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  <title>Victor-Lévy Beaulieu</title>
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  <updated>2013-05-20T18:40:10-04:00</updated>
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    <name>Victor-Lévy Beaulieu</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Victor-Lévy Beaulieu</subtitle>
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    <title>La CAQ, pourquoi pas?</title>
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    <published>2012-08-19T10:10:18-04:00</published>
    <updated>2012-10-19T05:12:03-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Il n'y a qu'un parti qui se montre en mesure de nettoyer les écuries d'Augias, et c'est la Coalition Avenir Québec. Il n'y a qu'un parti qui est en mesure de s'attaquer à une bureaucratie de plus en plus envahissante, c'est la CAQ. Et  l'abolition des commissions scolaires me paraît être une mesure nécessaire si l'on veut vraiment réformer notre système d'éducation. Quant à la santé, le débat public-privé est déjà obsolète: les cliniques indépendantes ne cessent d'augmenter et c'est là un essor qui ne s'arrêtera plus. C'est pourquoi je souhaite une victoire de la Coalition Avenir Québec le 4 septembre prochain.]]></summary>
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        <name>Victor-Lévy Beaulieu</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/victor-levy-beaulieu/"><![CDATA[Il n'y a qu'un seul parti ind&eacute;pendantiste au Qu&eacute;bec et c'est Option nationale de Jean-Martin Aussant. Il n'y a qu'un seul parti qui nous propose &laquo; de faire de la politique autrement &raquo;, et c'est Option nationale de Jean-Martin Aussant. Le 4 septembre prochain, je voterai donc pour Option nationale et souhaite que beaucoup d'&eacute;lecteurs, malgr&eacute; la conspiration du silence qui entoure ce parti, comprendront comme moi que l'avenir est de ce bord-l&agrave; des choses et pas ailleurs.<br />
<br />
Ceci &eacute;tant dit, qu'ont &agrave; nous offrir les autres partis?<br />
<br />
De tous les th&egrave;mes de la campagne &eacute;lectorale, le seul qui fait pour ainsi dire l'unanimit&eacute; aupr&egrave;s des &eacute;lecteurs est celui de la corruption. Nettoyer les &eacute;curies d'Augias est le v&oelig;u exprim&eacute; par tous les Qu&eacute;b&eacute;cois. La bureaucratie excessive, la sant&eacute;  et l'&eacute;ducation comptent parmi les autres priorit&eacute;s.<br />
<br />
Les &eacute;lecteurs savent d&eacute;j&agrave; que le Parti lib&eacute;ral du Qu&eacute;bec, s'il &eacute;tait &eacute;lu, ne pourra changer quoi que ce soit par-devers la corruption, la bureaucratie, la sant&eacute; et l'&eacute;ducation.<br />
<br />
Mais les deux autres partis qui comptent remplacer le gouvernement lib&eacute;ral peuvent-ils r&eacute;pondre vraiment &agrave; ce qu'attendent d'eux les Qu&eacute;b&eacute;cois?<br />
<br />
Depuis le d&eacute;but de la campagne &eacute;lectorale, le Parti qu&eacute;b&eacute;cois marche sur des &oelig;ufs au sujet de la corruption. Il sait trop bien que si la Commission Charbonneau va au bout de son mandat, il risque lui aussi d'&ecirc;tre &eacute;clabouss&eacute;. Madame Pauline Marois, qui l'appr&eacute;hende, pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; son lit : son mari Claude Blanchet  mettra en fiducie tous ses avoirs et, ajoute Madame Marois, ne pourra avoir acc&egrave;s &agrave; aucun contrat gouvernemental. On pourrait lui r&eacute;pondre que c'est trop peu trop tard : en quittant le gouvernement du Qu&eacute;bec, Claude Blanchet a obtenu une formidable prime de s&eacute;paration et, ce qui est bien pis, une g&eacute;n&eacute;reuse pension &laquo; &agrave; vie &raquo;. Madame Marois, ministre du gouvernement p&eacute;quiste, aurait pu s'y opposer mais ne l'a pas fait. Aussi, sa conversion r&eacute;cente &agrave; &laquo; l'int&eacute;grit&eacute; &agrave; tout prix &raquo;  est loin d'&ecirc;tre convaincante.<br />
