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  <title>Sylvie Dugas</title>
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  <updated>2013-05-19T11:29:39-04:00</updated>
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    <name>Sylvie Dugas</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Sylvie Dugas</subtitle>
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    <title>Les contradictions constitutionnelles d'une décision sur le bilinguisme au Canada</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2352355</id>
    <published>2012-12-22T13:19:42-05:00</published>
    <updated>2013-02-21T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[La décision rendue le 6 décembre dernier par la Cour suprême du Canada dans l'affaire Galganov et Brisson a de quoi surprendre. Les plaignants contestaient un règlement sur l'affichage bilingue adopté en 2008 dans le Canton de Russell. Le fait que la Cour ait refusé de statuer sur l'infraction fondamentale commise par une municipalité en matière de libre expression laisse songeur, voire nous incite à nous interroger sur la nature même de notre système démocratique.]]></summary>
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        <name>Sylvie Dugas</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/sylvie-dugas/"><![CDATA[La d&eacute;cision rendue le 6 d&eacute;cembre dernier par la Cour supr&ecirc;me du Canada dans l'affaire Galganov et Brisson a de quoi surprendre. Les plaignants contestaient un r&egrave;glement sur l'affichage bilingue adopt&eacute; en 2008 dans le Canton de Russell. Le fait que la Cour ait refus&eacute; de statuer sur l'infraction fondamentale commise par une municipalit&eacute; en mati&egrave;re de libre expression laisse songeur, voire nous incite &agrave; nous interroger sur la nature m&ecirc;me de notre syst&egrave;me d&eacute;mocratique. <br />
<br />
La Cour supr&ecirc;me a en effet refus&eacute; d'entendre l'appel du militant anglophone Howard Galganov et de l'homme d'affaires d'Embrun, Jean-Serge Brisson, qui cherchaient &agrave; faire invalider le r&egrave;glement municipal en question. Ayant &eacute;t&eacute; d&eacute;bout&eacute;s successivement par la Cour sup&eacute;rieure et la Cour d'appel de l'Ontario, leur appel visait &agrave; d&eacute;battre des violations constitutionnelles que la Cour d'appel avait commises en rendant son jugement. <br />
<br />
&Agrave; la mi-juin 2012, la Cour d'appel a en effet statu&eacute; de fa&ccedil;on unanime en faveur du Canton de Russell. Les juges ont permis au Canton d'adopter sa loi, m&ecirc;me si les questions de langue sont de domaine provincial et non municipal. Ils ont aussi donn&eacute; le feu vert au Canton, m&ecirc;me si le r&egrave;glement municipal enfreint les droits d'expression individuels d&eacute;finis &agrave; la section 2b de la Charte canadienne des droits et libert&eacute;s. La Cour a pour ce faire invoqu&eacute; la clause 1 de la m&ecirc;me Charte, soit la clause &laquo; nonobstant &raquo;. Dans la foul&eacute;e, la Cour a impos&eacute; aux deux activistes les frais judiciaires de la poursuite. <br />
<br />
Le Canton de Russell, qui comprend quatre municipalit&eacute;s situ&eacute;es en banlieue est d'Ottawa, regroupe une importante population francophone. Comme pour la Loi 101, la clause &laquo; nonobstant &raquo; donne le pouvoir &agrave; la Cour d'&eacute;liminer un droit pourtant inscrit &agrave; la Charte. &laquo; Cette clause est de plus en plus invoqu&eacute;e pour pi&eacute;tiner les droits de l'individu &raquo;, fait remarquer Jean-Serge Brisson, l'un des activistes &agrave; l'origine de la poursuite, qui affirme que le recours &agrave; cette clause dans ce contexte repr&eacute;sente une infraction. &laquo; La Cour a mis de c&ocirc;t&eacute; les droits de l'individu pour donner le pouvoir de d&eacute;cision aux municipalit&eacute;s &raquo;, a-t-il soulign&eacute;. <br />
<br />
M. Brisson all&egrave;gue que ce r&egrave;glement, qui oblige un commer&ccedil;ant &agrave; mettre des enseignes bilingues, dicte aux entreprises comment faire la promotion de leurs services et laisse entendre aux clients que les services sont disponibles en fran&ccedil;ais et en anglais, ce qui n'est pas toujours le cas. Howard Galganov, connu pour s'&ecirc;tre farouchement oppos&eacute; aux exigences de la loi 101, consid&egrave;re pour sa part que ce r&egrave;glement illustre une fois de plus l'imposition insidieuse du bilinguisme dans la soci&eacute;t&eacute; canadienne, pourtant majoritairement anglophone. Tous deux soutiennent que le r&egrave;glement constitue une atteinte &agrave; leur libert&eacute; d'expression, droit garanti par la Charte canadienne des droits et libert&eacute;s. <br />
