L'objectif du gouvernement Marois est désormais clair. Avec l'atteinte, à vitesse grand V, du déficit zéro, le gouvernement péquiste veut être en mesure de se présenter devant l'électorat avec un budget équilibré et un consensus imposé au milieu universitaire, et ce, avant la fin du printemps. Or, en faisant l'économie de la nécessaire réflexion qui s'imposait après le printemps étudiant, le gouvernement ne fait que repousser une problématique qui, elle, ne se résoudra pas d'elle-même.
14/02/2013 10:49 EST
PC

Le «tripotage» de la démocratie

Ceux qui, hier, étaient prêts à accueillir les députés déçus de l'ADQ, tiennent aujourd'hui la ligne dure face à ceux qui voudront tourner casaque. Or il est difficile de ne pas voir dans ce projet de loi autre chose que l'expression d'une volonté revancharde, comme l'écrivait Mathieu Bock-Côté, suite à l'épisode des députés démissionnaires qui ont bien failli couler le leadership de Pauline Marois il y a plus d'un an.
10/01/2013 11:59 EST
AFP

Ont-ils une patrie?

Si l'argent et la fortune n'ont pas de frontières, ceux qui ont décidé d'en faire leurs seuls maîtres doivent comprendre qu'une citoyenneté vient avec des droits, mais aussi des devoirs envers l'État, de même qu'envers tous nos concitoyens qui sont eux aussi garants de notre sort personnel. Si, comme Depardieu, l'on pousse le cynisme jusqu'à aller demander une citoyenneté qui nous est complètement étrangère, on se doit aussi collectivement de réaffirmer qu'une citoyenneté s'acquiert, mais qu'elle peut aussi se retirer. Et cela, aucune fortune ne pourra le racheter.
04/01/2013 01:13 EST
Alamy

Quand Radio-Canada propage la parole des "soldats de Dieu"

Hier soir, Radio-Canada diffusait, dans le cadre des Grands reportages, un « documentaire » intitulé « Les soldats de Dieu » et portant sur le mouvement chrétien évangélique qui, depuis de nombreuses années déjà, gagne beaucoup de terrain dans les Amériques, et ce, jusqu'au Québec. Là où le « documentaire » choque, c'est qu'il s'agit en réalité d'une véritable « info-publicité » pour le mouvement évangélique dans laquelle aucun intervenant extérieur aux évangéliques, sauf un, n'a droit de cité.
11/12/2012 12:54 EST
PC

Petite politique

Dans les dernières années, nous avons pu voir un gouvernement défendre jusqu'au seuil du ridicule l'ancien ministre Tomassi, aujourd'hui accusé de fraude et d'abus de confiance. Nous avons également vu une ministre dîner en compagnie de membres présumés du crime organisé, sans que cela n'émeuve les membres de l'ancien gouvernement libéral. L'opposition libérale, qui se levait jadis pour applaudir Tony Tomassi, vient de faire tomber la tête d'un ministre à qui l'on reproche de ne pas avoir payé son loyer. Visiblement, l'indignation et le sens moral sont à géométrie variable au Salon de la race ...
29/11/2012 11:40 EST
SRC

Denis Coderre: les risques du vide

Denis Coderre est un personnage en soi. C'est une évidence que de le dire. Celui qui s'est bâti une stature publique par son franc-parler et par une habile mise en marché sur les médias sociaux est désormais pressenti comme candidat potentiel à la mairie de Montréal, en novembre 2013. Il ne s'en cache pas lui-même, faisant durer inutilement le suspense sur une nouvelle qui n'en est plus une, démultipliant les entrevues (Larocque-Lapierre, Tout le monde en parle) afin de ne pas annoncer sa non-candidature, tout ceci donnant naissance à des scènes quelque peu incroyables où des intervieweurs usent de contorsions langagières, de questions détournées afin de soutirer un semblant de réponse ou quelques idées au futur candidat. Idées qui ne viennent pourtant pas.
12/11/2012 02:44 EST
CP

Corruption et éthique politique: nous sommes tous responsables!

Il n'y a rien de satisfaisant à voir le maire de la première ville au Québec quitter ainsi, sous l'opprobre public. Non pas que je crois que Gérald Tremblay soit une victime, mais dans cette crise que traverse le monde politique québécois, la responsabilité est en réalité partagée, tant par les politiciens que par la population québécoise. Nous sommes tous responsables de l'état misérable de nos institutions publiques et de la probité de notre classe politique qui, au fond, n'est que le reflet de nos propres choix.
06/11/2012 10:25 EST
WikiMedia:

Chris Hedges: Voir l'Amérique autrement

Chris Hedges était de passage cette semaine à Montréal afin de présenter la version française de son ouvrage,The Death of the Liberal Class. Ancien correspondant de guerre et ex-journaliste au New York Times, récipiendaire du prix Pulitzer en 2002, il figure parmi les critiques les plus acerbes de l'élite libérale américaine et de sa mainmise économique et politique sur les principaux leviers du pouvoir.
19/10/2012 07:00 EDT
PC

