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  <title>Youri Chassin</title>
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  <updated>2013-05-25T22:01:11-04:00</updated>
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    <name>Youri Chassin</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Youri Chassin</subtitle>
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    <title>Salaire minimum: plus politique qu'économique</title>
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    <published>2013-05-03T06:32:02-04:00</published>
    <updated>2013-05-03T06:32:10-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le salaire minimum est souvent perçu comme un outil de lutte contre la pauvreté et comme un rempart en face d'un patron prêt à tout pour exploiter ses employés. Permettez? La réalité ne correspond pas tout à fait à cette caricature.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[La semaine derni&egrave;re, la chanceli&egrave;re Angela Merkel a sugg&eacute;r&eacute; aux pays membres de l'Union europ&eacute;enne de faire<a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/04/18/20002-20130418ARTFIG00527-merkel-ne-veut-pas-d-un-salaire-minimum-generalise.php?page=&amp;pagination=4" target="_hplink"> comme l'Allemagne et d'abolir leur salaire minimum</a>. Les partenaires &eacute;conomiques de l'Allemagne vivent des crises budg&eacute;taires, des conditions &eacute;conomiques fragiles et des taux de ch&ocirc;mage &eacute;lev&eacute;s. L'approche d'Angela Merkel s'inscrit &agrave; contre-courant de celle du Qu&eacute;bec, qui fait passer cette semaine le salaire minimum &agrave; <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/05/01/salaire-minimum-quebec_n_3190831.html?utm_hp_ref=quebec-economie" target="_hplink">10,15 $ le 1er mai</a>, une hausse de 2,5 %. <br />
<br />
Cette mesure applaudie par les groupes sociaux s'av&egrave;re sans doute payante politiquement, mais &eacute;conomiquement, c'est une toute autre affaire.<br />
<br />
Le salaire minimum est souvent per&ccedil;u comme un outil de lutte contre la pauvret&eacute; et comme un rempart en face d'un patron pr&ecirc;t &agrave; tout pour exploiter ses employ&eacute;s. Permettez? La r&eacute;alit&eacute; ne correspond pas tout &agrave; fait &agrave; cette caricature.<br />
<br />
Tout d'abord, la v&eacute;ritable solution durable pour diminuer la pauvret&eacute; r&eacute;side dans l'augmentation de la productivit&eacute; des travailleurs qu&eacute;b&eacute;cois, c'est-&agrave;-dire la valeur du travail produit par heure travaill&eacute;e. Un <a href="http://www.groupes.finances.gouv.qc.ca/GTIE/fr/documents/Rapport_InvestissementENT.pdf" target="_hplink">groupe de travail gouvernemental dirig&eacute; par Pierre Fortin</a> fait d'ailleurs le constat que les salaires augmentent dans un rapport de 1 pour 1 avec la productivit&eacute; &agrave; moyen et &agrave; long terme. Le salaire pay&eacute; n'est donc pas fix&eacute; en fonction de l'humeur, de la fantaisie ou de la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; d'un patron &agrave; l'&eacute;gard de ses semblables, dans la tr&egrave;s grande majorit&eacute; des cas. <br />
<br />
On aura beau passer des lois pour forcer les entreprises &agrave; payer toujours de plus en plus cher leur main d'&oelig;uvre, s'il s'av&egrave;re que le travail produit rapporte moins que ce qu'il en co&ucirc;te, l'emploi finira par dispara&icirc;tre et son titulaire ira rejoindre les rangs des ch&ocirc;meurs. Ceci ne sert pas exactement la cause de la lutte &agrave; la pauvret&eacute;.<br />
<br />
Lorsque l'employeur n'a plus de marge de man&oelig;uvre, il embauche tout simplement moins de monde que pr&eacute;vu. Les personnes ne trouvant pas d'emploi en paient donc le prix. Bref, l'employeur n'assume jamais seul le fardeau de l'augmentation du salaire minimum, partag&eacute; entre les diff&eacute;rents acteurs &eacute;conomiques, clients, fournisseurs et employ&eacute;s. Plus souvent qu'&agrave; leur tour, ce sont les bas salari&eacute;s qui &eacute;copent d'une telle mesure, ceux-l&agrave; m&ecirc;mes que l'on souhaitait aider, paradoxalement.<br />
<br />
L&agrave; o&ugrave; le salaire minimum &eacute;choue dans l'atteinte de ses objectifs, une activit&eacute; &eacute;conomique intense se r&eacute;v&egrave;le efficace. Le salaire minimum en Alberta est de 9,75 $, donc plus bas qu'au Qu&eacute;bec. Pourtant, les emplois de simples caissiers &agrave; Fort McMurray - ville p&eacute;troli&egrave;re albertaine - sont aujourd'hui affich&eacute;s <a href="http://www.wowjobs.ca/BrowseResults.aspx?q=Cashier&amp;s=r&amp;l=Fort+Mcmurray%2C+AB" target="_hplink">&agrave; 13 $ de l'heure</a>. Les p&eacute;nuries de travailleurs expliquent que des employeurs paient des caissiers sans exp&eacute;rience 33 % de plus que ce que la loi leur permet.<br />
<br />
En Alberta, seulement 1,3 % des travailleurs &eacute;taient r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s au salaire minimum en 2009. Cette proportion &eacute;tait de 6,1 % au Qu&eacute;bec au m&ecirc;me moment. L'Alberta n'est pas plus riche parce que les lois fixent un salaire minimum &eacute;lev&eacute;, au contraire. C'est le dynamisme &eacute;conomique de cette province qui attire des millions de dollars en investissements et projets priv&eacute;s qui cr&eacute;e un environnement propice &agrave; l'enrichissement de tous, y compris les employ&eacute;s peu sp&eacute;cialis&eacute;s comme les caissiers.<br />
<br />
En somme, comme une hausse du salaire minimum n'affecte aucunement la productivit&eacute;, elle ne permet pas d'augmenter naturellement les salaires. Au lieu de tenter de gonfler artificiellement les salaires, sans succ&egrave;s, nous devrions plut&ocirc;t cr&eacute;er un environnement favorable aux investissements, qui aurait un impact sur la productivit&eacute; et par ricochet sur la r&eacute;mun&eacute;ration. Hausser le salaire minimum est peut-&ecirc;tre payant en politique, mais pas pour les travailleurs.<br />
<br />
<strong>VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST</strong><br />
<br />
<center><HH--236SLIDEPOLLAJAX--206968--HH></center>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1114184/thumbs/s-SALAIRE-MINIMUM-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Paradoxe minier au Québec</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/paradoxe-minier-au-quebec_b_3052297.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3052297</id>
    <published>2013-04-11T07:10:02-04:00</published>
    <updated>2013-04-19T14:04:46-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[En toute logique, ceux qui veulent alourdir le fardeau fiscal des compagnies minières n'ont pas vraiment intérêt à revoir le régime des redevances au moment où ce secteur connaît un ralentissement important. Il serait pour le moins paradoxal d'augmenter les impôts de ces dernières au moment où les investissements prévus sont plus incertains que jamais!]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Lors de la derni&egrave;re campagne &eacute;lectorale, une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=QqI-nWWnXU8" target="_hplink">publicit&eacute;</a> du Parti qu&eacute;b&eacute;cois montrait un &eacute;norme camion minier ouvrir sa benne qui ne contenait en d&eacute;finitive que quelques cailloux. Le message &eacute;tait limpide: l'industrie mini&egrave;re contribuait trop peu aux recettes de l'&Eacute;tat selon le PQ. En toute coh&eacute;rence avec son programme, le gouvernement du PQ souhaite donc revoir le r&eacute;gime de redevances mini&egrave;res. <br />
<br />
Seul hic, le boom minier s'est plut&ocirc;t d&eacute;gonfl&eacute; depuis. Dans le secteur des ressources naturelles, plusieurs <a href="http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2013/02/08/le-risque-des-ressources-naturelles/" target="_hplink">projets sont remis &agrave; plus tard</a>. La derni&egrave;re mise &agrave; jour &eacute;conomique et financi&egrave;re du gouvernement montre d'ailleurs que les pr&eacute;visions de redevances ont &eacute;t&eacute; <a href="http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Autres/fr/AUTFR_lepoint2013.pdf" target="_hplink">revues &agrave; la baisse</a> de 20 % pour 2013-2014.<br />
 <br />
En toute logique, ceux qui veulent alourdir le fardeau fiscal des compagnies mini&egrave;res n'ont pas vraiment int&eacute;r&ecirc;t &agrave; revoir le r&eacute;gime des redevances au moment o&ugrave; ce secteur conna&icirc;t un ralentissement important. Il serait pour le moins paradoxal d'augmenter les imp&ocirc;ts de ces derni&egrave;res au moment o&ugrave; les investissements pr&eacute;vus sont plus incertains que jamais!<br />
<br />
Autre exemple: aux Iles-de-la-Madeleine, on songe depuis 2008 &agrave; explorer le potentiel de gaz naturel. Normalement, si on trouve un potentiel exploitable, il y a automatiquement intervention du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (le BAPE). Le gouvernement a plut&ocirc;t d&eacute;cid&eacute; de confier imm&eacute;diatement un <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201304/05/01-4638154-iles-de-la-madeleine-forage-surveille-par-le-bape.php" target="_hplink">mandat au BAPE</a>, afin de conna&icirc;tre &agrave; l'avance les effets d'une exploitation des hydrocarbures. On ne sait m&ecirc;me pas s'il y en a, ou pas, de ces hydrocarbures exploitables! Voil&agrave; qui verse all&eacute;grement dans le paradoxe temporel.<br />
<br />
Ici, le gouvernement n'est pas le seul dont le comportement appara&icirc;t paradoxal. Certains craignent l'exploitation gazi&egrave;re et ses cons&eacute;quences sur l'environnement, comme c'est le cas ailleurs aussi. Sauf qu'aux Iles-de-la-Madeleine, l'&eacute;lectricit&eacute; est produite dans une centrale thermique utilisant du <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/les-regions/201110/21/01-4459738-iles-de-la-madeleine-du-gaz-au-lieu-du-mazout.php" target="_hplink">mazout</a>. Utiliser du gaz naturel serait nettement moins polluant, diminuerait les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre, et pourrait m&ecirc;me r&eacute;duire le co&ucirc;t de production de l'&eacute;lectricit&eacute;! C'est vrai que les Madelinots ne paient pas vraiment le co&ucirc;t de leur &eacute;lectricit&eacute;, ils sont subventionn&eacute;s par des tarifs identiques au reste de la province. Mais l&agrave; n'est pas la question. La question, c'est veut-on am&eacute;liorer la qualit&eacute; de l'environnement ou pas?<br />
<br />
M&ecirc;me sans &ecirc;tre d'accord, on peut toujours comprendre une position dans la mesure o&ugrave; celle-ci est coh&eacute;rente. <br />
