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Marc-André Robert

Historien et bibliothécaire, Professeur en documentation au Collège de Maisonneuve

Marc-André Robert est doctorant en histoire à l'Université Laval. Il détient une maîtrise en histoire de l'Université de Sherbrooke (2009) ainsi qu'une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l'information (2010). Il a notamment travaillé, en 2009, comme historien au projet d'édition des débats parlementaires reconstitués à l'Assemblée nationale du Québec, puis, en 2010, sur l'exposition itinérante "Révolution tranquille: une vision d'avenir" de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, à titre de consultant à la recherche et de Conservateur-adjoint. Depuis 2009, il occupe également les fonctions de Responsable du développement Web et de Webmestre chez Philanthropie Québec, un projet de recherche affilié à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM. Ses recherches actuelles en histoire portent sur le cinéma gouvernemental québécois paru entre 1930 et 1980, sur la propagande cinématographique au Québec et au Canada, ainsi que sur les rapports entre le cinéma et l'histoire. Il travaille actuellement à la réécriture de son mémoire portant sur le cinéma documentaire de l'abbé Maurice Proulx pour une publication prochaine. Récemment, il a contribué au collectif Duplessis: son époque, son milieu (Septentrion, 2010) ainsi qu'à la revue Séquences (no 262, 2009).
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Cette Histoire politique qui doit aussi s'apprendre au cinéma

« Or, actuellement, ce qui s'offre [au grand écran] aux Québécois passionnés d'histoire [politique], qui veulent cultiver leur ''Je me souviens'', ce ne sont pratiquement que des récits états-uniens. » Ces mots de l'éditorialiste Antoine Robitaille dans les pages du Devoir de mardi, faisant suite au dossier sur l'histoire au cinéma publié dans l'édition du weekend dernier, font état d'une réalité (l'absence du cinéma politique de fiction au Québec) qui en cache une autre. Celle d'une ignorance face à notre histoire politique et nationale.
21/02/2013 12:47 EST
PC

Le très Honorable Jacques Parizeau... ce <i>nobody</i>

En écoutant la radio mardi dernier, j'ai réalisé que Jacques Parizeau est un nobody pour bien des gens. Un nobody dont l'opinion vaut autant que celle de n'importe qui. Est-ce simplement une extension du peu de reconnaissance sociale que l'on témoigne envers nos aînés? Il y a quand même quelque chose d'indécent là-dedans. On devrait collectivement accorder plus de mérite aux interventions de nos anciens premiers ministres (péquistes). D'abord parce qu'il est sain et souhaitable qu'ils participent toujours au débat public. Mais aussi parce qu'ils disposent d'une incroyable expérience politique et publique qui ne peut être que bénéfique.
14/02/2013 04:01 EST
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Pour éviter la fascisation de la culture

Le chroniqueur Éric Duhaime commentait hier sur Facebook l'analyse du rapport coûts/recettes du cinéma québécois produit entre 2010 et 2012 publiée dans Le Journal de Québec. Cette étude révélait, entre autres, le coût total des subventions accordées aux productions, de l'ordre de 180 millions $, ainsi que les recettes aux guichets. En s'improvisant maître à penser dans le domaine comme lui seul sait le faire, Duhaime clamait que la « soviétisation de notre culture se poursuit [et que nos] artistes se transforment, lentement mais surement, en fonctionnaires de la subvention. »
07/02/2013 10:15 EST
CP

Jean Charest et l'usure du pouvoir

Jean Charest occupe les fonctions de premier ministre depuis le 29 avril 2003. Dans quelques jours, cela fera 9 ans qu'il dirige le Québec et ses destinées. Trop long ou pas assez, c'est selon. Mais s'il remporte les prochaines élections, on pourra certainement parler dorénavant du règne Charest. L'histoire l'intronisera à ce club sélect de dirigeants politiques québécois accros du pouvoir qui ont, chacun et à leur façon, marqué le Québec des 100+ dernières années par des mandats (continus ou interrompus) plus que décennaux.
27/04/2012 10:47 EDT
PC

Étudiants boursiers et grévistes

Candidats à la maîtrise et au doctorat en fin de parcours, nous sommes en outre de ceux que la hausse n'affectera pas, ou si peu. Nous serons sortis de l'université bien avant 2017, année où elle atteindra 1 625$. Et pourtant, nous avons choisi de nous engager dans la grève étudiante actuelle, et ce pour trois raisons.
04/04/2012 12:50 EDT
Flickr: abdallahh

La culture prend la poussière

Au moment du démantèlement de l'Office du film du Québec, l'ensemble de ses collections cinématographiques et de ses archives ont été remises aux Archives nationales du Québec. Heureusement, dirait-on. Or depuis, elles dorment paisiblement, sinon pour se faire réveiller à l'occasion par des chercheurs (comme moi...). À une époque qui carbure littéralement aux émissions et téléséries à caractère historique, on a là un trésor culturel inouï.
09/03/2012 08:15 EST
PA

S'inspirer de l'histoire pour s'affirmer (enfin!) et clore le débat

On l'entend souvent celle-là. Que la hausse proposée est "raisonnable", "juste". Pour faire passer la pilule, pour relativiser. Oh, parce qu'on relativise beaucoup dans ce dossier. Toujours par rapport aux autres universités canadiennes, à la moyenne canadienne. Le Québec est bon premier au Canada au chapitre de l'accès aux études universitaires, mais il faut travailler à réduire cette avance. C'est la survie du système scolaire qui en dépend!
23/02/2012 01:08 EST
CP

Une corporation des historiens du Québec, au plus vite!

La récente polémique entourant la publication d'une biographie officielle (et commandée!) du premier ministre libéral Robert Bourassa par le romancier (j'insiste!) Georges-Hébert Germain et la réédition d'un essai biographique à saveur pamphlétaire du même homme politique par le politologue et journaliste Jean-François Lisée, au-delà des écueils éditoriaux insignifiants, pose une série de questions fondamentales justement quant au rôle, au savoir et à la place de l'historien dans notre société.
17/02/2012 11:58 EST