<br />
Madame Marois a appuy&eacute; &laquo; les carr&eacute;s rouges &raquo; avant la campagne &eacute;lectorale. Mais celle-ci commenc&eacute;e, elle y a renonc&eacute; tout simplement par &eacute;lectoralisme, les sondages ne lui donnant pas raison. On a oubli&eacute;, semble-t-il, que Madame Marois, lorsqu'elle &eacute;tait ministre de l'&Eacute;ducation, a mis en &oelig;uvre une r&eacute;forme qui a &eacute;t&eacute; un d&eacute;sastre total. On a oubli&eacute; aussi que c'est sous un gouvernement p&eacute;quiste qu'on a aboli les cours d'histoire dans nos maisons d'enseignement. Devenue chef du PQ, Madame Marois promouvait le bilinguisme et sugg&eacute;rait de remettre au programme des cours d'histoire...mais en anglais! Elle a aussi fait maison nette dans le parti en for&ccedil;ant la jeunesse, qu'elle trouvait trop radicale, &agrave; aller voir ailleurs si elle y &eacute;tait.<br />
<br />
La campagne qu'elle nous livre maintenant marque les limites de Madame Marois: elle lit toutes les interventions qu'elle fait, avec raison d'ailleurs, puisque d&egrave;s qu'elle sort de son texte, elle se met le pied dans la bouche. Pas d'&eacute;motion authentique, que du renotage : de vieilles id&eacute;es m&ecirc;me pas remises &agrave; jour. Et un opportunisme inqualifiable : apr&egrave;s avoir refus&eacute; que Pierre Curzi revienne au parti  parce qu'il tenait &agrave; rendre dans ses grosseurs son projet sur la langue, voil&agrave; qu'elle nous promet une nouvelle Loi 101 dans les trois premiers mois d'un gouvernement p&eacute;quiste. La couleuvre est grosse et difficile &agrave; avaler.<br />
<br />
Quant au surpoids de la bureaucratie, c'est l&agrave;, semble-t-il encore, un sujet qui n'int&eacute;resse pas Madame Marois qui n'y fait pas la moindre allusion.<br />
<br />
Autrement dit, impossible de voir dans le discours de Madame Marois ce nouveau projet de soci&eacute;t&eacute; que r&eacute;clament les Qu&eacute;b&eacute;cois. Sentant que le pouvoir pourrait &ecirc;tre &agrave; port&eacute;e de main, elle imite tous les autres chefs qui l'ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; : un brin de peinture par ci, un nouveau morceau de papier peint par l&agrave;, et l'affaire devrait &ecirc;tre ketchup.<br />
<br />
Il n'y a qu'un parti qui se montre en mesure de nettoyer les &eacute;curies d'Augias, et c'est la Coalition Avenir Qu&eacute;bec. Il n'y a qu'un parti qui est en mesure de s'attaquer &agrave; une bureaucratie de plus en plus envahissante, c'est la CAQ. Et  l'abolition des commissions scolaires me para&icirc;t &ecirc;tre une mesure n&eacute;cessaire si l'on veut vraiment r&eacute;former notre syst&egrave;me d'&eacute;ducation. Quant &agrave; la sant&eacute;, le d&eacute;bat public-priv&eacute; est d&eacute;j&agrave; obsol&egrave;te: les cliniques ind&eacute;pendantes ne cessent d'augmenter et c'est l&agrave; un essor qui ne s'arr&ecirc;tera plus. Les docteurs Alban Perrier, Robert Ouellet et Jacques Beaulieu, dans R&eacute;volutionner les soins de sant&eacute;, c'est possible, nous donnent les grandes lignes de ce que pourrait devenir la Sant&eacute; dans une soci&eacute;t&eacute; qui cesserait de tourner en rond.<br />
<br />
