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  <title>Paul Yanic Laquerre</title>
  <link href="http://quebec.huffingtonpost.ca/author/index.php?author=paul-yanic-laquerre"/>
  <updated>2013-05-24T20:37:02-04:00</updated>
  <author>
    <name>Paul Yanic Laquerre</name>
  </author>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Paul Yanic Laquerre</subtitle>
  <generator>Good old fashioned elbow grease.</generator>

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    <title>Dénoncer la cruauté des éleveurs industriels est dorénavant un crime puni par la loi</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/denoncer-la-cruaute-des-eleveurs-industriels-est-dorenavant-un-crime-puni-par-la-loi_b_3113158.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3113158</id>
    <published>2013-04-19T14:01:20-04:00</published>
    <updated>2013-04-20T11:10:17-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Considérant que l'élevage industriel répond aux mêmes normes et considérations économiques aux États-Unis et au Canada, il est fort probable que les puissants lobbys d'éleveurs industriels, toujours concernés par l'investissement monétaire qu'implique une amélioration des conditions de vie animales, aient déjà fait pression pour que de telles lois soient mises en vigueur au pays. Le gouvernement Harper serait de toute évidence sensible à leurs arguments économiques.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Depuis quelques ann&eacute;es, les organismes de protection des animaux ont recours &agrave; une m&eacute;thode spectaculaire pour d&eacute;noncer les actes de cruaut&eacute; des &eacute;leveurs industriels: le vid&eacute;o. Celui montrant des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/10/mercy-for-animals-canada-video-eleveurs-porcs_n_2271901.html" target="_hplink">truies et des porcelets tortur&eacute;s chez Puratone</a>, au Manitoba, avait provoqu&eacute; un toll&eacute; notable en d&eacute;cembre 2012. Ulc&eacute;r&eacute;s par l'effet souvent d&eacute;vastateur de telles images sur leurs activit&eacute;s, les lobbys de l'&eacute;levage industriel ont r&eacute;ussi a convaincre une douzaine d'&Eacute;tats am&eacute;ricains d'adopter ou d'&eacute;tudier des lois destin&eacute;es &agrave; emp&ecirc;cher la r&eacute;v&eacute;lation des actes de brutalit&eacute; commis dans leurs &eacute;tablissements et punissant les personnes en r&eacute;v&eacute;lant l'existence. <br />
<br />
<strong>Des enqu&ecirc;tes trop efficaces </strong><br />
<br />
Les associations de protection d'animaux sont souvent oblig&eacute;es de mener elles-m&ecirc;mes des enqu&ecirc;tes pour pallier le manque d'inspecteurs gouvernementaux ou encore l'absence d'int&eacute;r&ecirc;t des minist&egrave;res &agrave; vocation agricole, surtout pr&eacute;occup&eacute;s par le bien-&ecirc;tre &eacute;conomique des exploitations. Elles ont ainsi un important palmar&egrave;s de d&eacute;nonciations &agrave; leur actif.  <br />
<br />
&Agrave; titre d'exemple, en 2007, une enqu&ecirc;te men&eacute;e chez <em>Hallmark Meat Packaging</em>, un des principaux fournisseurs de viande de b&oelig;uf dans les &eacute;coles de Chino en Californie, a permis de d&eacute;montrer que, pendant six semaines, des bovins malades incapables de se d&eacute;placer &eacute;taient victimes de s&eacute;vices sur le parcours les menant &agrave; l'abattoir. Le vid&eacute;o r&eacute;v&eacute;lait non seulement les actes de maltraitance, mais le fait que de la viande d'animaux malades &eacute;tait distribu&eacute;e dans les &eacute;coles. D'autres cas c&eacute;l&egrave;bres comme les <a href="http://www.humanesociety.org/news/blog/2012/05/wyoming_pig_investigation_blog.html" target="_hplink">cochons et porcelets battus du Wyoming</a> ou encore les <a href="http://www.humanesociety.org/news/press_releases/2012/05/horse_soring_investigation_051712.html" target="_hplink">chevaux de course br&ucirc;l&eacute;s &agrave; l'acide au Tennessee</a> ont fait les manchettes depuis deux ans. Chacune de ces enqu&ecirc;tes a ensuite permis aux autorit&eacute;s gouvernementales de prendre des mesures judiciaires qu'elles n'auraient pas prises autrement. <br />
<br />
Ces d&eacute;nonciations peuvent non seulement mener &agrave; des condamnations, mais leur impact est en plus dommageable pour l'image de l'ensemble des producteurs de viande. Une &eacute;tude men&eacute;e en 2010 par deux chercheurs en &eacute;conomie agricole, <a href="http://www.agmanager.info/livestock/marketing/AnimalWelfare/MF2951.pdf" target="_hplink"><em>U.S. Meat Demand : The Influence of Animal Welfare Media Coverage</em></a>, soutient en effet que l'attention m&eacute;diatique accord&eacute;e au bien-&ecirc;tre des animaux soumis &agrave; l'&eacute;levage industriel a un impact significatif sur le taux de consommation de viande aux &Eacute;tats-Unis.<br />
<br />
<strong>Des lois qui mus&egrave;lent</strong><br />
<br />
Plut&ocirc;t que de faire pression pour que cesse la maltraitance et la cruaut&eacute;, certains gouvernements ont donc pli&eacute; devant les lobbys de l'&eacute;levage industriel et choisit de punir les d&eacute;nonciateurs. Les nouvelles lois sont inspir&eacute;es du mod&egrave;le propos&eacute; par l'<em>American Legislative Exchange Council</em>, une association qui se pr&eacute;sente comme des &laquo;l&eacute;gislateurs conservateurs qui partagent les vues de gouvernement minimal, de libre-march&eacute; et de libert&eacute; individuelle&raquo;. Son <em>Animal and Ecological Terrorism Act</em> interdit notamment de p&eacute;n&eacute;trer dans un &eacute;tablissement pour commettre un acte prohib&eacute; par cette loi ou de filmer ou photographier des &eacute;levages industriels pour &laquo;diffamer l'&eacute;tablissement ou son propri&eacute;taire&raquo; et cr&eacute;e en sus un &laquo;registre de terroristes&raquo; dans lequel sont inclus pendant trois ans les noms des personnes condamn&eacute;es.   <br />
<br />
Les trois prohibitions majeures qui se retrouvent tour &agrave; tour ou ensemble dans les lois retenues par les &Eacute;tats sont:<br />
<strong>-</strong> l'interdiction de filmer ou photographier &agrave; l'int&eacute;rieur des &eacute;tablissements d'&eacute;levage industriel ou des abattoirs;<br />
<strong>- </strong>l'interdiction de p&eacute;n&eacute;trer sous de fausses repr&eacute;sentations;<br />
<strong>- </strong>l'interdiction de remettre aux autorit&eacute;s les vid&eacute;os ou les photographies plus de 24 ou 48 heures apr&egrave;s les &eacute;v&eacute;nements.<br />
<br />
<em>Le billet de Paul Yanic Laquerre se poursuit apr&egrave;s la galerie</em><br />
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<br />
En pratique, il sera donc impossible pour un membre d'un organisme de protection de se faire embaucher dans un &eacute;tablissement en ayant comme intention de mener une enqu&ecirc;te sans &ecirc;tre accus&eacute; de &laquo;fausses repr&eacute;sentations&raquo;. De plus, l'obligation de remettre aux autorit&eacute;s les vid&eacute;os ou les photographies dans un court d&eacute;lai apr&egrave;s les infractions emp&ecirc;che les d&eacute;nonciateurs de d&eacute;montrer que les actes de cruaut&eacute; font partie d'un syst&egrave;me mis en place par l'exploitant et ne sont pas que le r&eacute;sultat d'actes isol&eacute;s commis par quelques employ&eacute;s incomp&eacute;tents.<br />
<br />
<strong>Des lois similaires au Canada ?</strong><br />
   <br />
Consid&eacute;rant que l'&eacute;levage industriel r&eacute;pond aux m&ecirc;mes normes et consid&eacute;rations &eacute;conomiques aux &Eacute;tats-Unis et au Canada, il est fort probable que les puissants lobbys d'&eacute;leveurs industriels, toujours concern&eacute;s par l'investissement mon&eacute;taire qu'implique une am&eacute;lioration des conditions de vie animales, aient d&eacute;j&agrave; fait pression pour que de telles lois soient mises en vigueur au pays. Le gouvernement Harper serait de toute &eacute;vidence sensible &agrave; leurs arguments &eacute;conomiques.<br />
<br />
Par ailleurs, m&ecirc;mes si les pratiques d&eacute;voil&eacute;es par les organismes de protection d'animaux sont contestables au niveau &eacute;thique, elles sont souvent conformes &agrave; la loi et la r&eacute;glementation. Les normes relatives aux actes de cruaut&eacute; qui ont &eacute;t&eacute; n&eacute;goci&eacute;es avec les producteurs se r&eacute;sument en effet au Canada et au Qu&eacute;bec &agrave; quelques articles &eacute;pars, compl&eacute;t&eacute;s par des orientations administratives. Leur terminologie vague du type &laquo;les animaux pour alimentation humaine doivent &ecirc;tre manutentionn&eacute;s de fa&ccedil;on &agrave; ne pas subir de souffrances inutiles&raquo; laisse toute la place &agrave; l'arbitraire des inspecteurs gouvernementaux. <br />
<br />
De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, l'Am&eacute;rique du Nord a toujours &eacute;t&eacute; plus r&eacute;barbative &agrave; adopter des mesures d'&eacute;levage &eacute;thique que la majorit&eacute; des pays europ&eacute;ens et le Qu&eacute;bec est loin de pr&ecirc;cher par l'exemple. Ainsi, m&ecirc;me si le quart des &eacute;leveurs europ&eacute;ens fait toujours la sourde oreille, les cages de gestation de 55 &agrave; 70 cm dans lesquelles sont confin&eacute;es les truies enceintes, sont d&eacute;j&agrave; bannies dans l'Union europ&eacute;enne et m&ecirc;me dans neuf &Eacute;tats am&eacute;ricains, alors qu'il n'est pas question de le faire avant 2023 au Qu&eacute;bec, o&ugrave; les &eacute;leveurs r&eacute;clament une subvention de 305 millions de dollars. <br />
<br />
Devant l'indiff&eacute;rence des consommateurs peu enclins &agrave; payer leur viande plus ch&egrave;re, il est difficile de contredire Jean-Paul Laforest, professeur au d&eacute;partement des sciences animales, qui affirmait en 2012 que &laquo;<a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201205/20/01-4527098-le-bien-etre-des-animaux-nest-pas-assure-au-quebec.php" target="_hplink">le bien-&ecirc;tre animal n'est pas  une grande pr&eacute;occupation au Qu&eacute;bec</a>&raquo; Dans cette optique, les lois museli&egrave;res ne sont peut-&ecirc;tre m&ecirc;me pas n&eacute;cessaires ici pour sauvegarder l'image de l'industrie.]]></content>
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    <title>Gaz de schiste: trois études sonnent l'alarme</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/gaz-de-schiste-trois-etudes-sonnent-lalarme_b_3062405.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3062405</id>
    <published>2013-04-13T13:33:11-04:00</published>
    <updated>2013-04-13T13:33:19-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[L'exploitation des gaz de schiste n'en finit plus d'occuper le paysage médiatique. La controverse trouve son origine non seulement dans le secret entourant la nature des substances chimiques utilisées par les entreprises gazières, mais aussi du fait que ces dernières rejettent le principe de précaution. Elles requièrent plutôt la preuve, hors de doute, d'un lien entre la contamination de l'environnement et l'extraction du gaz de schiste. 

