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  <title>Peter Boone</title>
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  <updated>2013-06-20T05:52:47-04:00</updated>
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    <name>Peter Boone</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Peter Boone</subtitle>
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    <title>La fin de l'euro approche: Guide de survie</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/simon-johnson/fin-de-l-euro_b_1550642.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1550642</id>
    <published>2012-05-28T11:18:31-04:00</published>
    <updated>2012-07-28T05:12:10-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Chaque crise économique débouche sur une prise de conscience collective. En Europe, ce moment approche. Des millions de personnes devront bientôt faire face au chaos et admettre que l'euro, tel que nous l'avons connu, est chose du passé. Pour comprendre le pourquoi de cette situation, il faut avant tout perdre quelques illusions. Jusqu'à maintenant, la crise de la dette européenne s'est traduite par une série de "moments charnières", qui devraient plutôt être qualifiés de "marches d'escalier" descendant toujours plus bas.]]></summary>
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        <name>Peter Boone</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/peter-boone/</uri>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/peter-boone/"><![CDATA[Chaque crise &eacute;conomique d&eacute;bouche sur une prise de conscience collective. En Europe, ce moment approche. Des millions de personnes devront bient&ocirc;t faire face au chaos et admettre que l'euro, tel que nous l'avons connu, est chose du pass&eacute;.<br />
<br />
Pour comprendre le pourquoi de cette situation, il faut avant tout perdre quelques illusions. Jusqu'&agrave; maintenant, la crise de la dette europ&eacute;enne s'est traduite par une s&eacute;rie de &laquo; moments charni&egrave;res &raquo;, qui devraient plut&ocirc;t &ecirc;tre qualifi&eacute;s de &laquo; marches d'escalier &raquo; descendant toujours plus bas. Le deuxi&egrave;me round des &eacute;lections l&eacute;gislatives grecques, qui aura lieu le 17 juin, constitue l'une de ces marches vers l'ab&icirc;me. Malgr&eacute; que les partis en faveur du plan de sauvetage figurent en t&ecirc;te des sondages, il appara&icirc;t certain qu'une nouvelle monnaie va bient&ocirc;t circuler dans les rues d'Ath&egrave;nes. La Gr&egrave;ce ne pourra tout simplement pas demeurer dans la zone euro. En effet, les &eacute;pargnants retirent leur argent des banques nationales et les contribuables diff&egrave;rent leurs paiements d'imp&ocirc;t. Les entreprises tardent &agrave; payer leurs fournisseurs - parce qu'elles n'en ont plus les moyens ou parce qu'elles esp&egrave;rent r&eacute;gler bient&ocirc;t leurs comptes &agrave; l'aide de drachmes d&eacute;valu&eacute;s.<br />
<br />
La tro&iuml;ka compos&eacute;e de la Commission europ&eacute;enne (CE), de la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE) et du Fonds mon&eacute;taire international (FMI) s'est montr&eacute;e incapable de relancer l'&eacute;conomie grecque, et tout nouveau plan de sauvetage financier risque de se heurter aux m&ecirc;mes &eacute;cueils. Dans un moment de frustration, la directrice g&eacute;n&eacute;rale du FMI Christine Lagarde<a href="http://www.businessweek.com/news/2012-05-26/greeks-must-stop-trying-to-escape-tax-lagarde-tells-guardian" target="_hplink"> a dit</a> : &laquo; En ce qui concerne les Grecs, je pense aussi &agrave; tous ces gens qui essaient tout le temps d'&eacute;chapper aux taxes &raquo;.<br />
<br />
Mme Lagarde a &eacute;puis&eacute; son capital d'empathie, ce qui est absolument regrettable. La monnaie unique ne convient pas &agrave; l'Europe, et c'est ce que la d&eacute;b&acirc;cle grecque nous d&eacute;montre par-dessus tout. La &laquo; d&eacute;valuation interne &raquo; (un euph&eacute;misme pour &laquo; coupures budg&eacute;taires massives &raquo;) devait favoriser la comp&eacute;titivit&eacute; et faciliter le paiement des dettes, mais le co&ucirc;t humain en est beaucoup trop &eacute;lev&eacute;. <br />
<br />