<ul><li>Vouloir augmenter les redevances vers&eacute;es en augmentant le fardeau fiscal d'une industrie en ralentissement n'est pas tr&egrave;s coh&eacute;rent. </li><br />
<li>Faire faire des &eacute;tudes avant m&ecirc;me qu'on en ait besoin non plus. </li><br />
<li>Bloquer un projet qui pourrait am&eacute;liorer la qualit&eacute; de l'air et r&eacute;duire les &eacute;missions de GES au nom de l'environnement, non plus.</li></ul><br />
<br />
De tels paradoxes ne sont pas particuli&egrave;rement rassurants pour l'avenir du secteur des ressources naturelles au Qu&eacute;bec. Alors que la publicit&eacute; du gros camion montrait quatre cailloux pour repr&eacute;senter 300 millions de dollars, &agrave; quelle image doit-on s'attendre pour la prochaine campagne &eacute;lectorale? Y aura-t-il m&ecirc;me encore un camion?]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1019918/thumbs/s-MINE-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Un ministre des Finances à gauche ou à droite?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/ministre-des-finances-droite-gauche_b_2975482.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2975482</id>
    <published>2013-03-28T20:03:32-04:00</published>
    <updated>2013-03-28T20:22:32-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Assainir les finances publiques et contrôler les dépenses sont généralement des thèmes que l'on associe aux partis politiques plus à droite. Que se passe-t-il donc avec le ministre des Finances d'un Parti québécois qui se réclame à gauche sur l'échiquier politique?]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Assainir les finances publiques et contr&ocirc;ler les d&eacute;penses sont g&eacute;n&eacute;ralement des th&egrave;mes que l'on associe aux partis politiques plus &agrave; droite. Que se passe-t-il donc avec le ministre des Finances d'un Parti qu&eacute;b&eacute;cois qui se r&eacute;clame &agrave; gauche sur l'&eacute;chiquier politique?<br />
<br />
Faisant fi de l'avis de <a href="http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201302/15/01-4622160-deficit-zero-le-temps-de-mettre-la-pedale-douce.php" target="_hplink">certains commentateurs</a> estimant que le Qu&eacute;bec  poss&egrave;de encore une marge de man&oelig;uvre lui permettant de reporter le d&eacute;ficit z&eacute;ro de quelques ann&eacute;es, M. Marceau a annonc&eacute; qu'il garde le cap sur <a href="http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Communiques/fr/COMFR_20130328.pdf" target="_hplink">l'&eacute;quilibre budg&eacute;taire</a> pour l'exercice financier 2013-2014 malgr&eacute; des revenus moindres que pr&eacute;vus. La mise &agrave; jour &eacute;conomique et financi&egrave;re pr&eacute;sent&eacute;e ce jeudi explique en effet que le gouvernement devra composer avec une croissance &eacute;conomique plus faible qu'anticip&eacute;e pour l'exercice financier en cours et le suivant.<br />
<br />
Quel que soit la couleur du gouvernement, il est toujours politiquement difficile de comprimer les d&eacute;penses, qui plus est dans un contexte o&ugrave; l'&eacute;conomie tourne au ralenti. Toutefois, repousser &agrave; plus tard les n&eacute;cessaires compressions budg&eacute;taires ne ferait qu'aggraver le probl&egrave;me et susciterait encore davantage la col&egrave;re de <a href="http://www.newswire.ca/fr/story/1131349/dossier-des-coupures-budgetaires-dans-le-reseau-des-cpe-les-cadres-des-cpe-estomaques-par-l-ampleur-des-coupures-annoncees-par-le-gouvernement-marois" target="_hplink">plusieurs groupes de pression</a>. Cette situation pourrait s'av&eacute;rer pire non seulement pour le PQ, mais aussi pour l'ensemble de la soci&eacute;t&eacute;.<br />
<br />
Les efforts pour contr&ocirc;ler les d&eacute;penses publiques sont incontournables d&egrave;s maintenant, compte tenu que le Qu&eacute;bec est la province la plus endett&eacute;e du Canada. Il faut aussi garder en t&ecirc;te qu'une hausse des taux d'int&eacute;r&ecirc;ts, qui ne manquera pas de survenir un jour ou l'autre, forcera le gouvernement en place, de gauche ou de droite,  &agrave; couper les d&eacute;penses.<br />
<br />
Ce que nous montre la mise &agrave; jour du ministre Marceau et l'histoire des 40 derni&egrave;res ann&eacute;es, c'est qu'il n'y a pas de <a href="http://www.iedm.org/files/note0413_fr.pdf" target="_hplink">lien syst&eacute;matique</a> entre l'id&eacute;ologie affich&eacute;e par un parti politique et sa propension &agrave; d&eacute;penser l'argent des contribuables.<br />
<br />
Au Qu&eacute;bec, c'est sous un r&egrave;gne p&eacute;quiste que les d&eacute;penses gouvernementales par rapport au PIB ont le plus diminu&eacute;. C'est le Parti Lib&eacute;ral du Canada et le parti D&eacute;mocrate am&eacute;ricain qui ont le plus r&eacute;duit la taille de l'&Eacute;tat. Toujours durant la m&ecirc;me p&eacute;riode aux &Eacute;tats- Unis, c'est le pr&eacute;sident r&eacute;publicain George W. Bush (de droite) qui a fait grimper de 39 % (!) la taille relative du gouvernement. Encore une fois, un gouvernement du Parti qu&eacute;b&eacute;cois r&eacute;siste au chant des sir&egrave;nes et garde le cap vers le d&eacute;ficit z&eacute;ro. Il faut saluer cette d&eacute;termination et esp&eacute;rer qu'apr&egrave;s l'atteinte de l'&eacute;quilibre budg&eacute;taire, les efforts se poursuivront afin de ne pas l&eacute;guer aux g&eacute;n&eacute;rations suivantes une dette monstrueuse.<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--276726--HH>]]></content>
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    <title>Les Québécois sont toujours les plus taxés en Amérique du Nord, hélas!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/les-quebecois-sont-toujours-les-plus-taxes-en-amerique-du-nord-helas_b_2807693.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2807693</id>
    <published>2013-03-05T11:36:23-05:00</published>
    <updated>2013-05-05T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[À la lecture de l'article de Kathleen Lévesque paru dans La Presse du 28 février, intitulé «Les Québécois ne sont pas les plus taxés», les contribuables ont voulu croire, ne serait-ce que l'espace d'un instant, qu'ils n'étaient pas les plus taxés en Amérique du Nord. Hélas! Cet espoir fut de courte durée, car il est bien vite apparu que les auteurs de l'IRIS ont pris de vrais chiffres pour arriver à de fausses conclusions.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[&Agrave; la lecture de l'article de Kathleen L&eacute;vesque paru dans <em>La Presse</em> du 28 f&eacute;vrier, intitul&eacute; &laquo;<a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201302/27/01-4626199-les-quebecois-ne-sont-pas-les-plus-imposes-en-amerique-du-nord.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-actualites_article_ECRAN1" target="_hplink">Les Qu&eacute;b&eacute;cois ne sont pas les plus tax&eacute;s</a>&raquo;, les contribuables ont voulu croire, ne serait-ce que l'espace d'un instant, qu'ils n'&eacute;taient pas les plus tax&eacute;s en Am&eacute;rique du Nord. H&eacute;las! Cet espoir fut de courte dur&eacute;e, car il est bien vite apparu que les auteurs de l'IRIS ont pris de vrais chiffres pour arriver &agrave; de fausses conclusions. <br />
<br />
<strong>Une analyse partielle des contribuables</strong><br />
<br />
La <a href="http://www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2013/02/note_fiscalite20131.pdf" target="_hplink">publication</a> de l'IRIS constitue essentiellement une mise &agrave; jour de l'<a href="http://acpcol01.usherbrooke.ca/prod/recherche/chairefisc.nsf/alldoc/A84A834EE94A7E26852576E9005459A7/$file/Charge%20fiscale%20nette%20QC%20et%20G7_%20annee%202008_version%20mars%202010.pdf?OpenElement" target="_hplink">&eacute;tude de Luc Godbout, Suzie St-Cerny et Chantal Amiot (2010)</a>, laquelle pr&eacute;sente des cas types de Qu&eacute;b&eacute;cois pauvres, ou avec enfants, pour conclure que certains sont moins impos&eacute;s au Qu&eacute;bec qu'ils ne le seraient au Canada ou aux &Eacute;tats-Unis. Il est tout &agrave; fait vrai que les moins nantis et les familles b&eacute;n&eacute;ficient d'une fiscalit&eacute; plus l&eacute;g&egrave;re au Qu&eacute;bec par rapport au reste de l'Am&eacute;rique du Nord.<br />
<br />
Cependant, pour conclure que &laquo;les Qu&eacute;b&eacute;cois ne sont pas les plus tax&eacute;s&raquo;, il aurait fallu prendre en compte la situation de l'ensemble des Qu&eacute;b&eacute;cois. Or, messieurs Fortier et Tremblay-Pepin ne parviennent m&ecirc;me pas &agrave; &eacute;tablir que la majorit&eacute; des Qu&eacute;b&eacute;cois sont moins impos&eacute;s qu'ailleurs en Am&eacute;rique du Nord. Dans le cas d'une personne gagnant le salaire moyen, son fardeau fiscal est plus lourd qu'au Canada et qu'aux &Eacute;tats-Unis. Dans le cas d'un couple avec deux enfants, l'&eacute;tude ne s'int&eacute;resse qu'aux m&eacute;nages ayant les salaires les plus faibles. <br />
<br />
Enfin, il est aussi vrai que les contribuables qu&eacute;b&eacute;cois sans enfants, comme les mieux nantis, supportent une charge fiscale nette beaucoup plus &eacute;lev&eacute;e, plus qu'ailleurs en Am&eacute;rique du Nord. Absent de la note, l'IRIS mentionne ce &laquo;d&eacute;tail&raquo; du bout des l&egrave;vres &agrave; la note de bas de page 11.<br />
<br />
<strong>Une analyse partielle de la charge fiscale</strong><br />
<br />
Outre la s&eacute;lection de certains contribuables types, la note de l'IRIS ne prend en compte qu'une partie du fardeau fiscal, soit les imp&ocirc;ts sur le revenu des particuliers et les cotisations sociales. La TVQ, par exemple, n'est pas prise en compte. C'est la diff&eacute;rence entre la &laquo;charge fiscale nette&raquo;, mesure partielle utilis&eacute;e par les chercheurs de l'IRIS, et &laquo;l'effort fiscal global&raquo; qui prend en compte l'ensemble des imp&ocirc;ts et taxes. <br />
<br />
<strong>Une analyse partielle qui m&egrave;ne &agrave; une conclusion g&eacute;n&eacute;rale!</strong><br />
<br />
Puisque tous les types de m&eacute;nages ne sont pas &eacute;tudi&eacute;s, et qu'on ne consid&egrave;re pas l'ensemble de la fiscalit&eacute;, il est impossible de conclure que les Qu&eacute;b&eacute;cois sont moins impos&eacute;s que d'autres en Am&eacute;rique du Nord. Aucun &eacute;l&eacute;ment factuel de la note de l'IRIS ne supporte d'ailleurs la conclusion des auteurs.<br />
<br />
<strong>Pour un vrai portrait de l'imposition des Qu&eacute;b&eacute;cois</strong><br />
<br />
