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  <title>Patrice-Hans Perrier</title>
  <link href="http://quebec.huffingtonpost.ca/author/index.php?author=patricehans-perrier"/>
  <updated>2013-05-19T17:13:56-04:00</updated>
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    <name>Patrice-Hans Perrier</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Patrice-Hans Perrier</subtitle>
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    <title>Le chant des sirènes de l'économie verte</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2885501</id>
    <published>2013-03-18T12:50:05-04:00</published>
    <updated>2013-05-18T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Un nouveau Think tank vient de voir le jour. SWITCH se définit comme «l'Alliance pour une économie verte au Québec» et réunit une brochette d'acteurs provenant autant des milieux d'affaires que des organismes environnementaux. De quoi s'agit-il ?]]></summary>
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        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[Un nouveau Think tank vient de voir le jour. SWITCH se d&eacute;finit comme &laquo;l'Alliance pour une &eacute;conomie verte au Qu&eacute;bec&raquo; et r&eacute;unit une brochette d'acteurs provenant autant des milieux d'affaires que des organismes environnementaux. De quoi s'agit-il ?<br />
<br />
L'environnement et l'&eacute;conomie ne font toujours pas bon m&eacute;nage. Pourtant, une majorit&eacute; d'observateurs admet, au vu de la crise structurelle qui nous frappe pr&eacute;sentement, qu'il faudra bien repenser notre rapport &agrave; la production et &agrave; la consommation. Mais, par o&ugrave; commencer et comment faire en sorte d'arrimer la reprise &eacute;conomique, tant esp&eacute;r&eacute;e, avec les nouveaux imp&eacute;ratifs de protection de l'environnement ? L'&eacute;conomiste am&eacute;ricain E. Fritz Schumacher affirmait, d&egrave;s 1973, qu'il nous faudrait repenser l'&eacute;conomie &agrave; la lueur de la nouvelle donne environnementale. Il mettait sur la table la notion d'une approche syst&eacute;mique qui serait susceptible de faire &eacute;clater les anciens paradigmes li&eacute;s &agrave; l'&eacute;conomie de march&eacute; capitaliste.<br />
<br />
Malgr&eacute; la crise qui secoue le syst&egrave;me n&eacute;olib&eacute;ral, nos &eacute;lites ne d&eacute;sirent manifestement pas remettre en question les avantages h&eacute;rit&eacute;s des ann&eacute;es de prosp&eacute;rit&eacute; de l'apr&egrave;s-guerre. Et, malgr&eacute; leurs v&oelig;ux pieux pour ce qui est d'assainir les finances publiques et de renforcer les mesures de contr&ocirc;le environnementales, ils ne proposent rien de nouveau en ce qui concerne une relance &eacute;conomique. <br />
<br />
<strong>Changement de paradigme</strong><br />
<br />
Nous avons assist&eacute; au lancement de SWITCH, une &laquo;alliance pour une &eacute;conomie verte&raquo; qui ambitionne d'influencer le gouvernement Marois alors que s'engage un grand d&eacute;bat national sur la question des ressources naturelles et de leur apport &agrave; la relance &eacute;conomique du Qu&eacute;bec. V&eacute;ritable Think Tank - r&eacute;unissant quelques t&eacute;nors du monde des affaires, de la protection de l'environnement ou du g&eacute;nie-conseil - SWITCH se veut une plateforme de r&eacute;flexion strat&eacute;gique mettant de l'avant l'&laquo;&eacute;conomie verte&raquo; comme facteur de relance pour le Qu&eacute;bec. <br />
<br />
En bref, SWITCH souhaite provoquer une onde de choc susceptible d'impulser un mouvement favorable &agrave; l'&eacute;mergence d'une &laquo;&eacute;conomie verte&raquo; qui, contrairement aux secteurs plus traditionnels, aurait le vent dans les voiles. Les principaux int&eacute;ress&eacute;s d&eacute;fendent l'id&eacute;e d'un &laquo;virage vers une &eacute;conomie verte afin de contribuer &agrave; [l'&eacute;mergence d']une soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise innovante, r&eacute;siliente, concurrentielle qui r&eacute;concilie &eacute;quit&eacute; sociale, environnement et qualit&eacute; de vie&raquo;. Un programme qui peut sembler attrayant, mais qui, en derni&egrave;re analyse, ne repose sur aucune assise en mati&egrave;re d'analyse macro&eacute;conomique.<br />
<br />
<strong>Une &eacute;conomie verte</strong><br />
<br />
Karel Mayrand, dg pour le Qu&eacute;bec de la Fondation David Suzuki, pointe du doigt l'actuel engouement des Qu&eacute;b&eacute;cois pour une plus grande exploitation de nos richesses naturelles. Il estime que nos concitoyens (du moins ceux qui tirent les ficelles du pouvoir) doivent &laquo;&eacute;viter de mettre tous leurs &oelig;ufs dans le m&ecirc;me panier&raquo;. Et, qu'&agrave; contrario, nos capitaines d'industrie auraient int&eacute;r&ecirc;t &agrave; &laquo;miser sur une diversification de l'&eacute;conomie, une strat&eacute;gie qui nous a tr&egrave;s bien servi, et sur une &eacute;conomie verte, performante, innovante et &agrave; valeur ajout&eacute;e&raquo;.<br />
<br />
Si, d'entr&eacute;e de jeu, l'id&eacute;e de diversifier nos investissements strat&eacute;giques est s&eacute;duisante, c'est le concept d'&laquo;&eacute;conomie verte&raquo; qui nous pose probl&egrave;me. En quoi cette &laquo;&eacute;conomie verte&raquo; se distinguerait-elle de l'&eacute;conomie au sens habituel ? Depuis les rat&eacute;es du projet d'une bourse internationale du carbone - et les escroqueries de plusieurs sp&eacute;culateurs sur ces march&eacute;s qui ont d&eacute;fray&eacute; les manchettes en France - et dans le sillage d'accords internationaux qui contraignent de plus en plus les petits pays producteurs, plusieurs se questionnent sur les finalit&eacute;s de cette suppos&eacute;e &eacute;conomie vertueuse.<br />
<br />
Les protagonistes de SWITCH affirment que pas moins de 700 000 emplois auraient &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s par l'&laquo;&eacute;conomie verte&raquo; au Canada, dont autour de 160 000 pour le seul Qu&eacute;bec. Une &eacute;conomie qui - si l'on se fie &agrave; leur dernier document de r&eacute;flexion - ferait fleurir des march&eacute;s pouvant g&eacute;n&eacute;rer jusqu'&agrave; ... 1 billion de dollars &agrave; l'&eacute;chelle plan&eacute;taire ! Et, voulant contrer les effets de la pr&eacute;sente crise &eacute;conomique, les pouvoirs publics et certains investisseurs auraient inject&eacute; autour de 500 milliards de dollars dans l'&laquo;&eacute;conomie verte&raquo; de pays tels que la Chine ou les &Eacute;tats-Unis. Sans vouloir questionner les chiffres mis de l'avant par les membres de l'alliance, nous n'arrivons toujours pas &agrave; comprendre qu'est-ce qui distingue cette pr&eacute;tendue &laquo;&eacute;conomie verte&raquo; de l'ensemble de l'activit&eacute; &eacute;conomique. <br />
<br />
<strong>Changements climatiques et crise &eacute;conomique</strong><br />
<br />
S'appuyant sur la th&egrave;se des changements climatiques et soulignant l'urgence de transformer la nature de nos &eacute;changes &eacute;conomiques, Karel Mayrand n'h&eacute;site pas &agrave; pr&ocirc;ner &laquo;une transformation profonde de l'&eacute;conomie du Qu&eacute;bec&raquo;. Dans un contexte o&ugrave; notre capacit&eacute; de production industrielle a dramatiquement chut&eacute; (le document de r&eacute;flexion pr&eacute;sent&eacute; par SWITCH souligne qu'&laquo;entre 2000 et 2010, le Qu&eacute;bec a vu son secteur manufacturier chuter de 30 %, passant de 23,6 % &agrave; 16,3 % du PIB&raquo;) il incombe de trouver de nouveaux cr&eacute;neaux porteurs afin de relancer une &eacute;conomie qui, bien que diversifi&eacute;e, montre des signes &eacute;vidents d'essoufflement. <br />
<br />
Curieusement, l'&eacute;quipe rassembl&eacute;e au sein de ce nouveau Think Tank ne parle pas de la d&eacute;localisation massive de notre capacit&eacute; de production, de la perte des savoir-faire qui s'en sont suivi et de la mont&eacute;e de la pr&eacute;carit&eacute; caus&eacute;e par l'effritement de l'&eacute;conomie domestique. De fait, les promoteurs de cette nouvelle &laquo;&eacute;conomie verte&raquo; semblent fort bien s'accommoder de la mondialisation des &eacute;changes &eacute;conomiques et se r&eacute;jouissent, m&ecirc;me, des nouveaux accords de libre-&eacute;change qui feront en sorte d'assujettir le Qu&eacute;bec &agrave; la tutelle de l'Union europ&eacute;enne. <br />
<br />