Financement universitaire: voir au-delà des chiffres

Peut-on vraiment espérer bâtir une société privée de philosophes, de sociologues ou d'historiens? Une société privée de chercheurs dont les travaux les mènent à développer une vision globale de notre expérience collective, une analyse sur le long terme qui ne peut qu'être utile lorsque vient le temps, par exemple, de se pencher sur nos rapports à l'autre, comme ce fut le cas avec la Commission Bouchard-Taylor.
10/10/2012 01:57 EDT
CP

Martineau et Durocher: de mal en pis

Hier, Richard Martineau et Sophie Durocher ont pondu deux billets (si l'on peut qualifier de «billets» des opinions désarticulées lancées à la volée et tenant respectivement en neuf et sept phrases) qui passeront à l'histoire comme autant de chefs-d'œuvre de vacuité intellectuelle et d'argumentation déficiente. Réagissant au tollé soulevé par le soutien de Rona Ambrose à la motion sur le statut juridique des fœtus, nos deux chroniqueurs y sont allés d'une charge à fond de train contre ceux qu'ils accusent de vouloir instaurer une pensée unique, défendant le droit de madame Ambrose de voter en son âme et conscience
28/09/2012 10:13 EDT
Getty Images

États-Unis 2012: Les faucons démocrates

Lors de son élection en 2008, les progressistes américains s'étaient enthousiasmés à l'idée de voir le premier président noir entrer à la Maison blanche. Cela était d'autant plus emballant que ce président avait sous le bras un agenda audacieux dont l'objectif était, entre autres, de restaurer l'image des États-Unis de par le monde, mise à mal par la politique unilatéraliste et agressive de George W. Bush. Or, quatre années plus tard, et aux yeux de bons nombres d'observateurs, la politique extérieure et militaire du président démocrate non seulement s'inscrit dans la lignée de son prédécesseur, mais sur bien des points, elle aura été poussée à un nouveau niveau de violence et de secret.
17/09/2012 11:56 EDT
CP

Le PQ face à lui-même

La courte victoire d'hier (moins de 1% de différence avec le PLQ, quatre sièges d'écart) a un goût doux amer ce matin, d'autant plus avec les événements tristes et déplorables du Métropolis. Cette victoire n'offre pas au PQ les marges de manœuvre nécessaires à la réalisation de son programme. Surtout, les résultats décevants d'hier traduisent bien l'état d'esprit d'une population et d'un électorat souverainiste peu enthousiasteset qui peinent encore à se reconnaître dans le parti qui formera le prochain gouvernement et ce, malgré neuf années de règne libéral. Aujourd'hui, alors qu'il est appelé aux commandes, le PQ se doit de faire un premier bilan politique.
05/09/2012 11:14 EDT
SRC

Recteurs: un courant d'air de 300 000$

Alors que la grève étudiante se répandait sur les campus universitaires et que des dizaines de milliers de manifestants battaient le pavé à Montréal comme ailleurs au Québec, nos recteurs, pourtant à la tête de nos établissements d'enseignement et donc les premiers concernés par la crise, se sont démarqués par leur discrétion. Tout au plus se sont-ils contentés, à deux ou trois reprises, d'ânonner la ligne officielle du gouvernement sur quelques plateaux de bulletins de nouvelles. Peur de sortir du rang?
29/08/2012 09:23 EDT
Montage AFP/PC

Débat des chefs: l'éducation grande perdante

Après une passe d'armes verbale de deux heures, où l'on a su ce que disait ou ne disait pas le rapport Moisan, où l'on a débattu du nombre de médecins nécessaires à notre réseau, de la loi 10 ou de la posture envers le gouvernement fédéral, force est de constater qu'il n'y a qu'une seule grande perdante du débat d'hier soir : l'éducation. L'éducation pour laquelle plus de 200 000 étudiants ont battu le pavé le printemps dernier. L'éducation qui, de l'avis de tous, devrait être LA priorité pour une société qui se veut ancrée dans la réalité du XXIe siècle. L'éducation, faut-il le rappeler, pour laquelle nous sommes en élection cet été, après le conflit historique qui a agité les cégeps et les universités du Québec.
20/08/2012 11:42 EDT
CP

Triste Legault

Statistiques Canada nous révèle que, sur une période allant de 1976 à 2011, le taux d'emploi actuel des jeunes Québécois est parmi l'un des plus élevés au pays. Dans la propre génération de monsieur Legault, ce taux atteignait, en 1976, 50,7%. Il est désormais de 57,7% chez ces jeunes qui ne « pensent qu'à la belle vie », deux points au-dessus de la moyenne canadienne, cinq points au-dessus du taux de nos voisins ontariens. Chez les 25-44 ans, il est aujourd'hui de 81,7%, alors qu'il n'était que de 67% à la douce époque de monsieur Legault, où l'on connaissait le vrai sens des mots « travail » et « effort ».
14/08/2012 12:02 EDT