Apr&egrave;s cinq ans de r&eacute;cession et de promesses non tenues, le taux de ch&ocirc;mage d&eacute;passe maintenant 20 pour cent et les nouvelles mesures d'aust&eacute;rit&eacute; promettent d'aggraver la situation. Dans ce contexte, il est normal que le m&eacute;contentement se fasse sentir dans les urnes. Et puisque le FMI, la Commission europ&eacute;enne et la presse financi&egrave;re sp&eacute;culent sur une sortie possible de la zone euro, quel investisseur serait assez imprudent pour signer des contrats &agrave; long terme en Gr&egrave;ce en ce moment? <br />
<br />
Bon nombre de politiciens europ&eacute;ens pr&eacute;tendent qu'une sortie ordonn&eacute;e de la Gr&egrave;ce est possible, et que ce pays sera le seul &agrave; faire d&eacute;faut. Ils ont tort. La sortie de la Gr&egrave;ce n'est qu'une &eacute;tape de plus menant &agrave; la dissolution chaotique de la zone euro.<br />
<br />
&Agrave; la prochaine &eacute;tape de la crise, les &eacute;lecteurs europ&eacute;ens prendront conscience des risques financiers &eacute;normes qu'ils doivent assumer afin de renflouer la monnaie unique. En quittant la zone euro, le gouvernement grec cessera de rembourser les 121 milliards d'euros qu'il doit aux cr&eacute;anciers priv&eacute;s, ainsi que les 27 milliards d'euros qu'il doit au FMI.<br />
<br />
Mais ce n'est pas tout. Les Allemands, en particulier, apprendront avec stup&eacute;faction que la Gr&egrave;ce cessera de rembourser les 155 milliards d'euros dus &agrave; l'Eurosyst&egrave;me, compos&eacute; de la BCE et des 17 banques centrales des &Eacute;tats membres. Ce montant inclut 110 milliards d'euros allou&eacute;s discr&egrave;tement &agrave; la Gr&egrave;ce par l'entremise du syst&egrave;me de transferts automatis&eacute;s Target 2. Tel que mentionn&eacute; plus haut, les &eacute;pargnants quittent actuellement les banques grecques en grand nombre, et ce m&eacute;canisme de compensation permet d'&eacute;viter leur faillite. Target 2 repose sur les banques centrales des &Eacute;tats membres. Puisque l'Allemagne r&eacute;colte la part du lion des capitaux en fuite, la Bundesbank assume la majeure partie des pr&ecirc;ts &agrave; risque, mais les autres banques centrales seront tout aussi vuln&eacute;rables en cas de d&eacute;faut.<br />
<br />
La BCE d&eacute;ment fermement avoir pris des risques inconsid&eacute;r&eacute;s. Or, si l'on additionne &agrave; Target 2 les obligations souveraines achet&eacute;es pour renflouer les pays p&eacute;riph&eacute;riques (Irlande, Espagne, Italie et Portugal), les cr&eacute;ances douteuses de l'Eurosyst&egrave;me s'&eacute;l&egrave;vent &agrave; 1,1 billion d'euros, ce qui &eacute;quivaut &agrave; 200 pour cent de ses capitaux propres. (Nous avons fait cette estimation &agrave; partir des donn&eacute;es officiellement disponibles.) Ces cr&eacute;ances &eacute;quivalent grosso modo &agrave; 43 pour cent du PIB allemand, qui s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; 2,57 billions d'euros. Aucune banque responsable n'oserait affirmer qu'un telle situation est sans risque pour les contribuables et les investisseurs.<br />
<br />
La semaine derni&egrave;re, le ministre des Finances polonais Jacek Rostowski a mis en garde ses coll&egrave;gues et affirm&eacute; qu'un d&eacute;faut de la Gr&egrave;ce pourrait entra&icirc;ner une fuite de capitaux, voire un effondrement du march&eacute; obligataire dans tous les pays p&eacute;riph&eacute;riques. Pour &eacute;viter que le fl&eacute;au ne se propage, tous les membres restants devraient avoir acc&egrave;s &agrave; un cr&eacute;dit illimit&eacute; pour une p&eacute;riode d'au moins 18 mois. M. Rostowski se dit toutefois inquiet, car la BCE ne semble pas en mesure de fournir un tel pare-feu, et aucune autre institution n'a la capacit&eacute;, la l&eacute;gitimit&eacute; ou la volont&eacute; de prendre le relais.<br />
<br />
Pour la plupart des observateurs, il devient &eacute;vident que la BCE, d&eacute;j&agrave; submerg&eacute;e de cr&eacute;ances douteuses, ne fournira pas un cr&eacute;dit illimit&eacute; &agrave; tous les gouvernements en mauvaise posture financi&egrave;re. La trajectoire grecque - de l'aust&eacute;rit&eacute; &agrave; la d&eacute;pression &agrave; la cessation de paiement - risque de se reproduire ailleurs. Dans un tel contexte, pourquoi les Allemands permettraient-ils &agrave; la BCE de doubler ou quadrupler ses pr&ecirc;ts &agrave; risque?<br />
<br />
