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Nicolas Paquet

Étudiant, UdeM

Étudiant à la maîtrise en urbanisme, Institut d’urbanisme, Université de Montréal, également étudiant en philosophie, Université Laval.
CP

La rhétorique de la violence

Le mot «violence» est ainsi devenu un buzzword. Il crée un écran, détourne des enjeux, permet toutes les manipulations affectives de l'opinion publique. C'est bien cela qu'il reste aux puissants, la manipulation, lorsque se dissipent l'aura de leur pouvoir et l'apparence de consensus. En grands titres, pouvons-nous lire, dans les différents quotidiens : «Manifestations étudiantes dans le calme». Comme si la chose devait étonner! Comme si l'essentiel se jouait là! Incidemment, le mot «calme» est devenu le nouveau gage de la légitimité politique dans la bataille pour l'opinion publique. Or, a-t-on jamais fait reculer un gouvernement dans le «calme»? Qu'avons-nous, nous, Québécois et Québécoises, avec cette obsession de la «tranquillité» lorsque, pourtant, rien ne va plus?
13/03/2012 12:21 EDT