Une autre &eacute;tude de Luc Godbout, Diana Darilus et Suzie St-Cerny aurait d&ucirc; alimenter leur r&eacute;flexion. Contrairement aux pr&eacute;tentions de l'IRIS, cette &eacute;tude qui compare la fiscalit&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise avec celle des autres provinces canadiennes conclut que &laquo;le Qu&eacute;bec d&eacute;croche la premi&egrave;re place [au Canada] lorsqu'on compare l'effort fiscal global mesur&eacute; en proportion du PIB&raquo; et que la situation va en se d&eacute;t&eacute;riorant. Le CIRANO conclut pour sa part que &laquo;la pression fiscale au Qu&eacute;bec est plus &eacute;lev&eacute;e qu'ailleurs en Am&eacute;rique du Nord. Cela perdure depuis plus de 30 ans&raquo;. <br />
<br />
L'Institut Fraser, qui compare<a href="http://www.fraserinstitute.org/uploadedFiles/fraser-ca/Content/research-news/research/publications/economic-freedom-of-north-america-2012.pdf" target="_hplink"> le fardeau fiscal total du Qu&eacute;bec</a> et des 59 autres &Eacute;tats et provinces des &Eacute;tats-Unis et du Canada, &eacute;value annuellement le fardeau fiscal de l'ensemble des Qu&eacute;b&eacute;cois. La m&eacute;thodologie du Fraser tient compte de l'ensemble des revenus des gouvernements (comme l'argent ne pousse pas encore dans les arbres, les revenus des gouvernements sont constitu&eacute;s de tous les imp&ocirc;ts et taxes) en proportion de la taille de l'&eacute;conomie, c'est-&agrave;-dire le PIB. Quand on tient compte de l'effort fiscal global de l'ensemble des Qu&eacute;b&eacute;cois, le Qu&eacute;bec arrive en 60e et derni&egrave;re place. <br />
<br />
Nous sommes bel et bien les plus tax&eacute;s en Am&eacute;rique du Nord, un triomphe peu enviable.<br />
<br />
<blockquote>Ce texte a aussi &eacute;t&eacute; publi&eacute; sur <a href="http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201303/01/01-4626904-helas-les-quebecois-sont-toujours-les-plus-taxes-en-amerique-du-nord.php" target="_hplink">lapresse.ca</a> le 1er mars 2013, ainsi que sur le <a href="http://www.iedm.org/fr/node/42989" target="_hplink">site de l'IEDM</a></blockquote><br />
<br />
<strong>&Agrave; VOIR AUSSI</strong><br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--277884--HH>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/771120/thumbs/s-REVENU-QUEBEC-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
</entry>

<entry>
    <title>Sans commentaires</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/michel-kellygagnon/sans-commentaires_b_2760252.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2760252</id>
    <published>2013-02-25T14:50:41-05:00</published>
    <updated>2013-04-27T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[C'est ce lundi que s'est ouvert (enfin) le Sommet sur l'enseignement supérieur. Ce sera l'occasion de voir étalées une multitude d'options provenant d'un tout aussi grand nombre d'intervenants à propos de l'épineux dossier du financement des universités québécoises. Question de garder le cap dans ce volumineux flot de propositions, nous avons réuni quelques statistiques de base qui n'ont fait l'objet d'aucune interprétation de notre part, et qui proviennent de sources reconnues]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[<blockquote>Les auteurs sont respectivement pr&eacute;sident-directeur g&eacute;n&eacute;ral et &eacute;conomiste &agrave; l'Institut &eacute;conomique de Montr&eacute;al (iedm.org). Ils signent ce texte &agrave; titre personnel.</blockquote><br />
<br />
<br />
C'est ce lundi que s'est ouvert (enfin) le Sommet sur l'enseignement sup&eacute;rieur. Ce sera l'occasion de voir &eacute;tal&eacute;es une multitude d'options provenant d'un tout aussi grand nombre d'intervenants &agrave; propos de l'&eacute;pineux dossier du financement des universit&eacute;s qu&eacute;b&eacute;coises. <br />
<br />
Question de garder le cap dans ce volumineux flot de propositions, voici des statistiques de base qui n'ont fait l'objet d'aucune interpr&eacute;tation de notre part, et qui proviennent de sources reconnues. <br />
<br />
<br />
<strong>Les contribuables qu&eacute;b&eacute;cois assument 66 % du financement universitaire</strong><br />
<br />
<img alt="financement universite" src="http://i.huffpost.com/gen/1008735/thumbs/o-FINANCEMENT-UNIVERSITE-570.jpg?6" /><br />
<em>Source : </em><a href="http://www.caubo.ca/sites/137.149.200.5.pilot/files/Final_ACPAU_INFORMATION_FINANCIERE_DES_UNIVERSITES_ET_COLLEGES_2010-2011_FINAL.pdf" target="_hplink">ACPAU</a>, Informations financi&egrave;res des universit&eacute;s et coll&egrave;ges 2010-2011, janvier 2013, p. 31 et 49.<br />
<br />
<br />
<br />
<strong>Malgr&eacute; des droits de scolarit&eacute; faibles au Qu&eacute;bec, pour un &eacute;tudiant provenant d'un milieu modeste, on retrouve 2,3 &eacute;tudiants issus d'un milieu ais&eacute;, un &eacute;cart de 130 %, soit le plus important au Canada</strong><br />
<br />
<img alt="inegalites universite" src="http://i.huffpost.com/gen/1008737/thumbs/o-INEGALITES-UNIVERSITE-570.jpg?5" /><br />
<br />
<em>Source: </em><a href="http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/120912/t120912a001-fra.htm" target="_hplink">Statistique Canada</a>, Moyenne des frais de scolarit&eacute; des &eacute;tudiants canadiens inscrits &agrave; temps plein, par province, septembre 2012. Marc Frenette, <a href="http://www.statcan.gc.ca/pub/11f0019m/11f0019m2007295-fra.pdf" target="_hplink">Pourquoi les jeunes provenant de familles &agrave; plus faible revenu sont-ils moins susceptibles de fr&eacute;quenter l'universit&eacute;?</a>, Statistique Canada, f&eacute;vrier 2007, p. 39. <br />
<br />
<em>NOTE : Il s'agit d'une comparaison entre la fr&eacute;quentation des &eacute;tudiants issus du quartile sup&eacute;rieur de revenu par rapport &agrave; la fr&eacute;quentation des &eacute;tudiants issus du quartile inf&eacute;rieur de reven</em>u. <br />
<br />
<br />
<br />
<img alt="etudiant universite" src="http://i.huffpost.com/gen/1008743/thumbs/o-ETUDIANT-UNIVERSITE-570.jpg?5" /><br />
<br />
<em>Source:</em> Minist&egrave;re de l'&Eacute;ducation, du Loisir et du Sport<br />
<br />
<strong>&Agrave; VOIR &Eacute;GALEMENT SUR LE HUFFPOST</strong><br />
<br />
> Le Sommet en photos<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--282966--HH><br />
<br><br />
> Le Sommet sur Twitter<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--282953--HH>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1007972/thumbs/s-SOMMET-EDUCATION-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Le cartel des libraires</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/le-cartel-des-libraires_b_2741768.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2741768</id>
    <published>2013-02-22T14:21:31-05:00</published>
    <updated>2013-04-24T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Depuis une dizaine d'années, le monde de la culture est bousculé par l'émergence de nouvelles technologies. Les produits culturels sont de plus en plus dématérialisés ce qui force des adaptations structurelles, souvent douloureuses, dans ce secteur. L'industrie du livre n'échappe pas à cette tendance lourde et doit elle aussi saisir les opportunités pour réussir à s'actualiser.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Depuis une dizaine d'ann&eacute;es, le monde de la culture est bouscul&eacute; par l'&eacute;mergence de nouvelles technologies. Les produits culturels sont de plus en plus d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;s ce qui force des adaptations structurelles, souvent douloureuses, dans ce secteur. L'industrie du livre n'&eacute;chappe pas &agrave; cette <a href="http://www.ledevoir.com/cahiers-speciaux/2012-05-19/livre-numerique" target="_hplink">tendance lourde</a> et doit elle aussi saisir les opportunit&eacute;s pour r&eacute;ussir &agrave; s'actualiser.<br />
<br />
Plut&ocirc;t que chercher de nouveaux moyens pour promouvoir la lecture, l'industrie qu&eacute;b&eacute;coise a plut&ocirc;t choisi une position de repli sur elle-m&ecirc;me. Elle propose ni plus ni moins que la cr&eacute;ation d'un <a href="http://noslivresajusteprix.com/lettre-dopinion/ " target="_hplink">cartel du livre</a> o&ugrave; les prix seraient fix&eacute;s sans qu'il soit possible pour les d&eacute;taillants d'offrir des rabais sup&eacute;rieurs &agrave; 10 % dans les mois suivants la sortie d'un nouveau titre. <br />
<br />
On conna&icirc;t pourtant les effets n&eacute;fastes d'un cartel. Presque quotidiennement, la Commission Charbonneau illustre les d&eacute;rives de cartels de la construction au d&eacute;triment des contribuables. Pour s'assurer une meilleure rentabilit&eacute;, l'industrie du livre propose carr&eacute;ment de prendre les lecteurs en otage en les for&ccedil;ant &agrave; payer leurs livres plus cher. Car soyons clairs : emp&ecirc;cher les rabais revient pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; augmenter le prix moyen des livres.<br />
<br />
Faudrait-il aussi interdire aux grandes &eacute;piceries de vendre des l&eacute;gumes &agrave; bas prix, sous pr&eacute;texte que cette concurrence nuit aux petits commerces de quartiers? Personne n'aurait l'id&eacute;e de dire qu'il faut sans tarder emp&ecirc;cher ces rabais pour pr&eacute;server la diversit&eacute; des l&eacute;gumes vendus. D'ailleurs, tout le monde r&eacute;aliserait qu'en augmentant le prix des l&eacute;gumes, ceux-ci se vendraient moins. <br />
<br />
Il en va de m&ecirc;me avec les livres. Si le gouvernement va de l'avant avec la r&eacute;glementation des prix comme souhait&eacute; par le lobby Nos livres &agrave; juste prix, le prix des nouveaut&eacute;s augmenterait d'environ 17 % et les<a href="http://www.iedm.org/fr/42527-les-consequences-dun-prix-unique-du-livre" target="_hplink"> ventes de livres au Qu&eacute;bec seraient de 14 % moins &eacute;lev&eacute;es</a> qu'elles ne l'auraient &eacute;t&eacute; autrement. <br />
<br />
Cette cons&eacute;quence est d'autant plus malheureuse que les Qu&eacute;b&eacute;cois lisent d&eacute;j&agrave; moins que les autres Canadiens. Pr&egrave;s de la<a href=" http://www.fondationalphabetisation.org/adultes/analphabetisme_alphabetisation/" target="_hplink"> moiti&eacute; des Qu&eacute;b&eacute;cois</a> souffrent de difficult&eacute;s de lecture. D'ailleurs, o&ugrave; sont la Fondation pour l'alphab&eacute;tisation et les acteurs du monde de l'&eacute;ducation dans ce d&eacute;bat?  <br />
<br />
On aurait aussi pu s'attendre &agrave; ce que les auteurs se portent &agrave; la d&eacute;fense de leurs lecteurs. Pourtant, plusieurs auteurs se rangent au contraire derri&egrave;re l'id&eacute;e d'un cartel du livre. Du moins en apparence. C'est une chose que d'endosser publiquement leur &laquo; cause &raquo;, c'en est une autre de faire des efforts concrets pour aider les libraires. <br />
