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  <title>William Blanc</title>
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  <updated>2013-05-25T21:32:33-04:00</updated>
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    <name>William Blanc</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for William Blanc</subtitle>
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    <title>Quand le journalisme chien de garde défend un historien de garde</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/christophe-naudin/les-historiens-de-garde-supplement_b_3082952.html"/>
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    <published>2013-04-15T00:00:00-04:00</published>
    <updated>2013-04-15T04:17:44-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[MÉDIAS - Le titre de notre essai, Les historiens de garde nous a été inspiré par l'expression de Nizan, "les chiens de garde", reprise par la suite par Serge Halimi lorsqu'il étudiait la collusion médias/politiques.]]></summary>
    <author>
        <name>William Blanc</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/william-blanc/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/william-blanc/"><![CDATA[M&Eacute;DIAS - Le titre de notre essai,<a href="http://www.huffingtonpost.fr/aurore-chery/les-historiens-de-garde-livre_b_2963096.html" target="_hplink"> <em>Les historiens de garde</em></a> nous a &eacute;t&eacute; inspir&eacute; par l'expression de Nizan, "les chiens de garde", reprise par la suite par Serge Halimi lorsqu'il &eacute;tudiait la collusion m&eacute;dias/politiques. <br />
<br />
Le dernier num&eacute;ro de <a href="http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid4810-c-le-supplement.html" target="_hplink">l'&eacute;mission de <em>Canal Plus</em>, "Le Suppl&eacute;ment"</a>, a prouv&eacute; de mani&egrave;re &eacute;clatante que nous avions vu juste en expliquant que les affabulations des "historiens de garde" gagnaient en autorit&eacute; gr&acirc;ce au soutien du type de journalisme "chien de garde" si bien d&eacute;nonc&eacute; par Halimi.<br />
<br />
Un sujet, intitul&eacute; "Accus&eacute; de faire le jeu de l'extr&ecirc;me droite, Lor&agrave;nt Deutsch r&eacute;pond &agrave; ses d&eacute;tracteurs", a &eacute;grain&eacute; tout l'arsenal du "journalisme chien de garde" pour parvenir &agrave; caricaturer le propos des "d&eacute;tracteurs" (nous, auteurs du livre <em>Les historiens de garde</em>), tout en laissant l'acteur se d&eacute;fendre face &agrave; une animatrice complaisante ass&eacute;nant de pures contrev&eacute;rit&eacute;s sur le fond de l'ouvrage. L'&eacute;tude &agrave; froid de l'&eacute;mission et de son proc&eacute;d&eacute; vaut bien mieux que celle des propos de Lor&agrave;nt Deutsch lui-m&ecirc;me, qui n'a fait que r&eacute;p&eacute;ter son discours habituel. Nous renvoyons pour cela &agrave; notre ouvrage.<br />
<br />
<blockquote><strong>LIRE AUSSI: </strong><ul><li><a href="http://www.huffingtonpost.fr/aurore-chery/les-historiens-de-garde-livre_b_2963096.html" target="_hplink">Ouvrage: "Les Historiens de garde"</a></li><br />
<li><a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/11/lorant-deutsch-extreme-droite-metronome-polemique_n_1665066.html" target="_hplink">Laur&agrave;nt Deutsch soutenu par l'extr&ecirc;me droite</a></li></ul></blockquote><br />
<br />
Le sujet est lanc&eacute; par un reportage de moins de trois minutes o&ugrave; deux d'entre nous sont interview&eacute;s pour expliquer notre d&eacute;marche. Le titre du livre est &agrave; peine mentionn&eacute;, un auteur oubli&eacute;, mais peu importe il ne s'agit l&agrave; que d'un d&eacute;tail. En effet, nous le comprendrons bien vite, nous ne sommes pr&eacute;sents que pour servir de faire valoir &agrave; un Lor&agrave;nt Deutsch qui n'en demandait pas tant. Certes, nous savions que l'essentiel de nos propos serait coup&eacute; au montage; pour autant, peut-on se satisfaire de ce qu'il en reste, qui ne fait que travestir, voire trahir de fa&ccedil;on &eacute;hont&eacute;e la r&eacute;alit&eacute; et le fond de nos r&eacute;ponses? Entre nos tr&egrave;s br&egrave;ves interventions, le reportage pr&eacute;sente notre ouvrage de mani&egrave;re extr&ecirc;mement caricaturale et biais&eacute;e, laissant croire que les critiques viennent de jeunes historiens "s&eacute;rieux", mais "au ton parfois badin", qui viseraient uniquement Lor&agrave;nt Deutsch et ses erreurs factuelles. <br />