Trois études américaines récentes tentent de faire le point sur les impacts de cette industrie naissante sur la qualité de l'environnement et la santé des populations voisines.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[L'exploitation des gaz de schiste - tant&ocirc;t d&eacute;nonc&eacute;e, tant&ocirc;t valoris&eacute;e - n'en finit plus d'occuper le paysage m&eacute;diatique. Cette semaine c'&eacute;tait au tour de Michael Binnion, le successeur de Lucien Bouchard &agrave; la t&ecirc;te de l'Association gazi&egrave;re et p&eacute;troli&egrave;re du Qu&eacute;bec, de comparer le Qu&eacute;bec &agrave; un &laquo;prestataire d'aide sociale&raquo;     <a href="http://" target="_hplink"> http://quebec.huffingtonpost.ca/michael-binnion/le-developpement-economique-du-quebec-penalise_b_3055041.html </a> qui vit au d&eacute;pens des provinces productrices d'hydrocarbures, tout en &eacute;tant encourag&eacute; par les gouvernements &agrave; ne pas exploiter ses propres ressources. La controverse trouve son origine non seulement dans le secret entourant la nature des substances chimiques utilis&eacute;es par les entreprises gazi&egrave;res, mais aussi du fait que ces derni&egrave;res, au m&ecirc;me titre que les &eacute;leveurs industriels pour les additifs de croissance inject&eacute;s aux animaux ou autrefois les compagnies de cigarettes pour le tabac, rejettent le principe de pr&eacute;caution. Elles requi&egrave;rent plut&ocirc;t la preuve, hors de doute, d'un lien entre la contamination de l'environnement et l'extraction du gaz de schiste. Trois &eacute;tudes am&eacute;ricaines r&eacute;centes tentent de faire le point sur les impacts de cette industrie naissante sur la qualit&eacute; de l'environnement et la sant&eacute; des populations voisines. <br />
<br />
<strong>Un risque important pour la qualit&eacute; et la disponibilit&eacute; de l'eau</strong><br />
<br />
Dans <a href="http://www.pacinst.org/reports/fracking/" target="_hplink"><em>Hydraulic Fracturing and Water Resources: Separating the Frack from the Fiction</em></a>, la biologiste mol&eacute;culaire Heather Cooley et la naturaliste Kristina Donnelly ont produit pour le <em>Pacific Institute</em> un compendium de donn&eacute;es sur l'impact de la fracturation de schiste sur l'eau potable. Ces donn&eacute;es ont &eacute;t&eacute; glan&eacute;es aupr&egrave;s de l'industrie, des environnementalistes, des agences gouvernementales et de la litt&eacute;rature publi&eacute;e sur le sujet. <br />
<br />
Les auteurs d&eacute;plorent non seulement la pratique du secret industriel li&eacute; aux compos&eacute;s et techniques employ&eacute;s, mais aussi le fait que la majorit&eacute; des &eacute;tudes ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es par l'industrie, sans &ecirc;tre soumises au m&eacute;canisme de r&eacute;vision par des pairs. Elles d&eacute;noncent le fait que l'industrie utilise une d&eacute;finition &eacute;troite du concept de &laquo;fracturation hydraulique&raquo;, qui se limite &agrave; la phase d'injection de fluide dans le sol en &eacute;cartant ainsi la gestion des eaux us&eacute;es ou la percolation par les fissures de puits, alors que ces derni&egrave;res sont pr&eacute;cis&eacute;ment les principales sources de contamination identifi&eacute;es en Pennsylvanie et au Wyoming. Cette astuce permettait &agrave; l'<em>American Petroleum Institute</em> de clamer en 2010 qu'il n'existe depuis 60 ans aucun cas o&ugrave; le processus de fracturation hydraulique a eu un impact sur la qualit&eacute; de l'eau souterraine aux &Eacute;tats-Unis. <br />
<br />
En sus des fuites accidentelles, les enjeux majeurs de l'exploitation sont, selon les donn&eacute;es compil&eacute;es dans le rapport, li&eacute;s &agrave; la contamination de l'eau souterraine, l'accaparement de l'eau, la gestion du lixiviat, la circulation intensive des camions, l'&eacute;rosion des sols et la gestion de l'eau de ruissellement.<br />
<br />
L'industrie gazi&egrave;re invoque souvent la faible proportion de substances toxiques dans le fluide employ&eacute; pour entra&icirc;ner la fracturation. Ce fluide est effectivement g&eacute;n&eacute;ralement compos&eacute; de 99 % d'eau et de sable. Consid&eacute;rant l'importance du volume de liquide requis pour cette op&eacute;ration, 1 % du volume peut toutefois correspondre &agrave; une impressionnante quantit&eacute; de compos&eacute;s nocifs. &Agrave; titre d'exemple, la fracturation du schiste appalachien de Marcellus a n&eacute;cessit&eacute; l'injection de 4 millions de gallons de fluide, dont 937 gallons d'acide hydrochlorique et 29 de m&eacute;thanol. Une &eacute;tude men&eacute;e dans les &eacute;tats de Pennsylvanie et de New York, publi&eacute;e en 2011 dans <em>Proceedings of the National Academy of Sciences</em>, conclut que le niveau de m&eacute;thane dans les puits d'eau potable situ&eacute;s dans un rayon de moins de 1 km des puits de gaz est 17 fois plus &eacute;lev&eacute; qu'aux alentours et que ce m&eacute;thane provient des profondeurs du sol. Les puits abandonn&eacute;s peuvent aussi servir de voie de migration pour les contaminants. Il y avait en 2008 environ 150 000 puits abandonn&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis.  <br />
<br />
Les probl&egrave;mes li&eacute;s &agrave; la quantit&eacute; massive d'eau requise pour l'op&eacute;ration sont souvent escamot&eacute;s dans les m&eacute;dias, mais l'Agence de protection environnementale am&eacute;ricaine estimait en 2011 que le creusage d'un puits de gaz de schiste n&eacute;cessite entre 40 000 et 1 million de gallons d'eau, alors que la phase subs&eacute;quente de fracturation par injection en requiert entre 2,3 millions et 3,8 millions. Une &eacute;tude pr&eacute;par&eacute;e pour l'Agence de gestion de l'eau du Texas fait quant &agrave; elle r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une m&eacute;diane de 5,8 million de gallons pour chaque puits du schiste Bossier et 6,3 million pour le schiste Eagle Ford au Texas. <br />
<br />
La gestion de l'eau us&eacute;e rejet&eacute;e apr&egrave;s fracturation, que nous appellerons ici lixiviat, par analogie au fluide &eacute;manant de la percolation des sites d'enfouissement, est g&eacute;n&eacute;ralement exclue par l'industrie de la d&eacute;finition de &laquo;fracturation&raquo;. Selon les donn&eacute;es collig&eacute;es dans le rapport du <em>Pacific Institute</em>, le processus de d&eacute;cantation du lixiviat et son transport constituent pourtant des op&eacute;rations fr&eacute;quemment li&eacute;es &agrave; la contamination de l'environnement ambiant. Le transport entra&icirc;ne en plus non seulement de la pollution atmosph&eacute;rique et sonore, mais une pression accrue sur le r&eacute;seau routier. Le rapport cite une &eacute;tude gouvernementale de l'&eacute;tat de New York qui a &eacute;tabli que l'op&eacute;ration d'un puits de gaz de schiste n&eacute;cessite en moyenne entre 1 810 et 3 950 trajets de camions pour sa premi&egrave;re phase.<br />
<br />
<em>Le billet de Paul Yanic Laquerre se poursuit apr&egrave;s la galerie</em><br />
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<strong>Un impact direct sur la sant&eacute; des &ecirc;tres vivants </strong><br />
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Les deux autres &eacute;tudes portent sur l'impact des produits toxiques utilis&eacute;s dans la fracturation hydraulique sur les organismes vivants. <br />
<br />
Theo Colborn, Carol Kwiatkowski, Kim Schultz et Mary Bachran, des chercheurs du Endocrine Disruption Exchange, ont publi&eacute; dans la revue <em>Human and Ecological Risk Assessment : An International Journal</em>, l'article <a href="http://www.endocrinedisruption.com/chemicals.journalarticle.php" target="_hplink"><em>Natural Gas Operations from a Public Health Perspective</em></a>, dans lequel ils exposent le r&eacute;sultat les r&eacute;sultats de leur analyse men&eacute;e &agrave; partir des informations disponibles aux &Eacute;tats-Unis sur 353 substances chimiques contenues dans 944 produits utilis&eacute;es dans les fluides lors du creusage de puits et de la fracturation de schiste. <br />
<br />
Selon eux, plus de 75 % de ces substances peuvent affecter la peau, les yeux ou les syst&egrave;mes respiratoire et gastro-intestinal. Entre 40 et 50 % peuvent affecter les syst&egrave;mes nerveux, cardiaque ou immunitaire et 37 % le syst&egrave;me endocrinien. 25 % peuvent entra&icirc;ner le cancer ou des mutations g&eacute;n&eacute;tiques. Plus de 40 % des substances ont un effet tangible sur l'&eacute;quilibre des &eacute;cosyst&egrave;mes, 37 % sont volatiles et peuvent donc se d&eacute;composer dans l'air ambiant. Parmi ces 37 %, 89 % sont toxiques.<br />
<br />
Pour ce qui est des substances retrouv&eacute;es dans le lixiviat entrepos&eacute; &agrave; l'air libre dans des bassins de d&eacute;cantation, entre 78 % et 98 % d'entre elles sont inclues dans des listes gouvernementales de compos&eacute;s toxiques. Dans certains &eacute;tats am&eacute;ricains, ces bassins de d&eacute;cantation peuvent &ecirc;tre maintenus en place pendant plus de vingt ans. Les auteurs mettent en relief le haut degr&eacute; de toxicit&eacute; des gaz qui s'&eacute;chappent de ces substances. Ce processus de d&eacute;cantation est notamment susceptible de causer de la pollution atmosph&eacute;rique par la production de benz&egrave;ne, de tolu&egrave;ne, d' &eacute;thylbenz&egrave;ne et de xyl&egrave;ne (BTEX), d'oxyde d'azote, de m&eacute;thane et d'ozone.  <br />
<br />
Les chercheurs rejettent aussi l'argument des gazi&egrave;res concernant la faible concentration des substances toxiques dans les fluides et les lixiviats. Ils rel&egrave;vent la grande sensibilit&eacute; de certains &eacute;l&eacute;ments anatomiques, comme le syst&egrave;me endocrinien, qui peuvent &ecirc;tre affect&eacute;s par des quantit&eacute;s infimes et la lenteur avec laquelle les sympt&ocirc;mes peuvent se manifester chez une esp&egrave;ce &agrave; grande long&eacute;vit&eacute; comme l'humain.  <br />
<br />
Finalement, la v&eacute;t&eacute;rinaire Michelle Bamberger et le biologiste mol&eacute;culaire Robert E. Oswald, ont publi&eacute; dans <em>New Solutions</em> l'article <a href="http://www.psehealthyenergy.org/Impacts_of_Gas_Drilling_on_Human_and_Animal_Health" target="_hplink"><em>Impacts of Gas Drilling on Human and Animal Health</em></a>, qui consiste en une enqu&ecirc;te de terrain men&eacute;e dans six &Eacute;tats am&eacute;ricains aupr&egrave;s d'agriculteurs et d'animaux de ferme vivant &agrave; proximit&eacute; de sites d'extraction gazi&egrave;re. Les animaux impliqu&eacute;s sont aux deux tiers des mammif&egrave;res, en majorit&eacute; des bovins, et au tiers des oiseaux et des poissons. L'enqu&ecirc;te men&eacute;e sur sept puits verticaux et dix-huit puits horizontaux a permis d'identifier vingt-quatre cas probl&egrave;mes, surtout dus &agrave; une mauvaise gestion du lixiviat. <br />
<br />
Dans cette analyse pourfendue par l'industrie gazi&egrave;re, les auteurs ont ainsi recens&eacute; divers sympt&ocirc;mes ayant affect&eacute; les populations sur plusieurs ann&eacute;es depuis le d&eacute;but de l'exploitation gazi&egrave;re. Parmi ceux-ci notons de la fatigue chronique, des saignements de nez, de la pr&eacute;sence de ph&eacute;nol dans l'urine, des inflammations dermatologiques, gastro-intestinales ou respiratoires, ou encore des probl&egrave;mes d'ordre reproductif, endocriniens ou neurologiques ainsi que des malformations cong&eacute;nitales chez certains veaux et chiots. L'enqu&ecirc;te a compil&eacute; des cas d'empoisonnement &agrave; l'arsenic chez un enfant et des chiens, ainsi que plusieurs cas de mortalit&eacute; chez des poissons, des volailles, des ovins, des &eacute;quid&eacute;s et des bovins ayant ing&eacute;r&eacute; de l'eau contamin&eacute;e ou respir&eacute; des gaz toxiques. <br />
<br />
Parmi les cas l&eacute;taux notables, citons pour une premi&egrave;re ferme, dix-sept vaches et quatre veaux d'un troupeau de soixante individus, qui sont morts dans les semaines suivant l'ingestion de lixiviat ayant contamin&eacute; leur p&acirc;turage et seize des vaches survivantes qui ont donn&eacute; naissance &agrave; des veaux mort-n&eacute;s. Dans une seconde, la moiti&eacute; des membres d'un troupeau de cent quarante bovins est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e dans les semaines suivant l'ingestion de lixiviat et dans un troisi&egrave;me &eacute;tablissement, dix-sept vaches sont mortes &agrave; peine une heure apr&egrave;s avoir respir&eacute; des une poche de gaz revenue &agrave; la surface par une fissure. <br />
<br />
<strong>Des mesures pr&eacute;ventives minimales</strong><br />
<br />
Sans remettre en question la pertinence de l'industrie du gaz de schiste, ces &eacute;tudes mettent en relief les dangers caus&eacute;s par les nombreuses incertitudes entourant les impacts r&eacute;els de cette activit&eacute; industrielle sur l'environnement et la sant&eacute;. Afin de respecter le principe de pr&eacute;caution qui devrait &ecirc;tre appliqu&eacute; en l'esp&egrave;ce, il importe de mettre un terme au principe de confidentialit&eacute; commerciale qui entoure tout le processus d'exploitation par la divulgation publique de registres contenant la concentration de chaque substance utilis&eacute;e dans le fluide de fracturation, le volume de fluide utilis&eacute; et celui r&eacute;cup&eacute;r&eacute;. <br />
<br />
De m&ecirc;me, les entreprises gazi&egrave;res devraient &ecirc;tre oblig&eacute;es d'assumer le co&ucirc;t associ&eacute; &agrave; l'&eacute;chantillonnage syst&eacute;matique et r&eacute;gulier des sources d'eau potable, mais aussi des sols et de l'air ambiant, autant pendant le processus d'exploitation qu'avant le d&eacute;but des op&eacute;rations. La tenue de ces tests devrait &ecirc;tre une condition d'&eacute;mission du certificat d'autorisation minist&eacute;riel. De plus, des tests sur les humains et les animaux devraient &ecirc;tre men&eacute;s syst&eacute;matiquement d&egrave;s qu'il y a des populations vivants &agrave; proximit&eacute; des sites d'exploitation. Finalement, les gazi&egrave;res devraient non seulement tenir un registre des sites o&ugrave; le lixiviat est entrepos&eacute; et d&eacute;cant&eacute; dans des structures &agrave; ciel ouvert, mais aussi prendre en charge les sites o&ugrave; il est enfoui sous terre apr&egrave;s la fracturation et les puits abandonn&eacute;s.<br />
<br />
<strong>VOIR AUSSI</strong><br />
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<center><HH--236SLIDEEXPAND--276302--HH></center>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1075552/thumbs/s-CENTER-FOR-SUSTAINABLE-SHALE-DEVELOPMENT-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
</entry>

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    <title>Rémy Couture: La police du bon goût</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/remy-couture-proces_b_2296451.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2296451</id>
    <published>2012-12-14T10:31:03-05:00</published>
    <updated>2013-02-13T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le cinéaste et maquilleur Rémy Couture est accusé au criminel de « corruption de mœurs » pour avoir conçu et diffusé entre 2005 et 2009 des photos et des films d'horreur particulièrement violents sur internet.  On est en droit de se demander si cet article sur la «corruption de mœurs» représente une atteinte justifiable au droit à la liberté d'expression dans le cadre d'une société libre et démocratique, selon le test de l'article 1 de la Charte canadienne des droits et libertés.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Le cin&eacute;aste et maquilleur R&eacute;my Couture est accus&eacute; au criminel de &laquo; corruption de m&oelig;urs &raquo; pour avoir con&ccedil;u et diffus&eacute; entre 2005 et 2009 des photos et des films d'horreur particuli&egrave;rement violents sur internet. Les deux procureurs de la Couronne consid&egrave;rent en effet que les oeuvres de Couture contiennent des images &laquo; obsc&egrave;nes &raquo; qui <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/12/le-jury-au-proces-remy-couture_n_2287774.html" target="_hplink">justifient un proc&egrave;s qui doit durer deux semaines</a>. <br />