Denis Leclerc, pr&eacute;sident et chef de la direction d'&Eacute;cotech Qu&eacute;bec, affirme que l'&laquo;&eacute;conomie verte&raquo; repr&eacute;sente un cr&eacute;neau porteur au point qu'il faudrait parler de &laquo;croissance verte&raquo;. Cette transformation de certains secteurs &eacute;conomiques en autant de cr&eacute;neaux porteurs participerait &agrave; ce qu'il nomme &laquo;une modernisation de l'&eacute;conomie du Qu&eacute;bec&raquo;. Il estime, entre autres, que les prochaines consultations men&eacute;es par l'administration Marois contribueront &agrave; mousser un contexte favorable &agrave; ce fameux changement de paradigme que tous appellent de leurs v&oelig;ux.<br />
<br />
<strong>Un monde en transition</strong><br />
<br />
C'est la notion de transition qui semble motiver tout ce mouvement de troupes. Les auteurs du document &laquo;L'&eacute;conomie que nous voulons&raquo; insistent sur le contexte &eacute;conomique et environnemental actuel, lequel serait marqu&eacute; par &laquo;un essoufflement de la croissance &eacute;conomique et par une crise climatique et environnementale sans pr&eacute;c&eacute;dent&raquo;. Malgr&eacute; tout, certains secteurs parviennent &agrave; reconvertir leurs proc&eacute;d&eacute;s de fabrication en int&eacute;grant des cahiers de charges qui tablent sur une diminution significative des &eacute;missions polluantes, une meilleure efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique ou l'optimisation des processus industriels.<br />
<br />
Jean Simard, pr&eacute;sident-directeur g&eacute;n&eacute;ral de l'Association de l'aluminium du Canada, affirme que &laquo;l'industrie qu&eacute;b&eacute;coise de l'aluminium a modernis&eacute; son parc de production - pouvant compter sur des usines efficiences et performantes - et produit l'aluminium le plus vert au monde avec, &agrave; titre d'exemple, une empreinte carbone 7 fois moins &eacute;lev&eacute;e que celle g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par la production chinoise&raquo;. Ce porte-parole des grandes alumineries estime que nous sommes en mesure d'exporter notre savoir-faire, alors que des usines telles que celle de la firme Alouette, &agrave; Sept-&Icirc;les, seraient devenues des r&eacute;f&eacute;rences mondiales. <br />
<br />
En bref, les fabricants d'aluminium du Qu&eacute;bec sont en mesure de produire des lingots en r&eacute;duisant de fa&ccedil;on drastique leur utilisation d'&eacute;nergie (une &eacute;nergie fournie &agrave; tr&egrave;s bas prix par Hydro-Qu&eacute;bec). Toujours est-il que plusieurs se posent la question de la production de composantes et autres &eacute;quipements &agrave; valeur ajout&eacute;e &agrave; partir de notre aluminium. Jean Simard affirme &ecirc;tre conscient de la donne et qu'il faudra que la comp&eacute;tence des ing&eacute;nieurs soient mise &agrave; contribution dans un contexte o&ugrave;  &laquo;le virage de l'&eacute;conomie verte commande d'utiliser les bons produits aux bons endroits&raquo;.<br />
<br />
<strong>Arrimer la reprise &agrave; un d&eacute;veloppement plus respectueux</strong><br />
<br />
Les conf&eacute;renciers, pr&eacute;sents lors du lancement de SWITCH, semblaient tous s'entendre sur le fait qu'il faille profiter de la mise &agrave; niveau de nos infrastructures publiques pour mettre en orbite de nouvelles fa&ccedil;ons de faire et aider les grands &eacute;quipementiers &agrave; relancer leur production. C'est ce que croit Jean Simard lorsqu'il souligne qu'&laquo;il est grand temps de mettre le cap sur la mobilit&eacute; &eacute;lectrique dans un contexte o&ugrave; nos infrastructures sont d&eacute;su&egrave;tes et o&ugrave; nos engagements envers la r&eacute;duction des GES ont &eacute;t&eacute; revus &agrave; la hausse&raquo;. <br />
<br />
Le repr&eacute;sentant de l'Association de l'aluminium du Canada estime qu'il faut acc&eacute;l&eacute;rer le virage industriel afin de permettre &agrave; nos &eacute;quipementiers, tels que Bombardier ou Novabus, d'int&eacute;grer des mat&eacute;riaux tels que l'aluminium afin d'all&eacute;ger le poids de leurs v&eacute;hicules et de mieux r&eacute;pondre aux nouveaux cahiers de charges des pouvoirs publics. Qui plus est, alors que plusieurs r&eacute;gies de transport en commun doivent remplacer leur mat&eacute;riel roulant, les carnets de commandes auraient atteint une masse critique. La belle serait donc dans le camp des d&eacute;cideurs publics et des grands &eacute;quipementiers. Si le gouvernement Marois mousse l'&eacute;lectrification des transports au Qu&eacute;bec - avec l'id&eacute;e l&eacute;gitime de concilier d&eacute;veloppement &eacute;conomique et protection de l'environnement - il n'en demeure pas moins que la grande r&eacute;gion m&eacute;tropolitaine de Montr&eacute;al ne s'est toujours pas dot&eacute;e d'un v&eacute;ritable plan strat&eacute;gique concernant l'arrimage des transports avec la r&eacute;habilitation d'un d&eacute;veloppement urbain qui favorise l'&eacute;talement.<br />
<br />
<strong>Profiter de nos comp&eacute;tences</strong><br />
<br />
L'&eacute;conomie qu&eacute;b&eacute;coise demeure fragile, malgr&eacute; son dynamisme et sa diversit&eacute;. Les acteurs r&eacute;unis autour de l'Alliance pour une &eacute;conomie verte admettent que la d&eacute;localisation de nos usines, l'effritement du tissu industriel et l'essoufflement de la croissance &eacute;conomique ont port&eacute; de durs coups &agrave; notre &eacute;conomie et que le Qu&eacute;bec peine &agrave; trouver sa place au sein d'&laquo;un contexte mondial en transition&raquo;. Ils recommandent de prendre en compte le fait que notre d&eacute;ficit commercial (70 milliards $) soit en grande partie tributaire de notre trop grande d&eacute;pendance aux hydrocarbures et ils nous mettent en garde contre la tentation de faire de l'extraction de nos mati&egrave;res premi&egrave;res une nouvelle panac&eacute;e. Ils estiment, en d&eacute;finitive, que les cr&eacute;neaux porteurs de l'&laquo;&eacute;conomie verte&raquo; pourraient bien repr&eacute;senter un tremplin afin de sortir de la pr&eacute;sente crise et de r&eacute;orienter notre d&eacute;veloppement &eacute;conomique vers des horizons plus durables et &eacute;quitables.<br />
<br />
Nous serions, toujours de l'avis des principaux int&eacute;ress&eacute;s, &agrave; un carrefour strat&eacute;gique, &laquo;alors que plusieurs grandes politiques de l'&Eacute;tat arrivent &agrave; &eacute;ch&eacute;ance, que s'amorcent de grandes r&eacute;flexions sur la politique industrielle du Qu&eacute;bec et que s'ouvre un nouveau contexte &eacute;nerg&eacute;tique au Qu&eacute;bec et en Am&eacute;rique du Nord ...&raquo;. Citant un document de l'ONU, les protagonistes de SWITCH soulignent que &laquo;si plus de 80 % des investissements requis pour la mise en &oelig;uvre d'une &eacute;conomie verte doivent provenir du secteur priv&eacute;, des consommateurs et des entreprises, le soutien de l'&eacute;tat agit souvent comme catalyseur&raquo;. <br />
<br />
<strong>Les pouvoirs publics comme catalyseur </strong><br />
<br />
On comprendra que, dans un contexte de crise syst&eacute;mique, le secteur priv&eacute; et les march&eacute;s financiers s'en remettent invariablement aux pouvoirs publics pour ce qui est d'impulser des mesures qui favoriseront une reprise &eacute;conomique. C'est, sur ce point, que les t&eacute;nors de l'&laquo;&eacute;conomie verte&raquo; semblent mettre l'accent lorsqu'ils pr&eacute;cisent que &laquo;l'&eacute;tat peut &eacute;galement encourager l'adoption de certifications pour les entreprises respectueuses de l'environnement. Il peut aussi mettre &agrave; contribution ses march&eacute;s publics et int&eacute;grer des crit&egrave;res environnementaux dans ses commandes&raquo;.<br />
<br />
Si nous souscrivons &agrave; l'ensemble des observations point&eacute;es par SWITCH, force nous est d'&eacute;mettre des doutes par rapport &agrave; cette &laquo;&eacute;conomie verte&raquo; porteuse d'une relance &eacute;conomique qui serait tributaire beaucoup plus d'une donne politique que d'une r&eacute;elle alternative &agrave; l'&eacute;conomie n&eacute;olib&eacute;rale en d&eacute;route. Tous s'entendent pour maintenir le cap sur la r&eacute;duction des GES, mettre &agrave; contribution les technologies innovantes ou am&eacute;liorer l'efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique de nos b&acirc;timents, mais c'est au chapitre de la r&eacute;orientation de la matrice &eacute;conomique que personne ne s'accorde. <br />
<br />