<br />
Pas un mot sur les raisons de la critique de ces erreurs, sur le raisonnement qui est le n&ocirc;tre, sur ce qui nous a pouss&eacute; &agrave; &eacute;crire ce livre,  rien sur ce que nous disons du roman national, de l'id&eacute;ologie naus&eacute;abonde qu'il v&eacute;hicule, et &eacute;videmment rien non plus sur les autres historiens de garde mentionn&eacute;s dans le livre (St&eacute;phane Bern, Jean S&eacute;villia, Franck Ferrand, Eric Zemmour, etc...). Viennent ensuite des extraits d'autres &eacute;missions dont, est-ce un hasard, "Grand Public" de <em>France 2</em> (dont le logo est flout&eacute; par <em>Canal Plus</em>), dont nous parlons dans notre livre, et qui avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; un grand moment de "journalisme chien de garde", volant au secours d'un Lor&agrave;nt Deutsch en d&eacute;licatesse &agrave; cause de l'ouvrage sur C&eacute;line, qu'il publiait en collaboration avec Patrick Buisson. Une pol&eacute;mique sur laquelle passe tr&egrave;s rapidement le reportage de <em>Canal Plus</em>.<br />
<br />
Pourtant, le pire est &agrave; venir. L'animatrice, Ma&iuml;tena Biraben, avait promis un "face &agrave; face". Entre le com&eacute;dien et ses d&eacute;tracteurs? Non, face &agrave; elle! Il faut d'ailleurs pr&eacute;ciser ici qu'&agrave; aucun moment, durant le tournage du reportage, nous n'avons &eacute;t&eacute; pr&eacute;venus que Lor&agrave;nt Deutsch serait en plateau pour r&eacute;pondre &agrave; loisir &agrave; nos propos. La mani&egrave;re avec laquelle l'animatrice conduit alors l'interview est un mod&egrave;le du genre. <br />
<br />
Rapidement, le ton est donn&eacute;, Ma&iuml;tena Biraben ne sera qu'un relais de la parole du com&eacute;dien. L'animatrice laisse croire que notre essai n'est qu'une litanie de critiques sur les erreurs factuelles, n'entrant jamais dans le fond du sujet (pourquoi nous critiquons ces erreurs, et surtout comment nous montrons qu'elles ont un but pr&eacute;cis, v&eacute;hiculer une id&eacute;ologie en tordant l'histoire). Elle va plus loin encore en d&eacute;fendant le com&eacute;dien par une contrev&eacute;rit&eacute;, affirmant, au sujet du Louvre: "en l'occurrence, ce qui vous est reproch&eacute; est faux, je l'ai v&eacute;rifi&eacute; dans les livres!" Savoir lire est une bonne chose, comprendre le sens d'un texte serait encore mieux. Autre exemple de complaisance insupportable, pour ne pas dire de populisme crasse, lorsque Lor&agrave;nt Deutsch, patelin et en terrain conquis, admet qu'il s'est tromp&eacute; sur la date de la visite d'H&eacute;raclius &agrave; Paris, Ma&iuml;tena Biraben plaisante. Bien entendu. Une erreur de deux ans pour un &eacute;v&eacute;nement qui s'est d&eacute;roul&eacute; il y a plus de huit si&egrave;cles... De quoi mettre les rieurs de son c&ocirc;t&eacute;. <br />
<br />
Cette erreur n'a pourtant rien d'anodin, elle est m&ecirc;me fondamentale dans la d&eacute;monstration que nous faisons. Mais pour savoir cela il faudrait avoir lu le texte, et en avoir compris l'essence. L'animatrice lance ensuite une perche au com&eacute;dien qui s'en saisit prestement: "pourquoi le font-ils?". Lor&agrave;nt Deutsch peut alors tranquillement d&eacute;rouler ses accusations sur nos soi-disant motivations politiques sans jamais s'expliquer sur le fond. Quand il fait de nous des militants d'extr&ecirc;me gauche, qui &eacute;crivent "pour des journaux d'opinion", &agrave; aucun moment Ma&iuml;tena Biraben ne lui demande d'o&ugrave; il tire ses "informations", ni quels sont ces journaux d'opinion. Le climax de l'interview est l'explication sur son travail avec Patrick Buisson. Une fois encore, comme sur <em>France 2</em>, le com&eacute;dien fait son candide sur sa connaissance de la personnalit&eacute; de l'ancien directeur de <em>Minute</em>. Et la relance de l'animatrice est bien timide...<br />
<br />