<br />
Il faut avoir une sensibilit&eacute; plut&ocirc;t d&eacute;viante pour ne pas consid&eacute;rer les photos et les films de Couture particuli&egrave;rement r&eacute;pugnants et r&eacute;voltants. On est toutefois en droit de se demander si cet article sur la &laquo;corruption de m&oelig;urs&raquo; repr&eacute;sente une atteinte justifiable au droit &agrave; la libert&eacute; d'expression dans le cadre d'une soci&eacute;t&eacute; libre et d&eacute;mocratique, selon le test de l'article 1 de la Charte canadienne des droits et libert&eacute;s. Par ailleurs, m&ecirc;me si c'est le cas, o&ugrave; tracer la ligne entre ce qui constitue une atteinte aux bonnes m&oelig;urs et ce qui ne l'est pas? Certains diront que c'est pr&eacute;cis&eacute;ment la t&acirc;che qui attend le jury dans cette cause, mais le fait que le minist&egrave;re public ait jug&eacute; bon d'initier ici des poursuites est particuli&egrave;rement troublant.   <br />
<br />
Il y a quelques mois, je visionnais un film reconstituant les atrocit&eacute;s commises lors de la Seconde Guerre mondiale par l'unit&eacute; 731,<a href="http://blogs.univ-paris5.fr/berchep/weblog/5892.html" target="_hplink"> le c&eacute;l&egrave;bre r&eacute;seau du g&eacute;n&eacute;ral japonais Shir&ocirc; Ishii.</a> Des m&eacute;decins nippons y ont proc&eacute;d&eacute; &agrave; des exp&eacute;rimentations sur plusieurs milliers de cobayes humains, hommes, femmes et enfants, pour produire des armes bact&eacute;riologiques utilis&eacute;es contre les Chinois. On y voit des tortures abjectes impliquant notamment des femmes enceintes se faire ouvrir le ventre lors de vivisections. S'agit-il d'une &laquo; corruption de m&oelig;urs &raquo; passible de poursuites?   <br />
<br />
Comme les photos et les films de Couture, cet exemple est li&eacute; &agrave; une illustration de la violence, mais la &laquo; corruption de m&oelig;urs &raquo; pourrait aussi s'appliquer &agrave; une caricature du Christ, du Bouddha, de Mahomet ou de Brahma. Est-il contraire aux bonnes m&oelig;urs de ridiculiser les dieux et les anges? Doit-on vraiment confier &agrave; un juge ou &agrave; un jury, aussi repr&eacute;sentatif soit-il, le pouvoir de limiter la libert&eacute; d'expression en statuant sur la morale et le bon go&ucirc;t?   <br />
<br />
Lorsque j'&eacute;tais procureur de la Couronne, le <em>R&egrave;glement sur les campements industriels</em> de la <em>Loi sur la qualit&eacute; de l'environnement</em> contenait un article obligeant les gestionnaires de camp &agrave; installer un crachoir sous peine d'amende. J'ai plusieurs fois r&eacute;sist&eacute; &agrave; la tentation d'utiliser cet article obsol&egrave;te visiblement oubli&eacute; par le l&eacute;gislateur. Au lieu de poursuivre au criminel les auteurs d'&oelig;uvres de mauvais go&ucirc;t, ne devrait-on pas l&eacute;gif&eacute;rer pour limiter l'acc&egrave;s &agrave; ces derni&egrave;res et responsabiliser les diffuseurs?]]></content>
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    <title>Une cruauté institutionnalisée</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/cruaute-animaux_b_2273133.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2273133</id>
    <published>2012-12-11T16:48:54-05:00</published>
    <updated>2013-02-10T05:12:02-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Les médias ont fait grand cas de la vidéo diffusée le 10 décembre dernier par Mercy for Animals Canada et montrant des porcelets au crâne fracassé contre le sol ou encore des truies étouffées, mutilées, battues ou couvertes de plaies et confinées dans des cases de gestation à boire de l'eau souillée d'excréments, dans une usine de production manitobaine de la compagnie Puratone, fournisseur de Metro, Loblaws, Sobeys et Walmart. Cette pratique est pourtant la norme en Amérique du Nord.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Les m&eacute;dias ont fait grand cas <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/10/mercy-for-animals-canada-video-eleveurs-porcs_n_2271901.html" target="_hplink">de la vid&eacute;o diffus&eacute;e le 10 d&eacute;cembre</a> dernier par <em>Mercy for Animals Canada</em> et montrant des porcelets au cr&acirc;ne fracass&eacute; contre le sol ou encore des truies &eacute;touff&eacute;es, mutil&eacute;es, battues ou couvertes de plaies et confin&eacute;es dans des cases de gestation &agrave; boire de l'eau souill&eacute;e d'excr&eacute;ments, dans une usine de production manitobaine de la compagnie Puratone, fournisseur de Metro, Loblaws, Sobeys et Walmart. Cette pratique est pourtant la norme en Am&eacute;rique du Nord.   <br />
<br />
Au Qu&eacute;bec, les animaux d'&eacute;levage ne sont pas prot&eacute;g&eacute;s par la partie sur la s&eacute;curit&eacute; et le bien-&ecirc;tre des animaux de la <em>Loi sur la protection sanitaire des animaux</em>. L'article 55.9.15  exclut sp&eacute;cifiquement les animaux sur lesquels sont pratiqu&eacute;s &laquo; les activit&eacute;s d'agriculture &raquo; et &laquo; les pratiques rituelles prescrites par les lois d'une religion &raquo;.  Passons sur les superstitions religieuses comme l'abattage halal, qui sont d&eacute;fendues &agrave; cor et &agrave; cri par les tenants de la rectitude politique, et attardons-nous aux activit&eacute;s agricoles. Ces activit&eacute;s ont essentiellement pour but de produire un aliment &agrave; moindre co&ucirc;t pour le producteur et le consommateur. Or, cet objectif trouve sa r&eacute;alisation ultime dans l'&eacute;levage industriel.   <br />
<br />
L'&eacute;levage industriel pratiqu&eacute; depuis les ann&eacute;es 1950 se caract&eacute;rise par le confinement d'un grand nombre d'individus d'une m&ecirc;me esp&egrave;ce dans un m&ecirc;me &eacute;tablissement. Afin de maximiser les profits, ces animaux sont consid&eacute;r&eacute;s comme des machines. Pour contrer les risques &eacute;pid&eacute;miologiques li&eacute;s &agrave; une promiscuit&eacute; anormale, des antibiotiques pr&eacute;ventifs comme la p&eacute;nicilline et la t&eacute;tracycline leur sont syst&eacute;matiquement inocul&eacute;s. Soumis &agrave; une croissance acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e, souvent trois fois sup&eacute;rieurs au rythme normal, il sont gav&eacute;s d'additifs alimentaires aux effets secondaires nocifs comme le chlorydrate de ractopamine. Certains subissent des mutilations corporelles, comme le br&ucirc;lage du bec chez les poulets, ou encore la castration &agrave; vif chez les porcelets m&acirc;les.   <br />
<br />
Maintenus captifs dans des enclos exigus et naus&eacute;abonds, les animaux d&eacute;veloppent des probl&egrave;mes comportementaux li&eacute;s au stress. Ils sont alors soumis &agrave; des mesures encore plus contraignantes. Par exemple, pour contrecarrer les risques que les truies &eacute;crasent certains de leurs porcelets dans l'espace minime qui leur est allou&eacute;, elles sont confin&eacute;es dans cages dans lesquelles elles ne peuvent plus se d&eacute;placer. Alors qu'elles viennent d'&ecirc;tre bannies en Europe et en Oc&eacute;anie, ces cases de gestation sont encore permises par les autorit&eacute;s f&eacute;d&eacute;rale et qu&eacute;b&eacute;coise. La <em>F&eacute;d&eacute;ration des Producteurs de Porcs du Qu&eacute;bec</em>  a rappel&eacute; &agrave; maintes reprises que le renoncement &agrave; cette pratique entra&icirc;nerait des contraintes &eacute;conomiques importantes susceptibles de d&eacute;savantager ses membres et la perte d'un avantage concurrentiel face aux autres provinces ou aux &eacute;tats am&eacute;ricains.   <br />
<br />
Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que l'attention accord&eacute;e par les producteurs au bien-&ecirc;tre physique et &eacute;motif des animaux soit pratiquement inexistante. L'attitude des autorit&eacute;s est elle aussi r&eacute;v&eacute;latrice. Les normes relatives aux actes de cruaut&eacute; qui ont &eacute;t&eacute; n&eacute;goci&eacute;es avec les producteurs se r&eacute;sument dans la r&eacute;glementation canadienne et qu&eacute;b&eacute;coise &agrave; quelques articles &eacute;pars. Leur  terminologie vague du type &laquo; les animaux pour alimentation humaine doivent &ecirc;tre manutentionn&eacute;s de fa&ccedil;on &agrave; ne pas subir de souffrances inutiles &raquo; laisse toute la place &agrave; l'arbitraire des inspecteurs gouvernementaux des minist&egrave;res &agrave; vocation agricole. Ces derniers, accapar&eacute;s par les normes sur la salubrit&eacute; des aliments qu'ils peinent &agrave; faire respecter, ont bien d'autres int&eacute;r&ecirc;ts que les actes de cruaut&eacute; envers des cr&eacute;atures destin&eacute;es de toute fa&ccedil;on &agrave; &ecirc;tre abattues &agrave; court terme.   <br />
<br />
Pourquoi se surprendre alors de ces images prises en catimini chez un producteur titulaire d'un permis conforme et inspect&eacute; par les autorit&eacute;s ? En attendant, les id&eacute;alistes peuvent signer ici une p&eacute;tition initi&eacute;e par <a href="http://www.change.org/en-CA/petitions/tell-canada-s-top-grocery-chains-to-stop-torturing-pigs" target="_hplink">Mercy for Animals Canada</a> et appuy&eacute;e par la <a href="http://www.spca.com/?p=3583&amp;lang=fr" target="_hplink">SPCA </a>.]]></content>
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    <title>Impossible d'obtenir les avis de correction émis par l'Agence d'inspection des aliments</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/avis-correction-agence-inspection-aliments_b_2132921.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2132921</id>
    <published>2012-11-17T12:45:21-05:00</published>
    <updated>2013-01-17T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Les scandales liés aux cas de contamination chez XL Foods et Maple Leaf ont attiré l'attention du public sur le travail de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). En dépit du droit à l'information, le citoyen qui désire contre-vérifier par lui-même la qualité de ce travail risque de devoir affronter un rempart bureaucratique infranchissable. Voici le récit d'une banale demande visant à obtenir des avis de correction et des rapports d'inspection liés aux trente-quatre abattoirs québécois de juridiction fédérale.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Les scandales li&eacute;s aux cas de contamination chez XL Foods et Maple Leaf ont attir&eacute; l'attention du public sur le travail de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). En d&eacute;pit du droit &agrave; l'information, le citoyen qui d&eacute;sire contre-v&eacute;rifier par lui-m&ecirc;me la qualit&eacute; de ce travail risque de devoir affronter un rempart bureaucratique infranchissable. Voici le r&eacute;cit d'une banale demande visant &agrave; obtenir des avis de correction et des rapports d'inspection li&eacute;s aux trente-quatre abattoirs qu&eacute;b&eacute;cois de juridiction f&eacute;d&eacute;rale.<br />
     <br />
<strong> Une d&eacute;marche ardue</strong><br />
     <br />
La <em>Loi sur l'acc&egrave;s &agrave; l'information</em> f&eacute;d&eacute;rale conf&egrave;re en principe le droit &agrave; tout citoyen d'obtenir des &eacute;l&eacute;ments d'information d'int&eacute;r&ecirc;t public. Sur son site internet, l'ACIA se targue d'ailleurs par fid&eacute;lit&eacute; &laquo; <em>&agrave; son engagement pour l'ouverture et la transparence </em>&raquo; de reconna&icirc;tre &laquo; <em>le droit des citoyens canadiens d'obtenir les &eacute;l&eacute;ments d'information contenus dans les documents de l'administration f&eacute;d&eacute;rale</em> &raquo;. Elle rappelle que &laquo; <em>les rapports et les documents comprenant les r&eacute;sultats de v&eacute;rification, d'examens et d'&eacute;valuations</em> &raquo; comptent parmi &laquo; <em>les documents diffus&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; l'intention du public </em>&raquo;.<br />
     <br />
Ma premi&egrave;re demande &eacute;crite du 20 juillet visait na&iuml;vement &agrave; obtenir de l'ACIA les rapports d'inspection ACIA-5470 et les avis de correction ACIA-5472 &eacute;mis pour les abattoirs qu&eacute;b&eacute;cois, de janvier 2010 &agrave; mars 2012, relativement &agrave; l'application de neuf articles du <em>R&egrave;glement sur l'inspection des viandes</em>. L'ACIA estima son temps de recherche pr&eacute;liminaire &agrave; cent dix-neuf heures et me demanda un montant de 1 140$ pour ce faire, en excluant les frais de photocopies. On justifia ce montant par le fait que les avis et les rapports n'&eacute;taient pas num&eacute;ris&eacute;s (!!!).<br />
     <br />
&Agrave; force de triturer la repr&eacute;sentante de l'ACIA, je finis par comprendre que les donn&eacute;es tir&eacute;es de ces avis et rapports &eacute;taient n&eacute;anmoins collig&eacute;es dans un fichier num&eacute;rique appel&eacute; &laquo; CVS Collector &raquo; et que le temps de recherche pour glaner les donn&eacute;es demand&eacute;es serait consid&eacute;rablement r&eacute;duit en puisant dans ce fichier. Je reformulais donc ma demande &eacute;crite, en raccourcissant m&ecirc;me la p&eacute;riode vis&eacute;e, me contentant des donn&eacute;es de janvier 2012 au 24 septembre. Cette fois, l'ACIA &eacute;valua son temps de recherche &agrave; 3,5 heures et n'exigea qu'un versement de 35 $ pour cette phase. <br />
     <br />
<strong>Un droit illusoire </strong><br />
     <br />
Pourtant, le 8 novembre dernier, Mme Janet Sewell McPherson, &laquo; chef d'&eacute;quipe d'AIRP &raquo; de l'ACIA revenait &agrave; la charge en m'informant que ma demande visait &laquo; <em>un grand nombre de documents </em>&raquo; et qu'elle &laquo; <em>se heurterait de fa&ccedil;on peu raisonnable aux op&eacute;rations de l'Agence </em>&raquo;. Mme Sewell McPherson estime en effet que les documents demand&eacute;s comprennent des renseignements au sujet de tiers (?!) et qu'elle doit &laquo; <em>donner &agrave; ces tiers l'occasion de soumettre leurs observations &eacute;crites quant aux raisons pour lesquelles les renseignements ne devraient pas &ecirc;tre divulgu&eacute;s</em> &raquo;. En cons&eacute;quence, l'ACIA repousse de 360 jours, soit au 6 novembre 2013, le traitement de ma demande d'information. Une fois ce d&eacute;lai pass&eacute;, rien ne garantit que les informations pourront &ecirc;tre transmises car l'ACIA se r&eacute;serve le droit de divulguer ou non les donn&eacute;es. &Agrave; terme, si la demande &eacute;tait accept&eacute;e, l'ACIA exigera 1 145 $ de plus pour ses frais de traitement.<br />
<br />
Devant la lourdeur de ce processus, on comprend facilement que personne au Qu&eacute;bec ne dispose de ces informations, hormis les propri&eacute;taires d'abattoirs et l'ACIA. Qu'y a-t-il pourtant de plus intimement li&eacute; au droit &agrave; l'information que des donn&eacute;es li&eacute;s &agrave; des rapports d'inspection et des avis d'infraction ? Dans le meilleur des cas, quelle est la valeur d'une information lorsqu'elle est transmise un an plus tard ?<br />
     <br />