<br />
&laquo; Une personne affect&eacute;e m&ecirc;me indirectement par un r&egrave;glement a le droit de le contester en cour &raquo;, atteste M. Brisson, sp&eacute;cifiant que la jurisprudence a auparavant confirm&eacute; le droit d'exercer une action &agrave; ce titre. Dans un jugement rendu au milieu des ann&eacute;es 2000 concernant une affaire de langues, le tribunal avait &eacute;tabli une limite de 50 000 $ de frais judiciaires non facturables aux associations, pour ne pas d&eacute;courager les citoyens de faire appel &agrave; ce sujet.  <br />
<br />
Pendant ce temps, le maire de la municipalit&eacute; de Russell, Jean-Paul St-Pierre, se r&eacute;jouit de cette d&eacute;cision. &laquo; Cela prouve que le syst&egrave;me judiciaire d&eacute;fend nos droits, celui des francophones &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; de son c&ocirc;t&eacute; Jean-Guy Patenaude, qui avait pr&eacute;sent&eacute; le projet de r&eacute;solution sur l'affichage bilingue &agrave; la municipalit&eacute; de Russell. Pour &eacute;viter de s'enfoncer dans la m&ecirc;me orni&egrave;re, les &eacute;lus de la municipalit&eacute; de Stormont Sud, dans l'Est ontarien, ont vot&eacute; &agrave; l'unanimit&eacute; en septembre dernier une r&eacute;solution confirmant aux commer&ccedil;ants locaux la libert&eacute; d'afficher dans la langue de leur choix. La municipalit&eacute; de Glengarry Sud s'appr&ecirc;te &agrave; voter en janvier sur l'adoption d'un m&ecirc;me type de r&eacute;solution. <br />
<br />
&laquo; L'id&eacute;e est d'adopter de tels r&egrave;glements dans le plus de municipalit&eacute;s possible pour prot&eacute;ger la libert&eacute; d'expression individuelle &raquo;, avance M. Brisson, qui n'a pas l'intention de se conformer au r&egrave;glement municipal du Canton de Russell. Pour avoir refus&eacute; de remplir les formalit&eacute;s requises par le r&egrave;glement vot&eacute; en 2008, il a d'ailleurs re&ccedil;u une amende de 130$. Mais l'ayant contest&eacute;e, il a gagn&eacute; sa cause gr&acirc;ce &agrave; la perspicacit&eacute; d'un juge, qui a estim&eacute; que M. Brisson avait respect&eacute; les termes d'un r&egrave;glement de 1978 portant sur les modifications aux structures de son &eacute;tablissement. En d&eacute;pit de la faible somme en jeu, le Canton de Russell a port&eacute; l'affaire - devenue politique - en appel. Les trois membres du Conseil qui avaient vot&eacute; contre le r&egrave;glement ont d'ailleurs perdu leur si&egrave;ge, et l'un des deux conseillers qui avait vot&eacute; en faveur est devenu le maire. <br />
<br />
Si la promotion du fran&ccedil;ais en Ontario est importante, elle ne devrait pas se faire au d&eacute;triment de la libert&eacute; individuelle. Car ce sont les utilisateurs d'une langue - et non les autorit&eacute;s - qui sont responsables de sa conservation et leur d&eacute;cision ne devrait pas porter atteinte aux droits individuels inscrits dans la Charte.]]></content>
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    <title>La consolidation d'un espace économique francophone au Canada</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2114608</id>
    <published>2012-11-11T15:55:28-05:00</published>
    <updated>2013-01-11T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Il reste que le désir de consolider l'espace économique francophone au Canada est bien présent chez les décideurs francophones. Ils voient dans ce marché de 6,9 millions de francophones au Canada et 890 millions au niveau mondial - avec 430 000 entreprises francophones au pays et des activités économiques générant 19,4 % du PIB canadien - un potentiel pour dynamiser le développement des communautés.]]></summary>
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        <name>Sylvie Dugas</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/sylvie-dugas/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/sylvie-dugas/"><![CDATA[Est-il possible de stimuler le d&eacute;veloppement &eacute;conomique dans la francophonie canadienne? Si utopique que cela puisse para&icirc;tre &agrave; premi&egrave;re vue, c'&eacute;tait l'intention du premier Forum pancanadien sur le d&eacute;veloppement &eacute;conomique en francophonie canadienne, qui s'est tenu &agrave; Gatineau du 31 octobre au 2 novembre 2012. <br />