Il faudrait peut-&ecirc;tre pr&eacute;ciser que les nouvelles contraintes r&egrave;glementaires pr&ocirc;n&eacute;es par les d&eacute;fenseurs de l'&laquo;&eacute;conomie verte&raquo; risquent d'entraver les efforts consentis par les petites entreprises. Dans un contexte de laminage des forces vives &eacute;conomiques, et o&ugrave; les grands ensembles industriels et financiers dominent, la majorit&eacute; des petits acteurs &eacute;conomiques n'arriveront plus &agrave; voir la lumi&egrave;re au bout du tunnel. Arrimer l'&eacute;conomie &agrave; l'&eacute;cologie, pourquoi pas ? Mais, encore faudrait-il avoir le courage de remettre en question l'&eacute;conomie capitaliste dans son ensemble.<br />
<br />
Rendez-vous sur le <a href="http://patricehansperrier.wordpress.com/2013/03/15/le-chant-des-sirenes-de-leconomie-verte/" target="_hplink">blogue de Patrice-Hans Perrier</a>.<br />
<br />
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    <title>Saturation du marché des condominiums à Montréal</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2726057</id>
    <published>2013-02-21T10:27:01-05:00</published>
    <updated>2013-04-23T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le marché immobilier est inondé de condominiums sur l'île de Montréal. Nous avions prédit, dès le printemps 2012, qu'il y aurait un risque de surchauffe et, même, qu'un bulle immobilière pourrait se former au point de menacer les tentatives de relance économique de la grande région métropolitaine. Déjà, en octobre dernier, le Fonds monétaire international (FMI) mettait en garde les autorités canadiennes au sujet du surendettement des ménages...]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[Le march&eacute; immobilier est inond&eacute; de condominiums sur l'&icirc;le de Montr&eacute;al. Nous avions pr&eacute;dit, d&egrave;s le printemps 2012, qu'il y aurait un risque de surchauffe et, m&ecirc;me, qu'un bulle immobili&egrave;re pourrait se former au point de menacer les tentatives de relance &eacute;conomique de la grande r&eacute;gion m&eacute;tropolitaine.<br />
<br />
<strong>Surendettement des m&eacute;nages</strong><br />
<br />
D&eacute;j&agrave;, en octobre dernier, le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) mettait en garde les autorit&eacute;s canadiennes au sujet du surendettement des m&eacute;nages, dans un contexte o&ugrave; beaucoup trop d'hypoth&egrave;ques ont &eacute;t&eacute; consenties aux consommateurs. Par ailleurs, le FMI disait craindre une chute de la valeur des unit&eacute;s d'habitation, ce qui porterait un coup suppl&eacute;mentaire aux m&eacute;nages endett&eacute;s et provoquerait, par voie de cons&eacute;quence, une contraction de la demande int&eacute;rieure.<br />
<br />
En d'autres termes, de plus en plus de m&eacute;nages surendett&eacute;s seraient incapables de rembourser leurs pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires. Certaines &eacute;tudes font &eacute;tat du fait que la majorit&eacute; des acheteurs sont oblig&eacute;s de consacrer entre 40 % et 80 % de leurs revenus afin de s'acquitter de leurs obligations hypoth&eacute;caires. En d&eacute;finitive, seuls les tr&egrave;s bas taux d'int&eacute;r&ecirc;t et la mise en commun des revenus des couples auront permis &agrave; cette croissance artificielle de poursuivre sa course. Mais, d&eacute;j&agrave;, on note un ralentissement notable de la construction de condominiums au Qu&eacute;bec (recul de 15,6 % cette ann&eacute;e).<br />
<br />
<strong>Surplus de condominiums de luxe</strong><br />
<br />
Il appert que les unit&eacute;s de condominiums de luxe sont toujours produites sans tenir compte de la demande r&eacute;elle, dans un contexte o&ugrave; la demande qu&eacute;b&eacute;coise concerne les unit&eacute;s de 200 000 dollars et MOINS. Un article r&eacute;cemment publi&eacute; dans les pages du quotidien Le Devoir pr&eacute;cise que le nombre des vendeurs serait sup&eacute;rieur au nombre des acheteurs au Qu&eacute;bec, une premi&egrave;re depuis 2000.<br />
<br />
En fait, les unit&eacute;s de condominiums d'une valeur de 500 000 $ et plus poussent comme des champignons &agrave; Montr&eacute;al, alors que les unit&eacute;s abordables (moins de 300 000 $) sont de moins en moins construites. Plusieurs &eacute;tudes ont d&eacute;montr&eacute; que pr&egrave;s de 30 % des unit&eacute;s de luxe seraient vendues &agrave; des acheteurs &eacute;trangers qui les loueront par la suite. Il est important de pr&eacute;ciser, ici, que contrairement &agrave; des pays comme l'Italie, il n'y a pas de loi ici qui contraignent les acheteurs de biens immobiliers &agrave; y r&eacute;sider. Le march&eacute; des condominiums de luxe pourrait, tout simplement, servir &agrave; alimenter une cabale sp&eacute;culative profitant &agrave; des groupes s&eacute;lects de financiers et g&eacute;n&eacute;rant des revenus de permis de d&eacute;molition et de construction aux arrondissements concern&eacute;s.<br />
<br />
<strong>Les autorit&eacute;s financi&egrave;res r&eacute;agissent</strong><br />
<br />
Malgr&eacute; tout,  les acteurs du d&eacute;veloppement local et une partie de la classe politique pr&eacute;tendent que tout va bien. Pourtant, la Banque du Canada, la Soci&eacute;t&eacute; canadienne d'hypoth&egrave;ques et de logement (SCHL) et les autres officines responsables de la fixation des taux hypoth&eacute;caires et des bar&egrave;mes d'octroi de pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires ont commenc&eacute; &agrave; r&eacute;agir d&egrave;s la fin de l'&eacute;t&eacute; 2012.<br />
<br />
Toujours selon Le Devoir, les autorit&eacute;s concern&eacute;es ont, bel et bien, donn&eacute; un s&eacute;rieux &laquo;coup de frein&raquo; &agrave; l'emprunt hypoth&eacute;caire l'&eacute;t&eacute; dernier. Cons&eacute;quemment, le nombre de condominiums vendus &agrave; Montr&eacute;al aurait chut&eacute; de 29 % pour le seul mois de d&eacute;cembre 2012. Cette situation fait dire &agrave; l'&eacute;conomiste H&eacute;l&egrave;ne B&eacute;gin, du Mouvement Desjardins, que le surplus de condominiums qui ne trouveront plus d'acheteurs pourrait faire en sorte que ... la bulle immobili&egrave;re explose, une fois pour toutes.<br />
<br />
<strong>Fin de partie</strong><br />
<br />
De fait, les observateurs s&eacute;rieux craignent que le Canada, et plus particuli&egrave;rement ses m&eacute;tropoles, vive une situation comparable &agrave; la crise du march&eacute; hypoth&eacute;caire qui a frapp&eacute; les &Eacute;.-U. en 2010 ou celle qui a pulv&eacute;ris&eacute; l'&eacute;conomie espagnole en 2012. La bulle immobili&egrave;re explosant, les m&eacute;nages incapables de rembourser leurs pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires, un nombre important d'unit&eacute;s construites sans acqu&eacute;reur, les pr&ecirc;teurs hypoth&eacute;caires perdant une part de leur mise, le march&eacute; domestique se contractant et la r&eacute;cession s'installant &agrave; demeure.<br />
<br />
<strong>Quelques pistes de r&eacute;flexion</strong><br />
<br />
Le d&eacute;veloppement immobilier ne pose pas de probl&egrave;mes en soi, ce sont ses orientations et l'encadrement politique qui sont en cause. Si la construction d'unit&eacute;s neuves profite &agrave; plusieurs industries, encore faut-il relancer d'autres secteurs d'emplois afin que les m&eacute;nages puissent faire face &agrave; la musique. Par ailleurs, le d&eacute;veloppement immobilier des anciens faubourgs de Montr&eacute;al devrait s'inscrire de fa&ccedil;on plus harmonieuse &agrave; un Plan d'urbanisme qui aurait, au pr&eacute;alable, &eacute;t&eacute; bonifi&eacute; et actualis&eacute;.<br />
<br />
Nos &eacute;diles ne cessent de r&eacute;p&eacute;ter que l'industrie immobili&egrave;re participe &agrave; la Renaissance de Montr&eacute;al. En fait, les familles sont de moins en moins nombreuses sur l'&icirc;le de Montr&eacute;al (dernier recensement de Statistique Canada de 2011) et les m&eacute;nages &agrave; faibles ou moyens revenus peinent &agrave; trouver des unit&eacute;s d'habitation &agrave; prix ... abordables.<br />
<br />
En effet, comment honorer des mensualit&eacute;s hypoth&eacute;caires de l'ordre de 1 200 dollars par mois (hypoth&egrave;que peu &eacute;lev&eacute;e), lorsque le consommateur ne peut compter sur des revenus nets d'environ 1 600 dollars pour la m&ecirc;me p&eacute;riode (chiffre un peu plus haut que le salaire moyen) ? Et, tout cela sans oublier la hausse constante et aberrante du niveau de taxation municipale.<br />
<br />