La conclusion de l'entretien est tout aussi r&eacute;v&eacute;latrice: le com&eacute;dien est une victime, meurtri par des accusations &eacute;videmment infond&eacute;es. Il peut ensuite tranquillement faire sa publicit&eacute; pour la monarchie constitutionnelle, tout en affirmant qu'il ne fait pas de politique. Pas un mot sur son adh&eacute;sion &agrave; la th&eacute;orie du g&eacute;nocide vend&eacute;en, rien sur sa volont&eacute; de r&eacute;tablir le concordat...L'animatrice, tout sourire pendant ces six minutes (soit trois fois plus que le reportage), ne semble pas &eacute;tonn&eacute;e que Lor&agrave;nt Deutsch finisse par la tutoyer. Il reste d'ailleurs en plateau pour le reste de l'&eacute;mission, plaisantant avec les autres animateurs.<br />
<br />
Un bel exemple de journalisme de connivence, d'in&eacute;galit&eacute; de traitement, de complicit&eacute;. Qui ne fait que confirmer, finalement, ce que nous disons dans notre livre: Lor&agrave;nt Deutsch, tout comme les autres historiens de garde, impose sa vision biais&eacute;e de l'histoire en usant de ses relais m&eacute;diatiques. Apr&egrave;s France T&eacute;l&eacute;vision, qui a produit &agrave; grand frais la version t&eacute;l&eacute;visuelle de <em>M&eacute;tronome</em>, et le groupe TF1, via sa cha&icirc;ne <em>Histoire</em>, c'&eacute;tait aujourd'hui le tour de <em>Canal+</em> de lui servir de relais et de rendre la parole des historiens inaudible. Sans surprise.<br />
<br />
William Blanc, Aurore Ch&eacute;ry, Christophe Naudin, auteur de <em>Les historiens de garde. De Lor&agrave;nt Deutsch &agrave; Patrick Buisson, la r&eacute;surgence du roman national </em> (Inculte).<br />
<br />
<blockquote><a href="http://www.leshistoriensdegarde.fr/" target="_hplink"><strong>Pour plus d'information, rendez-vous sur le site du livre</strong></a></blockquote><br />
<br />
<blockquote><center><img alt="2013-03-27-les_historiens_de_garde_4.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2013-03-27-les_historiens_de_garde_4.jpg" width="500" height="678" /></center></blockquote>]]></content>
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    <title>&quot;Les Historiens de garde&quot;</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/aurore-chery/les-historiens-de-garde-livre_b_2963096.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2963096</id>
    <published>2013-03-28T00:00:00-04:00</published>
    <updated>2013-03-28T02:35:47-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[HISTOIRE - Il y a un an, nos articles critiques sur le net au sujet du Métronome de Lorànt Deutsch avaient eu une certaine audience. Il nous semblait cependant nécessaire, pour déconstruire ce phénomène inquiétant, de l'inscrire dans une perspective plus large.]]></summary>
    <author>
        <name>William Blanc</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/william-blanc/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/william-blanc/"><![CDATA[HISTOIRE - Il y a un an, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/christophe-naudin/paris-histoire-metronome-lorant-deutsch_b_1563053.html" target="_hplink">nos articles critiques sur le net</a> au sujet du <em>M&eacute;tronome </em>de Lor&agrave;nt Deutsch avaient eu une certaine audience. <br />
<br />
Il nous semblait cependant n&eacute;cessaire, pour d&eacute;construire ce ph&eacute;nom&egrave;ne inqui&eacute;tant, de l'inscrire dans une perspective plus large. <br />
<br />
Notre travail nous avait notamment alert&eacute; sur la proximit&eacute;, dans la m&eacute;thode comme dans l'id&eacute;ologie, entre Lor&agrave;nt Deutsch et d'autres personnages m&eacute;diatiques ayant fait de l'Histoire un moyen d'infuser une doctrine n&eacute;faste en direction du plus grand nombre, profitant au passage &agrave; plein de la soci&eacute;t&eacute; du spectacle. Un livre s'imposa alors comme le meilleur moyen de nous exprimer.<br />
<blockquote><strong>LIRE AUSSI:</strong><br />
<a href="http://www.huffingtonpost.fr/christophe-naudin/paris-histoire-metronome-lorant-deutsch_b_1563053.html" target="_hplink">&raquo;Pourquoi il faut critiquer "M&eacute;tronome" de Lor&agrave;nt Deutsch</a><br />
<a href="http://www.huffingtonpost.fr/william-blanc/le-deshonneur-du-figaro-histoire_b_2100157.html" target="_hplink">&raquo;Le d&eacute;shonneur du Figaro Histoire</a><br />
<a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/11/lorant-deutsch-extreme-droite-metronome-polemique_n_1665066.html" target="_hplink">&raquo;Lor&agrave;nt Deutsch: l'extr&ecirc;me droite exprime son soutien &agrave; l'auteur de "M&eacute;tronome"</a><br />
