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  <title>Pierre-Yves Guay</title>
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  <updated>2013-05-26T02:28:06-04:00</updated>
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    <name>Pierre-Yves Guay</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Pierre-Yves Guay</subtitle>
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    <title>L'entente entre le gouvernement et les étudiants: Quelle supercherie!</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1497712</id>
    <published>2012-05-08T15:38:48-04:00</published>
    <updated>2012-07-08T05:12:08-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le contenu de « l'entente » que le gouvernement a rentré dans la gorge des quatre leaders étudiants, le 5 mai dernier, est absolument grotesque! Le gouvernement les a endormis avec cette vieille stratégie technocratique, usée à la corde, consistant à faire semblant de régler un problème en le dissimulant derrière une pléiade de comités.]]></summary>
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        <name>Pierre-Yves Guay</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/pierreyves-guay/"><![CDATA[Le contenu de &laquo; l'entente &raquo; que le gouvernement a<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/05/entente-gouvernement-etudiants_n_1484785.html?ref=greve-etudiante" target="_hplink"> rentr&eacute; dans la gorge des quatre leaders &eacute;tudiants</a>, le 5 mai dernier, est absolument grotesque! Le gouvernement les a endormis avec cette vieille strat&eacute;gie technocratique, us&eacute;e &agrave; la corde, consistant &agrave; faire semblant de r&eacute;gler un probl&egrave;me en le dissimulant derri&egrave;re une pl&eacute;iade de comit&eacute;s.  <br />
<br />
Ainsi, il y aura un comit&eacute; provisoire o&ugrave; quatre &eacute;tudiants si&egrave;geront avec onze repr&eacute;sentants des institutions d'enseignement et des syndicats, ainsi que deux repr&eacute;sentants des milieux d'affaires et du repr&eacute;sentant de la ministre, pour d&eacute;terminer s'il est possible de couper dans les budgets des universit&eacute;s...  Le fardeau de la preuve reposera sur les jeunes &eacute;paules des quatre &eacute;tudiant(e)s, qui devront convaincre les quatorze autres de r&eacute;duire leurs propres avantages budg&eacute;taires dans le but de les transf&eacute;rer vers la r&eacute;duction des droits de scolarit&eacute;. C'est d'une incroyable na&iuml;vet&eacute;!<br />
<br />
Les onze interlocuteurs institutionnels et syndicaux des &eacute;tudiants d&eacute;noncent depuis des ann&eacute;es le sous-financement des universit&eacute;s et ils consid&egrave;rent tous en avoir fait maintes fois la preuve.  Quant aux milieux d'affaires, qui militent depuis des lustres en faveur de la r&eacute;duction de leur propre contribution fiscale, leurs deux repr&eacute;sentants veilleront &agrave; ce que les propositions des &eacute;tudiants ne d&eacute;bouchent sur aucun investissement public additionnel. Et le repr&eacute;sentant de la ministre lib&eacute;rale les appuiera, comme elle le fait invariablement. <br />
<br />
Sur ce fameux conseil provisoire, les quatre &eacute;tudiants croient-ils vraiment qu'ils pourront convaincre leurs quatorze autres "partenaires" de renier toutes leurs d&eacute;clarations, tous leurs m&eacute;moires, toutes leurs revendications et toutes leurs r&eacute;clamations &eacute;conomiques? Belle foire d'empoigne en perspective ! Et pendant que les &eacute;tudiants perdront leur temps &agrave; tenter de n&eacute;gocier avec leurs partenaires ou leurs adversaires, les droits de scolarit&eacute; auront &eacute;t&eacute; major&eacute;s selon le d&eacute;sir du gouvernement et des milieux d'affaires. <br />
<br />