&Agrave; ce rythme, Montr&eacute;al ne pourra cro&icirc;tre et son centre-ville sera, d&eacute;sormais, d&eacute;di&eacute; aux m&eacute;nages fortun&eacute;s de retrait&eacute;s, cadres sup&eacute;rieurs ou investisseurs &eacute;trangers. Les arrondissements p&eacute;riph&eacute;riques souffriront de cette inflation immobili&egrave;re et ne pourront PLUS assurer les services de proximit&eacute; de base &agrave; leurs citoyens. L'&eacute;talement urbain se poursuivra de plus belle et, hormis un centre-ville sous cellophane, Montr&eacute;al deviendra, &agrave; l'instar des D&eacute;troit de ce monde, une zone sinistr&eacute;e.<br />
<br />
Il est urgent d'arrimer le d&eacute;veloppement immobilier &agrave; une vision plus globale d'un d&eacute;veloppement urbain qui prendrait en compte le grand Montr&eacute;al m&eacute;tropolitain.<br />
<br />
Pour une fois que, pratiquement, tous les acteurs politiques et institutionnels s'entendent: les banlieues doivent assumer leur quote-part au niveau du partage des infrastructures routi&egrave;res et de l'affluence des 500 000 travailleurs et &eacute;tudiants pr&eacute;sent dans le centre-ville de Montr&eacute;al durant la journ&eacute;e. Il incombe de juguler la congestion routi&egrave;re en sol montr&eacute;alais (en progression constante malgr&eacute; les mensonges r&eacute;p&eacute;t&eacute;s de la classe politique), d'harmoniser la r&eacute;novation des anciens faubourgs, de favoriser des INCUBATEURS d'entreprises et un NIVEAU DE TAXATION adapt&eacute; aux industries de la culture et &agrave; certains cr&eacute;neaux porteurs. Tout cela sans oublier les m&eacute;nages &agrave; faible revenu qui repr&eacute;sentent plus de 60 % de la population montr&eacute;alaise.<br />
<br />
Il est encore temps d'emp&ecirc;cher que la bulle immobili&egrave;re n'&eacute;clate, en ralentissant la folle course d'un march&eacute; qui s'apparente plus &agrave; une table de poker de casino qu'&agrave; un effort concert&eacute; de relance &eacute;conomique viable et p&eacute;renne.<br />
<br />
D&eacute;couvrez le blogue de Patrice Hans Perrier <a href="http://patricehansperrier.wordpress.com/2013/02/20/saturation-du-marche-des-condominiums-a-montreal/" target="_hplink">ici</a>.]]></content>
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    <title>La révolution énergétique</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/patricehans-perrier/ressources-naturelles-quebec_b_1891674.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1891674</id>
    <published>2012-09-18T00:56:21-04:00</published>
    <updated>2012-11-17T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Je me suis entretenu, le 1er septembre dernier, avec Daniel Breton, candidat vedette du Parti québécois et fier militant écologiste pour qui le développement durable et la reprise économique devraient, normalement, fonctionner main dans la main. Contrairement à bien des militants écologistes, Daniel Breton n'oppose pas le développement durable à l'économie.]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[Le Parti qu&eacute;b&eacute;cois a &eacute;t&eacute; port&eacute; au pouvoir le 4 septembre dernier dans les circonstances troubles que l'on connait. Avec 31,9 % du vote et 54 d&eacute;put&eacute;s, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/17/assermentation-deputes-parti-quebecois_n_1889526.html?utm_hp_ref=canada-quebec" target="_hplink">le Parti qu&eacute;b&eacute;cois se retrouve aux commandes </a>d'un gouvernement minoritaire avec une marge de man&oelig;uvre r&eacute;duite. <br />
<br />
N&eacute;anmoins, le nouveau gouvernement p&eacute;quiste pourra compter sur l'appui de la population pour ce qui est de r&eacute;viser nos politiques de gestion du territoire et des richesses naturelles, alors que le fameux Plan nord est remis en question &agrave; plusieurs &eacute;gards. <br />
<br />
En effet, l'ensemble de la population r&eacute;clame un moratoire ou, &agrave; tout le moins, des consultations publiques sur le r&ocirc;le de l'&Eacute;tat face &agrave; ce chantier pharaonique, mais aussi en ce qui a trait aux grands travaux de mise &agrave; niveau de nos infrastructures publiques. Par-del&agrave; les r&eacute;v&eacute;lations attendues en marge de la <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/news/commission-charbonneau/" target="_hplink">Commission Charbonneau,</a> c'est toute la dynamique du r&ocirc;le de l'&Eacute;tat, comme arbitre et protecteur, qui est &agrave; nouveau &agrave; l'ordre du jour. <br />
<br />
Je me suis entretenu, le 1er septembre dernier, avec Daniel Breton, candidat vedette du Parti qu&eacute;b&eacute;cois et fier militant &eacute;cologiste pour qui le d&eacute;veloppement durable et la reprise &eacute;conomique devraient, normalement, fonctionner main dans la main.<br />
<br />
<strong>Une approche globale</strong><br />
<br />
Contrairement &agrave; bien des militants &eacute;cologistes, Daniel Breton n'oppose pas le d&eacute;veloppement durable &agrave; l'&eacute;conomie. Au contraire, il estime qu'une exploitation &laquo; raisonn&eacute;e &raquo; de nos ressources naturelles et du d&eacute;veloppement &eacute;nerg&eacute;tique nous permettrait d'arrimer une reprise &eacute;conomique souhait&eacute;e &agrave; une vision syst&eacute;mique qui ferait en sorte de nous pr&eacute;valoir contre une croissance artificielle men&eacute;e pour le compte de quelques multinationales aux aguets.<br />
<br />
Prenant en exemple des pays tels que la Norv&egrave;ge ou la Su&egrave;de, ayant su tirer intelligemment parti de l'exploitation de leurs ressources naturelles, Daniel Breton estime qu'il y aurait lieu de remettre sur le m&eacute;tier certains chevaux de bataille qui ont permis au Qu&eacute;bec de prendre son envol en pleine R&eacute;volution tranquille.<br />
<br />
Celui qui a rejoint le Parti qu&eacute;b&eacute;cois l'hiver dernier, avait d&eacute;j&agrave; averti plusieurs militants ind&eacute;pendantistes, il y a 7 ans, alors qu'il rencontrait &laquo; les gens du Conseil de la souverainet&eacute; qui ne semblaient pas comprendre que le gouvernement Charest &eacute;tait en train de nous d&eacute;poss&eacute;der du contr&ocirc;le de nos ressources naturelles &raquo;, mart&egrave;le-t-il. Poussant son raisonnement un cran plus loin, Breton ajoute que &laquo; la langue et la culture ne suffisent pas &agrave; d&eacute;finir les balises de notre souverainet&eacute; effective. Il y a un travail de sape, de d&eacute;possession qui a &eacute;t&eacute; entrepris &agrave; l'insu de notre souverainet&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique, par exemple, et il s'agit d'une question qui risque d'&ecirc;tre report&eacute;e aux calendes grecques si nous continuons &agrave; pr&eacute;tendre que la souverainet&eacute; n'est qu'une affaire de langue et de culture &raquo;, pr&eacute;cise-t-il.<br />
<br />
<strong>L'&eacute;nergie, fer de lance</strong><br />
<br />
Notre interlocuteur nous rappelle que &laquo; lorsque L&eacute;vesque a propos&eacute; &agrave; Jean Lesage de proc&eacute;der &agrave; la nationalisation de l'&eacute;lectricit&eacute;, en 1962, le Premier ministre de l'&eacute;poque n'&eacute;tait pas particuli&egrave;rement favorable &agrave; cette id&eacute;e. Et, pourtant, depuis trois quart de si&egrave;cle, plusieurs pays avaient, d&eacute;j&agrave;, proc&eacute;d&eacute; &agrave; la nationalisation de leur propre production d'&eacute;lectricit&eacute; &raquo;, poursuit-il. Et, de souligner que les gens d'affaire de la rue Saint-Jacques mena&ccedil;aient, dans l'&eacute;ventualit&eacute; d'une nationalisation de l'&eacute;lectricit&eacute;, de ne plus acheter de bons du tr&eacute;sor du gouvernement, un chantage &eacute;conomique qui a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; dans plusieurs pays tout au long du XXe si&egrave;cle. C'est &agrave; ce moment-l&agrave; que l'&eacute;quipe Lasage-L&eacute;vesque a eu l'id&eacute;e de mener un r&eacute;f&eacute;rendum sur la nationalisation de l'&eacute;lectricit&eacute;.<br />
<br />
<strong>La r&eacute;volution tranquille prise 2</strong><br />
<br />