En agissant de la sorte, l'ACIA nie le droit &agrave; l'information et envoie une message clair : nous laissons les abattoirs s'inspecter eux-m&ecirc;mes, nous les contre-v&eacute;rifions &agrave; l'occasion, mais ne venez surtout pas vous mettre le nez dans notre jeu, c'est un rituel d'initi&eacute;s dans lequel le public n'a pas sa place !]]></content>
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    <title>Combien y a-t-il de matricule 728 à la police de Montréal ?</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1959510</id>
    <published>2012-10-12T08:16:51-04:00</published>
    <updated>2012-12-12T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Que vaut en effet la parole d'un citoyen contre celle d'un agent de la paix? Quelle aurait été l'attitude des autorités du SPVM si l'arrestation du 2 octobre n'avait pas été filmée et enregistrée et si les prévenus n'avait eu que leur parole pour contredire la version des faits du matricule 728 et de son collègue apathique? Combien d'autres citoyens ont fait les frais des frustrations non refoulées de la policière Trudeau?]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Le 2 octobre dernier, l'agente St&eacute;fanie Trudeau, alias matricule 728 du Service de police de la ville de Montr&eacute;al (SPVM), interpellait un citoyen pour le motif que celui-ci avait une bouteille de bi&egrave;re ouverte dans la main sur la voie publique. Cette interpellation pour une offense &agrave; la r&eacute;glementation municipale s'est transform&eacute;e en une violente altercation impliquant quatre citoyens et une vingtaine de policiers. Les citoyens ont finalement &eacute;t&eacute; accus&eacute;s d'entraves &agrave; un agent de la paix, voies de fait et intimidation et St&eacute;fanie Trudeau suspendue &laquo; <em>le temps de l'enqu&ecirc;te</em> &raquo;.<br />
     <br />
En regardant<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/10/spvm-matricule-728-controverse_n_1956082.html" target="_hplink"> la vid&eacute;o film&eacute;e &agrave; l'insu de la polici&egrave;re</a> par le cellulaire d'une des personnes qu'elle a agress&eacute;es, je n'ai pu m'emp&ecirc;cher de penser que j'aurais tr&egrave;s bien pu me retrouver dans les souliers d'une des victimes. En effet, bien que j'aie exerc&eacute; le m&eacute;tier de procureur de la Couronne dans une autre vie, je suis toujours un &laquo; <em>gratteux de guitare </em>&raquo; et donc un &laquo; <em>artiss </em>&raquo; et un &laquo; <em>mangeux de marde</em> &raquo;, pour reprendre les termes de la polici&egrave;re lorsqu'elle racontait son fait d'armes &agrave; son sup&eacute;rieur. Trudeau a en effet non seulement &eacute;t&eacute; film&eacute;e, mais a inopin&eacute;ment activ&eacute; la fonction d'enregistrement d'un des cellulaires confisqu&eacute;s par ses soins. On peut ainsi l'entendre raconter sa version des &eacute;v&eacute;nements et vocif&eacute;rer son m&eacute;pris &agrave; l'encontre des &laquo; carr&eacute;s rouges &raquo; et de tous ceux qui &laquo; r&eacute;sistent &agrave; un ordre de la police &raquo;.<br />
     <br />
 <strong>Des ant&eacute;c&eacute;dents r&eacute;v&eacute;lateurs</strong><br />
     <br />
Ce n'est pas la premi&egrave;re fois que St&eacute;fanie Trudeau, une halt&eacute;rophile m&eacute;daill&eacute;e lors de comp&eacute;titions polici&egrave;res, fait les manchettes. Au printemps dernier, elle avait &eacute;t&eacute; retir&eacute;e des interventions sp&eacute;ciales apr&egrave;s s'&ecirc;tre illustr&eacute;e en vaporisant du poivre de Cayenne &agrave; tout vent lors d'une manifestation &eacute;tudiante. Elle avait auparavant &eacute;t&eacute; suspendue pour six jours suite &agrave; une intervention en 2001 &agrave; l'h&ocirc;pital Ste-Justine o&ugrave; elle avait fait preuve d'une agressivit&eacute; d&eacute;mesur&eacute;e envers des infirmi&egrave;res dans le dossier une victime de viol. Pourtant, Trudeau, qui &eacute;tait toujours autoris&eacute;e &agrave; porter une arme et &agrave; intervenir aupr&egrave;s des citoyens, avait en plus la charge de &laquo; former &raquo; des recrues. Le policier qui l'accompagnait le 2 octobre &eacute;tait en effet un novice sous sa supervision.<br />
     <br />
Pour Marc Parent, directeur du SPVM, le comportement du matricule 728 est &laquo; <em>compl&egrave;tement inacceptable et intol&eacute;rabl</em>e &raquo;. Pour Ian Lafreni&egrave;re, porte-parole du SPVM, la discussion tenue par cette derni&egrave;re au t&eacute;l&eacute;phone est &laquo; <em>pr&eacute;occupante </em>&raquo;. Il est en effet particuli&egrave;rement pr&eacute;occupant de constater avec quelle aisance Trudeau se sent autoris&eacute;e &agrave; prof&eacute;rer des insanit&eacute;s contre des citoyens qui ne partagent pas sa vision du monde lorsqu'elle s'adresse &agrave; un superviseur pour faire son rapport. Il est tout aussi troublant de constater que Trudeau n'a pas &eacute;t&eacute; rabrou&eacute;e par ses sup&eacute;rieurs avant que les &eacute;v&eacute;nements ne soient diffus&eacute;s dans les m&eacute;dias.<br />
     <br />
<strong> Un m&eacute;tier &eacute;prouvant</strong><br />
<br />
Tout le monde sait que le m&eacute;tier de policier est particuli&egrave;rement &eacute;prouvant. Il faut non seulement faire respecter la loi, mais r&eacute;sister aux provocations et user d'un force raisonnable lorsque la situation l'exige. Pour avoir c&ocirc;toy&eacute; des policiers lors des mes activit&eacute;s professionnelles de juriste ou m&ecirc;me comme contrevenant occasionnel au Code de la s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re, je peux affirmer que ceux-ci m'ont toujours donn&eacute; l'impression de professionnels en parfait contr&ocirc;le de leurs &eacute;motions. Heureusement, car leur pouvoir est immense. Que vaut en effet la parole d'un citoyen contre celle d'un agent de la paix? Quelle aurait &eacute;t&eacute; l'attitude des autorit&eacute;s du SPVM si l'arrestation du 2 octobre n'avait pas &eacute;t&eacute; film&eacute;e et enregistr&eacute;e et si les pr&eacute;venus n'avait eu que leur parole pour contredire la version des faits du matricule 728 et de son coll&egrave;gue apathique ? Combien d'autres citoyens ont fait les frais des frustrations non refoul&eacute;es de la polici&egrave;re Trudeau?<br />
     <br />
Le SPVM a fait beaucoup d'efforts au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es pour se rapprocher des communaut&eacute;s immigrantes et pour sensibiliser ses agents &agrave; des crimes sp&eacute;cifiques comme le viol. Il a aussi &eacute;largi sa diversit&eacute; en recrutant de pr&eacute;f&eacute;rence des femmes et des repr&eacute;sentants de diverses ethnies. Les policiers sont de plus soumis &agrave; des directives contre le &laquo; profilage politique &raquo;, mais est-ce suffisant ? Les autorit&eacute;s doivent avant tout prendre les moyens pour s'assurer que le profil psychologique des agents de la paix qui sont embauch&eacute;s leur permette de r&eacute;sister &agrave; une pression qui ferait craquer un individu ordinaire. L'agent provocateur St&eacute;fanie Trudeau a manifestement &eacute;chou&eacute; ce test. Est-elle la seule dans ce cas ?<br />
<br />
<strong>Petit Tumblr humoristique</strong> <br />
<HH--236SLIDEEXPAND--256287--HH><br />
<br><br />
<strong>La conversation compl&egrave;te enregistr&eacute;e &agrave; l'insu de la polici&egrave;re</strong><br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/6IJoJUGLVK0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br><br />
<br />
<strong>La vid&eacute;o de Matricule 728 en train de poivrer des manifestants</strong><br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/W05MoKEEYAk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>]]></content>
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    <title>E.coli frappe encore: faut-il faire confiance à l'agence d'inspection des aliments?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/ecoli-quebec_b_1929769.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1929769</id>
    <published>2012-10-03T11:42:04-04:00</published>
    <updated>2012-12-03T05:12:02-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Dans mon dernier billet, je me demandais s'il fallait faire confiance à Santé Canada au sujet des additifs alimentaires dans l'élevage. Cette fois, la question se pose à l'égard du travail de l'Agence Canadienne d'Inspection des Aliments (ACIA) après que celle-ci n'ait pas été en mesure de détecter la présence de la bactérie Escherichia coli dans la viande produite depuis la fin août par l'abattoir XL Foods inc. d'Alberta.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Dans mon dernier billet,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/sante-canada_b_1888245.html" target="_hplink"> je me demandais </a>s'il fallait faire confiance &agrave; Sant&eacute; Canada au sujet des additifs alimentaires dans l'&eacute;levage. Cette fois, la question se pose &agrave; l'&eacute;gard du travail de l'Agence Canadienne d'Inspection des Aliments (ACIA) apr&egrave;s que celle-ci n'ait pas &eacute;t&eacute; en mesure de d&eacute;tecter la pr&eacute;sence de la bact&eacute;rie <em>Escherichia coli</em> dans la viande produite depuis la fin ao&ucirc;t par l'abattoir XL Foods inc. d'Alberta.<br />
<br />
<strong>Une r&eacute;action tardive</strong><br />
<br />
Rappelons les faits : le 23 ao&ucirc;t dernier, des bovins sont abattus et transform&eacute;s en viande, qui est vendue dans une kyrielle d'&eacute;tablissements d'alimentation au Canada, Qu&eacute;bec y compris, et aux &Eacute;tats-Unis; le 3 septembre, la bact&eacute;rie est d&eacute;tect&eacute;e par les inspecteurs am&eacute;ricains; l'ACIA est avertie, mais pr&eacute;sume un cas isol&eacute; et ne prend aucune mesure pr&eacute;ventive m&ecirc;me si la bact&eacute;rie est &agrave; nouveau d&eacute;tect&eacute;e le lendemain; le 12, lorsque deux nouveaux &eacute;chantillons sont positifs, les &Eacute;tats-Unis demandent la cessation des exportations; le 13, les inspecteurs canadiens se pr&eacute;sentent chez XL Foods; le 16, l'ACIA annonce finalement le rappel de certains produits; ce premier rappel est suivi de huit autres, entre le 17 et le 27 septembre, date &agrave; laquelle l'abattoir est ferm&eacute;. Pendant au moins douze jours, de la viande contamin&eacute;e a donc &eacute;t&eacute; exp&eacute;di&eacute;e dans les supermarch&eacute;s canadiens sans que les consommateurs et les commer&ccedil;ants ne soient avis&eacute;s. Cette viande a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; vendue jusqu'au 24 septembre.<br />
<br />
C'est en fin de compte <a href="http://www.inspection.gc.ca/aliments/centre-des-consommateurs/enquete-sur-la-salubrite-des-aliments/xl-foods/produits-rappeles/fra/1347948154750/1347948313776" target="_hplink">une liste d'environ 250 produits</a> vendus notamment au Qu&eacute;bec du 27 ao&ucirc;t au 28 septembre dans des &eacute;tablissements aussi divers que IGA, March&eacute;s Tradition, Bonichoix, Costco, D&eacute;lectable, l'Entrep&ocirc;t des Viandes, March&eacute; Richelieu, Maxi, Metro, Provigo, Loblaws, Super C qui fait l'objet des rappels d&eacute;cr&eacute;t&eacute;s par l'ACIA. <br />
<br />
&Agrave; ce jour, il a &eacute;t&eacute; possible d'&eacute;tablir un lien direct avec la consommation de steaks provenant de XL Foods pour quatre des neuf Albertains tomb&eacute;s malades en septembre d'une infection &agrave; E. coli. L'ACIA a pour sa part &eacute;mis depuis huit mois cinq demandes d'actions correctives &agrave; l'&eacute;gard de XL Foods et six depuis le 4 septembre seulement. Ces avis concernent des d&eacute;ficiences dans le contr&ocirc;le et l'&eacute;chantillonnage.<br />
<br />
<strong>Un processus d&eacute;ficient</strong><br />
<br />
Pour Richard Arsenault, directeur du programme d'inspection de l'ACIA, les d&eacute;lais n'ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;raisonnables, mais n&eacute;anmoins le processus n'a pas fonctionn&eacute; correctement, car autrement, la viande contamin&eacute;e &laquo;<em>n'aurait pas franchi la porte</em>&raquo;. M. Arsenault promet que l'ACIA apportera des correctifs s'il y a lieu. XL Foods est en th&eacute;orie surveill&eacute;e par une quarantaine d'inspecteurs et six v&eacute;t&eacute;rinaires, mais pour Bob Jackson, ancien inspecteur qui travaille maintenant au syndicat agricole de la Fonction publique du Canada, un &eacute;l&eacute;ment important du probl&egrave;me r&eacute;side dans le fait que les inspections quotidiennes sont maintenant men&eacute;es par les employ&eacute;s des compagnies et non plus directement par les inspecteurs de l'ACIA.<br />
<br />
Apr&egrave;s le drame de la contamination &agrave; la list&eacute;riose en 2008 chez Maple Leaf qui avait entra&icirc;n&eacute; la mort de vingt-trois personnes, le gouvernement s'&eacute;tait fait rassurant et avait promis de prot&eacute;ger la sant&eacute; des consommateurs. Le 11 avril dernier pourtant, le gouvernement Harper annon&ccedil;ait une r&eacute;duction de 56 millions au budget de l'ACIA, susceptible d'entra&icirc;ner la mise &agrave; pied d'une centaine d'inspecteurs. Questionn&eacute; vendredi dernier sur ses politiques douteuses, le ministre de l'Agriculture Gerry Ritz a bien s&ucirc;r d&eacute;fendu l'efficience du processus d'inspection et pass&eacute; sous silence l'impact des coupures en se retranchant derri&egrave;re le Projet de loi S-11, cens&eacute; entre autres modifier des aspects li&eacute;s &agrave; l'inspection et &agrave; l'&eacute;tiquetage des aliments, et hausser les amendes maximales aux contrevenants.<br />
<br />
Que valent ces mesures si le nombre d'inspecteurs en poste est r&eacute;duit? Les agents de l'ACIA peinaient d&eacute;j&agrave; &agrave; remplir leur mandat, d&eacute;laissant souvent les infractions li&eacute;es &agrave; l'&eacute;thique et &agrave; la cruaut&eacute; envers les animaux. Le rapport Weatherhill, command&eacute; par le gouvernement apr&egrave;s l'&eacute;pid&eacute;mie de list&eacute;riose, indiquait en 2009 que le syst&egrave;me d'inspection de l'ACIA comportait des lacunes inacceptables et que le public &eacute;tait mal inform&eacute;. L'&eacute;quipe de Mme Weatherhill recommandait notamment que l'ACIA revoie ses programmes de surveillance en adaptant les fr&eacute;quences d'&eacute;chantillonnage de chaque usine selon leurs ant&eacute;c&eacute;dents et modifie son syst&egrave;me d'inspection des viandes afin d'avoir les ressources humaines appropri&eacute;es pour satisfaire aux exigences de la charge de travail. Sur son site, l'ACIA se targue d'avoir donn&eacute; suite &agrave; ses recommandations. Pourtant, les m&ecirc;mes lacunes semblent encore persister.  <br />
<br />
La strat&eacute;gie du gouvernement Harper de laisser les abattoirs et les producteurs de viandes s'inspecter eux-m&ecirc;mes, sous la supervision de l'ACIA est non seulement d&eacute;plorable, mais dangereuse. Ce m&ecirc;me gouvernement qui n'h&eacute;site pas &agrave; investir massivement dans la promotion de la royaut&eacute; britannique et de la guerre de 1812 pr&eacute;f&egrave;re laisser &agrave; l'industrie le soin de g&eacute;rer les questions de sant&eacute; et s&eacute;curit&eacute;. Il aurait int&eacute;r&ecirc;t &agrave; recentrer ses priorit&eacute;s.]]></content>
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    <title>Faut-il faire confiance à Santé Canada?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/sante-canada_b_1888245.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1888245</id>
    <published>2012-09-19T14:07:38-04:00</published>