Si, par miracle, les quatre &eacute;tudiants parvenaient &agrave; convaincre les autres membres de ce conseil provisoire, ce dernier serait ensuite remplac&eacute; par un conseil permanent... qui r&eacute;&eacute;tudiera tout &ccedil;a pour formuler des suggestions de coupures &agrave; la ministre... qui pourra en disposer comme elle l'entend. Ensuite, si toujours par miracle, ces coupures sont accept&eacute;es par tous les &laquo; partenaires &raquo;, en contradiction flagrante avec leurs propres int&eacute;r&ecirc;ts, elles serviraient alors &agrave; r&eacute;duire l'augmentation des frais de scolarit&eacute;!!!<br />
<br />
<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/06/depenses-universites-scrutees_n_1489545.html?ref=greve-etudiante" target="_hplink">Quelle belle entente!</a> Comme d'habitude, le gouvernement lib&eacute;ral aura r&eacute;ussi &agrave; renvoyer dos-&agrave;-dos tous ceux qui r&eacute;clament, pour diverses bonnes raisons, une augmentation des investissements gouvernementaux en &eacute;ducation. Le gouvernement leur dit: &laquo; Vous r&eacute;clamez tous plus d'argent ! Pas question qu'on augmente les imp&ocirc;ts des riches. Alors repartagez entre vous les sommes qu'on vous donne d&eacute;j&agrave;. Moi et mes amis, on ne met pas un sou de plus l&agrave;-dedans. Pas assez payant ! &raquo;.  <br />
<br />
Les &laquo; partenaires &raquo; s'entred&eacute;chireront: les administrateurs universitaires, les syndicats d'enseignants, les milieux d'affaires (surtout ceux-l&agrave;), et les &eacute;tudiants formeront ainsi un magnifique panier de crabes, sous l'oeil amus&eacute; et satisfait du Ponce Pilate gouvernemental. Il n'en sortira rien du tout pour personne, surtout pas pour les &eacute;tudiants.  Et le gouvernement et les plus fortun&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute; auront encore vaincu.<br />
<br />
L'argent neuf dont les universit&eacute;s et leurs &eacute;tudiants ont besoin, il se trouve dans les revenus mirobolants d'un grand nombre d'entreprises aux profits mirobolants, comme les institutions financi&egrave;res. Mais &eacute;videmment, les milieux d'affaires et leurs &laquo; d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s &raquo; gouvernementaux veillent au grain!  Ils seront m&ecirc;me aussi nombreux que les &eacute;tudiants au sein de ces fameux comit&eacute;s trompe-l'&oelig;il ! Encore une fois, les d&eacute;s sont pip&eacute;s en faveur des segments les plus riches de la soci&eacute;t&eacute;!<br />
<br />
La gestion lib&eacute;rale de la richesse collective nous conduit tout droit au chaos social.  Lorsque les grandes entreprises fortun&eacute;es qu&eacute;mandent des subventions, le gouvernement leur trouve des millions si rapidement que les journaux n'ont m&ecirc;me pas le temps d'en parler! Lorsque les riches demandent des r&eacute;ductions d'imp&ocirc;t, le gouvernement leur offre gracieusement des &eacute;chappatoires fiscales! Lorsque leurs entreprises veulent de plantureux contrats gouvernementaux, ils n'ont qu'&agrave; ristourner le parti au pouvoir! Et lorsque des hauts fonctionnaires se font attraper en train de piger dans le plat de bonbons, on leur offre des primes de d&eacute;part scandaleuses et on les r&eacute;engage dans un autre organisme du gouvernement! <br />
<br />
En revanche, lorsque les segments les plus d&eacute;munis de la soci&eacute;t&eacute; revendiquent un abri pour la nuit, des repas pour survivre, des logements d&eacute;cents, des soins de sant&eacute; ad&eacute;quats, l'&eacute;ducation accessible pour tous, le gouvernement leur r&eacute;pond que les coffres sont vides et les renvoie dos-&agrave;-dos, en les ensevelissant sous une pl&eacute;thore de comit&eacute;s d'&eacute;tude et de tables de discussion o&ugrave; ils devront s'entred&eacute;chirer pour se partager ce que les plus riches de la soci&eacute;t&eacute; et leur gouvernement consentent &agrave; leur laisser.<br />