Daniel Breton ajoute que &laquo; le 14 novembre 2012 nous allons f&ecirc;ter le 50e anniversaire de la nationalisation de l'hydro&eacute;lectricit&eacute;, un geste fort de la politique qu&eacute;b&eacute;coise. Il incombe pour nous, au Parti qu&eacute;b&eacute;cois, de compl&eacute;ter ce grand projet d'ind&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique totale du Qu&eacute;bec, avec la volont&eacute; de ne plus &ecirc;tre oblig&eacute;s d'importer quelques &eacute;nergies que ce soit et de r&eacute;aliser une ind&eacute;pendance graduelle vis-&agrave;-vis des &eacute;nergies fossiles &raquo;. Et, de pr&eacute;ciser que &laquo;lorsque Lesage a dit que &laquo; l'heure du colonialisme &eacute;conomique est termin&eacute;e au Qu&eacute;bec &raquo;, il venait d'employer une formule forte que nous reprenons sans h&eacute;siter. Nous affirmons que l'administration Charest a mis en place un processus graduel de d&eacute;possession de notre &eacute;nergie et de nos ressources naturelles d'une ampleur qui ne s'&eacute;tait pas vue depuis un si&egrave;cle ... on parle du domaine &eacute;olien, des hydrocarbures, du gaz naturel et des petites centrales, des projets qui pourraient g&eacute;n&eacute;rer jusqu'&agrave; des milliers de milliards de dollars ! &raquo;.<br />
<br />
<strong>Un espace &eacute;conomique in&eacute;quitable</strong><br />
<br />
Il semble que le lancement du Plan nord co&iuml;ncide avec le projet d'un Accord &eacute;conomique et commercial global entre le Canada et l'Union europ&eacute;enne (AECG/CETA), un espace &eacute;conomique pour lequel des tractations sont men&eacute;es derri&egrave;re des portes closes au moment de mettre cet article en ligne. Les parrains de ce projet pr&eacute;textent l'essoufflement &eacute;conomique de la zone de libre-&eacute;change nord-am&eacute;ricain afin de proposer de nouvelles avenues d'&eacute;changes commerciaux susceptibles d'aider &agrave; la relance de l'&eacute;conomie canadienne. <br />
<br />
Daniel Breton n'est pas surpris de tout ce branle-bas de combat, dans un contexte o&ugrave; &laquo; l'office de l'&eacute;nergie, au niveau du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral, aura son mot &agrave; dire sur les questions &eacute;nerg&eacute;tiques ici, au Qu&eacute;bec, et o&ugrave; toute question &eacute;nerg&eacute;tique d'importance se retrouvera sur le bureau du Premier ministre Harper &raquo;. Il y aurait, cons&eacute;quemment, lieu de se poser des questions sur notre souverainet&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique dans un contexte o&ugrave; le gouvernement Harper pourrait &ecirc;tre tent&eacute; de contr&ocirc;ler certains secteurs de notre &eacute;conomie en mettant de l'avant la notion d'&laquo; int&eacute;r&ecirc;ts strat&eacute;giques canadiens &raquo;. <br />
<br />
En d'autres termes, pendant que le gouvernement Charest s'appr&ecirc;tait &agrave; privatiser des pans entiers de ce qui constitue un v&eacute;ritable tr&eacute;sor collectif, le gouvernement Harper souhaitait reprendre le contr&ocirc;le sur certaines comp&eacute;tences provinciales aux incidences dramatiques.<br />
<br />
<strong>Ne pas privatiser Hydro-Qu&eacute;bec</strong><br />
<br />
Hydro-Qu&eacute;bec serait le &laquo; navire amiral &raquo; de l'&eacute;conomie qu&eacute;b&eacute;coise de l'avis de feu Ren&eacute; L&eacute;vesque et repr&eacute;senterait, cons&eacute;quemment, un levier essentiel au d&eacute;veloppement de notre nation. Daniel Breton nous met en garde face aux vell&eacute;it&eacute;s de la Coalition Avenir Qu&eacute;bec (CAQ) d'opter pour une privatisation d'Hydro-Qu&eacute;bec - dans une certaine mesure - advenant sa prise du pouvoir dans un proche avenir. Il en a pour preuve une d&eacute;claration de Fran&ccedil;ois Legault - juste avant les &eacute;lections du 4 septembre dernier - o&ugrave; ce dernier aurait affirm&eacute; &laquo; avoir eu en main un rapport confidentiel portant sur la gestion d'Hydro-Qu&eacute;bec et qui ferait &eacute;tat de la volont&eacute; de plusieurs grandes institutions qui voudraient que le gouvernement proc&egrave;de &agrave; une privatisation de notre &laquo; navire amiral &raquo; (Power Corporation Canada, l'Institut &eacute;conomique de Montr&eacute;al, le Conseil du patronat, etc.) &raquo;. <br />
<br />
Breton souligne, justement, que la privatisation de 10 % ou plus des actifs d'Hydro-Qu&eacute;bec signifierait que la soci&eacute;t&eacute; d'&eacute;tat serait oblig&eacute;e de payer des imp&ocirc;ts f&eacute;d&eacute;raux, ce qui alourdirait d'autant sa marge de man&oelig;uvre. &laquo; Il faut &eacute;viter de nous engouffrer dans cette dangereuse direction, dans un contexte o&ugrave; on assiste, depuis quelques ann&eacute;es, &agrave; des vell&eacute;it&eacute;s de re-privatisation de l'&eacute;nergie dans des endroits o&ugrave; on avait d&eacute;j&agrave; nationalis&eacute; de telles ressources. Rappelons que la Californie, un &eacute;tat o&ugrave; la compagnie Enron avait tent&eacute; de privatiser l'&eacute;lectricit&eacute;, a subi les contrecoups d'un des plus grands scandales &eacute;nerg&eacute;tiques de l'histoire &raquo;.<br />
<br />
<strong>Mettre un terme au chantage &eacute;conomique</strong><br />
<br />
Breton est scandalis&eacute; par le fait que nous f&ecirc;terons le 100e anniversaire des subventions aux p&eacute;troli&egrave;res aux USA l'an prochain. Il pr&eacute;cise, &agrave; ce sujet, que &laquo; lorsque Barack Obama a tent&eacute; de mettre un terme &agrave; ce type de subventions, l'an pass&eacute;, son projet a &eacute;t&eacute; d&eacute;fait par les R&eacute;publicains au Congr&egrave;s. Il faut dire que les compagnies p&eacute;troli&egrave;res &eacute;taient d&eacute;barqu&eacute;es en Commission parlementaire au Congr&egrave;s, avec leurs gros sabots, pour brandir la menace de la perte d'emplois et de la hausse du prix de l'essence si le gouvernement mettait son projet de l'avant. Une autre histoire de chantage &eacute;conomique qui nous rappelle ce que nous avons v&eacute;cu pendant trop longtemps au Qu&eacute;bec! &raquo;.<br />
<br />
En guise de conclusion, Daniel Breton tient &agrave; souligner que, 50 ans plus tard, nous sommes devant les m&ecirc;mes choix de soci&eacute;t&eacute; qu'en 1962. &Agrave; l'&eacute;poque le gouvernement Lesage avait entrepris une &eacute;lection r&eacute;f&eacute;rendaire sur la question de la nationalisation de l'hydro&eacute;lectricit&eacute;, un geste fort qui aura &eacute;t&eacute; le d&eacute;clencheur d'une R&eacute;volution tranquille qui n'a, h&eacute;las, toujours pas &eacute;t&eacute; men&eacute;e &agrave; terme.<br />
<br />
<strong>Un plan de match post &eacute;lectoral</strong><br />
<br />
&Agrave; mon avis, il ne fait pas de doutes que Daniel Breton soit &laquo; ministrable &raquo; et il serait tout &agrave; fait pertinent que Pauline Marois lui confie le portefeuille du minist&egrave;re des Ressources naturelles et de la Faune du Qu&eacute;bec. D'autres observateurs parlent du minist&egrave;re de l'Environnement. Toujours est-il que le principal int&eacute;ress&eacute; entend mener une tourn&eacute;e de consultations &agrave; l'&eacute;chelle nationale avant d'entreprendre quoi que se soit en termes de projets de loi.<br />
<br />
Malgr&eacute; sa position pr&eacute;caire, Pauline Marois dispose peut-&ecirc;tre d'une carte ma&icirc;tresse. Pourquoi ne pas refaire le coup du tandem Lesage-L&eacute;vesque, en pr&eacute;parant une &eacute;lection r&eacute;f&eacute;rendaire pour le prochain rendez-vous &eacute;lectoral qui porterait sur ce br&ucirc;lant d&eacute;bat? Le gouvernement p&eacute;quiste, et les forces coalis&eacute;es autour de lui, pourrait m&ecirc;me convaincre un nombre important d'&eacute;lecteurs lib&eacute;raux et de la CAQ de faire front commun avec lui. Il s'agit d'un pari prometteur &agrave; un moment o&ugrave; l'avenir du Qu&eacute;bec passe n&eacute;cessairement par sa souverainet&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique et territoriale.]]></content>
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    <title>Une formule perdante</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/patricehans-perrier/une-formule-perdante_b_1602341.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1602341</id>
    <published>2012-06-17T00:00:57-04:00</published>
    <updated>2012-08-16T05:12:24-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Si le XXe siècle est déjà derrière nous, l'automobile règne toujours sans partage en Amérique du Nord. Européens et Asiatiques ont pourtant resserré depuis longtemps leurs mesures de contrôle sur les émissions de CO2 des bagnoles. Pourquoi sommes-nous toujours à la traîne ?]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[Le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/news/grand-prix" target="_hplink">Grand Prix du Canada</a> et sa cohorte de Formule 1 ont pli&eacute; bagage il y a une semaine. &Eacute;v&eacute;nement fort m&eacute;diatis&eacute;, ce grand rod&eacute;o repr&eacute;sente une sorte d'apologie du moteur &agrave; explosion. Et, m&ecirc;me si le XXe si&egrave;cle est d&eacute;j&agrave; derri&egrave;re nous, l'automobile r&egrave;gne toujours sans partage en Am&eacute;rique du Nord. Pourtant, Europ&eacute;ens et Asiatiques ont resserr&eacute; depuis longtemps leurs mesures de contr&ocirc;le sur les &eacute;missions de CO2 des bagnoles. Pourquoi sommes-nous toujours &agrave; la tra&icirc;ne ?<br />