Le sc&eacute;nario le plus probable est que la BCE pr&ecirc;tera de l'argent d'une mani&egrave;re sporadique, ce qui ne suffira pas &agrave; stabiliser la situation. Sachant que la BCE et les contribuables allemands ne peuvent pas assumer des pertes &agrave; l'infini, les &eacute;pargnants et les investisseurs vont tout simplement d&eacute;serter les banques de la p&eacute;riph&eacute;rie aussit&ocirc;t que la d&eacute;b&acirc;cle grecque fera ses ravages.<br />
<br />
Cette fuite de capitaux, qui pourrait durer plusieurs mois, obligera les institutions encore solvables &agrave; resserrer leur cr&eacute;dit, ce qui plongera les &eacute;conomies espagnole et italienne dans une r&eacute;cession encore plus profonde. Les &eacute;lecteurs de ces pays manifesteront assur&eacute;ment leur col&egrave;re. <br />
Par ailleurs, la r&eacute;ticence de la BCE &agrave; fournir une grande quantit&eacute; de capitaux &laquo; visibles &raquo; n'emp&ecirc;chera  nullement le syst&egrave;me Target 2 de fonctionner. Cela veut dire que la Bundesbank continuera de pr&ecirc;ter officieusement des sommes astronomiques &agrave; l'Italie (Banca d'Italia) et &agrave; l'Espagne (Banco de Espa&ntilde;a). Les contribuables allemands risquent d'&ecirc;tre effray&eacute;s par le risque que comporte une telle situation.<br />
Bref, la fin de la zone euro ressemblera probablement &agrave; ce qui suit : les pays de la p&eacute;riph&eacute;rie souffriront d'une r&eacute;cession &eacute;conomique de plus en plus grave et seront incapables de respecter les bar&egrave;mes budg&eacute;taires &eacute;tablis par la tro&iuml;ka. Leurs taux d'endettement insoutenables les m&egrave;neront vers la faillite. Pendant ce temps, le cours de l'euro chutera par rapport aux autres devises, mais pas suffisamment pour rendre l'Europe plus attrayante pour les investisseurs.<br />
<br />
Au contraire, la BCE donnera l'impression d'avoir perdu le contr&ocirc;le de la situation, &agrave; force d'effectuer des pr&ecirc;ts ne pouvant pas &ecirc;tre enti&egrave;rement rembours&eacute;s. Le reste de la plan&egrave;te cessera de consid&eacute;rer l'euro comme une devise fiable. Les obligations europ&eacute;ennes seront d&eacute;laiss&eacute;es, &agrave; tel point que  l'Allemagne elle-m&ecirc;me pourrait avoir de la difficult&eacute; &agrave; financer ses op&eacute;rations &agrave; des taux d'int&eacute;r&ecirc;ts abordables. Par cons&eacute;quent, les Allemands subiront un taux d'inflation inacceptable, et seront de plus en plus r&eacute;ticents &agrave; renflouer leurs partenaires europ&eacute;ens.<br />
<br />
La solution la plus simple serait que l'Allemagne claque elle-m&ecirc;me la porte, ce qui obligerait les autres membres de la zone euro &agrave; se d&eacute;brouiller pour en faire de m&ecirc;me. Or les Allemands &eacute;prouvent un fort sentiment de culpabilit&eacute; par rapport aux guerres du si&egrave;cle dernier, ainsi qu'un grand attachement aux b&eacute;n&eacute;fices de 60 ans d'int&eacute;gration europ&eacute;enne. Ils vont tout faire pour retarder l'in&eacute;vitable. Malheureusement, quand l'in&eacute;vitable surviendra, le chaos &eacute;conomique et les antagonismes politiques seront encore plus intenses.<br />
<br />
Pour les march&eacute;s financiers plan&eacute;taires, un &eacute;clatement d&eacute;sordonn&eacute; de la zone euro aura des cons&eacute;quences beaucoup plus graves que la crise de l'automne 2008. Cette ann&eacute;e-l&agrave;, les gouvernements ont d&ucirc; renflouer de grandes institutions priv&eacute;es, ce qui a sauv&eacute; du m&ecirc;me coup les cr&eacute;anciers de ces grandes institutions. Mais en ce moment, les gouvernements europ&eacute;ens eux-m&ecirc;mes fr&ocirc;lent la faillite. <br />
<br />
Le PIB de l'Union europ&eacute;enne s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; un tiers du PIB global. Le total des dettes souveraines non acquitt&eacute;es de la zone euro &eacute;quivaut &agrave; 11 billions de dollars, dont 4 peuvent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme un risque &agrave; tr&egrave;s court terme. Les march&eacute;s financiers europ&eacute;ens sont tr&egrave;s ramifi&eacute;s, et leurs produits d&eacute;riv&eacute;s libell&eacute;s en euros totalisent 185 billions de dollars. En cas d'&eacute;clatement de la zone euro, on peut donc pr&eacute;voir une fuite de capitaux massive en direction des &Eacute;tats-Unis et de l'Asie. Est-ce que les grandes institutions bancaires de ce monde seront en mesure d'absorber un tel choc?<br />