<a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/10/polemique-sur-metronome-lorant-deutsch-se-defend-etre-ideologue_n_1661782.html?utm_hp_ref=france" target="_hplink">&raquo;Lor&agrave;nt Deutsch se d&eacute;fend d'&ecirc;tre un id&eacute;ologue</a></blockquote><br />
<br />
En &eacute;crivant <a href="http://www.leshistoriensdegarde.fr/" target="_hplink"><em>Les Historiens de garde</em></a>, nous nous sommes souvent interrog&eacute;s: pourquoi se pr&eacute;occuper d'histoire en p&eacute;riode de crise? Pourquoi ne pas s'int&eacute;resser plut&ocirc;t au ch&ocirc;mage, &agrave; la mis&egrave;re, aux in&eacute;galit&eacute;s? C'est que l'histoire n'a rien d'un objet mort pour touristes. Aujourd'hui, d'aucuns voudraient promouvoir le retour &agrave; une histoire patriotique, o&ugrave; chaque &eacute;v&eacute;nement a &eacute;t&eacute; fait par et pour une nation France glorieuse men&eacute;e par des grands hommes. Et ces temps o&ugrave; il est de plus en plus n&eacute;cessaire d'ouvrir grand les yeux face &agrave; la complexit&eacute; du monde, ce repli identitaire sur un roman historique glorieux, minimisant les pages sombres de notre histoire, nous semble dangereux. <br />
<br />
Nous avons appel&eacute; ces promoteurs du nouveau roman national les "historiens de garde." Ils ne font que remettre au go&ucirc;t du jour, sous couvert de divertissement, des vieilles lunes enterr&eacute;es depuis le XIXe si&egrave;cle et qui ne sont plus depuis de nombreuses ann&eacute;es prises au s&eacute;rieux dans les milieux universitaires. Que leur importe. Bien que les plateaux des cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision nationales et m&ecirc;me publiques leur soient grandement ouverts, ils crient &agrave; la censure. Faisant pour la plupart partie du monde m&eacute;diatique des people, ils temp&ecirc;tent pourtant contre l'&eacute;litisme. Faisant fi de toutes les m&eacute;thodes historiques n&eacute;cessitant que l'on &eacute;taye ce que l'on avance, ils mettent en avant les faits qui correspondent aux id&eacute;es qu'ils d&eacute;fendent, quand ils ne les inventent pas.<br />
<br />
Chasse aux sorci&egrave;res nous r&eacute;torquera-t-on. Nous ne critiquerions que des auteurs ne cachant pas leurs amiti&eacute;s pour la droite dure (<a href="http://blogs.rue89.com/echos-histoire/2013/03/25/deutsch-ferrand-buisson-zemmour-bern-la-tele-prefere-les-historiens-reacs-229942" target="_hplink">&Eacute;ric Zemmour, Dimitri Casali, Vincent Badr&eacute;</a>) ou pour le courant royaliste (St&eacute;phane Bern, Lor&agrave;nt Deutsch, Franck Ferrand). Certes, mais nous parlons aussi de Michel Onfray et seule la sortie tardive du livre <a href="http://www.franceculture.fr/oeuvre-l%E2%80%99invention-des-francais-de-jean-francois-kahn" target="_hplink"><em>L'invention des fran&ccedil;ais</em></a> de Jean-Fran&ccedil;ois Kahn nous a emp&ecirc;ch&eacute; de l'&eacute;voquer. Sa vision de Fran&ccedil;ais cr&eacute;ateurs (depuis l'Antiquit&eacute;!) de l'universalisme, du f&eacute;minisme, et par nature attach&eacute;s aux droits de l'homme &agrave; la charcuterie et... &agrave; la mode aurait probablement eu sa place dans l'ouvrage, prouvant au passage que le roman national n'a pas de fronti&egrave;res, y compris id&eacute;ologiques, qu'il peut &ecirc;tre de droite, de gauche...et du centre.<br />
<br />
Chasse &agrave; l'homme nous r&eacute;pondra-t-on. Nous parlons beaucoup de Lor&agrave;nt Deutsch. Certes, mais son livre <em>M&eacute;tronome </em>est un cas d'&eacute;cole. Fort de son succ&egrave;s et de son aura m&eacute;diatique, largement aid&eacute; par un service public t&eacute;l&eacute;visuel et des politiques tr&egrave;s complaisants, l'acteur accumule les affabulations sans crainte d'&ecirc;tre contredit afin de rendre les rois plus h&eacute;ro&iuml;ques et les r&eacute;volutions plus abjectes. Son <em>M&eacute;tronome </em>scande l'histoire aux rythmes des grands hommes, monarques et saints, construisant depuis l'aube des temps une nation quasi-&eacute;ternelle et fig&eacute;e o&ugrave; Paris serait depuis toujours capitale de la France, de l'Empire romain quand il ne s'agit pas carr&eacute;ment de la chr&eacute;tient&eacute;. Ce chauvinisme du pass&eacute; pr&eacute;pare &agrave; celui de l'avenir. <br />
<br />