<br />
Ainsi, parmi ces auteurs qu&eacute;b&eacute;cois connus, plusieurs se retrouvent sur les rayons des grandes surfaces qui font concurrence aux libraires. D'autres offrent leurs livres en format num&eacute;rique, une technologie fort commode qui nuit pourtant aux petits d&eacute;taillants. Si ces auteurs acceptaient des pertes personnelles au nom de leurs principes, on aurait au moins l'impression qu'ils pratiquent ce qu'ils pr&ecirc;chent.<br />
<br />
Dans le monde du livre, le consensus autour de la formation d'un cartel est-il aussi fort qu'on nous le dit? L'Association des libraires du Qu&eacute;bec avait invit&eacute; un de mes coll&egrave;gues, l'&eacute;conomiste Germain Belzile, &agrave; une rencontre interprofessionnelle des acteurs de l'industrie du livre. &Agrave; la suite de la parution d'une <a href="http://www.iedm.org/files/note0213_fr.pdf" target="_hplink">Note &eacute;conomique de l'IEDM</a>, l'invitation a &eacute;t&eacute; promptement retir&eacute;e. On explique que &laquo; puisque cette rencontre interprofessionnelle r&eacute;unit tous les acteurs de la cha&icirc;ne du livre, unis dans un consensus sur le sujet, il serait mal venu d'inviter un conf&eacute;rencier s'&eacute;tant clairement prononc&eacute; &agrave; l'inverse &raquo;. Le monde litt&eacute;raire allergique aux d&eacute;bats d'id&eacute;e. Quelle d&eacute;ception!<br />
<br />
Dans les livres de notre enfance, un preux chevalier venait toujours &agrave; la rescousse des villageois lorsque ceux-ci &eacute;taient soumis &agrave; des lois injustes. Dans le cas qui nous pr&eacute;occupe, il est &agrave; d&eacute;plorer que les candidats chevaliers se fassent aussi rares pour sauver les lecteurs et la culture qu&eacute;b&eacute;coise d'un cartel des libraires.]]></content>
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    <title>De la maternelle... au prix Nobel</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/vincent-geloso/maternelle-prix-nobel_b_2529709.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2529709</id>
    <published>2013-01-22T19:02:19-05:00</published>
    <updated>2013-03-24T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[La maternelle à 4 ans devrait faire son arrivée au Québec en septembre prochain et bien des parents inscrivent leurs bouts de choux ces jours-ci.Or, les locaux disponibles sont rares, plusieurs écoles débordent déjà, le financement n'est pas encore assuré, les enseignants n'ont pas encore eu de formation d'appoint, etc. De plus, la polémique sur la maternelle à temps plein dès 4 ans dure toujours, certains préconisant plutôt des demi-journées.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[La maternelle &agrave; 4 ans devrait faire son arriv&eacute;e au Qu&eacute;bec en septembre prochain et bien des parents inscrivent leurs bouts de choux ces jours-ci.Or, les locaux disponibles sont rares, plusieurs &eacute;coles d&eacute;bordent d&eacute;j&agrave;, le financement n'est pas encore assur&eacute;, les enseignants n'ont pas encore eu de formation d'appoint, etc. De plus, la pol&eacute;mique sur la maternelle &agrave; temps plein d&egrave;s 4 ans dure toujours, certains pr&eacute;conisant plut&ocirc;t des demi-journ&eacute;es.<br />
<br />
Marie Malavoy, ministre de l'&Eacute;ducation, pourrait laisser le choix aux parents plut&ocirc;t que d'imposer une d&eacute;cision &agrave; tous qui fera invariablement des m&eacute;contents. Laisser les parents choisir l'option qui convient le mieux &agrave; leurs enfants serait tout &agrave; fait appropri&eacute; et contenterait tout le monde.<br />
<br />
D'ailleurs, privil&eacute;gier le choix des parents n'est pas uniquement applicable &agrave; la maternelle. L'&eacute;cole publique aussi pourrait aussi se moderniser et s'adapter aux r&eacute;alit&eacute;s diverses des parents d'aujourd'hui. Permettre aux parents de choisir quelle &eacute;cole publiqueconvient le mieux &agrave; leurs enfants, plut&ocirc;t que d'imposer la fr&eacute;quentation de l'&eacute;cole de quartier, permettrait aussi de combattre le d&eacute;crochage scolaire et de favoriser l'&eacute;galit&eacute; des chances.<br />
<br />
Cette id&eacute;e ne vient pas de nous, mais bien de M. Al Roth, ce d&eacute;crocheur scolaire ayant obtenu le prix Nobel d'&eacute;conomie 2012.<br />
<br />
Ironiquement, Al Roth est un des &eacute;conomistes les plus impliqu&eacute;s dans la lutte au d&eacute;crochage scolaire aux &Eacute;tats-Unis. Am&eacute;ricain et fils de deux professeurs d'&eacute;cole secondaire, il a d&eacute;croch&eacute; car son &eacute;cole publique de quartier dans le Queens, &agrave; laquelle il &eacute;tait oblig&eacute; d'aller, n'&eacute;tait pas &agrave; m&ecirc;me de le stimuler ad&eacute;quatement.<br />
<br />
Il y a quelques ann&eacute;es, la ville de New York a permis aux parents qui envoyaient leurs enfants &agrave; l'&eacute;cole publique de choisir l'&eacute;tablissement qui leur convenait le mieux. M&ecirc;me si celui-ci n'&eacute;tait pas dans leur quartier. La subvention offerte pour l'&eacute;ducation &eacute;tait donc dirig&eacute;e &agrave; l'&eacute;cole publique d&eacute;sign&eacute;e par les parents. Assigner une &eacute;cole &agrave; un enfant en fonction des pr&eacute;f&eacute;rences des parents et des places disponibles n'est pas chose simple.C'est justement Al Roth qui a cr&eacute;&eacute;un m&eacute;canisme qui facilite le choix des parents, etgr&acirc;ce &agrave; qui93 % d'entre eux se pr&eacute;valent de leur choix.<br />
<br />
Maintenant, les &eacute;coles publiques &agrave; New York se font concurrence et aucun enfant n'est prisonnier de son &eacute;cole de quartier. Les &eacute;coles publiques doivent se d&eacute;marquer et s'assurer de maintenir la loyaut&eacute; et la satisfaction des parents.On remarque d'ailleurs que le taux de diplomation au secondaire &agrave; New York a augment&eacute; depuis. Selon Roth,le respect des pr&eacute;f&eacute;rences des parents permet d'&eacute;galiser les chances de tous les enfants... vers le haut!<br />
<br />
Les r&eacute;formes que Roth a aid&eacute; &agrave; implanter se sont effectu&eacute;es &agrave; l'int&eacute;rieur d'un r&eacute;gime public et sont relativement mineurespar rapport &agrave; l'ampleur des probl&egrave;mes. Mais, elles fonctionnent! La le&ccedil;on &agrave; retenir est que m&ecirc;me l'ajout d'unpetit soup&ccedil;on de libert&eacute; de choix am&eacute;liore la performance des &eacute;coles. La ministre de l'&Eacute;ducation a une occasion en or d'appliquer cette le&ccedil;on au Qu&eacute;bec d&egrave;s septembre prochain.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/869525/thumbs/s-MARIE-MALAVOY-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Le gouvernement s'entête: encore une taxe rétroactive!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/taxe-retroactive_b_2259149.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2259149</id>
    <published>2012-12-10T14:56:07-05:00</published>
    <updated>2013-02-09T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Aussi incroyable que ça puisse paraître, le ministre nie que cette taxe soit rétroactive. Son point de vue, c'est que la taxe est payée par les clients des établissements détenant un permis d'alcool, pas par les commerçants. Puisque l'alcool n'a pas encore été vendu aux clients, on ne taxe pas des transactions passées. Sauf que cette explication ne tient pas la route.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Vous vous souvenez de l'id&eacute;e du gouvernement actuel d'imposer les contribuables de fa&ccedil;on r&eacute;troactive? Cela avait suscit&eacute; tout une <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201209/24/01-4577212-hausse-dimpots-retroactive-le-pq-proposera-un-compromis.php" target="_hplink">controverse</a> dans les premi&egrave;res semaines de ce nouveau gouvernement. Eh bien, le ministre des Finances remet &ccedil;a! Cette fois, ce sont <a href="http://www.hrimag.com/Les-restaurateurs-veulent-se-faire" target="_hplink">les restaurants et les bars</a> qui sont touch&eacute;s.<br />
<br />
La bi&egrave;re, le vin et les autres alcools sont tax&eacute;s diff&eacute;remment des autres produits puisqu'en plus des taxes de vente, un bar ou un restaurant doit y ajouter une taxe sp&eacute;cifique. Contrairement &agrave; la taxe de vente, cette taxe est r&eacute;clam&eacute;e au commer&ccedil;ant avant m&ecirc;me que celui-ci n'ait eu la chance de vendre cet alcool &agrave; ses clients.<br />
<br />
Dans son budget du 20 novembre, Nicolas Marceau a choisi d'augmenter cette taxe sp&eacute;cifique &agrave; partir du 21 novembre, &agrave; 3 heures du matin. C'est pr&eacute;cis comme &ccedil;a dans le budget : la date ET l'heure! Sauf que ce tout l'alcool d&eacute;j&agrave; en stock - qui a donc &eacute;t&eacute; achet&eacute; AVANT le budget - est soumis lui aussi &agrave; la nouvelle taxe r&eacute;troactive! <br />
<br />
En toute logique, un restaurateur avec quelques bouteilles de vin ou d'alcool en stock se dira qu'&agrave; partir du 21 novembre, il doit augmenter ses prix en cons&eacute;quence. Les nouvelles bouteilles qu'il commande &agrave; la SAQ lui co&ucirc;tent plus cher, alors il les vend plus cher aussi.<br />
<br />
Ce n'est pas si simple comme op&eacute;ration, comme le souligne l'<a href="http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201211/27/01-4598178-taxe-sur-lalcool-dans-les-restaurants-la-hausse-retroactive-un-non-sens.php" target="_hplink">Association des restaurateurs du Qu&eacute;bec</a> : il faut changer la carte des vins, les menus, les sp&eacute;ciaux des f&ecirc;tes, les r&eacute;servations d&eacute;j&agrave; faites, etc. Ce n'est pas simple, et ce n'est peut-&ecirc;tre m&ecirc;me pas une bonne id&eacute;e. Mais, au moins, tout le monde comprend la logique de l'affaire. <br />
<br />
La v&eacute;ritable injustice, le pompon, la cerise sur le sundae, le clou dans le cercueil, c'est la r&eacute;troactivit&eacute;. C'est changer apr&egrave;s coup le prix de l'alcool qui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; vendu! <br />
<br />
Aussi incroyable que &ccedil;a puisse para&icirc;tre, <a href="http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/40-1/journal-debats/20121204/72985.html#_Toc342482696" target="_hplink">le ministre nie que cette taxe soit r&eacute;troactive</a>. Son point de vue, c'est que la taxe est pay&eacute;e par les clients des &eacute;tablissements d&eacute;tenant un permis d'alcool, pas par les commer&ccedil;ants. Puisque l'alcool n'a pas encore &eacute;t&eacute; vendu aux clients, on ne taxe pas des transactions pass&eacute;es. Sauf que cette explication ne tient pas la route. <br />