<br />
<strong>Une situation critique</strong><br />
<br />
D&egrave;s qu'un journaliste ou qu'un chroniqueur ose remettre en question le prestige de l'automobile... il se fait vertement tanc&eacute; par certains &laquo; meneurs de claque &raquo; du web. On l'accuse d'&ecirc;tre un rejeton de la &laquo; gauche du Plateau &raquo; ou d'&laquo; &ecirc;tre un frustr&eacute; &raquo; qui aimerait bien poss&eacute;der une belle Ferrari rouge vif. <br />
<br />
Pas besoin de nous faire un dessin pour comprendre l'&eacute;quivoque qui aura entour&eacute; les nouvelles politiques de <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201108/25/01-4428708-le-plateau-complique-encore-la-vie-des-automobilistes.php" target="_hplink">gestion du trafic</a> misent de l'avant par l'&eacute;quipe du Maire Ferrandez sur le Plateau Mont-Royal. L'&eacute;dile s'est fait tirer les oreilles - par l'opinion publique et les m&eacute;dias -  suite &agrave; l'adoption d'une flop&eacute;e de mesures passablement contraignantes pour les automobilistes en transit et certains commer&ccedil;ants de la rue Mont-Royal. Malgr&eacute; des objectifs nobles, cette figure de proue de Projet Montr&eacute;al aura peut-&ecirc;tre manqu&eacute; de doigt&eacute; au chapitre de leur application dans &laquo; la vraie vie &raquo;.<br />
<br />
Toujours est-il que les arrondissements centraux ne peuvent plus faire les frais de l'augmentation continue d'un trafic de transit qui affecte la qui&eacute;tude de leurs r&eacute;sidents, mais tout autant l'&eacute;tat des infrastructures locales et... d'une assiette budg&eacute;taire qui est r&eacute;duite en peau de chagrin. Il faut dire que certaines voies art&eacute;rielles servent de grands boulevards pour les banlieusards qui sont press&eacute;s de se rendre d'un point A &agrave; un point B, comme si les anciens quartiers de la m&eacute;tropole n'existaient plus.<br />
<br />
<strong>Dommages collat&eacute;raux</strong><br />
<br />
La Direction de la sant&eacute; publique de Montr&eacute;al estime que le trafic routier est responsable d'un <a href="http://www.nouvelles.umontreal.ca/archives/2007-2008/content/view/927/321/index.html" target="_hplink">fort pourcentage d'accidents</a> impliquant des pi&eacute;tons ou des cyclistes, tout cela sans oublier son incidence sur les maladies respiratoires ou cardiovasculaires. L'automobile &laquo; tue &raquo; litt&eacute;ralement dans les quartiers centraux, avec une esp&eacute;rance de vie qui est nettement en dec&agrave; de celle qui est observ&eacute;e dans les quartiers p&eacute;riph&eacute;riques. <br />
<br />
Et, il n'y pas que les r&eacute;sidents du centre-ville qui font les frais de l'auto-solo: il n'y a qu'&agrave; voir l'interminable file d'attente sur la rue Sherbrooke - en direction du Pont Jacques Cartier - pour comprendre que les automobilistes subissent, eux-aussi, une part de stress proportionnelle aux embouteillages. Certaines &eacute;tudes sur le trafic estimant qu'un d&eacute;placement - aux heures de pointe - des Basses Laurentides jusqu'&agrave; Longueuil, en passant par le centre-ville de Montr&eacute;al, pourrait consommer pr&egrave;s de trois heures de supplice !<br />
<br />
<strong>Une culture de l'auto ind&eacute;racinable </strong><br />
<br />
Si l'automobile est responsable d'une congestion qui rend le centre-ville impraticable et irrespirable, elle est aussi la cause de l'important d&eacute;ficit de la balance commerciale du Qu&eacute;bec. C'est ce que pointe du doigt Daniel Breton, un environnementaliste &agrave; la couenne dure qui <a href="http://www.ledevoir.com/politique/quebec/340597/le-pq-recrute-daniel-breton" target="_hplink">s'est joint au Parti Qu&eacute;b&eacute;cois le 20 janvier dernier</a> en qualit&eacute; de candidat potentiel pour les prochaines &eacute;lections provinciales. Rejoint au t&eacute;l&eacute;phone, ce dernier ne d&eacute;col&egrave;re pas face au fait que &laquo; la p&eacute;troli&egrave;re Shell soit le principal commanditaire du Grand Prix de Montr&eacute;al, malgr&eacute; qu'elle ait  ferm&eacute; son imposante raffinerie de l'est de la m&eacute;tropole &raquo;. <br />
<br />
Celui qui a fond&eacute; l'organisme <a href="http://mcn21.org/" target="_hplink">Ma&icirc;tre chez Nous - 21e si&egrave;cle</a>, en 2005, aime &agrave; rappeler que Ren&eacute; L&eacute;vesque et Jean Lesage furent des pr&eacute;curseurs lorsqu'ils ont mis en branle leur strat&eacute;gie de d&eacute;veloppement de l'hydro&eacute;lectricit&eacute; et que nous leur devons une fi&egrave;re chandelle au chapitre de notre autonomie &eacute;nerg&eacute;tique. Toutefois, il souligne que, &laquo; malgr&eacute; les acquis de la R&eacute;volution tranquille, le faible ratio de la population versus l'immense &eacute;tendue de notre territoire aura aid&eacute; &agrave; mousser une culture de l'automobile qui semble ind&eacute;racinable &raquo;. <br />
<br />
<strong>Se tirer dans le pied </strong><br />
<br />
Mon interlocuteur estime que plusieurs grands projets du gouvernement Charest auraient pu menacer s&eacute;rieusement notre bilan environnemental et remettre en question les acquis de la nationalisation de nos ressources hydro&eacute;lectriques. Ainsi, les ports m&eacute;thaniers de Rabaska et de Gros Cacouna, sans oublier la centrale de gaz naturel du Suro&icirc;t, constituaient des projets qui nous auraient ramen&eacute;s en arri&egrave;re, compromettant notre position de leader &agrave; l'&eacute;chelle canadienne. Et, malgr&eacute; un discours pro environnement, ce gouvernement a &eacute;t&eacute; point&eacute; du doigt par le Commissaire au d&eacute;veloppement durable, Jean Cinq-Mars, lors de l'analyse du Plan de lutte aux changements climatiques pour les ann&eacute;es 2006 - 2012. <br />
<br />
Cette analyse r&eacute;v&eacute;lait que l'administration Charest aura affect&eacute; 1,5 milliard de dollars pour la mise en place de ce fameux plan, mais qu'aucune mesure d'&eacute;valuation ne fut adopt&eacute;e afin de juger de son efficacit&eacute;. Par ailleurs, Breton affirme que la baisse des &eacute;missions de Gaz &agrave; effet de serre (GES) serait beaucoup plus associ&eacute;e &agrave; la crise &eacute;conomique de 2008, qu'aux r&eacute;els impacts des programmes environnementaux de l'actuel gouvernement. En d&eacute;finitive, le gouvernement Charest aurait pratiqu&eacute; une politique de laxisme en mati&egrave;re de protection de l'environnement et de mise aux normes des pratiques industrielles en cours. <br />
<br />
<strong>L'industrie des hydrocarbures a le bras long</strong><br />
<br />
Le &laquo; tout-&agrave;-l'auto &raquo; ne fait pas sourciller que les environnementalistes, puisque plusieurs &eacute;conomistes r&eacute;alisent qu'il y a un prix &agrave; payer pour notre absence de vision et de coh&eacute;rence. Daniel Breton fait remarquer qu'&laquo; au niveau des importations d'hydrocarbures, &ccedil;a nous co&ucirc;te entre 13 et 18 milliards de dollars en importation par ann&eacute;e. Il s'agit du principal facteur responsable de notre balance commerciale n&eacute;gative &raquo;. <br />
<br />
Et il ne se g&ecirc;ne pas pour d&eacute;noncer ses adversaires lib&eacute;raux, en rappelant que &laquo; l'an pass&eacute;, au moment des discussions sur la fermeture anticip&eacute;e de la raffinerie Shell, la ministre <a href="http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/326338/shell-a-montreal-est-normandeau-signe-la-fin-de-la-raffinerie" target="_hplink">Nathalie Normandeau</a> avaient jur&eacute; d'en &eacute;valuer les impacts sur la s&eacute;curit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique du Qu&eacute;bec. Le gouvernement a m&ecirc;me d&eacute;cid&eacute; de tenir une commission parlementaire sur la question, au d&eacute;but de 2011, et la ministre attendait la publication du rapport de cette instance pour prendre une d&eacute;cision finale. Fin juin 2011, elle autorisait la fermeture de la raffinerie Shell alors que le rapport n'avait toujours pas &eacute;t&eacute; rendu public ! &raquo;.<br />