    <updated>2012-11-19T05:12:02-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le chlorydrate de ractopamine est un additif alimentaire généralement donné sur prescription à certains animaux d'élevage, afin d'accélérer leur gain de poids ou de diminuer le taux de gras de leurs muscles. L'usage de cette substance est particulièrement controversé puisqu'il est interdit dans l'Union européenne, en Chine et dans une majorité d'États. En fait, seuls 27 pays, dont les États-Unis, le Brésil, le Mexique et le Canada approuvent son utilisation et tolèrent qu'un certain pourcentage de résidus se retrouve dans la viande offerte aux consommateurs. Lorsqu'elle est absorbée, la ractopamine a concrètement le même effet que les hormones de stress, dilatant les vaisseaux et augmentant le rythme cardiaque.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Le 11 septembre dernier, Radio-Canada rapportait les dol&eacute;ances du chercheur Alan Cassels, de l'universit&eacute; de Victoria concernant le fait que Sant&eacute; Canada refuse de transmettre des donn&eacute;es sur les inspections qu'elle m&egrave;ne dans les usines de fabrication de m&eacute;dicaments &agrave; l'&eacute;tranger. Ce chercheur d&eacute;plorait le fait qu'il &eacute;tait impossible de contre-v&eacute;rifier les analyses du minist&egrave;re sur la qualit&eacute; des ingr&eacute;dients utilis&eacute;s dans ces usines et de conna&icirc;tre la fr&eacute;quence des inspections. <br />
<br />
Ce n'est pas le seul domaine o&ugrave; les d&eacute;cisions de Sant&eacute; Canada sont fond&eacute;es sur des consid&eacute;rations opaques. Les secteurs de l'alimentation et de l'agriculture en sont parfois des exemples probants. Cela est notamment le cas des substances autoris&eacute;es dans l'&eacute;levage des animaux destin&eacute;s &agrave; la consommation comme le chlorydrate de ractopamine.<br />
<br />
<strong>Une substance controvers&eacute;e </strong><br />
<br />
Le chlorydrate de ractopamine est un additif alimentaire g&eacute;n&eacute;ralement donn&eacute; sur prescription &agrave; certains animaux d'&eacute;levage, afin d'acc&eacute;l&eacute;rer leur gain de poids ou de diminuer le taux de gras de leurs muscles. L'usage de cette substance est particuli&egrave;rement controvers&eacute; puisqu'il est interdit dans l'Union europ&eacute;enne, en Chine et dans une majorit&eacute; d'&Eacute;tats. En fait, seuls 27 pays, dont les &Eacute;tats-Unis, le Br&eacute;sil, le Mexique et le Canada approuvent son utilisation et tol&egrave;rent qu'un certain pourcentage de r&eacute;sidus se retrouve dans la viande offerte aux consommateurs. <br />
<br />
Le 5 juillet dernier, la commission du Codex alimentarius, charg&eacute;e d'&eacute;tablir les normes alimentaires internationales pour l'ONU, autorisait finalement, apr&egrave;s un intense lobby am&eacute;ricain et quatre d&eacute;cisions contraires, l'usage de la ractopamine dans l'&eacute;levage des animaux destin&eacute;s &agrave; l'alimentation par un vote de 69 contre 67.  La commission a autoris&eacute; des limites pour la viande de 10 microgrammes par kg de r&eacute;sidus dans les muscles, 40 dans le foie et 90 dans les reins, des seuils inf&eacute;rieurs aux normes am&eacute;ricaines. Alors que la quasi-totalit&eacute; des d&eacute;cisions de ce comit&eacute; sont g&eacute;n&eacute;ralement prises par consensus, le dossier de la ractopamine y &eacute;tait bloqu&eacute; depuis 2008. L'Union europ&eacute;enne a aussit&ocirc;t d&eacute;nonc&eacute; le fait d'adopter une d&eacute;cision &agrave; une voix de majorit&eacute; et indiqu&eacute; sa volont&eacute; de maintenir sa l&eacute;gislation en vigueur. &laquo;<em>Le codex est en voie de devenir un autre de ces organismes guid&eacute;s par la politique et non plus l'organisme de consensus r&eacute;gi par la science qu'il avait l'habitude d'&ecirc;tre&raquo;</em>, d&eacute;non&ccedil;ait alors le porte-parole de Consumer International, qui repr&eacute;sente 220 organisations de consommateurs dans 110 pays.<br />
<br />
Lorsqu'elle est absorb&eacute;e, la ractopamine a concr&egrave;tement le m&ecirc;me effet que les hormones de stress, dilatant les vaisseaux et augmentant le rythme cardiaque. Selon diverses estimations, de 60 &agrave; 80% des cochons &eacute;lev&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis seraient nourris de cette substance. Au Canada, le pourcentage d'animaux nourris &agrave; la ractopamine est apparemment moindre, mais le flou persiste &agrave; l'&eacute;gard du pourcentage d'animaux qui en ingurgite. <br />
<br />
Pour sa part, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) approuve des m&eacute;langes alimentaires contenant respectivement 20g/kg pour les cochons et les dindons et 100g/kg de ractopamine pour les bovins. Des r&eacute;gimes de 6 semaines comportant de 0,0005 % &agrave; 0,003 % de ractopamine dans la ration alimentaire totale sont recommand&eacute;s. Tout en l'autorisant dans l'alimentation des cochons, des bovins ou des dindons, l'ACIA met en garde &laquo; <em>toute personne souffrant de troubles cardiovasculaires </em>&raquo; afin qu'elle &laquo; &eacute;vi<em>te toute exposition &agrave; cet aliment m&eacute;dicament&eacute;</em> &raquo;. Elle recommande &eacute;galement aux &eacute;leveurs de &laquo; porter des v&ecirc;tements protecteurs, des gants imperm&eacute;ables et des masques anti-poussi&egrave;res pour m&eacute;langer et manipuler &raquo; la substance.     <br />
<br />
<br />
<strong>Des &eacute;tudes parcellaires</strong><br />
<br />
La principale controverse entourant la ractopamine est, qu'en d&eacute;pit du fait qu'elle soit autoris&eacute;e au Canada comme aux &Eacute;tats-Unis, les &eacute;tudes sur ses effets physiologiques sont rares et parcellaires. Il en est de m&ecirc;me sur les effets toxicologiques des r&eacute;sidus persistants dans la viande. Par exemple, aucun test n'a &eacute;t&eacute; men&eacute; en 2011 sur les 9.9 milliards de livres de viande de porcs produite aux &Eacute;tats-Unis et, si 712 &eacute;chantillons ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;lev&eacute;s sur les 11.7 milliards de livres de viande de b&oelig;uf, aucun r&eacute;sultat n'a encore &eacute;t&eacute; publi&eacute;. <br />
<br />
Les premiers tests ayant men&eacute;es &agrave; l'approbation de la ractopamine le furent par Elanco, le fabricant du produit, sur des rongeurs, des cochons, des chiens et des macaques, puis sur 6 volontaires humains. Dans les deux ann&eacute;es suivant  l'approbation de la substance pour les porcs (1999), la pl&eacute;thore de rapports concernant des effets secondaires importants sur leur sant&eacute; et leur comportement, conduisit le gouvernement am&eacute;ricain &agrave; demander &agrave; Elanco d'ajouter sur les contenants un avertissement &agrave; cet effet.  <br />
<br />
Le taux de porcs malades ou d&eacute;c&eacute;d&eacute;s suite &agrave; l'absorption de la ractopamine aurait &eacute;t&eacute; si &eacute;lev&eacute; depuis 1999 qu'il a incit&eacute; la Californie &agrave; adopter une loi interdisant la vente ou l'abattage d'animaux incapables de se d&eacute;placer par eux-m&ecirc;mes. Cette loi a toutefois &eacute;t&eacute; invalid&eacute;e en janvier 2012 &agrave; la demande des &eacute;leveurs, au motif que les &eacute;tats ne pouvaient adopter des lois allant &agrave; l'encontre des r&egrave;gles du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral dans le domaine de la production d'aliments. <br />
<br />
Elanco maintient encore qu'il n'y a pas de preuve que la ractopamine soit nocive pour la sant&eacute; des animaux et des consommateurs lorsqu'employ&eacute;e telle qu'indiqu&eacute;e. Elle est appuy&eacute;e par le comit&eacute; international mixte sur les additifs alimentaires de l'Organisation pour les Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et de l'Organisation Mondiale de la Sant&eacute; (<em>Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives</em>).  <br />
<br />
Leurs pr&eacute;tentions ont toutefois fait l'objet en 2009 d'une contre-analyse de l'Autorit&eacute; europ&eacute;enne de s&eacute;curit&eacute; des aliments (AESA), qui a notamment pass&eacute; en revue les &eacute;tudes men&eacute;es jusqu'&agrave; ce jour sur des humains et d'autres mammif&egrave;res et qui ont servi de fondement &agrave; la promotion de la ractopamine. L'AESA souligne notamment que l'&eacute;tude sur men&eacute;e sur 6 humains n'&eacute;tait pas initialement con&ccedil;ue pour fixer des seuils limites d'absorption et que son tr&egrave;s faible &eacute;chantillonnage n'est pas probant au niveau statistique. <br />
<br />
Elle remarque de plus que l'un des sujets a d&ucirc; se retirer de l'exp&eacute;rimentation suite &agrave; des probl&egrave;mes cardiaques avant de recevoir la dose maximale pr&eacute;vue. L'AESA  conclut que des &eacute;tudes pharmacologiques plus pouss&eacute;es sont n&eacute;cessaires pour conclure &agrave; l'absence de risques. Elle &eacute;met surtout des craintes relativement aux risques pour la sant&eacute; des populations humaines plus vuln&eacute;rables et soutient qu'il n'existe donc pas suffisamment de donn&eacute;es probantes pour justifier un seuil maximal d'absorption et que le principe de pr&eacute;caution doit s'appliquer en l'esp&egrave;ce. <br />
<br />
En commentant la d&eacute;cision des Nations Unies qui facilitera un recours des pays permettant la ractopamine devant l'Organisation mondiale du commerce, le ministre f&eacute;d&eacute;ral de l'Agriculture, Gerry Ritz, s'est d&eacute;clar&eacute; heureux du r&eacute;sultat du vote qui cr&eacute;era selon lui &laquo; <em>des d&eacute;bouch&eacute;s &agrave; l'exportation pour les producteurs de porc et de b&oelig;uf du Canada</em>.&raquo; En l'absence d'un processus de tra&ccedil;abilit&eacute; et d'&eacute;tiquetage des viandes vendues en Canada et consid&eacute;rant que la chair des animaux &eacute;lev&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis peut se retrouver dans une kyrielle de produits consomm&eacute;s au Qu&eacute;bec, est-ce vraiment une bonne nouvelle pour les citoyens qui mangent encore de la viande ?]]></content>
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    <title>Le vrai visage du bigot</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/maire-saguenay_b_1778979.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1778979</id>
    <published>2012-08-15T12:42:33-04:00</published>
    <updated>2012-10-15T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Jean Tremblay, qui s'est drapé des prétendues « valeurs canadiennes-françaises» pour imposer une prière catholique avant les séances du conseil de sa ville et la lancer dans une croisade judiciaire à l'encontre du Tribunal des droits de la personne avait déjà cette fâcheuse tendance mégalomaniaque à assimiler les convictions de l'ensemble des Québécois à ses propres lubies mystiques.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Les attaques <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/15/jean-tremblay-attaque-djemila-benhabib_n_1778402.html?utm_hp_ref=canada-quebec" target="_hplink">lanc&eacute;es &agrave; la radio le 15 ao&ucirc;t par le maire de Saguenay</a>, Jean Tremblay, &agrave; l'encontre de la candidate p&eacute;quiste Djemila Benhabib r&eacute;v&egrave;lent la vraie nature du personnage. <br />
 <br />
La veille, Mme Benhabib s'&eacute;tait en effet interrog&eacute;e bien l&eacute;gitimement sur la raison d'&ecirc;tre de ce symbole r&eacute;volu d'une union entre les autorit&eacute;s civiles et religieuses install&eacute; en 1936 par Maurice Duplessis fra&icirc;chement arriv&eacute; au pouvoir. Mme Benhabib s'est rang&eacute;e &agrave; la position de son parti aussit&ocirc;t apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;savou&eacute;e par Pauline Marois qui, &eacute;chaud&eacute;e par les tensions qu'avaient suscit&eacute; le projet de son pr&eacute;d&eacute;cesseur Andr&eacute; Boisclair de retirer l'objet du Salon bleu, a invoqu&eacute; le pr&eacute;sum&eacute; &laquo;patrimoine qu&eacute;b&eacute;cois&raquo; pour justifier son maintien.<br />
 <br />
Jean Tremblay, qui s'est drap&eacute; des pr&eacute;tendues &laquo;<em> valeurs canadiennes-fran&ccedil;aises</em>&raquo; pour imposer une pri&egrave;re catholique avant les s&eacute;ances du conseil de sa ville et la lancer dans une croisade judiciaire &agrave; l'encontre du Tribunal des droits de la personne avait d&eacute;j&agrave; cette f&acirc;cheuse tendance m&eacute;galomaniaque &agrave; assimiler les convictions de l'ensemble des Qu&eacute;b&eacute;cois &agrave; ses propres lubies mystiques. En attaquant Mme Benhabib sur le fait qu'elle soit &laquo; de l'ext&eacute;rieur &raquo; et qu'il ne soit pas capable de prononcer son nom, il a en plus d&eacute;montr&eacute; l'&eacute;tendue de sa parano&iuml;a. <br />
 <br />
Pourquoi le patrimoine qu&eacute;b&eacute;cois se limiterait-il aux crucifix, &agrave; l'odeur des sacristies et aux plaintes des grenouilles de b&eacute;nitier? Les nostalgiques des processions du cardinal L&eacute;ger et de l'Index pr&eacute;f&egrave;rent oublier que le Qu&eacute;bec contemporain est aussi l'h&eacute;ritier de la r&eacute;volte des Patriotes et du Manifeste du refus global. Plus encore, le Qu&eacute;bec contemporain est une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; les droits et libert&eacute;s de chacun sont prot&eacute;g&eacute;s par deux chartes issues de l'h&eacute;ritage r&eacute;publicain du &laquo; Si&egrave;cle des lumi&egrave;res &raquo;. Ces chartes d&eacute;coulent des principes de libert&eacute;, &eacute;galit&eacute; et fraternit&eacute; bien plus que des versets contradictoires et eschatologiques du Livre de Daniel ou de l'&Eacute;vangile de Luc. Surtout, cet h&eacute;ritage implique une s&eacute;paration entre la religion et l' &Eacute;tat.<br />
 <br />
Jean Tremblay n'a pas le monopole des &laquo; <em>valeurs qu&eacute;b&eacute;coises</em> &raquo;. Le fait qu'il en entra&icirc;ne d'autres dans ses lubies d&eacute;lirantes ne lui donne pas le droit de se camper en d&eacute;fenseur de la culture qu&eacute;b&eacute;coise contre les &laquo; <em>arrivants de l'ext&eacute;rieur</em> &raquo;. Je ne partage pas plus ses valeurs que je ne partage celles des fanatiques de toute all&eacute;geance religieuse.<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--244928--HH>]]></content>
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    <title>Bombes atomiques: ne blâmez pas Truman mais Hirohito</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1729083</id>
    <published>2012-08-04T12:50:06-04:00</published>
    <updated>2012-10-04T05:12:10-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Les commémorations annuelles entourant les bombardements de Hiroshima et Nagasaki sont l'occasion périodique pour certains pacifistes de dénoncer « les crimes de guerre américains ». Ces révisionnistes, souvent mus par une haine viscérale des États-Unis, isolent volontairement ces bombardements du contexte global de la Seconde Guerre Mondiale et méconnaissent totalement les actions et les motivations du gouvernement nippon.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[&laquo; <em>M&ecirc;me si la nation enti&egrave;re est sacrifi&eacute;e dans la guerre, nous devons pr&eacute;server &agrave; la fois la politique nationale (Kokutai) et la s&eacute;curit&eacute; de la maison imp&eacute;riale</em>. &raquo; <br />
<strong>Kiichirō Hiranuma</strong>, pr&eacute;sident du Conseil priv&eacute;, 8 ao&ucirc;t 1945<br />
 <br />