<br />
Les fonctionnaires et le ministre peuvent bien souhaiter que la taxe soit assum&eacute;e par les clients, ils facturent tout de m&ecirc;me... le commer&ccedil;ant! Et puis le gouvernement, avec son app&eacute;tit sans borne pour de nouveaux revenus, exige que les taxes sur les bouteilles en stock soient pay&eacute;es avant m&ecirc;me qu'elles ne soient vendues aux clients. On donne m&ecirc;me jusqu'au vendredi 21 d&eacute;cembre 2012 aux bars et aux restaurants pour envoyer le ch&egrave;que au gouvernement. Un mois!<br />
<br />
En somme, la transaction qui exige qu'un montant soit vers&eacute; au gouvernement, c'est l'achat d'une bouteille d'alcool par le bar ou le restaurant. Apr&egrave;s, m&ecirc;me s'il fait faillite sans avoir vendu sa bouteille (<a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201204/25/01-4518994-temps-durs-pour-les-restaurateurs.php" target="_hplink">9 restaurants sur 10</a> ne survivent pas 10 ans), qu'on ne vienne pas demander au gouvernement de rembourser!<br />
<br />
Puisqu'il faut r&eacute;p&eacute;ter plusieurs fois la m&ecirc;me chose pour &ecirc;tre compris, semble-t-il, redisons donc &agrave; M. Marceau que la r&eacute;troactivit&eacute; est profond&eacute;ment injuste. <br />
<br />
Un coup parti, jusqu'o&ugrave; ira le gouvernement? Je pense que je vais acheter des cadeaux de No&euml;l et ajoutant 10 % aux prix de vente, au cas o&ugrave; M. Marceau d&eacute;cide d'augmenter les taxes sur les achats de No&euml;l en janvier, r&eacute;troactif en d&eacute;cembre!<br />
<br />
Et les restaurateurs, eux? Est-ce qu'ils peuvent facturer r&eacute;troactivement leurs clients pour l'alcool bu avant le 21 novembre? J'arr&ecirc;te la liste avant d'arriver aux &eacute;lections r&eacute;troactives...]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/738506/thumbs/s-MAROIS-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Éducation et savoir ne sont pas synonymes</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/education-quebec_b_2211635.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2211635</id>
    <published>2012-11-30T10:43:25-05:00</published>
    <updated>2013-01-30T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Alors que débute  la première rencontre thématique précédent le Sommet sur l'enseignement supérieur, je suggère aux participants de convenir de quelques définitions. C'est parfois si simple de ne pas s'entendre et de se déchirer parce qu'on interprète différemment un concept, même usuel. Prenez l'éducation par exemple. Qu'est-ce que ça signifie pour vous, l'éducation?]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Alors que d&eacute;bute <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201211/27/01-4598289-enseignement-superieur-rencontre-pre-sommet-a-quebec.php" target="_hplink"> la premi&egrave;re rencontre th&eacute;matique</a> pr&eacute;c&eacute;dent le Sommet sur l'enseignement sup&eacute;rieur, je sugg&egrave;re aux participants de convenir de quelques d&eacute;finitions. C'est parfois si simple de ne pas s'entendre et de se d&eacute;chirer parce qu'on interpr&egrave;te diff&eacute;remment un concept, m&ecirc;me usuel. Prenez l'&eacute;ducation par exemple. Qu'est-ce que &ccedil;a signifie pour vous, l'&eacute;ducation? <br />
<br />
Tout d'abord, pour dissiper une confusion trop r&eacute;pandue, l'&eacute;ducation n'est pas synonyme de savoir, ni de connaissance, &agrave; mon humble avis. Le savoir ou la connaissance est largement disponible en ligne ou dans les livres d'une biblioth&egrave;que. Qui veut acc&eacute;der &agrave; un savoir particulier peut le faire assez simplement et gratuitement, en g&eacute;n&eacute;ral. <br />
<br />
M&ecirc;me les savoirs qui sont transmis &agrave; l'universit&eacute; ne sont pas hors de port&eacute;e. Apr&egrave;s tout, le r&eacute;put&eacute; <a href="http://ocw.mit.edu/courses/" target="_hplink">Massachusetts Institute of Technology</a> propose du mat&eacute;riel de cours en ligne, et ce sans frais. Prenez le temps n&eacute;cessaire et vous pourrez tout savoir de la<a href="http://ocw.mit.edu/courses/aeronautics-and-astronautics/16-512-rocket-propulsion-fall-2005/" target="_hplink"> propulsion des fus&eacute;es</a>! Au Qu&eacute;bec, les HEC vont aussi dans cette direction, mais avec<a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201211/12/01-4592974-hec-montreal-lance-de-nouveaux-cours-gratuits-en-ligne.php" target="_hplink"> deux cours</a> pour l'instant.<br />
Bien entendu, tous ne sont pas autodidactes. La plupart des &eacute;tudiants universitaires choisissent plut&ocirc;t de suivre des cours. Et m&ecirc;me les autodidactes vont parfois &agrave; l'universit&eacute;. Recevoir une &eacute;ducation universitaire, c'est recevoir quoi exactement?<br />
<br />
Je vous propose donc ma d&eacute;finition : <em>l'&eacute;ducation, notamment &agrave; l'universit&eacute;, est un processus d'apprentissage encadr&eacute;, &eacute;valu&eacute; et reconnu.</em> <br />
<br />
<strong>L'encadrement</strong><br />
<br />
L'encadrement suppose qu'on n'est pas laiss&eacute; &agrave; soi-m&ecirc;me. L'&eacute;ducation est donc un processus o&ugrave; l'on suit un cheminement propos&eacute; par quelqu'un d'autre. On suit un cours ou un programme qui ordonne les apprentissages dans le temps. On peut demander des explications suppl&eacute;mentaires, poser des questions, valider sa compr&eacute;hension de la mati&egrave;re. L'encadrement prend aussi la forme d'un horaire de cours, par exemple. M&ecirc;me un manuel scolaire propose un encadrement avec son d&eacute;coupage en le&ccedil;ons, ces exercices, ces illustrations et ses exemples qui facilitent (ou pas) l'apprentissage. En fait, m&ecirc;me les cours en ligne du MIT proposent un certain encadrement en ce sens qu'ils ont &eacute;t&eacute; con&ccedil;us en s&eacute;quence.<br />
<br />
<strong>L'&eacute;valuation</strong><br />
<br />
L'autre aspect de l'&eacute;ducation, c'est l'&eacute;valuation. En d'autres mots, on obtient une note qui valide l'apprentissage ou signale les lacunes. Et le degr&eacute; de difficult&eacute; des &eacute;valuations joue pour beaucoup dans la qualit&eacute; de l'&eacute;ducation re&ccedil;ue. Si l'on obtient ais&eacute;ment la note de passage, c'est que l'institution d'enseignement s'attend &agrave; peu d'apprentissages. Au contraire, un examen rigoureux exige un certain travail personnel, une r&eacute;flexion sur la mati&egrave;re enseign&eacute;e, un regard critique aussi, parfois. Ce regard critique est d'autant plus important que ce qui est enseign&eacute; fait l'objet d'une s&eacute;lection pr&eacute;alable par le professeur. <br />
Que l'&eacute;valuation soit m&eacute;diocre ou de bonne qualit&eacute;, il y a g&eacute;n&eacute;ralement une note au bout du processus d'apprentissage. Un enseignant ou un professeur atteste qu'on a saisi l'essentiel d'un cours ou d'une le&ccedil;on, que l'apprentissage a avanc&eacute;. <br />
<br />
La possibilit&eacute; d'&ecirc;tre &eacute;valu&eacute; est d'ailleurs ce qui s&eacute;pare les &eacute;tudiants libres des &eacute;tudiants r&eacute;guliers. Les premiers ne sont l&agrave; que par int&eacute;r&ecirc;t pour la mati&egrave;re enseign&eacute;e. Les seconds sont l&agrave; pour une &eacute;ducation en bonne et due forme.<br />
<br />
<strong>La reconnaissance</strong><br />
<br />
Si la note est obtenue dans un cours, le dipl&ocirc;me en est l'&eacute;quivalent pour le programme entier. Encore l&agrave;, quelqu'un &eacute;value qu'on r&eacute;pond &agrave; certaines exigences. Et une institution nous d&eacute;livre une reconnaissance de notre apprentissage. Un dipl&ocirc;me universitaire, par exemple, sera notamment reconnu par les employeurs qui embauchent, parce que ces employeurs reconnaissent la valeur de l'universit&eacute; fr&eacute;quent&eacute;e. En obtenant un dipl&ocirc;me en ligne de l'<a href="http://www.geteducated.com/diploma-mills-police/college-degree-mills/161-college-degree-or-diploma-mill" target="_hplink">Universit&eacute; Cracker Jack</a>, ou d'une autre institution plus ou moins fictive, le tout pour 199 $, les chances de voir son apprentissage reconnu apparaissent bien minces.<br />
<br />
L'&eacute;ducation est donc un service d'encadrement, d'&eacute;valuation et de reconnaissance. Contrairement &agrave; l'apprentissage d'un autodidacte, au d&eacute;veloppement d'une id&eacute;e ou &agrave; la r&eacute;flexion sur soi et sur la soci&eacute;t&eacute;, o&ugrave; on n'engage que son temps et son &eacute;nergie, on choisit l'&eacute;ducation parce qu'elle offre quelque chose de plus &agrave; l'&eacute;tudiant que le seul acc&egrave;s au savoir. Cet avantage pr&eacute;sente un co&ucirc;t; il a donc aussi un prix.<br />
<br />
La finalit&eacute; de l'&eacute;ducation ne se r&eacute;sume pas &agrave; l'apprentissage d'un savoir. L'&eacute;ducation pr&eacute;sente aussi une finalit&eacute; pragmatique, celle d'obtenir une reconnaissance aupr&egrave;s de futurs employeurs ou d'autres universit&eacute;s lorsqu'on souhaite poursuivre ses &eacute;tudes. Si ce n'&eacute;tait pas le cas, les &eacute;tudiants libres seraient bien plus nombreux que les &eacute;tudiants r&eacute;guliers dans les salles de cours universitaire. Certains y verront une <a href="http://conferences.ccdmd.qc.ca/videos/fiche/Mondialisation-et-marchandisation-de-leducation.html" target="_hplink">&laquo; marchandisation de l'&eacute;ducation &raquo;</a>, une expression dont le flou minutieusement entretenu me rend m&eacute;fiant. Pourtant, le choix de centaines de milliers d'&eacute;tudiants d&eacute;montre constamment que c'est dans le dipl&ocirc;me et sa reconnaissance que se situe la finalit&eacute; de l'&eacute;ducation.]]></content>
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    <title>Quatre défis pour le ministre des Finances du Québec</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/quatre-defis-nicolas-marceau_b_2158819.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2158819</id>
    <published>2012-11-19T11:37:45-05:00</published>
    <updated>2013-01-19T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Ce ne sont pas les 12 travaux d'Hercule, mais les défis budgétaires du gouvernement du Québec sont néanmoins gigantesques. Explosion des coûts en santé, ralentissement de la croissance économique, poids de la dette du secteur public: c'est sur ce terrain miné que s'aventure Nicolas Marceau, le ministre des Finances, pour réaliser son numéro d'équilibriste. 