Si aucun des trois grands partis ne porte un v&eacute;ritable projet de soci&eacute;t&eacute; &agrave; offrir aux &eacute;lecteurs du Qu&eacute;bec, c'est qu'il est impossible d'en pr&eacute;senter un tant qu'on n'aura pas mis fin &agrave; la corruption, au surpoids de la bureaucratie et au tournage en rond dans le domaine de la Sant&eacute; et de l'&Eacute;ducation.<br />
<br />
C'est pourquoi je souhaite une victoire de la Coalition Avenir Qu&eacute;bec le 4 septembre prochain. Quand les &eacute;curies d'Augias seront nettoy&eacute;es, on pourra s'atteler &agrave; un v&eacute;ritable projet de soci&eacute;t&eacute;. La CAQ nous forcera &agrave; un grand brassage d'id&eacute;es que le Parti qu&eacute;b&eacute;cois n'est plus en mesure de faire depuis longtemps. Chose certaine, les syndicats, dont le corporatisme d'argent est devenue l'id&eacute;e ma&icirc;tresse, seront forc&eacute;s de se r&eacute;veiller : l&agrave;, tel que c'est, ils ne sont socialement que des bureaucrates eux-m&ecirc;mes, paresseux et prot&eacute;geant leur chasse-gard&eacute;e : les fonctionnaires de l'&Eacute;tat.<br />
<br />
Croire qu'on pourrait, dans l'&eacute;tat actuel des choses, inventer et r&eacute;aliser un nouveau projet de soci&eacute;t&eacute; rel&egrave;ve tout simplement  de la pens&eacute;e magique. C'est du brassage des id&eacute;es que jaillit la lumi&egrave;re, dit-on. La CAQ prenant le pouvoir, on peut &ecirc;tre certain que ce brassage sera fondamental, ce qui ne pourra &ecirc;tre que b&eacute;n&eacute;fique pour le Qu&eacute;bec. Quant  &agrave; mes amis Khadir, David et particuli&egrave;rement Aussant dont je souhaite l'&eacute;lection, ils auront enfin l'occasion de peaufiner ce nouveau projet de soci&eacute;t&eacute; auquel nous r&ecirc;vons tous. Mais, et je tiens &agrave; le r&eacute;p&eacute;ter, cela passe d'abord par le nettoyage des &eacute;curies d'Augias et seule la CAQ, me semble-t-il, est en mesure de livrer la marchandise.<br />
<br />
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<br />
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    <title>Merci, Gabriel!</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1542354</id>
    <published>2012-05-24T10:12:09-04:00</published>
    <updated>2012-07-24T05:12:07-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Depuis le début de la grève étudiante, le gouvernement et la plupart des éditorialistes et commentateurs ne cessent de s'en prendre à Gabriel Nadeau-Dubois, le leader de la CLASSE. Pourquoi donc? Parce qu'il est le seul à garder le cap sur la raison qui a amené les étudiants à entrer en grève : la hausse des frais de scolarité. Sans Gabriel Nadeau-Dubois, ce réveil des étudiants et, plus généralement, de la population québécoise, aurait-il lieu? Permettez-moi d'en douter.]]></summary>
    <author>
        <name>Victor-Lévy Beaulieu</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/victor-levy-beaulieu/</uri>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/victor-levy-beaulieu/"><![CDATA[Depuis le d&eacute;but de la gr&egrave;ve &eacute;tudiante, le gouvernement et la plupart des &eacute;ditorialistes et commentateurs ne cessent de s'en prendre &agrave; <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/news/gabriel-nadeau-dubois" target="_hplink">Gabriel Nadeau-Dubois</a>, le leader de la CLASSE. Pourquoi donc? Parce qu'il est le seul &agrave; garder le cap sur la raison qui a amen&eacute; les &eacute;tudiants &agrave; entrer en gr&egrave;ve : la hausse des frais de scolarit&eacute;. Sans Gabriel Nadeau-Dubois, ce r&eacute;veil des &eacute;tudiants et, plus g&eacute;n&eacute;ralement, de la population qu&eacute;b&eacute;coise, aurait-il lieu?<br />
<br />