<br />
Il est possible qu'un grand nombre de m&eacute;nages et de retrait&eacute;s perdent la totalit&eacute; de leurs investissements - &agrave; moins que l'inflation ne gruge leur pouvoir d'achat. Peu importe la situation, de fortes turbulences politiques sont &agrave; pr&eacute;voir. <br />
<br />
Depuis trois ans d&eacute;j&agrave;, les politiciens europ&eacute;ens promettent de faire &laquo; tout ce qu'il faut &raquo; pour sauver l'euro. Mais il est &eacute;vident que leurs promesses sont impossibles &agrave; tenir, car les mesures d'aust&eacute;rit&eacute; requises entra&icirc;neraient &agrave; coup s&ucirc;r de cuisantes d&eacute;faites &eacute;lectorales. Combien de temps vont-ils r&eacute;ussir &agrave; retarder l'in&eacute;vitable effondrement de l'euro ? Quelques mois ou plusieurs ann&eacute;es encore ? Qu'importe, la fin sera tragique.<br />
<br />
Lorsque le chaos s'installe, il devient tentant de bl&acirc;mer le voisin. Un certain nombre de dirigeants europ&eacute;ens - incluant Mme Lagarde - ont d'ores et d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; couvrir leurs arri&egrave;res. Il est facile de pointer les Grecs du doigt, et d'affirmer que leur &eacute;vasion fiscale est &agrave; l'origine de la crise. Mais cela est faux. L'euro a aussi cr&eacute;&eacute; des pertes d'emplois massives et des r&eacute;cessions graves en Irlande, en Italie, en Espagne et au Portugal. Malgr&eacute; les programmes d'ajustement propos&eacute;s par la tro&iuml;ka, les conditions &eacute;conomiques de tous les pays p&eacute;riph&eacute;riques continuent de se d&eacute;grader. Quelques politiciens grecs corrompus ne peuvent &ecirc;tre la source de tous ces maux.<br />
<br />
Il est grand temps que les politiciens et technocrates europ&eacute;ens - aid&eacute;s en cela par les &Eacute;tats-Unis et quelques autres puissances - commencent &agrave; planifier la fin de la zone euro. Cette op&eacute;ration ne sera pas parfaitement ordonn&eacute;e, loin s'en faut. Mais il existe des mani&egrave;res de limiter les d&eacute;g&acirc;ts aux plans l&eacute;gal, technique et financier. Il faudra planifier &agrave; l'avance l'introduction de nouvelles monnaies nationales, la gestion des d&eacute;fauts de paiement en s&eacute;rie, la restructuration du capital des banques et des firmes d'assurance, ainsi que le partage de l'actif et du passif de l'Eurosyst&egrave;me. Les monnaies nationales devront &ecirc;tre adoss&eacute;es &agrave; des r&eacute;serves en devises &eacute;trang&egrave;res. Bref, l'Europe devra s'extirper du bourbier caus&eacute; par la monnaie unique, tout en pr&eacute;servant ses formidables acquis que sont le libre &eacute;change et la mobilit&eacute; de la main d'&oelig;uvre.<br />
Malheureusement pour nous tous, les politiciens d&eacute;testent admettre leurs erreurs (si ce n'est leur incomp&eacute;tence). La t&acirc;che de coordonner 17 pays en discorde pour trouver une issue &agrave; cette crise est sans doute trop ambitieuse. Oubliez un plan de sauvetage concoct&eacute; par le G8 ou le G20. Oubliez la restructuration &agrave; grande &eacute;chelle des dettes, la vente d'obligations europ&eacute;ennes ou tout autre conte de f&eacute;es. Nous sommes livr&eacute;s &agrave; nous-m&ecirc;mes, c'est sauve qui peut!<br />
<br />
<em>Simon Johnson est le co-auteur du livre<em> <a href="http://whitehouseburning.com/" target="_hplink">White House Burning: The Founding Fathers, Our National Debt, and Why It Matters To You</a></em>, disponible en librairie depuis le 3 avril. Ce billet a &eacute;galement &eacute;t&eacute; publi&eacute; dans <em><a href="http://baselinescenario.com/" target="_hplink">The Baseline Scenario</a></em>. Vous pouvez d&eacute;couvrir plus d'articles de cette nature dans la section<em><a href="http://www.huffingtonpost.com/news/fiscal-affairs" target="_hplink"> Fiscal Affairs</a></em> de notre &eacute;dition am&eacute;ricaine. Peter Boone est le pr&eacute;sident d'Effective Intervention, une organisation de bienfaisance britannique. Il occupe un poste de directeur au sein de Salute Capital Management Limited, et est &eacute;galement associ&eacute; de recherche au Centre for Economic Performance de la London School of Economics.</em>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/620097/thumbs/s-EUROPE-ECONOMIC-OUTLOOK-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>The End of the Euro: A Survivor's Guide</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.com/simon-johnson/euro-collapse_b_1549444.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1549444</id>