Bien des experts auront les yeux rivés sur quatre grands indicateurs pour juger de sa réussite ou de son échec.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Ce ne sont pas les 12 travaux d'Hercule, mais les d&eacute;fis budg&eacute;taires du gouvernement du Qu&eacute;bec sont n&eacute;anmoins gigantesques. Pour qui a suivi les d&eacute;bats politiques et &eacute;conomiques ces derni&egrave;res ann&eacute;es, l'explosion des co&ucirc;ts en sant&eacute;, le ralentissement de la croissance &eacute;conomique et le poids de la dette du secteur public &eacute;taient tous des ph&eacute;nom&egrave;nes pr&eacute;visibles, notamment en raison du vieillissement de la population. Cette fois, les difficult&eacute;s font vraiment sentir tout leur poids. <br />
<br />
C'est sur ce terrain min&eacute; que s'aventure Nicolas Marceau, le ministre des Finances, pour r&eacute;aliser son num&eacute;ro d'&eacute;quilibriste. Bien des experts auront les yeux riv&eacute;s sur quatre grands indicateurs pour juger de sa r&eacute;ussite ou de son &eacute;chec.<br />
<br />
<strong>1.	Le d&eacute;ficit</strong><br />
<br />
D&eacute;j&agrave; avant les &eacute;lections, le d&eacute;ficit de l'ann&eacute;e en cours apparaissait <a href="http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201208/15/01-4565190-un-deficit-pire-que-prevu-au-quebec.php" target="_hplink">hors de contr&ocirc;le</a>. En effet, s'en tenir &agrave; 1,6 milliard de dollars de d&eacute;ficit d'ici au 31 mars 2013 exige des choix rapides. Le budget qui sera d&eacute;pos&eacute; mardi prochain repr&eacute;sente un jalon important pour la suite des choses. Il s'agit du budget cens&eacute; ramener les finances publiques au d&eacute;ficit z&eacute;ro d'ici 2014, comme le ministre s'est <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/11/05/006-budget-marceau-automne.shtml" target="_hplink">engag&eacute; &agrave; le faire</a> en campagne &eacute;lectorale. M. Marceau n'aura probablement pas fait tous les choix dans le budget, mais on s'attend &agrave; ce qu'il indique sans &eacute;quivoque qu'on ne peut pas demander davantage aux contribuables qu&eacute;b&eacute;cois. Le retour au d&eacute;ficit z&eacute;ro doit se faire par des &eacute;conomies dans les d&eacute;penses publiques. Sur des d&eacute;penses annuelles d'environ 71 milliards de dollars, il suffit d'une r&eacute;duction de 3 % pour enfin sortir le Qu&eacute;bec du rouge.<br />
<br />
<strong>2.	La dette </strong><br />
<br />
Avec une dette de <a href="http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise" target="_hplink">255 milliards de dollars</a>, le secteur public tra&icirc;ne un boulet tr&egrave;s encombrant. Le poids de la dette se fait surtout sentir par les int&eacute;r&ecirc;ts qui amputent chaque ann&eacute;e le budget : pr&egrave;s de 12 % des d&eacute;penses servent &agrave; payer les int&eacute;r&ecirc;ts sur la dette du gouvernement du Qu&eacute;bec. C'est sans compter la dette des municipalit&eacute;s, des organismes publics, des universit&eacute;s, etc. Le Parti qu&eacute;b&eacute;cois s'est engag&eacute; &agrave; utiliser le <a href="http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2012/11/12/faut-il-abolir-le-fonds-des-generations/" target="_hplink">Fonds des g&eacute;n&eacute;rations</a> pour rembourser une partie de la dette, mais ce fonds ne contient que 5 milliards de dollars environ. &Agrave; la vitesse &agrave; laquelle on s'endette, dans cinq ou six mois, la dette du Qu&eacute;bec sera revenue au m&ecirc;me niveau qu'actuellement. L&agrave; encore, un plan &agrave; plus long terme devient incontournable. <br />
<br />
<strong>3.	Les tarifs</strong><br />
<br />
On le sait, les tarifs sont gel&eacute;s au Qu&eacute;bec. Du moins pour les frais de scolarit&eacute;, les frais de garde et les tarifs d'&eacute;lectricit&eacute;. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle en soi, me direz-vous. Sauf que ce qu'on ne paie pas en tarifs, on le paie en imp&ocirc;t. En gelant les frais de scolarit&eacute;, le gouvernement pourra-t-il <a href="http://www.ledevoir.com/societe/education/362050/les-chiffres-sont-disponibles-m-le-ministre" target="_hplink">financer les universit&eacute;s qu&eacute;b&eacute;coises</a> pour qu'elles offrent des dipl&ocirc;mes de qualit&eacute;?<br />
<br />
En gelant les frais de garde, est-ce qu'il ne devient pas utopique d'ajouter les <a href="http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2012/11/20121112-181428.html" target="_hplink">28 000 nouvelles</a> places promises? En gelant les tarifs d'&eacute;lectricit&eacute;, peut-on esp&eacute;rer <a href="http://www.radio-canada.ca/sujet/elections-quebec-2012/2012/08/30/028-remboursement-dette-fonds-generation.shtml" target="_hplink">r&eacute;duire la dette du Qu&eacute;bec</a>? Cela signifiera-t-il qu'il faudra augmenter les imp&ocirc;ts?<br />
<br />
<strong>4.	Le fardeau fiscal </strong><br />
<br />
C'est le dernier et le plus r&eacute;v&eacute;lateur des indicateurs &agrave; surveiller dans le budget. Tant pour r&eacute;gler le d&eacute;ficit que pour payer les int&eacute;r&ecirc;ts de la dette, le gouvernement a augment&eacute; les imp&ocirc;ts, les taxes et d'autres &eacute;l&eacute;ments du fardeau fiscal des Qu&eacute;b&eacute;cois ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Du temps du ministre Raymond Bachand, on nous disait que l'effort suppl&eacute;mentaire du contribuable allait &ecirc;tre moins important que la r&eacute;duction des d&eacute;penses. Ce qui ne s'est pas r&eacute;alis&eacute;. Avec Nicolas Marceau, &agrave; quoi peut-on s'attendre?<br />
<br />
Le fardeau fiscal des moins nantis devrait diminuer un peu avec une r&eacute;duction de la taxe sant&eacute; de 200 $ par ann&eacute;e. En &eacute;change, les hauts salari&eacute;s vont voir leur taxe sant&eacute; et leurs imp&ocirc;ts sur le revenu augmenter. Pas autant que ce qui avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;vu, heureusement, gr&acirc;ce &agrave; la<a href="http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201211/01/01-4589484-merci-a-la-concurrence-fiscale.php" target="_hplink"> concurrence fiscale</a>. <br />
<br />
Le fardeau fiscal des Qu&eacute;b&eacute;cois, c'est l'&eacute;chappatoire commode. C'est l'alternative &agrave; toute coupure. C'est la panac&eacute;e de tous ceux qui demandent au gouvernement de s'occuper de ceci ou de cela. Chaque hausse a l'air modeste. C'est simple, &ccedil;a ne change pas grand-chose pour la majorit&eacute; de la population, et les mieux nantis ne peuvent pas vraiment se plaindre, quand m&ecirc;me! Sauf qu'un jour, on se retrouve avec un fardeau fiscal tellement lourd qu'il faut tracer une ligne dans le sable et d&eacute;clarer que &ccedil;a s'arr&ecirc;te ici. Qu'on ne franchira pas cette ligne. C'est ce que le nouveau ministre des Finances ne fera pas, au grand dam des Qu&eacute;b&eacute;cois, parce qu'il a promis le contraire et qu'on l'a &eacute;lu. L'espoir, c'est le statut minoritaire du gouvernement. On peut encore souhaiter que l'opposition soit r&eacute;solue &agrave; tracer cette ligne et &agrave; la faire respecter.<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--248417--HH>]]></content>
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    <title>Un syndicat entre la réalité et la fiction</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/syndicats-education_b_1970038.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1970038</id>
    <published>2012-10-18T11:17:40-04:00</published>
    <updated>2012-12-18T05:12:02-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le film Won't back down ("On ne cédera" pas dans sa version française) raconte l'histoire de Jamie Fitzpatrick, une mère monoparentale dont la ténacité et le courage hors de l'ordinaire la mènent à réclamer une meilleure éducation pour sa fillette dyslexique. Ses tentatives pour trouver une solution se frappent à une enseignante désabusée, à une direction indolente, à une bureaucratie tatillonne et au puissant syndicat des enseignants]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Le film <a href="http://www.imdb.com/title/tt1870529/" target="_hplink"><em>Won't back down</em></a> ("On ne c&eacute;dera" pas dans sa version fran&ccedil;aise) raconte l'histoire de Jamie Fitzpatrick, une m&egrave;re monoparentale dont la t&eacute;nacit&eacute; et le courage hors de l'ordinaire la m&egrave;nent &agrave; r&eacute;clamer une meilleure &eacute;ducation pour sa fillette dyslexique. Ses tentatives pour trouver une solution se frappent &agrave; une enseignante d&eacute;sabus&eacute;e, &agrave; une direction indolente, &agrave; une bureaucratie tatillonne et au puissant syndicat des enseignants. Lorsque Jamie s'allie &agrave; une enseignante pour reprendre le contr&ocirc;le de l'&eacute;cole, le syndicat cherche par toutes les tactiques d&eacute;loyales &agrave; bloquer cette initiative afin de prot&eacute;ger la permanence d'emploi des incomp&eacute;tents. <br />
<br />
Un syndicat qui s'oppose aux projets de ses propres membres et des parents, sans pr&eacute;occupation v&eacute;ritable pour les &eacute;l&egrave;ves. Un personnage qui d&eacute;clare m&ecirc;me que le syndicat d'enseignants se pr&eacute;occupera des &eacute;l&egrave;ves quand ceux-ci paieront des cotisations syndicales. R&eacute;alit&eacute; ou fiction?<br />
<br />
<strong>Prot&eacute;ger l'enseignant ou l'&eacute;l&egrave;ve?</strong><br />
<br />
Bien entendu, le syndicat d&eacute;peint dans le film est caricatural. Pourtant, lorsque l'IEDM avait lanc&eacute; l'id&eacute;e de la <a href="http://www.iedm.org/fr/36102-la-remuneration-au-merite-un-outil-pour-ameliorer-le-systeme-deducation" target="_hplink">r&eacute;mun&eacute;ration des enseignants au m&eacute;rite</a>, l'id&eacute;e avait &eacute;t&eacute; particuli&egrave;rement mal re&ccedil;ue par la CSQ. J'avais d'ailleurs d&eacute;battu du sujet &agrave; RDI avec R&eacute;jean Parent, alors pr&eacute;sident de la CSQ (c'&eacute;tait le 8 f&eacute;vrier 2012). Le d&eacute;bat s'est fait de bonne foi et je respecte beaucoup R&eacute;jean Parent. Toutefois, cela ne m'emp&ecirc;che pas de garder de ce d&eacute;bat l'impression que le changement, m&ecirc;me s'il est b&eacute;n&eacute;fique pour les &eacute;l&egrave;ves, n'est pas toujours le bienvenu. Comme quoi les caricatures rec&egrave;lent souvent un fond de v&eacute;rit&eacute;. <br />
<br />
La r&eacute;mun&eacute;ration au m&eacute;rite des enseignants favorise la r&eacute;ussite des &eacute;l&egrave;ves puisqu'elle r&eacute;compense les bons enseignants et demande des efforts aux enseignants les moins performants pour s'am&eacute;liorer. En fin de compte, la r&eacute;mun&eacute;ration au m&eacute;rite reconna&icirc;t le monde pour ce qu'il est, soit que certains profs sont de meilleurs p&eacute;dagogues que d'autres, ce que tous les enfants et tous les parents savent depuis des lustres. Or, il semblait &agrave; l'&eacute;poque tr&egrave;s ardu pour M. Parent d'accepter l'id&eacute;e si commune dans les autres professions que les meilleurs puissent &ecirc;tre reconnus comme tels et valoris&eacute;s &agrave; juste titre.<br />
<br />