<br />
<strong>Des assist&eacute;s sociaux corporatifs</strong><br />
<br />
Breton s'insurge contre la connivence qui s'est install&eacute;e entre les grandes p&eacute;troli&egrave;res et nos gouvernements. &laquo; Il faudrait prendre en consid&eacute;ration les <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/11/03/015-subventions-petrolieres-canada.shtml" target="_hplink">1.4 milliard de subventions directes du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral en faveur des industries p&eacute;troli&egrave;res</a>, sans oublier les cr&eacute;dits et baisses d'imp&ocirc;t consentis &agrave; ces m&ecirc;mes entreprises. Pas surprenant, poursuit-il, que nos gouvernements subventionnent enti&egrave;rement les pistes de courses de la Formule 1 et versent de g&eacute;n&eacute;reuses ristournes &agrave; des promoteurs qui pratiquent un chantage &eacute;hont&eacute; prenant en otage la classe politique &raquo;. Et, de mettre le doigt sur le fait qu'&laquo; il est aberrant de pr&eacute;senter les courses de Formule 1 comme quelque chose de socialement acceptable, alors que ces bolides consomment autour de 57 litres de carburant au 100 km... &raquo;.<br />
<br />
<strong>Changement de cap</strong><br />
<br />
Comme tout bon politicien, Daniel Breton se targue de faire partie d'une &eacute;quipe qui poss&egrave;de, peut-&ecirc;tre, des &eacute;l&eacute;ments de solution qui pourraient nous aider &agrave; solutionner l'impasse. Il affirme que &laquo; s'il est au pouvoir, le PQ mettra de l'avant une politique d'&eacute;lectrification massive des transports. Le but de cette politique sera de nous aider &agrave; atteindre une r&eacute;elle ind&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique vis-&agrave;-vis des &eacute;nergies fossiles en tirant parti de projets qu&eacute;b&eacute;cois d'envergure. Ainsi, nous pr&eacute;conisons d'utiliser notre aluminium &agrave; bon march&eacute; pour fabriquer du mat&eacute;riel roulant qui nous permettra, enfin, de poss&eacute;der un r&eacute;seau de transport en commun de haut niveau. Il faut se poser des questions lorsque l'on r&eacute;alise que la fabrication de l'aluminium - sous forme de lingots - repr&eacute;sente toujours notre premier produit d'exportation &raquo;, pr&eacute;cise-t-il.<br />
<br />
N'y allant pas par quatre chemins, le bouillant politicien rejoint notre position lorsqu'il affirme que &laquo; le Grand Prix du Canada est un &eacute;v&egrave;nement du XXe si&egrave;cle qui est devenu ringard en bout de ligne &raquo;. Reste &agrave; voir si la classe politique &eacute;chappera &agrave; sa propre ringardise, histoire de d&eacute;passer les habituels clivages et de prendre faits et causes pour de nouvelles orientations en mati&egrave;re de transport et de d&eacute;veloppement urbain.<br />
<br />
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    <title>Stop ou encore ?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/patricehans-perrier/stop-ou-encore-grand-prix_b_1582747.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1582747</id>
    <published>2012-06-09T00:01:45-04:00</published>
    <updated>2012-08-08T05:12:10-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Malgré tout le décorum et le moussage médiatique qui l'entoure, le Grand Prix de Montréal demeure un évènement tiers-mondiste, quoi qu'on en pense et qu'on en dise. 

Un évènement qui n'a pas sa place au Québec, alors que notre nation s'est distanciée du reste du Canada en ce qui a trait à la protection de l'environnement et à la diminution des gaz à effet de serre.]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[<strong>La Formule 1 &agrave; l'heure des choix de soci&eacute;t&eacute;</strong><br />
<br />
Le gala d'ouverture du Grand Prix du Canada, intitul&eacute; &laquo;Le Grand Soir&raquo;, a &eacute;t&eacute; interrompu par un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/07/seins-nus-et-casseroles-c_n_1579729.html" target="_hplink">concert de protestations</a> pour lequel s'&eacute;tait mobilis&eacute;e une impressionnante cohorte de policiers de l'escouade anti-&eacute;meute de Montr&eacute;al. Deux mondes antagonistes convergeaient jeudi soir, le 7 juin dernier, vers une ligne de d&eacute;part cahoteuse.<br />
<br />
La Formule 1 symbolisant la vitesse, le luxe et le pouvoir, les &eacute;tudiants et leurs supporters en goguette ne pouvaient trouver mieux afin de manifester leur r&eacute;probation face &agrave; un syst&egrave;me qui fait dans la surench&egrave;re la plus odieuse.<br />
<br />
<strong>La vitesse comme mythe fondateur</strong><br />
<br />
Les artistes futuristes italiens proclamaient, au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle naissant, leur amour de la vitesse et de la violence, per&ccedil;ues comme des manifestations de courage. La vitesse est devenue, certes, l'apanage du si&egrave;cle dernier, alors que l'adage &laquo;le temps c'est de l'argent&raquo; s'imposait comme mot d'ordre d'un capitalisme appel&eacute; &agrave; r&eacute;gner sans partage en fin de course.<br />
<br />
Et, contre toute attente, il semblerait que l'on soit bel et bien rendu en fin de course. En effet, l'automobile correspond &agrave; cette congestion croissante qui rend nos centres-villes invivables et irrespirables. L'automobile, reine des d&eacute;placements en solitaire, est plus que jamais un symbole individualiste et certaines f&eacute;ministes intempestives y voient m&ecirc;me un puissant symbole phallique. L'adage qu&eacute;b&eacute;cois ne dit-il pas : &laquo;grosse Corvette, petite qu&eacute;quette&raquo; ?<br />
 <br />
<strong>D&eacute;rapages en bout de piste</strong><br />
<br />
Mais, peu nous importe la protub&eacute;rance de certains organes des propri&eacute;taires de bagnoles, puisque se sont leurs engins de locomotion que nous subissons &agrave; longueur de journ&eacute;e. L'automobile serait - de l'avis de certains environnementalistes et du parti municipal Projet Montr&eacute;al - un facteur d'appauvrissement de la balance commerciale du Qu&eacute;bec. En effet, nous importons nos bagnoles, de m&ecirc;me que le pr&eacute;cieux carburant qui leur permet de caracoler en menant la vie dure aux cyclistes et aux pi&eacute;tons. Pendant ce temps, les producteurs de mat&eacute;riel ferroviaire fabriquent &agrave; l'&eacute;tranger des composantes pour des syst&egrave;mes de transport en commun qui contribuent &agrave; am&eacute;liorer le bilan environnemental des cit&eacute;s qui ont compris que la voiture &eacute;tait un frein au d&eacute;veloppement urbain harmonieux.<br />
<br />
Le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/tag/f1-montreal" target="_hplink">Grand Prix du Canada</a> n'est pas seulement un &eacute;v&egrave;nement honorant la Formule1, il s'agit d'une prestation touristique et festive qui fait partie d'une formule commerciale rapportant des quantit&eacute;s colossales de ristournes &agrave; ses parrains. Et, faisant face &agrave; une lev&eacute;e de boucliers en occident, les Bernie Ecclestone et autre promoteurs du m&ecirc;me acabit s'&eacute;vertuent &agrave; chercher des d&eacute;bouch&eacute;es du c&ocirc;t&eacute; de certaines villes des pays dits &laquo;en voie de d&eacute;veloppement&raquo;.<br />
<br />
Ainsi donc, nonobstant tout le d&eacute;corum et le moussage m&eacute;diatique qui l'entoure, le Grand Prix de Montr&eacute;al demeure un &eacute;v&eacute;nement tiers-mondiste, quoi qu'on en pense et qu'on en dise. Cet &eacute;v&eacute;nement n'a pas sa place au Qu&eacute;bec, dans un contexte o&ugrave; notre nation s'est distanci&eacute;e du reste du Canada en ce qui a trait &agrave; la protection de l'environnement et &agrave; la diminution des gaz &agrave; effet de serre (GES). Qui plus est, l'administration Tremblay, qui se targue d'&ecirc;tre novatrice en mati&egrave;re de mesures environnementales, se tire carr&eacute;ment dans le pied en acceptant que Montr&eacute;al continue d'&ecirc;tre la vitrine d'un &eacute;v&egrave;nement qui sert de pr&eacute;texte aux touristes en mal de jeunes &eacute;g&eacute;ries &agrave; la cuisse l&eacute;g&egrave;re.<br />
 <br />
<strong>L'aile ou la cuisse</strong><br />
<br />