Que nous soyons professionnels ou amateurs d'Histoire, nous sommes las de voir l'objet de notre passion mis &agrave; mal par des marchands de nostalgie identitaire au moment o&ugrave; les services publics historiques (universit&eacute;s, &eacute;coles, services territoriaux de la culture, de l'arch&eacute;ologie, mus&eacute;es nationaux) sont de plus en plus mis &agrave; mal par les diverses r&eacute;formes structurelles. C'est aussi cette privatisation qui ne dit pas son nom que d&eacute;nonce <em>Les Historiens de garde</em>.<br />
<br />
<blockquote><center><img alt="2013-03-27-les_historiens_de_garde_4.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2013-03-27-les_historiens_de_garde_4.jpg" width="500" height="678" /></center></blockquote><br />
<br />
<br />
<strong>D&eacute;couvrez dans le vid&eacute;orama ci-dessous quelques extraits du <em>M&eacute;tronome</em>:</strong><br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--238022--HH>]]></content>
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    <title>Le déshonneur du Figaro Histoire</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/william-blanc/figaro-histoire_b_2115394.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2115394</id>
    <published>2012-11-12T08:00:38-05:00</published>
    <updated>2013-01-12T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le groupe Figaro est à la pointe de la controverse. Depuis trois rentrées déjà, les publications du groupe Le Figaro ne cessent d'accueillir dans leurs colonnes ceux qui critiquent l'ouverture (limitée) des programmes à une Histoire plus diverse, sous la plume notamment notamment de Jean Sévilla, essayiste du Figaro Magazine. Le Figaro Histoire, nouvelle publication du groupe, n'est pas en reste.]]></summary>
    <author>
        <name>William Blanc</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/william-blanc/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/william-blanc/"><![CDATA[Lanc&eacute; en grande pompe par trois auteurs depuis la rentr&eacute;e scolaire, <a href="http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-saison-2011-2012-l-enseignement-de-l-histoire-en-france" target="_hplink">le d&eacute;bat sur l'enseignement de l'histoire &agrave; l'&eacute;cole</a> autorise-t-il tous les coups? Critiquer les programmes scolaires est on ne peut plus l&eacute;gitime, quand bien m&ecirc;me il s'agirait de remettre en avant une Histoire d'&Eacute;pinal centr&eacute;e sur les grands Hommes. <br />
<br />
Encore faut-il que le d&eacute;bat se place sur un terrain scientifique et p&eacute;dagogique.<br />
<br />
Le groupe Figaro est &agrave; la pointe de la controverse. Depuis trois rentr&eacute;es d&eacute;j&agrave;, les publications de Serge Dassault ne cessent d'accueillir dans leurs colonnes ceux qui critiquent l'ouverture (limit&eacute;e) des programmes &agrave; une Histoire plus diverse, sous la plume notamment notamment de Jean S&eacute;villa, essayiste du <em>Figaro Magazine</em>. <em>Le Figaro Histoire</em>, nouvelle publication du groupe, n'est pas en reste. Son num&eacute;ro d'octobre-novembre peut se comparer &agrave; un v&eacute;ritable d&eacute;pliant publicitaire en faveur du retour au roman national. Tout y est: iconographie pompeuse sortie de vieux manuels scolaires (et jamais remise dans leur contexte), d&eacute;fense du <a href="http://www.huffingtonpost.fr/christophe-naudin/paris-histoire-metronome-lorant-deutsch_b_1563053.html" target="_hplink"><em>M&eacute;tronome </em>de Lor&agrave;nt Deutsch</a>, r&eacute;clame &agrave; peine d&eacute;guis&eacute;e pour les livres des contempteurs des programmes (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xfp8y0_dimitri-casali-dans-menard-sans-interdit_news" target="_hplink">Dimitri Casali </a>et <a href="http://www.histoirefabriquee.com/" target="_hplink">Vincent Badr&eacute;</a> en t&ecirc;te), avec plus de soixante pages consacr&eacute;es au ph&eacute;nom&egrave;ne et un coupable tout d&eacute;sign&eacute; : "le premier pi&egrave;ge qui p&egrave;se aujourd'hui sur l'enseignement de l'histoire est aussi celui qui guette notre pays : le communautarisme." (page 79).<br />
<br />