Permettez-moi d'en douter. Ce ne sont certainement pas les grandes centrales syndicales, devenues si veules, qui auraient pu marquer ce r&eacute;veil. Quand le pr&eacute;sident de la FTQ se permet &agrave; la fin d'une conf&eacute;rence de presse de ridiculiser Gabriel Nadeau-Dubois, sous les rires gras des journalistes, le message me para&icirc;t clair: &laquo; Tasse-toi, le jeune. Mononque va prendre tout &ccedil;a en main.  Mononque est habitu&eacute; &agrave; n&eacute;gocier, c'est-&agrave;-dire &agrave; m&eacute;nager le chou et la ch&egrave;vre.&raquo;<br />
<br />
Cette semaine encore, la FTQ  et les autres centrales syndicales auraient voulu &laquo; contr&ocirc;ler &raquo; la grande manifestation de Montr&eacute;al.  &Ccedil;a n'a pas march&eacute; vraiment, et toujours pour la m&ecirc;me raison : m&ecirc;me les grandes centrales syndicales ne veulent pas parler de la hausse des frais de scolarit&eacute;. &Eacute;videmment, Jean Charest a tout de suite frapp&eacute; sur son vieux clou rouill&eacute;: &agrave; l'entendre, seul Gabriel Nadeau-Dubois a vraiment d&eacute;fi&eacute; la Loi 78!<br />
<br />
Quant au PQ, il ne voit que le petit L&eacute;o dans sa soupe. Le petit L&eacute;o, qui semble si vuln&eacute;rable, serait pour les accommodements raisonnables. Conseill&eacute; par mon ami Gilles Duceppe qui, par deux fois, a fait preuve de l&acirc;chet&eacute; en renon&ccedil;ant &agrave; faire la lutte &agrave; Matante Pauline, il garde un mutisme absolu sur la hausse des frais de scolarit&eacute;.<br />
<br />
Et que dire de la r&eacute;action de Michelle Courchesne hier? Son point de presse &eacute;tait de l'hyst&eacute;rie pure, &agrave; ce point qu'elle y a mis brutalement fin avant que les plombs ne sautent  pour de bon! &Eacute;videmment, Michelle Courchesne  s'est dite pr&ecirc;te &agrave; &laquo; discuter &raquo; avec les leaders &eacute;tudiants en exceptant toutefois Gabriel Nadeau-Dubois. Mais discuter de quoi? Pas des frais de scolarit&eacute; ni d'un moratoire! Alors, de quoi? De rien, bien &eacute;videmment! Quand elle a &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e ministre de l'&Eacute;ducation, son mandat &eacute;tait de rencontrer les leaders &eacute;tudiants pour &laquo; une simple mise en lieu &raquo; avant de faire rapport au premier ministre. On sait maintenant le pourquoi de cette initiative : le gouvernement de Jean Charest avait besoin d'une journ&eacute;e afin de peaufiner sa Loi 78!<br />
<br />
Le nouvel appel lanc&eacute; aux &eacute;tudiants est aussi cousu de fils blancs : le gouvernement a besoin d'un peu de temps pour pouvoir incriminer les leaders de la CLASSE, et particuli&egrave;rement Gabriel Nadeau-Dubois. Dans les entrevues accord&eacute;es hier par les porte-parole de la police de Montr&eacute;al, c'est ce qu'ils disaient, &agrave; mots &agrave; peine couverts. Encore une fois, le petit L&eacute;o va se faire rouler dans la farine par une ministre sournoise et hypocrite! Il n'en verra rien et le bon peuple non plus. Au contraire, la cote de popularit&eacute; du bon petit L&eacute;o ne fera qu'augmenter : au Qu&eacute;bec, on aime les leaders fragiles et vuln&eacute;rables... un restant du temps que nos familles &eacute;taient nombreuses et qu'on prenait plus de temps &agrave; dorloter les enfants fragile et vuln&eacute;rables que les autres.<br />
<br />
Aussi, vais-je le r&eacute;p&eacute;ter: Merci, Gabriel. Comme l'a dit Jean-Paul Sartre, on n'est jamais assez radical, surtout quand on est jeune et qu'on a devant soi tous ces corps morts d'un pass&eacute; r&eacute;volu.]]></content>
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