M. Parent soulignait aussi que le syst&egrave;me public d'&eacute;ducation r&eacute;pondait tr&egrave;s bien aux besoins et qu'un enseignant incomp&eacute;tent pouvait tr&egrave;s bien &ecirc;tre renvoy&eacute; selon les conventions collectives en cours. &Agrave; une question de l'animateur, Simon Durivage, le pr&eacute;sident de la CSQ n'avait toutefois pas pu pr&eacute;ciser s'il y avait effectivement eu des renvois pour incomp&eacute;tence dans les derni&egrave;res ann&eacute;es. &Agrave; quel point ce syndicat parvient-il &agrave; concilier sa revendication de s&eacute;curit&eacute; d'emploi et de permanence pour les enseignants avec l'objectif d'une &eacute;ducation de qualit&eacute; offerte aux &eacute;l&egrave;ves? Les <a href="http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101214-035203.html" target="_hplink">taux de d&eacute;crochages faramineux</a> dans certaines &eacute;coles du Qu&eacute;bec paraissent-ils si peu urgents qu'on peut continuer dans la voie des petits pas? La CSQ d&eacute;fendrait-elle l'ind&eacute;fendable?<br />
<br />
<strong>Urgent besoin de Jamie Fitzpatrick qu&eacute;b&eacute;coises</strong><br />
<br />
J'encourage toutes les Jamie Fitzpatrick qu&eacute;b&eacute;coises, et les hommes aussi d'ailleurs, &agrave; exiger mieux de notre &eacute;ducation. &Agrave; cesser de croire les sir&egrave;nes qui disent que &ccedil;a ne se peut pas, qu'il n'y a rien &agrave; faire, ou qu'il faut faire preuve de patience. Bref, comme le dirait mon patron, il faut cesser d'accepter l'inacceptable.]]></content>
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    <title>Combien vaut Gentilly?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/valeur-centrale-nucleaire-gentilly_b_1940340.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1940340</id>
    <published>2012-10-06T10:04:49-04:00</published>
    <updated>2012-12-06T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le débat sur la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly se déroule à une vitesse hors du commun. Selon l'information qui circule, le fond de la question se trouve dans le coût très élevé de la réfection. Pour Hydro-Québec, maintenir en activité la centrale demande un investissement de 4,3 milliards de dollars.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Le d&eacute;bat sur la fermeture de la centrale nucl&eacute;aire Gentilly se d&eacute;roule &agrave; une vitesse hors du commun. Selon l'information qui circule, le fond de la question se trouve dans <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201210/03/01-4580004-gentilly-2-laventure-du-nucleaire-au-quebec-sarretera-le-28-decembre.php" target="_hplink">le co&ucirc;t tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;</a> de la r&eacute;fection. Pour Hydro-Qu&eacute;bec, maintenir en activit&eacute; la centrale demande un investissement de <a href="http://media.hydroquebec.com/fr/communiques/communique/hydro-quebec-confirme-fermeture-de-la-centrale-de-gentilly-2-fin-2012" target="_hplink">4,3 milliards de dollars</a>. &Agrave; ce prix, le co&ucirc;t de produire des kilowatts &agrave; Gentilly devient prohibitif pour Hydro-Qu&eacute;bec et on comprend la logique &eacute;conomique derri&egrave;re cette d&eacute;cision. L'autre option est de fermer la centrale pour de bon, ce qui co&ucirc;tera tout de m&ecirc;me 1,8 milliard pour ce que l'on nomme le d&eacute;classement. Dans la pr&eacute;cipitation, il me semble cependant qu'on oublie une question cruciale : combien vaut Gentilly?<br />
<br />
En effet, une centrale &eacute;lectrique, c'est des b&acirc;timents, des &eacute;quipements, etc. Ces actifs ont une valeur. Si on jette un &oelig;il &agrave; la page 80 du <a href="http://www.hydroquebec.com/publications/fr/rapport_annuel/pdf/rapport-annuel-2011.pdf" target="_hplink">rapport annuel 2011 d'Hydro-Qu&eacute;bec</a>, la valeur comptable nette de Gentilly est &eacute;tablie &agrave; 1,2 milliard de dollars. Le d&eacute;classement raye d'un coup cet actif des livres comptables de la soci&eacute;t&eacute; d'&Eacute;tat. Plus d'un milliard de dollars pass&eacute;s aux pertes qui diminuera le b&eacute;n&eacute;fice d'Hydro-Qu&eacute;bec et les dividendes vers&eacute;s au gouvernement. <br />
<br />
Il y a peut-&ecirc;tre une raison pour laquelle Hydro-Qu&eacute;bec se limite &agrave; deux sc&eacute;narios : r&eacute;fection ou d&eacute;classement. Mais n'y a-t-il vraiment que deux options? Ma perspective d'&eacute;conomiste m'incite &agrave; envisager un autre sc&eacute;nario qui, &eacute;tonnamment, ne semble pas pris en compte. Si Hydro-Qu&eacute;bec ne peut plus produire d'&eacute;lectricit&eacute; &agrave; Gentilly &agrave; un co&ucirc;t qui soit rentable, est-ce que quelqu'un d'autre pourrait le faire?<br />
 <br />
Hydro-Qu&eacute;bec poss&egrave;de d&eacute;sormais une centrale qui ne produit plus d'&eacute;lectricit&eacute; et qui est en voie de d&eacute;classement. &Ccedil;a ne vaut pas grand-chose pour ses actionnaires indirects, les contribuables Qu&eacute;b&eacute;cois. Par contre, si elle poss&egrave;de une centrale que quelqu'un souhaiterait acheter ou louer  pour produire de l'&eacute;lectricit&eacute;, il y a tout &agrave; coup une nouvelle donn&eacute;e &eacute;conomique &agrave; prendre en compte. Envisager une vente ou une location, c'est se donner la possibilit&eacute; de r&eacute;cup&eacute;rer la valeur de l'actif. <br />
<br />
Il s'agit d'un sc&eacute;nario particuli&egrave;rement int&eacute;ressant pour deux raisons au moins. D'une part, ce qui &eacute;tait un poids mort pour Hydro-Qu&eacute;bec devient une source de revenu gr&acirc;ce &agrave; la vente ou aux revenus de location. D'autre part, Hydro-Qu&eacute;bec transfert au moins en partie le risque de d&eacute;passement de co&ucirc;ts pour la r&eacute;fection ainsi que la gestion de la centrale et de ses co&ucirc;ts trop &eacute;lev&eacute;s &agrave; quelqu'un d'autre.<br />
<br />
Cette solution n'est pas originale. En Europe et ailleurs, <a href="http://www.gdfsuez.com/activites/electricite/" target="_hplink">GDF Suez</a> op&egrave;re diverses centrales. Plus pr&egrave;s de nous, aux &Eacute;tats-Unis, <a href="http://www.xcelenergy.com/Safety_&amp;_Education/Nuclear_Safety/About_Nuclear_Energy/Nuclear_Power" target="_hplink">Xcel Energy</a> et <a href="http://www.exeloncorp.com/energy/generation/nuclear.aspx" target="_hplink">Exelon</a> exploitent des centrales nucl&eacute;aires et pourraient &ecirc;tre int&eacute;ress&eacute;s &agrave; reprendre les op&eacute;rations de Gentilly. Chez notre voisin ontarien, <a href="http://www.exeloncorp.com/energy/generation/nuclear.aspx" target="_hplink">depuis mai 2001</a>, Bruce Power op&egrave;re des r&eacute;acteurs et vend l'&eacute;lectricit&eacute; produite &agrave; l'Ontario Power Authority. <br />
<br />
Bref, il y a des gens dont c'est le m&eacute;tier d'op&eacute;rer des centrales nucl&eacute;aires. Pourquoi ne pas mesurer leur int&eacute;r&ecirc;t? Peut-&ecirc;tre que personne ne sera int&eacute;ress&eacute;, mais on ne le saura pas si on n'essaie pas. Et pour 1,2 milliard, il me semble que &ccedil;a peut valoir la peine.]]></content>
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    <title>Travaille et tais-toi! Une hausse d'impôt mal avisée.</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/hausse-impot-quebec_b_1914256.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1914256</id>
    <published>2012-09-26T00:01:46-04:00</published>
    <updated>2012-11-25T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Faire porter sur les épaules des hauts salariés le coût des promesses électorales ressemble à une baguette magique de politiciens: on vous promet beaucoup, mais vous ne paierez pas puisque d'autres recevront la facture. Le gouvernement suivant pourra dire la même chose. Et les montants s'accumulent chaque fois. Une famille gagnant 275 000 $ paie actuellement 39 % d'impôts et de taxes. Jusqu'où pourra-t-on aller?]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Le gouvernement tout nouveau tout neuf vient d'annoncer que<a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201209/21/01-4576500-pauline-marois-annoncera-sous-peu-une-hausse-dimpots-retroactive-pour-les-riches.php" target="_hplink"> les taux d'imp&ocirc;t vont augmenter</a>. En fait non, on nous annonce que les taux d'imp&ocirc;t auront d&eacute;j&agrave; augment&eacute; sans qu'on s'en aper&ccedil;oive en janvier dernier, si le gouvernement minoritaire r&eacute;ussit &agrave; faire adopter sa r&eacute;forme fiscale. Bref, on s'y perd. Un peu plus et il faudrait inventer un nouveau temps de verbe pour les mesures r&eacute;troactives comme celle-l&agrave;. Le pass&eacute; conditionnel au futur pas-tr&egrave;s-parfait?<br />
<br />
J'ai <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/taxes-riches_b_1699564.html" target="_hplink">d&eacute;j&agrave; parl&eacute; des imp&ocirc;ts des riches</a> et de leur exode appr&eacute;hend&eacute; dans le cas de la France. Ici aussi on parle d'une hausse d'imp&ocirc;t des riches parce qu'avec un revenu de 130 000 $, au Qu&eacute;bec, on est riche. C'est trois fois le salaire moyen, souligne<a href="http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/patrick-lagace/201209/23/01-4576803-haussez-mes-impots-mme-marois-mais.php" target="_hplink"> Patrick Lagac&eacute;</a>. En France toutefois, les &laquo; riches &raquo; sont ceux qui gagnent un million d'euros par ann&eacute;e (soit 1 376 700 $ canadiens).<br />
<br />
La question &agrave; 130 000 $, c'est de savoir jusqu'o&ugrave; le gouvernement peut presser le citron. Faire porter sur les &eacute;paules des hauts salari&eacute;s le co&ucirc;t des promesses &eacute;lectorales ressemble &agrave; une baguette magique de politiciens: on vous promet beaucoup, mais vous ne paierez pas puisque d'autres recevront la facture. Le gouvernement suivant pourra dire la m&ecirc;me chose. Et les montants s'accumulent chaque fois. Une famille gagnant 275 000 $ paie actuellement<a href="http://www.iedm.org/files/note1110_fr.pdf" target="_hplink"> 39 % d'imp&ocirc;ts et de taxes</a>. Jusqu'o&ugrave; pourra-t-on aller?<br />
<br />
Un entrepreneur, un m&eacute;decin, un dentiste, un courtier immobilier, un actuaire qui fait beaucoup d'argent va finir par r&eacute;aliser qu'en travaillant &eacute;norm&eacute;ment, il atteint des taux d'imposition inou&iuml;s par rapport &agrave; ce qui pr&eacute;vaut ailleurs en Am&eacute;rique du Nord. Parce que les hauts salari&eacute;s travaillent en majorit&eacute; <a href="http://utpjournals.metapress.com/content/pw6v54766127788l/fulltext.pdf" target="_hplink">plus de 50 heures par semaine</a>. De ce qu'ils gagnent, ils n'en conservent qu'une petite partie puisque le reste s'envole en imp&ocirc;t. <br />
<br />
Une solution assez simple existe pour r&eacute;soudre ce dilemme: travailler moins. En effet, taxer davantage les fruits du travail revient &agrave; d&eacute;courager le travail. La strat&eacute;gie de la baguette magique qui devait transf&eacute;rer des revenus des plus riches vers les autres ne tient pas compte du fait que les hauts salari&eacute;s ne sont pas oblig&eacute;s de se laisser faire sans rechigner. Ce serait m&ecirc;me loufoque de penser qu'ils vont travailler et se taire. Se taire, peut-&ecirc;tre bien apr&egrave;s tout. Dans l'espace public qu&eacute;b&eacute;cois, quel riche va oser se plaindre? Mais en silence, un haut salari&eacute; apr&egrave;s l'autre, les comportements vont changer. <br />
<br />
