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Joseph Elfassi

Photographe, vidéaste et animateur

Joseph Elfassi est photographe, vidéaste et rédacteur pigiste à Montréal depuis l'obtention de son baccalauréat en journalisme à l'UQAM en 2008. Il a travaillé pour le site web de V Télé, le blog de Petit Petit Gamin, Branchez-Vous.com et bombe.tv. En 2012, il quitte pour Toronto animer une émission sur le cinéma à TFO.
AP File

Toronto en trois temps

À Toronto j'ai finalement pleuré devant un ami, passé une soirée au bureau à regarder la soirée électorale américaine et fait des avances maladroites à une fille qui a passé le reste de la soirée à me pointer du doigt. J'ai fait une promesse, marché saoul dans la rue, payé trois loyers, juré dans les bus bondés... bref, j'ai commencé à vivre.
05/12/2012 11:12 EST
CP

Journal d'un francophone à Toronto

Presque tout employé de TFO vit un rapport particulier avec la langue. Mon caméraman d'Ottawa subissait des railleries dans son école francophone parce qu'il parlait français. Un animateur musical de Sudbury se forge, à coup de connaissances encyclopédiques sur la question, une identité de polémiste de la communauté francophone en Ontario. Les accents, de tous les coins du Canada et de l'Europe, révèlent en surface des histoires bien complexes avec la maîtresse fragile et capricieuse qu'est la langue française.
07/11/2012 11:35 EST
AFP

Construire son dialogue - Petit journal d'un éxilé

«Aller simple pour Toronto.» D'abord, comme si la chose était possible. Comme si transformer une vie, totalement, pouvait relever de la simplicité. Cette phrase fait partie des premières qui composent ma nouvelle vie. Comme on se rappelle de certains films par leurs dialogues, je construis ma nouvelle existence torontoise, échange verbal par échange verbal. «Aller simple pour Toronto», c'est le début d'un chapitre qui se construit au fur et à mesure. «Je vis ici maintenant».
07/10/2012 11:13 EDT
Alamy

Le dur réveil d'une société qui s'ignore ou ma lettre d'adieu

Je quitte. Montréal, la ville folle, la métropole qui a sorti le Québec d'une illusion de petit village d'irréductibles gaullois légèrement ouverts sur le monde mais soi disant protégé de ses pires vices.Or, nous nous sommes trompés sur nous-même. L'image d'un petit peuple chaleureux a trahi celle d'un peuple divisé selon les pires clichés du pouvoir libéral pendant la crise étudiante: une élite éloquente et habile se donnant une image progressiste de la nation québécoise, et une majorité (j'oserai dire silencieuse) se retrouvant dans la démagogie des commentateurs réactionnaires à grand tirage.
05/09/2012 03:48 EDT