    <published>2012-05-27T17:56:53-04:00</published>
    <updated>2012-07-27T05:12:05-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[In every economic crisis there comes a moment of clarity. In Europe soon, millions of people will wake up to realize that the euro-as-we-know-it is gone. Economic chaos awaits them -- and the world.]]></summary>
    <author>
        <name>Peter Boone</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/peter-boone/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/peter-boone/"><![CDATA[In every economic crisis there comes a moment of clarity. In Europe soon, millions of people will wake up to realize that the euro-as-we-know-it is gone. Economic chaos awaits them.<br />
<br />
To understand why, first strip away your illusions. Europe's crisis to date is a series of supposedly "decisive" turning points that each turned out to be just another step down a steep hill. Greece's upcoming election on June 17 is another such moment. While the so-called "pro-bailout" forces may prevail in terms of parliamentary seats, some form of new currency will soon flood the streets of Athens. It is already nearly impossible to save Greek membership in the euro area: depositors flee banks, taxpayers delay tax payments, and companies postpone paying their suppliers -- either because they can't pay or because they expect soon to be able to pay in cheap drachma.<br />
<br />
The troika of the European Commission (EC), European Central Bank (ECB), and International Monetary Fund (IMF) has proved unable to restore the prospect of recovery in Greece, and any new lending program would run into the same difficulties. In apparent frustration, the head of the IMF, Christine Lagarde, <a href="http://www.businessweek.com/news/2012-05-26/greeks-must-stop-trying-to-escape-tax-lagarde-tells-guardian" target="_hplink">remarked</a> last week, "As far as Athens is concerned, I also think about all those people who are trying to escape tax all the time."<br />
<br />
Ms. Lagarde's empathy is wearing thin and this is unfortunate -- particularly as the Greek failure mostly demonstrates how wrong a single currency is for Europe. The Greek backlash reflects the enormous pain and difficulty that comes with trying to arrange "internal devaluations" (a euphemism for big wage and spending cuts) in order to restore competitiveness and repay an excessive debt level. <br />
<br />
Faced with five years of recession, more than 20 percent unemployment, further cuts to come, and a stream of failed promises from politicians inside and outside the country, a political backlash seems only natural. With IMF leaders, EC officials, and financial journalists floating the idea of a "Greek exit" from the euro, who can now invest in or sign long-term contracts in Greece? Greece's economy can only get worse.<br />
<br />
Some European politicians are now telling us that an orderly exit for Greece is feasible under current conditions, and Greece will be the only nation that leaves. They are wrong. Greece's exit is simply another step in a chain of events that leads towards a chaotic dissolution of the euro zone. <br />
<br />
During the next stage of the crisis, Europe's electorate will be rudely awakened to the large financial risks which have been foisted upon them in failed attempts to keep the single currency alive. When Greece quits the euro, its government will default on approximately 121 billion euros of debt to official creditors, and about 27 billion euros owed to the IMF. <br />
<br />
More importantly and less known to German taxpayers, Greece will also default on 155 billion euros directly owed to the euro system (comprised of the ECB and the 17 national central banks in the euro zone). This includes 110 billion euros provided automatically to Greece through the Target2 payments system -- which handles settlements between central banks for countries using the euro. As depositors and lenders flee Greek banks, someone needs to finance that capital flight, otherwise Greek banks would fail. This role is taken on by other euro area central banks, which have quietly lent large funds, with the balances reported in the Target2 account. The vast bulk of this lending is, in practice, done by the Bundesbank since capital flight mostly goes to Germany, although all members of the euro system share the losses if there are defaults.<br />