<br />
C'est odieux et les jeunes du Qu&eacute;bec l'ont compris. Tr&egrave;s t&ocirc;t dans le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/news/greve-etudiante/" target="_hplink">conflit</a>, ils ont fait de la question des droits de scolarit&eacute; un exemple parmi d'autres de l'injustice fiscale actuelle, en pr&eacute;cisant bien que ce ne sont pas eux-m&ecirc;mes qui seront les plus affect&eacute;s par cette hausse, mais plut&ocirc;t ceux qui les suivront. Nos jeunes ont des valeurs et des id&eacute;aux nobles &agrave; d&eacute;fendre.  Ils veulent plus de justice sociale et une meilleure redistribution de la richesse collective, surtout en faveur des g&eacute;n&eacute;rations futures et des moins bien nantis de notre soci&eacute;t&eacute;. Pour eux-m&ecirc;mes, nos jeunes ne demandent aucune hausse de leurs maigres revenus, mais simplement le maintien de leur minuscule pouvoir d'achat.<br />
<br />
Nos jeunes ont &eacute;t&eacute; studieux. Ils ont appris que l'argent qu'un gouvernement investit dans les services publics, et particuli&egrave;rement en &eacute;ducation, tout comme en sant&eacute;, en culture et en transport collectif, ne sont des &laquo; d&eacute;penses &raquo; que dans l'imaginaire financier des grands contribuables, qui souhaitent &eacute;videmment diminuer leur contribution fiscale en revendiquant, depuis toujours, des coupures de l'&Eacute;tat dans tous ces domaines. Mais en r&eacute;alit&eacute;, chacun sait bien que toutes ces soi-disant &laquo; d&eacute;penses &raquo; constituent un investissement qui profite &agrave; l'ensemble de la soci&eacute;t&eacute;. Si elle est mieux &eacute;duqu&eacute;e, mois malade, plus cultiv&eacute;e et plus mobile, elle sera n&eacute;cessairement plus prosp&egrave;re et &eacute;galitaire dans son ensemble. Une soci&eacute;t&eacute; n'est pas moins riche parce que son gouvernement investit dans les services publics qui lui sont n&eacute;cessaires! &Agrave; l'&eacute;chelle de la soci&eacute;t&eacute; globale, c'est le contraire: les investissements publics cr&eacute;ent de la richesse! <br />
<br />
La vraie question n'est donc pas: &laquo; Doit-on investir en &eacute;ducation, en sant&eacute;, en transports collectifs, etc.? &raquo;; mais plut&ocirc;t: &laquo; Qui devrait payer la note? &raquo;. Puisque ces investissements profiteront &agrave; tout le monde, ils doivent &ecirc;tre support&eacute;s par tout le monde, c'est-&agrave;-dire selon les moyens de chacun, tel que consacr&eacute; par notre principe d'imp&ocirc;t progressif sur le revenu. <br />
<br />
De cette mani&egrave;re, les cotisations fiscales des plus riches repr&eacute;sentent autant d'argent &eacute;conomis&eacute; par les moins riches, qui peuvent alors l'utiliser pour mieux se nourrir, se loger, se v&ecirc;tir et mener une vie mat&eacute;rielle plus d&eacute;cente. Par cons&eacute;quent, les riches doivent continuent &agrave; payer leur part, tel qu'il se doit! Nous devons toujours nous opposer r&eacute;solument au remplacement des imp&ocirc;ts progressifs par des tarifs impos&eacute;s aux moins riches.  Lorsqu'ils sont financ&eacute;s par l'imp&ocirc;t sur le revenu, les investissements publics cr&eacute;ent non seulement de la richesse, mais ils permettent aussi de mieux la r&eacute;partir!<br />
<br />
La hausse des frais de scolarit&eacute; universitaires n'est qu'une mani&egrave;re de d&eacute;porter sur les &eacute;paules des &eacute;tudiants la plus grande part possible du financement de l'&eacute;ducation, qui b&eacute;n&eacute;ficie pourtant &agrave; tout le monde. Pourtant, les contribuables fortun&eacute;s qui exigent ce transfert fiscal sont, pour la plupart, des gens qui arriveront bient&ocirc;t &agrave; la retraite et qui vieilliront de plus en plus rapidement.  Ne s'aper&ccedil;oivent-ils pas qu'ils auraient le plus grand avantage &agrave; continuer de financer la formation universitaire de la jeunesse? <br />