Mais jusqu'ici, le d&eacute;bat reste encore dans les limites du raisonnable. Apr&egrave;s tout, le <em>Figaro Histoire</em> a le droit de voir l'Histoire comme une &eacute;cole du patriotisme plus que comme un outil d'apprentissage de l'esprit critique et d'ouverture aux diff&eacute;rences. Pour cela, la plupart des r&eacute;dacteurs n'h&eacute;sitent pas &agrave; nager &agrave; contre-courant de toutes les recherches scientifiques pour affirmer la continuit&eacute; de l'histoire de France depuis (au moins) Clovis tout en &eacute;dulcorant les aspects les plus sombres de leur grand r&eacute;cit national. Ainsi, sous le titre <em>Les historiens des origines</em> (page 82-89), Jean-Louis Thi&eacute;riot se propose de mettre &agrave; la suite une quinzaine d'historiens qui seraient les fondateurs du roman national. Se trouvent mis &agrave; la cha&icirc;ne, de mani&egrave;re factice, des gens aussi diff&eacute;rents qu'Alexandre Dumas et Pierre Nora, comme d'autres peuvent aligner artificiellement les rois. Une page a particuli&egrave;rement attir&eacute; notre attention, sur laquelle sont mis en miroir Jacques Bainville et Marc Bloch, comme si l'un et l'autre avaient particip&eacute; du m&ecirc;me mouvement.<br />
<br />
Or, <a href="http://www.marcbloch.fr/" target="_hplink">Marc Bloch</a>, grand savant et fondateur de l'&eacute;cole des Annales regroupant des historiens critiquant, entre autres, le roman national, a aussi &eacute;t&eacute; un des contempteurs de Bainville. Rien ne rapprochait ce m&eacute;di&eacute;viste, ce juif r&eacute;publicain et r&eacute;sistant de la premi&egrave;re heure (il sera fusill&eacute; en 1944) et <a href="http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/03/19/01006-20110319ARTFIG00574-jacques-bainville-historien-et-prophete.php" target="_hplink">Jacques Bainville</a>, journaliste de l'Action fran&ccedil;aise, antis&eacute;mite et pro-mussolinien, deux derni&egrave;res caract&eacute;ristiques que semble avoir oubli&eacute;es Jean-Louis Thi&eacute;riot. Il faut dire qu'il n'est pas le seul. Bainville, depuis quelques ann&eacute;es, semble b&eacute;n&eacute;ficier d'une forme de r&eacute;habilitation. Ses &eacute;crits historiques sont r&eacute;&eacute;dit&eacute;s, et quelques &eacute;ditorialistes le placent dans leur panth&eacute;on personnel, comme Franz-Olivier Giesbert. Sa mise en miroir avec Bloch, au m&eacute;pris de toute r&eacute;alit&eacute; historique, par un journal &agrave; grande diffusion (qui le cite aussi sur sa couverture) participe de ce mouvement.<br />
<br />
<img alt="2012-11-09-bainvillebloch.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-11-09-bainvillebloch.jpg" width="590" height="802" /><br />
<br />
<br />
La figure de Bloch ne m&eacute;ritait pas cela, pas plus que ce qui va suivre. Voil&agrave; en effet comment Jean-Louis Thi&eacute;riot r&eacute;sume <em>l'&Eacute;trange d&eacute;faite</em>, une des oeuvres majeures de l'historien, &eacute;crite sous le choc de la d&eacute;b&acirc;cle de 1940: "Marc Bloch dresse un tableau &eacute;blouissant des faiblesses r&eacute;currentes de la France : lutte des classes, &eacute;lites coup&eacute;es du peuple, ouvriers plus pr&eacute;occup&eacute;s de l'esprit de jouissance que de celui de sacrifice." Ces derniers mots n'apparaissent jamais dans le livre de l'historien. Par contre, la proposition finale ressemble &agrave; s'y m&eacute;prendre &agrave; une phrase de Philippe P&eacute;tain prononc&eacute; lors du discours du 20 juin 1940: "Depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emport&eacute; sur l'esprit de sacrifice."<br />
<br />
Comment Jean-Louis Thi&eacute;riot, d&eacute;put&eacute; suppl&eacute;ant de Seine-et-Marne et titulaire d'un DEA d'histoire, a-t-il pu pr&ecirc;ter &agrave; un juif r&eacute;sistant qui refusait la d&eacute;faite, les propos du chef de la France de Vichy? Comment m&ecirc;me le conseil scientifique du <em>Figaro Histoire</em>, compos&eacute; d'historiens pourtant r&eacute;put&eacute;s comme Jean Tulard, ont-ils pu laisser passer une telle &eacute;normit&eacute;? Le retour du roman national qui semble soutenir implique-t-elle de propager la gangr&egrave;ne de l'oubli? La parole est aux int&eacute;ress&eacute;s.<br />
<br />
 <br />
<blockquote>Pour une critique plus compl&egrave;te du <em>Figaro Histoire</em> n&deg;4, voir ces deux articles :<br />
&raquo; <em>Le Figaro </em>dans un dr&ocirc;le de bain-ville : <a href="http://aggiornamento.hypotheses.org/1023" target="_hplink">http://aggiornamento.hypotheses.org/1023</a><br />