<br />
The ECB has always vehemently denied that it has taken an excessive amount of risk despite its increasingly relaxed lending policies. But between Target2 and direct bond purchases alone, the euro system claims on troubled periphery countries are now approximately 1.1 trillion euros (this is our estimate based on available official data). This amounts to over 200 percent of the (broadly defined) capital of the euro system. No responsible bank would claim these sums are minor risks to its capital or to taxpayers. These claims also amount to 43 percent of German Gross Domestic Product, which is now around 2.57 trillion euros. With Greece proving that all this financing is deeply risky, the euro system will appear far more fragile and dangerous to taxpayers and investors.<br />
<br />
Jacek Rostowski, the Polish Finance Minister, recently warned that the calamity of a Greek default is likely to result in a flight from banks and sovereign debt across the periphery, and that -- to avoid a greater calamity -- all remaining member nations need to be provided with unlimited funding for at least 18 months. Mr. Rostowski expresses concern, however, that the ECB is not prepared to provide such a firewall, and no other entity has the capacity, legitimacy, or will to do so. <br />
<br />
We agree: Once it dawns on people that the ECB already has a large amount of credit risk on its books, it seems very unlikely that the ECB would start providing limitless funds to all other governments that face pressure from the bond market. The Greek trajectory of austerity-backlash-default is likely to be repeated elsewhere -- so why would the Germans want the ECB to double- or quadruple-down by suddenly ratcheting up loans to everyone else?<br />
<br />
The most likely scenario is that the ECB will reluctantly and haltingly provide funds to other nations -- an on-again, off-again pattern of support -- and that simply won't be enough to stabilize the situation. Having seen the destruction of a Greek exit, and knowing that both the ECB and German taxpayers will not tolerate unlimited additional losses, investors and depositors will respond by fleeing banks in other peripheral countries and holding off on investment and spending.   <br />
<br />
Capital flight could last for months, leaving banks in the periphery short of liquidity and forcing them to contract credit -- pushing their economies into deeper recessions and their voters towards anger. Even as the ECB refuses to provide large amounts of visible funding, the automatic mechanics of Europe's payment system will mean the capital flight from Spain and Italy to German banks is transformed into larger and larger de facto loans by the Bundesbank to Banca d'Italia and Banco de Espana -- essentially to the Italian and Spanish states. German taxpayers will begin to see through this scheme and become afraid of further losses.<br />
<br />
The end of the euro system looks like this. The periphery suffers ever deeper recessions -- failing to meet targets set by the troika -- and their public debt burdens will become more obviously unaffordable. The euro falls significantly against other currencies, but not in a manner that makes Europe more attractive as a place for investment. <br />
<br />
Instead, there will be recognition that the ECB has lost control of monetary policy, is being forced to create credits to finance capital flight and prop up troubled sovereigns -- and that those credits may not get repaid in full. The world will no longer think of the euro as a safe currency; rather investors will shun bonds from the whole region, and even Germany may have trouble issuing debt at reasonable interest rates. Finally, German taxpayers will be suffering unacceptable inflation and an apparently uncontrollable looming bill to bail out their euro partners. <br />
<br />
The simplest solution will be for Germany itself to leave the euro, forcing other nations to scramble and follow suit. Germany's guilt over past conflicts and a fear of losing the benefits from 60 years of European integration will no doubt postpone the inevitable. But here's the problem with postponing the inevitable -- when the dam finally breaks, the consequences will be that much more devastating since the debts will be larger and the antagonism will be more intense.<br />