C'est le principal probl&egrave;me que je vois avec les imp&ocirc;ts sur les hauts salaires: &ccedil;a ne donne pas de tr&egrave;s bons r&eacute;sultats. On pense que la poule aux &oelig;ufs d'or doit contenir un tr&eacute;sor cach&eacute; dans ses entrailles et on est impatient de mettre la main dessus. Alors &laquo; couic &raquo; la poule! La r&eacute;alit&eacute;, c'est que la richesse se cr&eacute;e peu &agrave; peu parce que des gens y travaillent intens&eacute;ment et longtemps. Ce faisant, ils enrichissent la soci&eacute;t&eacute;.<br />
<br />
<HH--236POLL--8390--HH>]]></content>
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    <title>Taxer les riches les fait fuir</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1699564</id>
    <published>2012-07-25T09:09:37-04:00</published>
    <updated>2012-09-24T05:12:25-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[De riches cadres d'entreprises quittent la France au moment où le nouveau gouvernement socialiste s'apprête justement à les taxer davantage. Comme tous les êtres humains, ceux qui ont des revenus élevés n'aiment pas travailler pour rien, ou pour très peu. Québec solidaire devrait prendre bonne note, eux qui promettent de taxer à 100% les salaires trop élevés au goût de Françoise David afin de financer leurs promesses électorales.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[Oh, surprise! <br />
<a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/22/20002-20120722ARTFIG00164-taxe-a-75-des-societes-delocalisent-deja-leurs-cadres.php" target="_hplink">De riches cadres d'entreprises quittent la France</a> au moment o&ugrave; le nouveau gouvernement socialiste s'appr&ecirc;te justement &agrave; les taxer davantage. Comme tous les &ecirc;tres humains, ceux qui ont des revenus &eacute;lev&eacute;s n'aiment pas travailler pour rien, ou pour tr&egrave;s peu. Qu&eacute;bec solidaire devrait prendre bonne note, eux qui promettent de <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201204/26/01-4519415-quebec-solidaire-veut-plafonner-les-salaires.php" target="_hplink">taxer &agrave; 100%</a> les salaires trop &eacute;lev&eacute;s au go&ucirc;t de Fran&ccedil;oise David afin de financer leurs promesses &eacute;lectorales. <br />
<br />
Revenons &agrave; la France. &Eacute;lu en mai dernier, le socialiste Fran&ccedil;ois Hollande avait propos&eacute; une mesure populaire : taxer les riches. Cette promesse phare de sa campagne consistait &agrave; hausser le taux d'imp&ocirc;t &agrave; 75% pour les revenus sup&eacute;rieurs &agrave; 1 million d'euros. Il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu. Et tout d'un coup, plusieurs des 3600 Fran&ccedil;ais concern&eacute;s d&eacute;m&eacute;nagent &agrave; <a href="http://www.lefigaro.fr/impots/2012/06/19/05003-20120619ARTFIG00521-cameron-ouvre-les-bras-aux-riches-qui-fuient-la-france.php" target="_hplink">Londres qui leur d&eacute;roule le tapis rouge</a>.<br />
<br />
D'autres hauts salari&eacute;s pourraient rester en France, mais leur r&eacute;mun&eacute;ration pourrait bien &ecirc;tre limit&eacute;e &agrave; 1 million d'euros. D&eacute;passer ce seuil, l'employeur paie beaucoup d'argent et l'employ&eacute; ne re&ccedil;oit pas grand-chose. Un exemple : un joueur de soccer qui vient d'&ecirc;tre recrut&eacute; par une &eacute;quipe fran&ccedil;aise aurait fait pr&eacute;ciser que son salaire sera de 14 millions d'euros nets d'imp&ocirc;ts. Autrement dit, si les imp&ocirc;ts augmentent, le club de &laquo; foot &raquo;, comme disent les Fran&ccedil;ais, devra payer l'imp&ocirc;t suppl&eacute;mentaire. Pour lui assurer son 14 millions apr&egrave;s imp&ocirc;t, l'&eacute;quipe devra vraisemblablement d&eacute;bourser <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/07/18/comment-ibrahimovic-peut-gagner-14-millions-d-euros-net-d-impots_1735258_823448.html?xtmc=taxer_les_riches&amp;xtcr=2" target="_hplink">entre 70 et 89 millions d'euros chaque ann&eacute;e</a> pour ce seul joueur.<br />
<br />
Taxer les riches, ce n'est pas une promesse &eacute;lectorale tr&egrave;s originale. En 1960, aux &Eacute;tats-Unis, <a href="http://www.ntu.org/tax-basics/history-of-federal-individual-1.html" target="_hplink">les riches &eacute;taient tax&eacute;s &agrave; 91%</a>, jusqu'&agrave; ce que Kennedy baisse leurs imp&ocirc;ts puisque &ccedil;a ne donnait pas plus de revenus de toute mani&egrave;re. C'est ce que des &eacute;conomistes comme Jean-Baptiste Say et Arthur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Laffer" target="_hplink">Laffer</a> expliquent lorsqu'ils disent que trop d'imp&ocirc;t tue l'imp&ocirc;t. <br />
<br />
Bref, c'est la fable de la poule aux &oelig;ufs d'or des temps modernes. &Agrave; vouloir trop taxer les riches, la France va perdre des revenus alors que la Grande-Bretagne va gagner davantage en baissant leurs imp&ocirc;ts. Ne pourrait-on pas r&eacute;gler le &laquo; probl&egrave;me &raquo; si tous les pays augmentaient l'imp&ocirc;t des riches en m&ecirc;me temps? Outre le fait qu'un tel sc&eacute;nario est improbable, rien ni personne ne peut obliger quelqu'un &agrave; travailler fort contre une r&eacute;mun&eacute;ration qu'il juge insuffisante. Les hauts salari&eacute;s pourront donc toujours d&eacute;cider de travailler moins et la poule aux &oelig;ufs d'or cessera alors de pondre.<br />
<br />
La prochaine fois qu'un parti promettra une hausse de l'imp&ocirc;t des riches, parce qu'il y en a toujours un qui pense avoir trouv&eacute; l'id&eacute;e du si&egrave;cle, j'esp&egrave;re qu'un journaliste allum&eacute; osera lui demander : &laquo; Et o&ugrave; allez-vous couper pour financer cette hausse d'imp&ocirc;t? &raquo;.]]></content>
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    <title>Gaz de schiste: le risque en vaut la chandelle</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/youri-chassin/gaz-de-schiste_b_1661739.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1661739</id>
    <published>2012-07-10T12:02:48-04:00</published>
    <updated>2012-09-09T05:12:04-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Affirmer qu'on doit renoncer à l'exploitation des gaz de schiste parce que c'est « trop dangereux pour l'environnement et la santé » revient à militer pour l'utopique risque zéro. À ce compte-là, aussi bien arrêter de travailler pour ne pas avoir à prendre le risque d'un accident d'auto.]]></summary>
    <author>
        <name>Youri Chassin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/youri-chassin/"><![CDATA[C'est l'&eacute;t&eacute; au Qu&eacute;bec, le soleil plombe et le mercure gravit le thermom&egrave;tre all&egrave;grement. Naturellement, je plonge dans un lac ou je fais une saucette dans la piscine chaque fois que c'est possible, et je ne suis clairement pas le seul! Pourtant, comme les m&eacute;dias nous le rappellent r&eacute;guli&egrave;rement, la baignade <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/06/25/001-noyade-quebec-week-end.shtml" target="_hplink">peut </a><a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201207/04/01-4540665-40e-noyade-au-quebec-une-fillette-de-16-mois-perd-la-vie-a-kirkland.php" target="_hplink">causer</a> <a href="http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/faitsdivers/archives/2012/07/20120708-155851.html" target="_hplink">la mort</a>. Sommes-nous tous terriblement inconscients? Ou n'est-ce pas plut&ocirc;t que certains risques valent la peine d'&ecirc;tre pris?<br />
<br />
Dans<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/recherche?q=schiste&amp;s_it=aolfr-huffpo-V1" target="_hplink"> le d&eacute;bat entourant le gaz de schiste</a>, les opposants s'inqui&egrave;tent des risques associ&eacute;s &agrave; une technologie nouvelle : eau potable contamin&eacute;e, &eacute;manations dangereuses, rejet dans l'atmosph&egrave;re de grandes quantit&eacute;s de gaz &agrave; effet de serre... Dans le style dramatique, difficile de faire mieux que &laquo; l'eau de mon robinet <a href="http://www.youtube.com/watch?v=U01EK76Sy4A" target="_hplink">pogne en feu</a> comme le propane de mon barbecue! &raquo;. Mais l'anecdote, <a href="http://blog.questerre.com/fr/?p=330" target="_hplink">fausse d'ailleurs</a>, ne fait pas une tendance et les craintes ne font pas un risque av&eacute;r&eacute;.<br />
Un rapport publi&eacute; conjointement par la <em>Royal Society</em> et la <em>Royal Academy of Engineering</em> vient justement nuancer ces risques per&ccedil;us. Ces deux institutions britanniques jouissent d'une r&eacute;putation enviable dans les milieux scientifiques. Et les risques associ&eacute;s g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; l'exploitation du gaz de schiste ont &eacute;t&eacute; clairement exag&eacute;r&eacute;s &agrave; la lumi&egrave;re de leurs <a href="http://royalsociety.org/policy/projects/shale-gas-extraction/report/" target="_hplink">conclusions</a>. <br />
<br />
<ul><li>La contamination des nappes phr&eacute;atiques est improbable. </li> <li>Les risques sismiques associ&eacute;s &agrave; la <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/07/09/les-risques-de-la-fracturation-hydraulique_n_1660275.html" target="_hplink">fracturation hydraulique</a> sont plus faibles que ceux d&eacute;coulant des mines de charbon.</li> <li>Les risques &laquo; peuvent &ecirc;tre g&eacute;r&eacute;s efficacement &raquo; en Grande-Bretagne. </li></ul><br />
<br />
Est-ce que le rapport conclut qu'il n'y a aucun danger? Non. Il y a toujours un danger &agrave; tout. Mais affirmer qu'on doit renoncer &agrave; l'exploitation des gaz de schiste parce que c'est &laquo; trop dangereux pour l'environnement et la sant&eacute; &raquo; revient &agrave; militer pour l'utopique risque z&eacute;ro. &Agrave; ce compte-l&agrave;, aussi bien arr&ecirc;ter de travailler pour ne pas avoir &agrave; prendre le <a href="http://www.hcra.harvard.edu/quiz.html" target="_hplink">risque d'un accident d'auto</a>.<br />
<br />
<strong>L'ing&eacute;niosit&eacute; humaine</strong><br />
Le d&eacute;veloppement &eacute;conomique est risqu&eacute; : il est donc normal qu'on fixe collectivement certaines balises et bonnes pratiques, que des v&eacute;rifications aient lieu, et qu'on continue de faire avancer les connaissances scientifiques. C'est aussi ce que recommande le rapport dans le cas du gaz de schiste. <br />
Un accident est possible, ou une fuite. Il y aura probablement des emb&ucirc;ches et des nids-de-poule dans la route du d&eacute;veloppement &eacute;conomique. Aller de l'avant, c'est prendre ce risque. C'est aussi se donner l'opportunit&eacute; d'accro&icirc;tre nos connaissances et de r&eacute;gler les probl&egrave;mes qui surgiront. Parce que l'ing&eacute;niosit&eacute; humaine pr&eacute;sente cette singuli&egrave;re facult&eacute; de r&eacute;soudre les d&eacute;fis qui semblaient insurmontables. Souvenons-nous qu'il paraissait impossible, il n'y a pas si longtemps, que l'on puisse <a href="http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/recreative/qualite.htm#fleuve-baignade" target="_hplink">se baigner dans le fleuve St-Laurent</a>.<br />
<br />
Je suis certainement optimiste quant &agrave; la capacit&eacute; de l'humanit&eacute; d'&eacute;voluer, de prosp&eacute;rer et de trouver les fa&ccedil;ons de faire les plus s&eacute;curitaires, bien que le risque ne soit jamais nul.]]></content>
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