&raquo; "La v&eacute;rit&eacute; sur l'Histoire &agrave; l'&eacute;cole" ou les mensonges du <em>Figaro </em>: <a href="http://aggiornamento.hypotheses.org/1039" target="_hplink">http://aggiornamento.hypotheses.org/1039</a></blockquote>]]></content>
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    <title>Le déshonneur du Figaro Histoire</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/william-blanc/le-deshonneur-du-figaro-histoire_b_2100157.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2100157</id>
    <published>2012-11-10T00:00:38-05:00</published>
    <updated>2013-01-09T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[HISTOIRE - Depuis trois rentrées déjà, les publications du groupe Le Figaro ne cessent d'accueillir dans leurs colonnes ceux qui critiquent l'ouverture (limitée) des programmes à une Histoire plus diverse, sous la plume notamment notamment de Jean Sévilla, essayiste du Figaro Magazine. Le Figaro Histoire, nouvelle publication du groupe, n'est pas en reste.]]></summary>
    <author>
        <name>William Blanc</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/william-blanc/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/william-blanc/"><![CDATA[Lanc&eacute; en grande pompe par trois auteurs depuis la rentr&eacute;e scolaire, <a href="http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-saison-2011-2012-l-enseignement-de-l-histoire-en-france" target="_hplink">le d&eacute;bat sur l'enseignement de l'histoire &agrave; l'&eacute;cole</a> autorise-t-il tous les coups? Critiquer les programmes scolaires est on ne peut plus l&eacute;gitime, quand bien m&ecirc;me il s'agirait de remettre en avant une Histoire d'&Eacute;pinal centr&eacute;e sur les grands Hommes. <br />
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Encore faut-il que le d&eacute;bat se place sur un terrain scientifique et p&eacute;dagogique.<br />
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Le groupe Figaro est &agrave; la pointe de la controverse. Depuis trois rentr&eacute;es d&eacute;j&agrave;, les publications de Serge Dassault ne cessent d'accueillir dans leurs colonnes ceux qui critiquent l'ouverture (limit&eacute;e) des programmes &agrave; une Histoire plus diverse, sous la plume notamment notamment de Jean S&eacute;villa, essayiste du <em>Figaro Magazine</em>. <em>Le Figaro Histoire</em>, nouvelle publication du groupe, n'est pas en reste. Son num&eacute;ro d'octobre-novembre peut se comparer &agrave; un v&eacute;ritable d&eacute;pliant publicitaire en faveur du retour au roman national. Tout y est: iconographie pompeuse sortie de vieux manuels scolaires (et jamais remise dans leur contexte), d&eacute;fense du <a href="http://www.huffingtonpost.fr/christophe-naudin/paris-histoire-metronome-lorant-deutsch_b_1563053.html" target="_hplink"><em>M&eacute;tronome </em>de Lor&agrave;nt Deutsch</a>, r&eacute;clame &agrave; peine d&eacute;guis&eacute;e pour les livres des contempteurs des programmes (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xfp8y0_dimitri-casali-dans-menard-sans-interdit_news" target="_hplink">Dimitri Casali </a>et <a href="http://www.histoirefabriquee.com/" target="_hplink">Vincent Badr&eacute;</a> en t&ecirc;te), avec plus de soixante pages consacr&eacute;es au ph&eacute;nom&egrave;ne et un coupable tout d&eacute;sign&eacute; : "le premier pi&egrave;ge qui p&egrave;se aujourd'hui sur l'enseignement de l'histoire est aussi celui qui guette notre pays : le communautarisme." (page 79).<br />
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Mais jusqu'ici, le d&eacute;bat reste encore dans les limites du raisonnable. Apr&egrave;s tout, le <em>Figaro Histoire</em> a le droit de voir l'Histoire comme une &eacute;cole du patriotisme plus que comme un outil d'apprentissage de l'esprit critique et d'ouverture aux diff&eacute;rences. Pour cela, la plupart des r&eacute;dacteurs n'h&eacute;sitent pas &agrave; nager &agrave; contre-courant de toutes les recherches scientifiques pour affirmer la continuit&eacute; de l'histoire de France depuis (au moins) Clovis tout en &eacute;dulcorant les aspects les plus sombres de leur grand r&eacute;cit national. Ainsi, sous le titre <em>Les historiens des origines</em> (page 82-89), Jean-Louis Thi&eacute;riot se propose de mettre &agrave; la suite une quinzaine d'historiens qui seraient les fondateurs du roman national. Se trouvent mis &agrave; la cha&icirc;ne, de mani&egrave;re factice, des gens aussi diff&eacute;rents qu'Alexandre Dumas et Pierre Nora, comme d'autres peuvent aligner artificiellement les rois. Une page a particuli&egrave;rement attir&eacute; notre attention, sur laquelle sont mis en miroir Jacques Bainville et Marc Bloch, comme si l'un et l'autre avaient particip&eacute; du m&ecirc;me mouvement.<br />