<br />
A disorderly break-up of the euro area will be far more damaging to global financial markets than the crisis of 2008. In fall 2008 the decision was whether or how governments should provide a back-stop to big banks and the creditors to those banks. Now some European governments face insolvency themselves. The European economy accounts for almost 1/3 of world GDP. Total euro sovereign debt outstanding comprises about $11 trillion, of which at least $4 trillion must be regarded as a near term risk for restructuring.<br />
<br />
Europe's rich capital markets and banking system, including the market for 185 trillion dollars in outstanding euro-denominated derivative contracts, will be in turmoil and there will be large scale capital flight out of Europe into the United States and Asia. Who can be confident that our global megabanks are truly ready to withstand the likely losses? It is almost certain that large numbers of pensioners and households will find their savings are wiped out directly or inflation erodes what they saved all their lives. The potential for political turmoil and human hardship is staggering.<br />
<br />
For the last three years Europe's politicians have promised to "do whatever it takes" to save the euro. It is now clear that this promise is beyond their capacity to keep -- because it requires steps that are unacceptable to their electorates. No one knows for sure how long they can delay the complete collapse of the euro, perhaps months or even several more years, but we are moving steadily to an ugly end. <br />
<br />
Whenever nations fail in a crisis, the blame game starts. Some in Europe and the IMF's leadership are already covering their tracks, implying that corruption and those "Greeks not paying taxes" caused it all to fail. This is wrong: the euro system is generating miserable unemployment and deep recessions in Ireland, Italy, Greece, Portugal and Spain also. Despite Troika-sponsored adjustment programs, conditions continue to worsen in the periphery. We cannot blame corrupt Greek politicians for all that.<br />
<br />
It is time for European and IMF officials, with support from the U.S. and others, to work on how to dismantle the euro area. While no dissolution will be truly orderly, there are means to reduce the chaos. Many technical, legal, and financial market issues could be worked out in advance. We need plans to deal with: the introduction of new currencies, multiple sovereign defaults, recapitalization of banks and insurance groups, and divvying up the assets and liabilities of the euro system. Some nations will soon need foreign reserves to backstop their new currencies. Most importantly, Europe needs to salvage its great achievements, including free trade and labor mobility across the continent, while extricating itself from this colossal error of a single currency.  <br />
<br />
Unfortunately for all of us, our politicians refuse to go there -- they hate to admit their mistakes and past incompetence, and in any case, the job of coordinating those seventeen discordant nations in the wind down of this currency regime is, perhaps, beyond reach.<br />
<br />
Forget about a rescue in the form of the G20, the G8, the G7, a new European Union Treasury, the issue of Eurobonds, a large scale debt mutualization scheme, or any other bedtime story. We are each on our own.<br />
<br />
<em><strong>Simon Johnson</strong> is the co-author of </em><a href="http://whitehouseburning.com/" target="_hplink">White House Burning: The Founding Fathers, Our National Debt, and Why It Matters To You</a><em>, available from April 3rd. This post is cross-posted from <a href="http://baselinescenario.com/" target="_hplink">The Baseline Scenario</a>. Read more from the </em><strong>Fiscal Affairs</strong><em> series <a href="http://www.huffingtonpost.com/news/fiscal-affairs" target="_hplink">here</a>. <strong>Peter Boone</strong> is chair of Effective Intervention, a UK-based charity, an associate at the Centre for Economic Performance, London School of Economics, and a principal in Salute Capital Management Limited.</em>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/581429/thumbs/s-EUROPE-DEBT-EUROZONE-CRISIS-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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