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Michel Seymour

Professeur de philosophie à l'Université de Montréal

Michel Seymour est professeur titulaire au département de philosophie à l'Université de Montréal. Il est notamment l’auteur de Pensée, langage et communauté (1994) La nation en question (1999), Le Pari de la démesure (2001), L'institution du langage (2005) et Profession : philosophe (2006). En 2008, il a fait paraître chez Boréal De la tolérance à la reconnaissance. Une théorie libérale des droits collectifs, qui s’est mérité le prix du livre 2009 de l’Association canadienne de philosophie et le prix Jean-Charles Falardeau 2010 de la fédération canadienne des sciences humaines. Il vient de faire paraître en 2013 Une idée de l’université. Propositions d’un professeur militant.
PA

Un autre argument pluraliste contre le projet de loi 60 - Michel Seymour

Pour plusieurs personnes vivant au Québec, le rapport à la religion est une affaire d'appartenance communautaire. C'est notamment le cas de certains sikhs, de certains juifs et de certains musulmans. C'est la raison pour laquelle les signes sont requis. Ils marquent aux autres leur lien à une seule et même communauté d'appartenance.
04/02/2014 01:07 EST
PC

Un parti conservateur au pouvoir à Québec - Michel Seymour

Comme le gouvernement conservateur à Ottawa, le gouvernement Marois est cachotier et ne veut pas révéler les avis juridiques exprimés au sujet de sa charte des valeurs. Comme les conservateurs, les péquistes font usage d'une rhétorique populiste anti-intellectualiste.
22/01/2014 12:12 EST
CP

Pour un Québec laïque et pluraliste - Michel Seymour

Les mesures visant à assurer la neutralité de l'État et sa séparation avec la religion sont certes importantes, mais ce ne sont que des mesures subordonnées aux visées essentielles de la laïcité que sont les principes du respect de la liberté de conscience et de l'égalité de chaque personne.
15/01/2014 12:14 EST

Les raisons philosophiques qui justifient le rejet de la Charte des valeurs - Michel Seymour

Que penser de l'interdiction des signes religieux ostentatoires dans la fonction publique? L'interdit confiné aux personnes en position d'autorité qui exercent un pouvoir de coercition pourrait lui-même ne pas passer le test des tribunaux. Un interdit semblable, généralisé à l'ensemble de la fonction publique serait a fortiori encore plus évidemment rejeté par les tribunaux. Alors, pourquoi s'engager dans cette voie?
27/11/2013 12:02 EST
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La majorité claire - Michel Seymour

Le gouvernement conservateur, tout comme le gouvernement libéral avant lui, a décidé de remettre en question la règle du 50% +1 voix, comme interprétation du principe démocratique. Ils attaquent aujourd'hui la loi 99 et appuient Keith Henderson en Cour supérieure. Dans ce texte, je rassemble quelques arguments pour défendre la règle.
03/11/2013 09:40 EST
CP

Légalité et légitimité de la sécession du Québec - Michel Seymour

Le Gouvernement fédéral vient d'ouvrir avec Keith Henderson une chicane constitutionnelle sur ces deux fronts, lui qui exhortait sans cesse le Québec de ne pas recommencer les vieilles chicanes. Je traite de la première question cette semaine et je traiterai de l'autre la semaine prochaine.
25/10/2013 12:33 EDT
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La Charte des valeurs québécoises : une affaire de droits individuels ou de droits collectifs? - Michel Seymour

Nous revoilà en 2013, encore en train de reproduire un même fossé, surgissant cette fois-ci entre les laïcistes stricts et les laïcistes inclusifs. Il y a ceux qui critiquent la charte des valeurs et qui ne tiennent pas compte du besoin d'affirmation nationale des Québécois, et ceux qui en tiennent compte, mais qui rejettent toute forme de reconnaissance des identités minoritaires au nom de la laïcité, en associant toute reconnaissance de ce genre au modèle multiculturaliste canadien.
16/10/2013 11:54 EDT
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Le «nous» québécois - Michel Seymour et Léa Couture-Thériault

L'État n'est pas sorti de la chambre à coucher des gens pour rien. Ce n'est surtout pas le temps d'aller fouiner dans leur garde-robe. Le « nous » québécois n'a rien à voir avec l'exclusion des signes religieux. Comme le faisait fort justement remarquer Jacques Parizeau, jamais dans l'histoire du Québec n'avons-nous interdit le port des signes religieux. Le « nous » ne doit être ni souverainiste ni fédéraliste, il doit être consensuel.
10/10/2013 10:16 EDT