<br />
La question est d'actualit&eacute;, vu que le recensement canadien de 2011 indique un l&eacute;g&egrave;re hausse du nombre de personnes parlant fran&ccedil;ais, malgr&eacute; une diminution du poids des communaut&eacute;s francophones dans l'ensemble canadien. Sans compter que l'&eacute;conomie est le nerf de la survivance d'une langue. <br />
<br />
Quelque 250 participants des secteurs gouvernemental, associatif et priv&eacute; se sont ainsi r&eacute;unis pendant trois jours pour tenter de concr&eacute;tiser cet id&eacute;al. Des invit&eacute;s de marque &eacute;taient pr&eacute;sents, comme le premier ministre de l'&Icirc;le-du-Prince-&Eacute;douard, Robert Ghiz, et Alain Vachon, pdg de la Banque Nationale. Assez &eacute;tonnant d'entendre des accents de francophones de tous les milieux et de toutes les provinces se c&ocirc;toyer sans apparente anicroche. Cette rencontre a aid&eacute; non seulement la cause du fran&ccedil;ais, mais celle de l'unit&eacute; canadienne!<br />
<br />
Mais ce colloque n'a pas vu le jour sans d&eacute;chirements, d'apr&egrave;s la secr&eacute;taire adjointe &agrave; la francophonie canadienne au gouvernement du Qu&eacute;bec, Sylvie Lachance, l'une des initiatrices de l'&eacute;v&eacute;nement. Le processus a dur&eacute; quatre ans car les provinces de l'Ouest, peu enclines &agrave; recourir &agrave; l'intervention gouvernementale pour d&eacute;fendre la cause du fran&ccedil;ais, s'opposaient &agrave; ce que le gouvernement du Qu&eacute;bec devienne le ma&icirc;tre d'oeuvre du forum. Pour contenter tout le monde, Qu&eacute;bec a nomm&eacute; en 2010 un comit&eacute; directeur qui a &eacute;tabli les orientations du colloque et en a confi&eacute; l'organisation &agrave; une firme priv&eacute;e. &laquo; Tout cela a finalement co&ucirc;t&eacute; tr&egrave;s cher, constate Mme Lachance, alors nous voulons qu'il y ait un suivi &raquo;, dit-elle.<br />
<br />
Il reste que le d&eacute;sir de consolider l'espace &eacute;conomique francophone au Canada est bien pr&eacute;sent chez les d&eacute;cideurs francophones. Ils voient dans ce march&eacute; de 6,9 millions de francophones au Canada et 890 millions au niveau mondial - avec 430 000 entreprises francophones au pays et des activit&eacute;s &eacute;conomiques g&eacute;n&eacute;rant 19,4 % du PIB canadien - un potentiel pour dynamiser le d&eacute;veloppement des communaut&eacute;s. <br />
<br />
Il existe pourtant plusieurs r&eacute;seaux en place qui travaillent d&eacute;j&agrave; dans le m&ecirc;me sens : le R&eacute;seau de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et d'employabilit&eacute; de la francophonie canadienne (RD&Eacute;E), la Soci&eacute;t&eacute; d'aide au d&eacute;veloppement de la collectivit&eacute; (SADC) et les centres d'aide aux entreprises, les conseils de d&eacute;veloppement &eacute;conomique des provinces, le R&eacute;seau des femmes d'affaires francophones du Canada, etc. Assisterons-nous &agrave; un d&eacute;doublement des t&acirc;ches, aux frais des contribuables? Il faut s'assurer en premier lieu d'une meilleure communication et d'une plus grande coordination entre les organismes existants. <br />
<br />
Le plan d'action qui a r&eacute;sult&eacute; de cette session de r&eacute;seautage pancanadienne pr&eacute;voit entre autres un soutien aux entrepreneurs, un meilleur acc&egrave;s au financement, l'int&eacute;gration &eacute;conomique et la r&eacute;tention des membres des communaut&eacute;s francophones et acadiennes ainsi que des immigrants qui veulent s'y &eacute;tablir. Des mesures en mati&egrave;re de march&eacute; et de commercialisation, d'entrepreneuriat, de partenariats durables et de politiques publiques et r&eacute;glementations sont &eacute;galement envisag&eacute;es. <br />
<br />
Mais dans la plupart des cas, le secteur public et les groupes associatifs - d&eacute;j&agrave; soutenus par les gouvernements - ont &eacute;t&eacute; mandat&eacute;s pour accomplir les actions propos&eacute;es. Des gens d'affaires ont d&eacute;plor&eacute; le peu de place accord&eacute;e au secteur priv&eacute; dans cette initiative. On peut donc esp&eacute;rer que la cause aura un effet d'entra&icirc;nement aupr&egrave;s de tous les acteurs concern&eacute;s, et pas seulement des instances gouvernementales et des organismes &agrave; but non lucratif! Car si le fran&ccedil;ais devient un outil d'enrichissement collectif, il en sera d'autant plus attrayant!]]></content>
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