Les comm&eacute;morations annuelles entourant les bombardements de Hiroshima et Nagasaki sont l'occasion p&eacute;riodique pour certains pacifistes de d&eacute;noncer &laquo; les crimes de guerre am&eacute;ricains &raquo;. Ces r&eacute;visionnistes, souvent mus par une haine visc&eacute;rale des &Eacute;tats-Unis, isolent volontairement ces bombardements du contexte global de la Seconde Guerre mondiale et m&eacute;connaissent totalement les actions et les motivations du gouvernement nippon. Vautr&eacute;s dans leur ignorance, ils se contentent d'une assertion sans fondement voulant que &laquo; le Japon &eacute;tait exsangue et pr&ecirc;t &agrave; se rendre &raquo; pour jeter la pierre au pr&eacute;sident Truman et &agrave; son &eacute;tat-major en les accusant d'avoir gratuitement commis un crime contre l'humanit&eacute; dans le seul but &laquo; d'impressionner l'URSS &raquo;. La r&eacute;alit&eacute; est pourtant infiniment plus nuanc&eacute;e.<br />
 <br />
 <br />
<strong>L'espoir d'une derni&egrave;re grande victoire</strong><br />
<br />
Les analyses men&eacute;es depuis la mort de l'empereur Shōwa par des historiens nippons et Anglo-saxons, &agrave; partir des archives qui n'ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;truites, nous brossent un portrait tr&egrave;s diff&eacute;rent de celui d'un monarque &eacute;th&eacute;r&eacute;, tenu &agrave; l'&eacute;cart des d&eacute;lib&eacute;rations par une clique de militaires sans scrupules. Sans &ecirc;tre un chef de guerre comme l'&eacute;tait Hitler, Hirohito &eacute;tait n&eacute;anmoins en vertu de la constitution le commandant supr&ecirc;me des forces arm&eacute;es. En pratique, il dirigeait le Quartier-G&eacute;n&eacute;ral (<em>Daihonei</em>), r&eacute;activ&eacute; &agrave; l'automne 1937 &agrave; l'aube de l'invasion de la Chine , et se comportait conform&eacute;ment &agrave; la tradition nippone qui veut que le chef militaire soit avant tout un arbitre cherchant &agrave; obtenir le consensus au sein de ses officiers. Tout au long de la premi&egrave;re partie de son r&egrave;gne, et notamment &agrave; partir de la tentative de r&eacute;bellion de 1936 (Incident du 2-2-6), l'empereur Shōwa demeure obs&eacute;d&eacute; par une motivation : conserver le tr&ocirc;ne &agrave; tout prix.<br />
 <br />
En f&eacute;vrier 1945, la recrudescence des raids a&eacute;riens sur les villes nippones, conjugu&eacute;e &agrave; l'effondrement des forces imp&eacute;riales sur &agrave; peu pr&egrave;s tous les fronts ne laisse aucune illusion au gouvernement shōwa. De l'avis quasi-unanime, la d&eacute;faite est certaine &agrave; long terme, mais l'empire doit obtenir une derni&egrave;re grande victoire (<em>tennōzan</em>) pour &eacute;viter de conclure un armistice en &eacute;tat de faiblesse. La d&eacute;vastation et les 100 000 morts caus&eacute;s par les bombardements des 9 et 10 mars sur Tokyo n'&eacute;branlent pas le consensus dans l'entourage du monarque. Comme le r&eacute;sume lui-m&ecirc;me &agrave; ce moment le futur premier ministre Kijurō Shidehara, la position du Japon pourrait s'am&eacute;liorer &laquo;si nous continuons &agrave; combattre bravement, m&ecirc;me si des centaines de milliers de civils sont tu&eacute;s, bless&eacute;s ou affam&eacute;s, m&ecirc;me si des millions d'&eacute;difices sont d&eacute;truits ou br&ucirc;l&eacute;s&raquo;.<br />
 <br />
En d&eacute;but avril, la succession de d&eacute;faites en Asie du Sud-est et sur le front Pacifique et la rupture des pourparlers de paix avec la Chine ne rendent pas la reddition plus envisageable. La d&eacute;cision, annonc&eacute;e le 5 avril par l'Union sovi&eacute;tique, de ne pas renouveler en 1946 son pacte de non-agression conclu en avril 1941 entra&icirc;ne plut&ocirc;t le jour m&ecirc;me la chute du premier ministre Koiso. Il est remplac&eacute; par un ancien grand chambellan de l'empereur, l'amiral Kantarō Suzuki, qui cautionne aussit&ocirc;t le plan de d&eacute;fense<em> Ketsu-gō</em>, vou&eacute; &agrave; la d&eacute;fense ultime de l'archipel nippon.<br />
 <br />
 <br />
<strong>Le mirage sovi&eacute;tique</strong><br />
<br />
En mai, alors que les morts s'amoncellent &agrave; Okinawa et que l'arm&eacute;e du Kuomintang prend l'initiative dans le sud de la Chine , le Japon subit un nouveau raid d&eacute;vastateur. L'empereur Shōwa, qui n'accorde plus grande foi &agrave; la r&eacute;alisation du <em>tennōzan </em>tourne plut&ocirc;t son attention vers les n&eacute;gociations avec l'URSS qui s'amorcent dans la premi&egrave;re semaine de juin. Dans cette optique, alors que l'&eacute;tat-major pr&eacute;voit la d&eacute;fense de la nation par des attaques suicides et que la population est mobilis&eacute;e en vue de la bataille finale (<em>hondo kessen</em>), Hirohito et le garde des Sceaux Kōichi Kido envisagent &agrave; la mi-juillet l'envoi du prince Konoe &agrave; Moscou pour la pr&eacute;sentation d'une proposition de paix. Cette offre pr&eacute;voit la cession &agrave; l'URSS de tous les territoires outre-mer en &eacute;change d'une garantie concernant la survie de la Kokutai , c'est-&agrave;-dire la p&eacute;rennit&eacute; du r&eacute;gime imp&eacute;rial et le maintien de l'empereur en place.<br />
 <br />
Le 26 juillet, les &Eacute;tats-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine &eacute;mettent la d&eacute;claration de Potsdam par laquelle ces trois &eacute;tats exigent notamment la reddition sans condition des forces arm&eacute;es et le jugement des criminels de guerre, sous peine de &laquo; destruction rapide et compl&egrave;te &raquo;. Deux jours plus tard, le premier ministre Suzuki annonce publiquement que l'ultimatum de Potsdam n'est qu'une version &laquo; r&eacute;chauff&eacute;e &raquo; (<em>yakinaoshi</em>) de la d&eacute;claration du Caire et que le gouvernement entend &laquo; l'ignorer &raquo; (<em>mokusatsu</em>). D&egrave;s lors, toute l'attention du gouvernement et de l'empereur se focalise sur les intentions sovi&eacute;tiques.<br />
 <br />
<strong>Prot&eacute;ger le Tr&ocirc;ne &agrave; tout prix</strong><br />
 <br />
Il en est encore ainsi au lendemain de la destruction de Hiroshima et du second ultimatum des &Eacute;tats-Unis.  Plus que les bombardements atomiques, c'est le constat sur l'&eacute;tat de pr&eacute;paration du plan de d&eacute;fense de l'archipel et la d&eacute;claration de guerre sovi&eacute;tique du 8 ao&ucirc;t qui dissipent les derni&egrave;res illusions du monarque. Il presse alors les membres du Conseil supr&ecirc;me de guerre (<em>Saikō sensō shidō kaigi</em>) de discuter des modalit&eacute;s de reddition. Les six membres du Conseil sont toutefois r&eacute;partis en deux camps. Les partisans des quatre conditions exigent le d&eacute;sarmement des troupes et le jugement des criminels par les autorit&eacute;s imp&eacute;riales, l'absence de forces d'occupation en sol japonais et la pr&eacute;servation du r&eacute;gime shōwa et de l'empereur. L'autre moiti&eacute; du Conseil est pr&ecirc;te &agrave; ne consid&eacute;rer que la derni&egrave;re condition. Refusant d'envisager la reddition inconditionnelle comme le lui sugg&egrave;rent son fr&egrave;re Nobuhito et le prince Konoe, le monarque indique clairement qu'il se rallie au clan de l'unique condition.<br />
 <br />
Du 10 au 13, alors que sa nation est &agrave; genoux, la seule pr&eacute;occupation de Hirohito est de conserver son tr&ocirc;ne. La r&eacute;ponse officielle du gouvernement shōwa indique ainsi l'acceptation de l'ultimatum de Potsdam &laquo;&eacute;tant entendu que ladite d&eacute;claration ne comporte aucune exigence qui porterait atteinte aux pr&eacute;rogatives de sa Majest&eacute; &agrave; titre de souverain r&eacute;gnant&raquo;. La r&eacute;plique am&eacute;ricaine, qui stipule que l'autorit&eacute; de l'empereur et du gouvernement japonais sera soumise &agrave; la volont&eacute; du Commandant supr&ecirc;me des Forces alli&eacute;es, jette donc le trouble au sein du Conseil et ne satisfait pas Hirohito. Le 12, lorsqu'il rencontre les membres de la famille imp&eacute;riale pour les informer officiellement qu'il envisage de rendre les armes, il indique au prince Asaka sa ferme intention de poursuivre la guerre si l'institution imp&eacute;riale ne peut &ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute;e.<br />
 <br />
Le 13, la marine am&eacute;ricaine recommence le bombardement des c&ocirc;tes nippones, pendant que son aviation d&eacute;truit des cibles strat&eacute;giques comme des raffineries et inonde les villes de pamphlets reprenant la r&eacute;ponse conditionnelle du gouvernement shōwa et la r&eacute;plique am&eacute;ricaine. Inquiet des r&eacute;percussions de la divulgation de ces informations et de la rumeur voulant qu'une poign&eacute;e de militaires fanatiques soient &agrave; fomenter un coup d'&Eacute;tat pour emp&ecirc;cher la reddition, l'empereur se rend finalement &agrave; la raison et se pr&eacute;sente le lendemain devant le Conseil pour indiquer qu'il entend se contenter de la r&eacute;plique am&eacute;ricaine et, en cons&eacute;quence, signer l'&laquo; &Eacute;dit imp&eacute;rial mettant un terme &agrave; la guerre &raquo;.<br />
 <br />
Une mutinerie est effectivement lanc&eacute;e par quelques officiers de l'arm&eacute;e dans la soir&eacute;e et la nuit du 14 au 15, mais elle tourne court lorsque les meneurs se retrouvent isol&eacute;s, sans appui au sein de l'&eacute;tat-major. Le 15, le monde entend finalement le <em>Gyokuon-hōsō</em> de l'empereur Shōwa mettant fin &agrave; la Seconde Guerre mondiale. La procrastination et l'ent&ecirc;tement de Hirohito apr&egrave;s Potsdam auront co&ucirc;t&eacute; la vie &agrave; pr&egrave;s de 200 000 civils de plus.<br />
 <br />
Bien que cruel, l'emploi des bombes atomiques ne se d&eacute;marque en rien des bombardements de terreur effectu&eacute;s &agrave; partir de 1937 sur des civils par le Japon lui-m&ecirc;me, puis en 1945 par les &Eacute;tats-Unis. Jusqu'au 14 ao&ucirc;t, aucun indice ne permettait de croire que le Japon rendrait enfin les armes sans ex&eacute;cuter ses prisonniers. Le principal crime de l'&eacute;tat-major am&eacute;ricain n'est pas d'avoir autoris&eacute; le largage des bombes atomiques, mais d'avoir exon&eacute;r&eacute; Shirō Ishii et les tortionnaires de ses unit&eacute;s de vivisection d'une inculpation pour crime de guerre et d'avoir accord&eacute; la m&ecirc;me protection &agrave; Hirohito et toute la famille imp&eacute;riale.]]></content>
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    <title>La revanche des dieux</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/politique-et-religion_b_1699617.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1699617</id>
    <published>2012-07-25T11:41:31-04:00</published>
    <updated>2012-09-24T05:12:25-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Les théocraties sont en effet largement représentées sur la planète. On pense évidemment à l'Arabie saoudite et à l'Iran, qui appliquent la charia comme loi d'État. Ces pays imposent leur variante de la religion dominante à toutes les personnes vivant sur leur territoire, qu'elles soient musulmanes ou non. Le gouvernement saoudien menaçait d'ailleurs cette semaine d'expulser les étrangers qui ne respecteraient pas les pratiques liées au ramadan.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Le 20 juillet dernier, trois membres du groupe punk russe Pussy Riot, qui comparaissaient &agrave; Moscou pour leur audience pr&eacute;liminaire, apprenaient leur maintien en d&eacute;tention jusqu'en janvier 2013. Les jeunes femmes, &acirc;g&eacute;es de 22 &agrave; 29 ans, sont incarc&eacute;r&eacute;es depuis le 21 f&eacute;vrier dernier pour avoir livr&eacute; sans autorisation dans la cath&eacute;drale du Christ-Sauveur une prestation dans laquelle elles d&eacute;non&ccedil;aient l'appui de l'&Eacute;glise russe au gouvernement Poutine.<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Yr0jNui5Qw8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
Leur performance inopin&eacute;e a caus&eacute; un toll&eacute; au sein des milieux religieux et conservateurs de ce pays qui y ont vu un &laquo; <em>sacril&egrave;ge </em>&raquo; et un affront . Une messe en plein air a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; organis&eacute;e pour r&eacute;parer l'outrage. Les membres de Pussy Riot ont depuis &eacute;t&eacute; accus&eacute;es d'avoir &laquo; <em>insult&eacute; et inflig&eacute; des blessures morales profondes &agrave; des chr&eacute;tiens orthodoxes</em> &raquo; et risquent chacune 7 ans de prison pour leur chanson. Ces faits, qui nous rappellent le copinage que pratiquent traditionnellement les pouvoirs politiques et religieux, sont troublants parce qu'ils s'ajoutent &agrave; la longue liste des restrictions &agrave; la libert&eacute; d'expression commises de par le monde au nom de la pratique de la religion. <br />
<br />
<strong>Un monde de th&eacute;ocraties</strong> <br />
<br />
Les th&eacute;ocraties sont en effet largement repr&eacute;sent&eacute;es sur la plan&egrave;te. On pense &eacute;videmment &agrave; l'Arabie saoudite et &agrave; l'Iran, qui appliquent la charia comme loi d'&Eacute;tat. Ces pays imposent leur variante de la religion dominante &agrave; toutes les personnes vivant sur leur territoire, qu'elles soient musulmanes ou non. Le gouvernement saoudien mena&ccedil;ait d'ailleurs cette semaine d'expulser les &eacute;trangers qui ne respecteraient pas les pratiques li&eacute;es au ramadan. Au cours des derniers mois, les nations du soi-disant &laquo; <em>printemps arabe</em> &raquo; comme la Tunisie et l'&Eacute;gypte ont renvers&eacute; des dictateurs civils pour leur substituer des imams et la m&ecirc;me chose devrait se produire prochainement en Syrie. <br />
<br />
Aux th&eacute;ocraties musulmanes s'ajoutent des gouvernements hybrides comme ceux d'Isra&euml;l ou de la Tha&iuml;lande, o&ugrave; les chefs religieux sont directement associ&eacute;s au pouvoir, soit par la suite d'une alliance strat&eacute;gique ou par tradition monarchique. Il ne faut pas oublier les anciennes r&eacute;publiques sovi&eacute;tiques qui sont toutes tomb&eacute;es sous le joug des chefs religieux. Il y a quelques semaines, le gouvernement g&eacute;orgien a par exemple d&ucirc; obtenir l'appui du pope principal de l'&Eacute;glise orthodoxe pour calmer les frayeurs de nombreux citoyens qui refusaient d'utiliser une carte &agrave; puce gouvernementale marqu&eacute;e d'un nombre o&ugrave; ils croyaient lire le 666 biblique.  <br />
<br />
<strong>Une expansion continue</strong> <br />
<br />
L'espace occup&eacute; par les religions semble en constante expansion. Depuis 2001, l'Organisation de la coop&eacute;ration islamique (OCI) s'est ainsi fait propagandiste pour l'adoption d'une r&eacute;solution internationale d&eacute;non&ccedil;ant la &laquo;<em>diffamation des religions</em>&raquo; comme une forme de racisme. Des r&eacute;solutions pr&eacute;sent&eacute;es &agrave; cet effet par le Pakistan ont &eacute;t&eacute; adopt&eacute;es en 2009 et 2010 par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Devant les protestations de plusieurs nations occidentales, ces r&eacute;solutions furent reformul&eacute;es en 2011 en une &laquo;<em>lutte contre l'intol&eacute;rance, ... visant certaines personnes en raison de leur religion ou de leur conviction</em>&raquo;, mais l'OCI n'a pas dit son dernier mot.<br />
<br />
M&ecirc;me aux &Eacute;tats-Unis, un pr&eacute;sum&eacute; mod&egrave;le d&eacute;mocratique, une critique de la religion chr&eacute;tienne dominante &eacute;quivaut dans les faits &agrave; une mise au ban sociale et &agrave; une r&eacute;probation g&eacute;n&eacute;rale. Au Canada, o&ugrave; heureusement il est encore possible d'&eacute;triller la religion en d&eacute;pit des efforts du gouvernement Harper pour museler les scientifiques et demeurer &agrave; l'&eacute;coute des cr&eacute;ationnistes, le fait religieux s'est surtout impos&eacute; par le biais des diverses commissions des droits de la personne qui ont interpr&eacute;t&eacute; les chartes de fa&ccedil;on &agrave; contraindre les secteurs publics et priv&eacute;s &agrave; se plier aux convictions mystiques des individus, notamment &agrave; l'&eacute;gard des cong&eacute;s de travail et des pratiques alimentaires comme le halal et le kasher. <br />