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Or, <a href="http://www.marcbloch.fr/" target="_hplink">Marc Bloch</a>, grand savant et fondateur de l'&eacute;cole des Annales regroupant des historiens critiquant, entre autres, le roman national, a aussi &eacute;t&eacute; un des contempteurs de Bainville. Rien ne rapprochait ce m&eacute;di&eacute;viste, ce juif r&eacute;publicain et r&eacute;sistant de la premi&egrave;re heure (il sera fusill&eacute; en 1944) et <a href="http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/03/19/01006-20110319ARTFIG00574-jacques-bainville-historien-et-prophete.php" target="_hplink">Jacques Bainville</a>, journaliste de l'Action fran&ccedil;aise, antis&eacute;mite et pro-mussolinien, deux derni&egrave;res caract&eacute;ristiques que semble avoir oubli&eacute;es Jean-Louis Thi&eacute;riot. Il faut dire qu'il n'est pas le seul. Bainville, depuis quelques ann&eacute;es, semble b&eacute;n&eacute;ficier d'une forme de r&eacute;habilitation. Ses &eacute;crits historiques sont r&eacute;&eacute;dit&eacute;s, et quelques &eacute;ditorialistes le placent dans leur panth&eacute;on personnel, comme Franz-Olivier Giesbert. Sa mise en miroir avec Bloch, au m&eacute;pris de toute r&eacute;alit&eacute; historique, par un journal &agrave; grande diffusion (qui le cite aussi sur sa couverture) participe de ce mouvement.<br />
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<img alt="2012-11-09-bainvillebloch.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-11-09-bainvillebloch.jpg" width="590" height="802" /><br />
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La figure de Bloch ne m&eacute;ritait pas cela, pas plus que ce qui va suivre. Voil&agrave; en effet comment Jean-Louis Thi&eacute;riot r&eacute;sume <em>l'&Eacute;trange d&eacute;faite</em>, une des oeuvres majeures de l'historien, &eacute;crite sous le choc de la d&eacute;b&acirc;cle de 1940: "Marc Bloch dresse un tableau &eacute;blouissant des faiblesses r&eacute;currentes de la France : lutte des classes, &eacute;lites coup&eacute;es du peuple, ouvriers plus pr&eacute;occup&eacute;s de l'esprit de jouissance que de celui de sacrifice." Ces derniers mots n'apparaissent jamais dans le livre de l'historien. Par contre, la proposition finale ressemble &agrave; s'y m&eacute;prendre &agrave; une phrase de Philippe P&eacute;tain prononc&eacute; lors du discours du 20 juin 1940: "Depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emport&eacute; sur l'esprit de sacrifice."<br />
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Comment Jean-Louis Thi&eacute;riot, d&eacute;put&eacute; suppl&eacute;ant de Seine-et-Marne et titulaire d'un DEA d'histoire, a-t-il pu pr&ecirc;ter &agrave; un juif r&eacute;sistant qui refusait la d&eacute;faite, les propos du chef de la France de Vichy? Comment m&ecirc;me le conseil scientifique du <em>Figaro Histoire</em>, compos&eacute; d'historiens pourtant r&eacute;put&eacute;s comme Jean Tulard, ont-ils pu laisser passer une telle &eacute;normit&eacute;? Le retour du roman national qui semble soutenir implique-t-elle de propager la gangr&egrave;ne de l'oubli? La parole est aux int&eacute;ress&eacute;s.<br />
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<blockquote>Pour une critique plus compl&egrave;te du <em>Figaro Histoire</em> n&deg;4, voir ces deux articles :<br />
&raquo; <em>Le Figaro </em>dans un dr&ocirc;le de bain-ville : <a href="http://aggiornamento.hypotheses.org/1023" target="_hplink">http://aggiornamento.hypotheses.org/1023</a><br />
&raquo; "La v&eacute;rit&eacute; sur l'Histoire &agrave; l'&eacute;cole" ou les mensonges du <em>Figaro </em>: <a href="http://aggiornamento.hypotheses.org/1039" target="_hplink">http://aggiornamento.hypotheses.org/1039</a></blockquote>]]></content>
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