<br />
Car demain, ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui devront &agrave; leur tour payer les imp&ocirc;ts n&eacute;cessaires au financement des services de sant&eacute; et de soutien de toutes sortes que cette immense cohorte de vieillards revendiquera, car elle en aura d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment besoin !  C'est alors que si nos cerveaux d&eacute;clinants ne sont pas encore devenus comme de la b&eacute;chamel, nous regretterons am&egrave;rement d'avoir refus&eacute; en 2012 de financer l'&eacute;ducation et la prosp&eacute;rit&eacute; de ceux qui devront nous faire vivre! <br />
<br />
Aujourd'hui, le financement de l'&eacute;ducation des jeunes par leurs a&icirc;n&eacute;s plus fortun&eacute;s est donc une question de solidarit&eacute; sociale. Demain, ce sera le juste retour des choses par le financement des services de sant&eacute; offerts aux vieux et pay&eacute;s par les plus jeunes. Dans les deux cas, c'est un devoir de solidarit&eacute; interg&eacute;n&eacute;rationnelle et &ccedil;a devrait passer loin devant le concept de &laquo; l'utilisateur payeur &raquo; invent&eacute; par les &eacute;conomistes et les comptables &agrave; courte vue, qui se sont mis au service de leurs plus riches clients pour leur faire &eacute;conomiser de l'imp&ocirc;t. &Agrave; moins que nous ne pr&eacute;f&eacute;rions leur vision d'un monde divis&eacute; en deux, qui correspond si bien &agrave; l'affrontement auquel le gouvernement a conduit tout le monde.<br />
<br />
Au d&eacute;but du conflit, les &eacute;tudiants manifestaient de mani&egrave;re symbolique et tr&egrave;s sympathique, en rev&ecirc;tant des monuments de tissu rouge. Mais semaine apr&egrave;s semaine, l'ent&ecirc;tement doctrinaire du gouvernement lib&eacute;ral a progressivement provoqu&eacute; une confrontation qui a interpel&eacute; des jeunes plus radicaux, totalement r&eacute;volt&eacute;s des nombreuses injustices socio-&eacute;conomiques dont ils sont t&eacute;moins &agrave; tous les jours.  Le gouvernement lib&eacute;ral est le seul responsable du ras-le-bol des &eacute;tudiants et des autres jeunes qui sont venus de tous les milieux pour les appuyer, en commettant parfois certains actes violents qui, tout aussi r&eacute;pr&eacute;hensibles qu'ils soient, r&eacute;sultent n&eacute;anmoins de la provocation autoritaire et violente du gouvernement. <br />
<br />
Visiblement, ce gouvernement souhaite se b&acirc;tir du capital politique aupr&egrave;s des milieux d'affaires et des couches sociales les plus apathiques de la population, qui adorent g&eacute;n&eacute;ralement les dirigeants qui intimident leurs adversaires en montrant leurs muscles, comme dans les matchs de hockey. Le gouvernement a fait le pari de gagner ce match politique contre les &eacute;tudiants en les for&ccedil;ant &agrave; descendre dans la rue, pour mieux les r&eacute;primer et ensuite les enfermer dans la logique des comit&eacute;s bidon... <br />
<br />
Mais les jeunes n'en sont pas dupes.  Leurs parents et grands-parents non plus.  La rue n'a pas fini de parler et nos &eacute;tudiants, s'ils refusent cette supercherie d'entente, seront bient&ocirc;t rejoints par des centaines de milliers de gens plus &acirc;g&eacute;s qui ne permettront plus que le gouvernement tabasse nos jeunes, viole leurs esprits et rabroue les meilleures valeurs fondamentales de la soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise.]]></content>
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