<br />
Alors que la soci&eacute;t&eacute; la&iuml;que montre tous les signes d'une esp&egrave;ce en p&eacute;ril, profitons du ramadan pour m&eacute;diter ces mots de sagesse :  <br />
<br />
&laquo;<em>Les hommes ont autorit&eacute; sur les femmes &agrave; cause des qualit&eacute;s par lesquelles Allah a &eacute;lev&eacute; ceux-l&agrave; au-dessus de celles-ci et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. <br />
<br />
Les femmes vertueuses sont ob&eacute;issantes et soumises. Vous r&eacute;primanderez celles dont vous aurez &agrave; craindre la d&eacute;sob&eacute;issance, vous les rel&eacute;guerez dans des lits &agrave; part; vous les battrez; mais aussit&ocirc;t qu'elles vous ob&eacute;issent, ne leur cherchez point querelle. Allah est grand</em>&raquo; <br />
<br />
<strong>Coran, 34&egrave;me verset de la 4&egrave;me sourate</strong>]]></content>
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    <title>Protection des animaux: au-delà de l'indifférence</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/animaux-quebec_b_1666506.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1666506</id>
    <published>2012-07-13T06:51:54-04:00</published>
    <updated>2012-09-12T05:12:11-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Célèbre en Amérique du Nord comme étant le « royaume des usines à chiots », le Québec a un long historique d'indifférence à l'égard du bien-être animal. À l'heure où le racisme sous toutes ses formes est condamné avec raison, le « spécisme » règne en maître. Il est encore périlleux de s'ériger ici en défenseur des droits des animaux sans s'exposer au ridicule.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Alors que les refuges qu&eacute;b&eacute;cois pour animaux domestiques sont d&eacute;bord&eacute;s et doivent proc&eacute;der &agrave; l'euthanasie syst&eacute;matique des chats et des chiens abandonn&eacute;s, l'organisme <em>Animal Legal Defense Fund</em> (ALDF) diffusait le 10 juillet dernier son classement des lois canadiennes de protection des animaux. Pour la seconde ann&eacute;e cons&eacute;cutive, le Qu&eacute;bec s'y retrouve<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/07/09/quebec-loi-protection-animaux_n_1660197.html" target="_hplink"> en queue de peloton</a>, tout juste devant le Nunavut, ce qui lui vaut le titre de &laquo;meilleure province pour les agresseurs d'animaux&raquo;. <br />
<br />
<strong>Un nouveau projet de loi </strong><br />
<br />
En toute justice, cette &eacute;valuation ne tient pas compte des derni&egrave;res modifications apport&eacute;es en juin dernier par le projet de loi 51 &agrave; la <em>Loi sur la protection sanitaire des animaux</em>, notamment &agrave; l'&eacute;gard du pouvoir d'ordonnance du ministre et du montant des amendes maximales susceptibles d'&ecirc;tre impos&eacute;es au propri&eacute;taire ou au gardien d'un animal qui en compromet la s&eacute;curit&eacute; ou le bien-&ecirc;tre. <br />
<br />
Elle demeure n&eacute;anmoins pertinente pour bien des aspects comme la limitation de nombreuses mesures de protection aux seuls chats et chiens, l'absence de disposition obligeant les v&eacute;t&eacute;rinaires &agrave; d&eacute;clarer un mauvais traitement et la n&eacute;cessit&eacute; pour les inspecteurs d'obtenir des mandats de perquisition pour p&eacute;n&eacute;trer dans une habitation. &Eacute;tant donn&eacute; que le Qu&eacute;bec ne dispose, et ce depuis &agrave; peine deux ans, que de 41 inspecteurs sur tout son territoire pour appliquer la loi et qu'il n'existe pas de coordination avec les policiers charg&eacute;s d'appliquer le <em>Code criminel</em>, on peut de plus certainement s'interroger sur l'impact r&eacute;el qu'auront en pratique les nouvelles mesures p&eacute;nales. <br />
<br />
<strong>L'indiff&eacute;rence des bien-pensants </strong> <br />
<br />
C&eacute;l&egrave;bre en Am&eacute;rique du Nord comme &eacute;tant le &laquo; royaume des usines &agrave; chiots &raquo;, le Qu&eacute;bec a un long historique d'indiff&eacute;rence &agrave; l'&eacute;gard du bien-&ecirc;tre animal. &Agrave; l'heure o&ugrave; le racisme sous toutes ses formes est condamn&eacute; avec raison, le &laquo; sp&eacute;cisme &raquo; r&egrave;gne en ma&icirc;tre. Il est encore p&eacute;rilleux de s'&eacute;riger ici en d&eacute;fenseur des droits des animaux sans s'exposer au ridicule. Il se trouve toujours un d&eacute;magogue pour clamer que l'on devrait plut&ocirc;t s'occuper des enfants battus ou des vieillards malades; comme si on ne pouvait pas &ecirc;tre &agrave; la fois compatissant envers les humains et les autres animaux.<br />
<br />
Curieusement, cette insensibilit&eacute; est caract&eacute;ristique d'une certaine intelligentsia qui se plait pourtant &agrave; clamer son attachement aux valeurs environnementales. La derni&egrave;re controverse entourant l'application syst&eacute;matique de l'abattage halal par l'industrie alimentaire fut &agrave; cet effet particuli&egrave;rement r&eacute;v&eacute;latrice. Plut&ocirc;t que de d&eacute;noncer le fait que des entreprises comme Olymel, l'abattoir Avicomax de Drummondville et Maple Lodge d&eacute;tournent la finalit&eacute; de l'exception pr&eacute;vue pour les rites juifs et musulmans au <em>R&egrave;glement de 1990 sur l'inspection des viandes </em> du F&eacute;d&eacute;ral afin d'abaisser les normes pourtant d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s faibles li&eacute;s aux souffrances des animaux abattus, les tenants de la rectitude politique se sont ligu&eacute;s pour pourfendre le &laquo; racisme &raquo; de ceux qui s'indignaient contre cette pratique r&eacute;trograde.<br />
<br />
Comme s'il suffisait d'apposer l'&eacute;tiquette &laquo; religion &raquo; &agrave; une superstition pour en justifier l'existence dans le cadre d'une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;mocratique, ces bien-pensants ont ridiculis&eacute; l'id&eacute;e m&ecirc;me qu'on puisse invoquer une r&eacute;duction de la souffrance des animaux destin&eacute;s &agrave; &ecirc;tre abattus. Dans l'esprit de ces intellectuels pourtant toujours pr&ecirc;ts &agrave; promouvoir la science lorsqu'elle traite de changements climatiques, des &eacute;tudes comme celles publi&eacute;es par le <em> Farm Animal Welfare Council</em> (FAWC),  un organisme de v&eacute;t&eacute;rinaires relevant du gouvernement britannique, qui statuent que le rituel d'abattage juif ou musulman &laquo; entra&icirc;ne une douleur et une d&eacute;tresse tr&egrave;s significatives avant que l'insensibilit&eacute; ne survienne &raquo;,  et que &laquo; l'abattage sans &eacute;tourdissement pr&eacute;alable est inacceptable &raquo;  , n'ont m&ecirc;me pas trouv&eacute; droit de cit&eacute;. (<em>Report on the Welfare of Farmed Animals at Slaughter or Killing</em>, part 1, 2003, p. 35, # 195; part 2, 2009, p.32, # 205, p.33, # 209; Ibid., part 1, 2003, p. 36, # 201)<br />
<br />
<strong>Une &eacute;ducation d&eacute;ficiente</strong><br />
<br />
Le motif de cette indiff&eacute;rence n'est pas facile &agrave; expliquer. Faut-il en voir l'origine dans l'h&eacute;ritage catholique qui a si longtemps marqu&eacute; le Qu&eacute;bec? Apr&egrave;s tout, l'enseignement de J&eacute;sus de Nazareth, qui s'inscrit dans le courant juda&iuml;que, est tr&egrave;s pauvre en ce qui concerne le respect des animaux. En fait, dans tout le christianisme, seul Fran&ccedil;ois d'Assise se d&eacute;marque &agrave; cet &eacute;gard. Pourtant, les Canadiens des autres provinces, qui eux se sentent plus concern&eacute;s, se d&eacute;finissent encore eux aussi en majorit&eacute; comme des Chr&eacute;tiens. L'Alberta et la Saskatchewan, o&ugrave; se trouve la plus grande densit&eacute; de cr&eacute;ationnistes se retrouvent m&ecirc;me en meilleure position que le Qu&eacute;bec au palmar&egrave;s de l'ALDF.<br />
<br />
Faut-il plut&ocirc;t chercher du c&ocirc;t&eacute; de la formation acad&eacute;mique qu&eacute;b&eacute;coise dont le programme en sciences naturelles, &eacute;cras&eacute; entre les sciences pures et la technologie, est d'une faiblesse affligeante? Combien de jeunes Qu&eacute;b&eacute;cois obtiendront-ils leur dipl&ocirc;me secondaire sans avoir la moindre notion des grandes p&eacute;riodes g&eacute;ologiques, de l'&eacute;volution de la vie sur terre et des relations phylog&eacute;n&eacute;tiques entre l'humain et les autres primates? Lorsqu'on ignore les liens qui nous unissent au r&egrave;gne animal, on finit par croire que toutes les autres formes de vie sont au service de l'humanit&eacute;, conform&eacute;ment &agrave; ce qui est &eacute;crit au premier chapitre de la Gen&egrave;se...<br />
<br />
Je cherche encore la r&eacute;ponse.]]></content>
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    <title>Escapade en Roumanie</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/voyage-roumanie_b_1635724.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1635724</id>
    <published>2012-07-04T07:35:24-04:00</published>
    <updated>2012-09-03T05:12:07-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Bien que la chape qui la recouvrait sous Ceaușescu ait été retirée depuis bientôt 23 ans, la Roumanie est une destination encore peu prisée par les touristes pourtant las d'arpenter les horizons trop connus d'Europe occidentale. Si la capitale Bucarest a peu à offrir hormis un amoncellement de bâtiments décatis entre lesquelles se bousculent des véhicules tonitruants, la patrie de Dracula recèle de petites merveilles qui ne demandent qu'à être découvertes.]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Bien que la chape qui la recouvrait sous Ceaușescu ait &eacute;t&eacute; retir&eacute;e depuis bient&ocirc;t 23 ans, la Roumanie est une destination encore peu pris&eacute;e par les touristes pourtant las d'arpenter les horizons trop connus d'Europe occidentale. Si la capitale Bucarest a peu &agrave; offrir hormis un amoncellement de b&acirc;timents d&eacute;catis entre lesquelles se bousculent des v&eacute;hicules tonitruants, la patrie de Dracula rec&egrave;le de petites merveilles qui ne demandent qu'&agrave; &ecirc;tre d&eacute;couvertes. <br />
<br />
Il est ainsi ais&eacute; d'y s&eacute;journer pendant une semaine, en consacrant 4 ou 5 jours &agrave; une escapade dans la moiti&eacute; m&eacute;ridionale du pays. Le voyageur devra toutefois prendre note que le Roumanie n'a pas adh&eacute;r&eacute; &agrave; l'euro et utilise le leu. De plus, il ne devra pas esp&eacute;rer qu'on lui parle en fran&ccedil;ais. Dans ce pr&eacute;sum&eacute; alli&eacute; de la francophonie comme ailleurs, l'anglais est devenu le langue seconde oblig&eacute;e.<br />
<br />
<strong>Jour 1 : Sinaia et Brașov</strong><br />
<br />
Apr&egrave;s avoir lou&eacute; une voiture, le touriste quittera aussit&ocirc;t la f&eacute;tide capitale pour se diriger au nord, par del&agrave; les plaines de Valachie. Sur l'autoroute 60, il &eacute;vitera de heurter les charrettes &agrave; chevaux et passera apr&egrave;s 1h45 de trajet par la bourgade de Sinaia. L&agrave;, il pourra admirer le ch&acirc;teau de Peleș, construit &agrave; la fin du 19&egrave;me si&egrave;cle sous les ordres du roi Carol Ier et qui a &eacute;t&eacute; restitu&eacute; &agrave; la famille royale revenue d'exil apr&egrave;s la r&eacute;volution de 1989.<br />
<br />
Il reprendra ensuite la m&ecirc;me voie pour rejoindre 50 minutes plus tard le sud de la Transylvanie et la ville de Brașov. Sise aux abords des Carpates, cette cit&eacute; fait partie d'une s&eacute;rie d'agglom&eacute;rations fond&eacute;es par des &eacute;migrants saxons qui peupl&egrave;rent la Transylvanie &agrave; compter du 13&egrave;me si&egrave;cle. Son quartier historique a conserv&eacute; un charme germanique qui saura s&eacute;duire le visiteur. En se promenant dans les ruelles s&eacute;parant les maisons de pierre, ce dernier ne manquera pas de faire un saut &agrave; l'&eacute;glise St-Nicolas et &agrave; l'&eacute;glise Noire, d'arpenter la strada Dup&agrave; Ziduri qui longe les deux tours de garde et un charmant petit ruisseau, puis de passer sous la porte Ecaterinei, avant de s'attabler &agrave; l'une des nombreuses terrasses autour de la strada Castelului puis, qui sait, se rendre &agrave; la citadelle ou prendre le t&eacute;l&eacute;f&eacute;rique jusqu'au sommet du mont T&acirc;mpa qui surplombe la ville. <br />
<br />
<strong>Jour 2 : Rașnov, Bran et Sighișoara</strong><br />
<br />
Apr&egrave;s s'&ecirc;tre repos&eacute; dans un avenant petit h&ocirc;tel du vieux Brașov, le voyageur prendra la route 73 vers la forteresse de Rașnov, &agrave; tout au plus une demi-heure de route. Fond&eacute;e au 13&egrave;me si&egrave;cle par les chevaliers teutoniques pour lutter contre les Mongols et servant jusqu'au 18&egrave;me si&egrave;cle de refuge aux autochtones contre les Turcs, ce bastion assez bien conserv&eacute; souffre malheureusement de la pr&eacute;sence d'une kyrielle de boutiques touristiques qui se sont incrust&eacute;es dans la moindre de ses niches.   <br />
<br />
Le vacancier poursuivra sa route &agrave; 20 minutes au sud, o&ugrave; se trouve le ch&acirc;teau de Bran. Ce superbe &eacute;difice est surtout connu comme ayant &eacute;t&eacute; au d&eacute;but du 20&egrave;me si&egrave;cle la r&eacute;sidence d'&eacute;t&eacute; de la reine Maria Alexandra et de sa famille. Il a fait l'objet de fr&eacute;quentes restaurations et est faussement pr&eacute;sent&eacute; dans les pamphlets publicitaires de la r&eacute;gion comme &eacute;tant &laquo; le ch&acirc;teau de Dracula &raquo;, alors qu'il n'existait pas au 15&egrave;me si&egrave;cle.   <br />
<br />
Avant de continuer son chemin, le voyageur pourra se sustenter dans un des boui-bouis de Bran o&ugrave;, de pr&eacute;f&eacute;rence, retourner pour se faire &agrave; Brașov. Il prendra ensuite la direction du nord vers Sighișoara. Situ&eacute;e &agrave; moins de deux heures au nord de Brașov, cette petit cit&eacute; saxonne, dont le quartier historique est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, frappe par son esth&eacute;tique m&eacute;di&eacute;vale. Au sein des murailles &eacute;difi&eacute;es du 12&egrave;me au 17&egrave;me si&egrave;cles, le touriste pourra entre autres admirer la Place de la Citadelle, l'&eacute;glise St-Nicolas et ses fresques gothiques, l'&eacute;glise du monast&egrave;re des Dominicains et l'embl&eacute;matique Tour de l'Horloge (''Turnul cu Ceas''). Un souper dans la veille ville s'impose et une nuit dans un des nombreux gites disponibles est recommand&eacute;e.<br />
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<strong>Jour 3 : Sibiu </strong><br />
<br />
Sur le midi, apr&egrave;s un dernier tour de ville et un l&eacute;ger repas, le p&egrave;lerin reprendra la route vers Sibiu, une autre cit&eacute; saxonne, &agrave; une 1h30 au sud-ouest. Cette municipalit&eacute; presque exclusivement allemande jusqu'au 20&egrave;me si&egrave;cle &eacute;tait autrefois le point de convergence des routes commerciales de Transylvanie menant vers la Valachie. Elle se d&eacute;marque par les vestiges de ses quatre enceintes m&eacute;di&eacute;vales, dont la Tour de l'Escalier, son plus ancien b&acirc;timent qui relie la basse ville &agrave; la haute ville, sa cath&eacute;drale &eacute;vang&eacute;lique, sa Grande Place bord&eacute;e de maisons &agrave; lucarnes &agrave; deux ou trois &eacute;tages, le palais baroque Brukenthal et son mus&eacute;e, l'&eacute;glise des J&eacute;suites et la Tour du Conseil. <br />
<br />
Le voyageur s'attardera aussi &agrave; l'ancien h&ocirc;tel de ville (''primăria veche''), &agrave; la cath&eacute;drale orthodoxe achev&eacute;e en 1906 et &agrave; la Maison des Arts de la Petite Place. Il ne manquera pas de reprendre des forces dans une des nombreux restaurants de la basse ou de la haute ville et dans un des h&ocirc;tels du quartier. Le lendemain, si le c&oelig;ur lui en dit, il pourra pousser &agrave; l'ouest vers le grandiose ch&acirc;teau de Hunedoara, &agrave; 2h00 de route. Il devra toutefois pr&eacute;voir une journ&eacute;e enti&egrave;re pour l'exp&eacute;dition et revenir &agrave; Sibiu pour y passer &agrave; nouveau la nuit. <br />
<br />
Dans tous les cas, l'aventurier abordera le lendemain matin la Transfăgărăşan pour une exp&eacute;dition de 3h30 dans un panorama vertigineux. Cette route de montagne fut construite au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970 &agrave; la demande de Ceaușescu afin de permettre le d&eacute;ploiement rapide des forces militaires terrestres dans l'&eacute;ventualit&eacute; d'une invasion sovi&eacute;tique. Au terme d'un d&eacute;ploiement de lacets sinueux &agrave; plus de 2000 m&egrave;tres d'altitude, le voyageur qui aura rarement d&eacute;pass&eacute; les 40 km/h parviendra &agrave; la forteresse de Poienari, repaire de Vlad l'Empaleur. Comme la Transfăgărăşan est g&eacute;n&eacute;ralement ferm&eacute;e de novembre &agrave; la mi-juin et que son parcours n'est pas &agrave; la port&eacute;e de tous les volants, on pourra toutefois jouer de prudence et se contenter d'emprunter l'autoroute nationale 7, pour un trajet de 2h30 entre Sibiu et Poienari, &agrave; travers le parc national Cozia.<br />
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<strong>Jour 4 : Sur les traces de Dracula</strong><br />
<br />
Transform&eacute; en vampire et r&eacute;trograd&eacute; en comte de Transylvanie par le roman de Bram Stoker, le vo&iuml;vode Vlad III de l'ordre de Dracul est un personnage populaire en Roumaine, et notamment en Valachie, o&ugrave; se situent les vestiges de la forteresse de Poienari. Situ&eacute;e sur un pic rocheux, cette fortification aurait &eacute;t&eacute; construite vers 1460 par des boyards enr&ocirc;l&eacute;s de force par Vlad, revenu de son exil en Turquie. Assoiff&eacute; de vengeance, le vo&iuml;vode n'aurait eu aucune piti&eacute; pour ces nobles &agrave; qui il reprochait d'avoir fait mourir son p&egrave;re et un de ses fr&egrave;res en se liant &agrave; Iancu de Hunedoara et au clan des Dǎnești, et qu'il fit mourir &agrave; la t&acirc;che ou empala pour l'exemple. <br />
<br />
Il ne reste malheureusement que peu de chose de la construction originale. L'explorateur qui aura le courage de gravir les 1480 marches menant aux ruines pourra toutefois contempler un paysage &agrave; couper le souffle et chercher &agrave; imaginer l'impitoyable  empaleur d&eacute;fiant ses ennemis sur son destrier, avant d'avoir une pens&eacute;e pour une de ses &eacute;pouses, qui se serait jet&eacute;e du haut de la falaise dans l'Argeș, pour &eacute;chapper &agrave; une coalition de Valaques et de Turcs men&eacute;e par l'autre fr&egrave;re de Vlad, Radu.<br />
<br />
Apr&egrave;s une escale &agrave; Curtea de Arges pour admirer ses &eacute;glises, son monast&egrave;re et la fontaine de Manole, le voyageur n&eacute;gligera un d&eacute;tour de 2h30 vers T&acirc;rgoviște, ville natale la plus probable de Vlad III o&ugrave; subsiste la tour de Chindia, et rentrera plut&ocirc;t apr&egrave;s 2h00 de route &agrave; Bucarest pour passer devant le seul autre vestige encore sur pied qui est attribu&eacute; au vo&iuml;vode : les fondations d'une aile du palais Curtea Veche au centre-ville. Il s'attablera ensuite &agrave; l'une des terrasses regroup&eacute;es &agrave; deux coins de rue plus loin, avant de rejoindre son logis, sous les hurlements des chiens abandonn&eacute;s qui font la loi dans la capitale pendant la nuit.]]></content>
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    <title>Le crime de lèse-majesté</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/harper-environnement-crime-lese-majeste_b_1581290.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1581290</id>
    <published>2012-06-09T00:01:05-04:00</published>
    <updated>2012-08-08T05:12:10-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Stephen Harper ne se donne même plus la peine de cacher son jeu. Après avoir aboli à Pêches et Océans les postes liés à la recherche sur la toxicité des hydrocarbures en milieu aquatique, après avoir dissous la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie, le premier ministre compte museler toutes les voix qui s'opposent à ce qu'il présente comme « la volonté des Canadiens ».]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Interrog&eacute; le 7 juin &agrave; Paris sur les subventions qu'accorde Environnement Canada aux groupes environnementaux qui expriment des positions contraires aux politiques &eacute;nerg&eacute;tiques de son gouvernement, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/08/environnement-harper-coupe-les-vivres_n_1581229.html" target="_hplink">Stephen Harper a eu cette r&eacute;ponse</a> : &laquo; C'est une utilisation inappropri&eacute;e de l'argent des contribuables et nous verrons &agrave; l'&eacute;liminer. &raquo; Venant d'un chef d'&Eacute;tat, une telle affirmation ne peut que laisser pantois. Elle manifeste sans &eacute;quivoque la mise en tutelle d'Environnement Canada par la faction du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral vou&eacute;e au d&eacute;veloppement &eacute;nerg&eacute;tique. <br />
<br />
Au moment o&ugrave; son gouvernement enfonce dans la gorge des parlementaires son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/07/mille-amendements-modifier-c38_n_1578204.html?ref=canada-quebec" target="_hplink">projet de loi fourre-tout C-38</a> limitant entre autres de fa&ccedil;on substantielle la port&eacute;e environnementale de la<em> Loi sur la P&ecirc;ches</em>, affaiblissant le processus d'&eacute;valuation environnementale et la protection des esp&egrave;ces en p&eacute;ril, limitant la qualification des organismes de bienfaisance  et confirmant le retrait du Canada du <em>Protocole de Kyoto</em>, Stephen Harper ne se donne m&ecirc;me plus la peine de cacher son jeu. Apr&egrave;s avoir aboli &agrave; P&ecirc;ches et Oc&eacute;ans les postes li&eacute;s &agrave; la recherche sur la toxicit&eacute; des hydrocarbures en milieu aquatique, apr&egrave;s avoir dissous la Table ronde nationale sur l'environnement et l'&eacute;conomie, contre l'avis m&ecirc;me de l'ancien d&eacute;put&eacute; conservateur Bob Mills, le premier ministre compte museler toutes les voix qui s'opposent &agrave; ce qu'il pr&eacute;sente comme &laquo; la volont&eacute; des Canadiens &raquo;.<br />
<br />
Que le gouvernement veuille mettre en &oelig;uvre ses politiques &eacute;nerg&eacute;tiques est parfaitement justifiable, m&ecirc;me si sa fa&ccedil;on de faire va &agrave; l'encontre des principes du d&eacute;veloppement durable. Apr&egrave;s tout, hormis au Qu&eacute;bec et en Colombie-Britannique, le Parti conservateur a &eacute;t&eacute; le choix d'une majorit&eacute; de citoyens et la d&eacute;mocratie est l'expression de la majorit&eacute;. Toutefois, lorsque pr&eacute;textant cette majorit&eacute;, il entend transformer les groupes environnementaux et autres groupes d'int&eacute;r&ecirc;ts en organes de propagande, Stephen Harper n'agit plus comme premier ministre, mais comme lobbyiste ou, pire encore, comme un membre de cette royaut&eacute; &agrave; laquelle il tente par tous les moyens de s'identifier. <br />
<br />
Doit-on en conclure que tout citoyen qui exprime une opinion contraire &agrave; celle du premier ministre commet un crime de l&egrave;se-majest&eacute; ? Quel sort sera r&eacute;serv&eacute; aux anciens ministres et d&eacute;put&eacute;s conservateurs comme Tom Siddon et John Cummins qui ont critiqu&eacute; en mai dernier le projet de loi C-38 ? Le premier a dit que c'&eacute;tait &laquo;une tentative de vider la Loi sur les P&ecirc;ches de sa substance par des moyens d&eacute;tourn&eacute;s, il est d&eacute;plorable qu'on essaie de le faire en catimini&raquo;. Le second consid&eacute;rant que &laquo; les mesures propos&eacute;es risquent de causer des torts graves aux ressources halieutiques. &raquo;<br />
<br />
<HH--236SLIDEPOLLAJAX--211772--HH>]]></content>
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    <title>Le Vatican exige des femmes soumises</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/vatican_b_1557426.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1557426</id>
    <published>2012-05-31T00:00:07-04:00</published>
    <updated>2012-07-30T05:12:13-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Que reproche en fait le Pape à cet organisme de femmes crée avec l'approbation de Rome en 1956 et dont le mandat vise entre autres  «à étudier les grands courants et enjeux au sein de l'Église et de la société», «à se montrer solidaire avec les gens qui vivent toute forme de violence ou d'oppression» et «à créer et fournir du matériel ressource sur les aptitudes liées à la direction religieuse»?]]></summary>
    <author>
        <name>Paul Yanic Laquerre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/paul-yanic-laquerre/"><![CDATA[Le 30 mai, on apprenait que des catholiques entendent mener un peu partout aux &Eacute;tats-Unis des &laquo;vigies de pri&egrave;re&raquo; pour appuyer les religieuses de la  <em>Leadership Conference of Women Religious</em> (LCWR). Cet organisme, regroupant les sup&eacute;rieures de plus de 80% des congr&eacute;gations catholiques am&eacute;ricaines, vient en effet d'&ecirc;tre mis en tutelle en avril dernier par le Vatican pour 5 ans. <br />
<br />
Affichant publiquement leur appui aux soeurs, des pr&ecirc;tres ont m&ecirc;me pourfendu publiquement l'autorit&eacute; romaine. &laquo;Il s'agit d'un autre &eacute;v&eacute;nement par lequel les gens sont d&eacute;sappoint&eacute;s par la fa&ccedil;on de diriger de l'&Eacute;glise catholique. Le probl&egrave;me avec l'approche du Vatican est que cela place clairement les s&oelig;urs du c&ocirc;t&eacute; de J&eacute;sus et le Vatican du c&ocirc;t&eacute; de vieillards fatigu&eacute;s,&raquo; a m&ecirc;me d&eacute;clar&eacute; un r&eacute;v&eacute;rend de Cleveland. <br />
<br />
<strong>Un f&eacute;minisme radical</strong> <br />
<br />
Que reproche en fait le Pape &agrave; cet organisme de femmes cr&eacute;e avec l'approbation de Rome en 1956 et dont le mandat vise entre autres  &laquo;&agrave; &eacute;tudier les grands courants et enjeux au sein de l'&Eacute;glise et de la soci&eacute;t&eacute;&raquo;, &laquo;&agrave; se montrer solidaire avec les gens qui vivent toute forme de violence ou d'oppression&raquo; et &laquo;&agrave; cr&eacute;er et fournir du mat&eacute;riel ressource sur les aptitudes li&eacute;es &agrave; la direction religieuse&raquo;?<br />
<br />
Beaucoup de choses. Les motifs qui pr&eacute;sidaient &agrave; une enqu&ecirc;te de trois ans men&eacute;e par le repr&eacute;sentant du Vatican, l'&eacute;v&ecirc;que Leonard Paul Blair, &eacute;taient que les pr&eacute;sentations livr&eacute;es lors des assembl&eacute;es annuelles de la LCWR &eacute;taient contraires aux enseignements de l'&Eacute;glise catholique, que la <em>Congr&eacute;gation pour la Doctrine de la Foi</em> avait re&ccedil;u des correspondances &eacute;manant de repr&eacute;sentantes de la LCWR qui d&eacute;montraient que l'organisme soutenait des positions divergentes de l'&Eacute;glise sur l'ordination des femmes, la question homosexuelle ou la sexualit&eacute; et que l'on pouvait percevoir au sein de pr&eacute;sentations ou de programmes subventionn&eacute;s par  la LCWR &laquo; certains th&egrave;mes d'un f&eacute;minisme radical incompatible avec la Foi catholique &raquo;, comme des r&eacute;f&eacute;rences au &laquo;patriarcat&raquo;. Dans ses rapports remis en 2009 et 2010, l'&eacute;v&ecirc;que Blair,  condamne aussi le silence de la LCWR sur la question de l'avortement et de l'euthanasie et sur &laquo;le point de vue biblique de la famille&raquo;. <br />
<br />
Il est manifeste que la LCWR ne s'est jamais gard&eacute;e de prendre des positions politiques qui ont troubl&eacute; les dirigeants catholiques. En 1979, Soeur Theresa Kane, alors pr&eacute;sidente de l'organisme, interpellait ainsi Jean Paul II lors de sa visite aux &Eacute;tats-Unis afin qu'il &eacute;value la possibilit&eacute; que les femmes puissent exercer toutes les fonctions au sein de l'&Eacute;glise, y compris la pr&ecirc;trise. Plus r&eacute;cemment, en 2010, la LCWR appuyait la r&eacute;forme de la sant&eacute; du pr&eacute;sident Obama, qui obligerait les entreprises catholiques ou leurs compagnies d'assurance &agrave; assumer des frais li&eacute;s &agrave; la contraception pour leurs employ&eacute;s. Or, la pr&ecirc;trise des femmes et la contraception constituent deux des plus grands tabous des hi&eacute;rarques romains.<br />
<br />
<strong>Une institution obsol&egrave;te</strong><br />
<br />
Il est toujours curieux de voir des organismes cr&eacute;&eacute;s sous l'autorit&eacute; vaticane prendre position contre les directives de Rome. Le v&oelig;u d'ob&eacute;issance n'est-il pas l'un des engagements fondamentaux de l'institution catholique ? Depuis le 5e si&egrave;cle, alors qu'il s'est p&eacute;niblement impos&eacute; &agrave; ses semblables d'Alexandrie, d'Antioche, de Corinthe et de Constantinople, l'&eacute;v&ecirc;que de Rome dirige en effet avec sa curie toute l'&Eacute;glise et en oriente la doctrine. Dans son constat de 2012 sur la LCWR,  la C<em>ongr&eacute;gation pour la Doctrine de la Foi  </em> ne manque d'ailleurs pas de rappeler l'importance pour les catholiques d'adh&eacute;rer &laquo; de c&oelig;ur et d'esprit&raquo; au Magist&egrave;re des &eacute;v&ecirc;ques et le r&ocirc;le du Pape comme &laquo;Berger en chef&raquo; et &laquo;Pasteur de l'&Eacute;glise universelle&raquo;. <br />
<br />
Outre le fait d'accorder foi &agrave; la r&eacute;surrection d'un charpentier de Nazareth et &agrave; &laquo; l'Immacul&eacute;e Conception &raquo; de sa m&egrave;re, que reste-t-il vraiment de commun entre les convictions de la LCWR et du si&egrave;ge apostolique ? Ne serait-il pas pr&eacute;f&eacute;rable pour tous ces catholiques qui d&eacute;noncent le Vatican de quitter le navire comme l'ont fait les r&eacute;formistes depuis le 16e si&egrave;cle ?<br />
<br />
Cette mise au banc de la  LCWR r&eacute;v&egrave;le de toute &eacute;vidence la division profonde qui r&egrave;gne au sein de cette institution archa&iuml;que et surr&eacute;aliste que constitue l'&Eacute;glise catholique. Alors qu'elle r&eacute;siste toujours aux vis&eacute;es expansionnistes des congr&eacute;gations protestantes en Am&eacute;rique du Sud et en Europe m&eacute;ridionale, ainsi qu'aux assauts de l'Islam en Afrique et en Asie, cette institution a manifestement perdu son aura d'infaillibilit&eacute; en Am&eacute;rique du Nord o&ugrave; elle peine &agrave; s'adapter aux mutations d'une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; la femme n'est plus un citoyen de deuxi&egrave;me ordre. <br />
<br />
En d&eacute;pit de l'expansion des moyens de communication et de transmission de la connaissance, le besoin de croire &agrave; la magie et au surnaturel demeurera l'apanage de l'humain. Il n'est toutefois pas invraisemblable d'envisager le jour o&ugrave; l'influence du Vatican reviendra &agrave; des dimensions plus modestes, conforme &agrave; son origine, &laquo; d'&Eacute;glise de Dieu en s&eacute;jour &agrave; Rome &raquo;.]]></content>
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