Je n'&eacute;tais pas n&eacute;cessairement chaud &agrave; l'id&eacute;e que nos jeunes &eacute;tudiants se <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/07/seins-nus-et-casseroles-c_n_1579729.html" target="_hplink">d&eacute;v&ecirc;tissent</a> afin d'afficher leur m&eacute;contentement lors de manifestations qui me semblaient &ecirc;tre des d&eacute;monstrations d'&eacute;go superficiel et des pr&eacute;textes &agrave; un exhibitionniste que je qualifiais - il y a quelques mois - de bassement racoleur. Toutefois, j'ai grandement appr&eacute;ci&eacute; le geste de certaines manifestantes, exhibant leurs formes et leur moue, qui portaient des pancartes stipulant qu'elles &eacute;taient venues <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/06/grand-prix-sexiste-maria-mourani_n_1575567.html" target="_hplink">livrer en p&acirc;ture ce que la majorit&eacute; des touristes m&acirc;les &eacute;taient venue chercher &agrave; Montr&eacute;al</a>. Cette fois-ci le &laquo;m&eacute;dium (les corps des jeunes filles mi-nues) se confondait bel et bien avec le message (nous ne sommes pas de la chair fra&icirc;che pour les touristes provenant de classes &eacute;conomiques bien nanties).<br />
<br />
Il semblerait que le mouvement &eacute;tudiant - et ses ramifications au sein de la soci&eacute;t&eacute; civile - ait enfin r&eacute;ussi &agrave; d&eacute;ployer ses ailes ... dans un contexte o&ugrave; les classes dominantes tablent toujours sur un odieux &laquo;droit de cuissage&raquo; qui s'exprime pas seulement lors du Grand Prix de Montr&eacute;al et qui concerne les jeunes gens des deux sexes. Manifestation particuli&egrave;rement grossi&egrave;re et veule, le Grand Prix de Montr&eacute;al t&eacute;moigne de notre posture de R&eacute;publique de Banane, alors que nos jeunes &eacute;tudiants en seront, bient&ocirc;t, rendus &agrave; vendre leur corps afin de pouvoir poursuivre leurs &eacute;tudes sup&eacute;rieures. Tout le reste est &agrave; l'avenant, puisque les prol&eacute;taires - manuels, intellectuels, techniciens, etc. - doivent, eux aussi, vendre leur personne au plus offrant.<br />
 <br />
<strong>Les moyens de ses ambitions</strong><br />
<br />
La Formule 1 repr&eacute;sente la puissance &agrave; l'&eacute;tat pur. Gaspillant des quantit&eacute;s ahurissantes de carburant et monopolisant des arm&eacute;es de techniciens et de sp&eacute;cialistes en tous genres, il s'agit s'une d&eacute;pense somptuaire qui est un pied de nez odieux au commun des mortels qui, lui, peine &agrave; &laquo;rejoindre les deux bouts&raquo; et n'arrive plus &agrave; faire le plein d'essence pour se rendre au boulot ou ... &agrave; l'universit&eacute;.<br />
<br />
Il s'agit de la &laquo;Grande messe&raquo; d'un pouvoir oligarchique qui est &agrave; bout de souffle, mais qui utilise comme jamais tous les artifices de la &laquo;Grande s&eacute;duction&raquo; de son arsenal afin d'endormir les masses. Nos &eacute;lites coupent dans les d&eacute;penses publiques, les budgets &agrave; l'&eacute;ducation r&eacute;tr&eacute;cissent en peau de chagrin et le peu qui pourrait &ecirc;tre consenti afin de soulager la mis&egrave;re du commun des mortels est balay&eacute; sous le tapis. Les &laquo;Dieux du stade&raquo; font la f&ecirc;te, alors qu'une cohorte de badauds voyeurs ou exhibitionnistes - c'est selon - vient d&eacute;filer, comme sous l'effet d'un conditionnement pavlovien, pour admirer qui, les rutilantes Ferrari stationn&eacute;es sur la rue Peel, qui, les jeunes poulettes se dandinant en direction d'une des charcuteries de viande humaine de la rue Crescent.<br />
<br />
Rien ne va plus, faites vos jeux. L'industrie du tourisme a peur que les d&eacute;rives estudiantines ne viennent priver Montr&eacute;al de ses pr&eacute;cieuses recettes estivales et <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/07/jacques-villeneuve-sattaq_n_1579665.html" target="_hplink">Jacques Villeneuve</a>, jadis un vibrant symbole de courage et de pers&eacute;v&eacute;rance, s'est disqualifi&eacute; par ses remontrances dignes d'une <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/08/jacques-villeneuve-etudiants-menace_n_1581718.html?ref=canada-quebec" target="_hplink">idole totalement d&eacute;connect&eacute;e de la r&eacute;alit&eacute;</a>. Nous avons perdu de vue nos ambitions les plus l&eacute;gitimes : droit &agrave; l'&eacute;ducation et &eacute;galit&eacute; des chances dans une soci&eacute;t&eacute; qui ne serait plus l'appendice du capitalisme le plus d&eacute;brid&eacute;. Il ne nous reste plus que les moyens du d&eacute;sespoir ... quand la col&egrave;re du peuple gronde.<br />
<br />
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    <title>EXCLUSIF: La reconstruction de l'échangeur Turcot serait retardée et coûterait plus cher</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/04/05/reconstruction-turcot-delais-depassements-de-couts_n_1406434.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//</id>
    <published>2012-04-05T14:09:37-04:00</published>
    <updated>2012-04-11T14:52:39-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Les coûts de reconstruction de l'échangeur Turcot risquent de grimper et les délais de s'allonger, selon...]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[Les co&ucirc;ts de reconstruction de l&rsquo;&eacute;changeur Turcot risquent de grimper et les d&eacute;lais de s&rsquo;allonger, selon ce qu&rsquo;a appris le Huffington Post Qu&eacute;bec. Le ministre des Transports, Pierre Moreau, pourrait le confirmer le mois prochain lorsqu'il fera le point sur le projet.<br />
<br />
Le fait qu&rsquo;une partie des infrastructures routi&egrave;res et ferroviaires doit &ecirc;tre d&eacute;plac&eacute;e dans une zone mar&eacute;cageuse, aux sols instables, ne serait pas &eacute;tranger aux d&eacute;lais. Le minist&egrave;re des Transports (MTQ) se serait engag&eacute; sur une pente glissante en optant pour le d&eacute;placement des rails du CN et des voies de l&rsquo;autoroute 20 vers le nord, au pied de la falaise Saint-Jacques. On parle de sols mar&eacute;cageux, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;ancien lit de la rivi&egrave;re Saint-Pierre. <br />
<br />
Il va sans dire que d&rsquo;importants travaux de stabilisation des sols devront &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;s avant que le ma&icirc;tre d&rsquo;&oelig;uvre soit en mesure de donner le feu vert au fournisseur qui sera s&eacute;lectionn&eacute;, ce qui compromettrait la mise en service de la nouvelle structure pr&eacute;vue en 2017.<br />
<br />
L&rsquo;architecte Pierre Brisset, bien au fait du dossier, croit que le trac&eacute; original du CN &ndash; compris dans un corridor central situ&eacute; entre le Canal de Lachine et la falaise Saint-Jacques &ndash;  faisait tr&egrave;s bien l&rsquo;affaire. &laquo;C&rsquo;est une folie que de vouloir d&eacute;placer toute cette emprise vers des sols qui n&rsquo;ont pas de capacit&eacute; portante, pr&eacute;cise-t-il. Deux de mes contacts estiment que la facture pourrait avoisiner les 500 millions de dollars pour cette seule op&eacute;ration et, qui plus est, on ne pourra plus profiter de la falaise pour am&eacute;nager une coul&eacute;e verte.&raquo;<br />
<br />
<HH--236POLL--5902--HH><br />
<br />
La responsable des communications chez Infrastructure Qu&eacute;bec, Carole Bissonnette, r&eacute;pond par &eacute;crit que ce choix est tributaire d&rsquo;&laquo;une d&eacute;cision concert&eacute;e entre le MTQ et la Ville de Montr&eacute;al&raquo;. Et, de pr&eacute;ciser que &laquo;cette d&eacute;cision a pour objectif la protection du potentiel de d&eacute;veloppement du secteur situ&eacute; entre la falaise Saint-Jacques et le Canal de Lachine. La ville devra dans les prochaines ann&eacute;es r&eacute;aliser un plan particulier d&rsquo;urbanisme pour ce secteur afin de d&eacute;finir l&rsquo;usage qui sera fait de la Cour Turcot&raquo;. <br />
<br />
<strong>M&ecirc;ler les cartes</strong><br />
<br />
Pourtant, la Ville de Montr&eacute;al et l&rsquo;ensemble des organismes environnementaux s&rsquo;&eacute;taient entendus pour r&eacute;am&eacute;nager la Falaise Saint-Jacques en coul&eacute;e verte, dans un contexte o&ugrave; ce secteur souffre cruellement d&rsquo;un nombre croissants d&rsquo;&icirc;lots de chaleur. <br />
<br />
Pierre Brisset s&rsquo;indigne face &agrave; ce qui ressemble &laquo;&agrave; une op&eacute;ration de constitution d&rsquo;une future r&eacute;serve fonci&egrave;re pour faire du d&eacute;veloppement immobilier sur le dos des contribuables&raquo;. Une position reprise par le chef de Projet Montr&eacute;al, Richard Bergeron, et par le Conseil r&eacute;gional de l&rsquo;environnement (CRE) de Montr&eacute;al.<br />
<br />
Le MTQ soutient que la relocalisation des infrastructures routi&egrave;res et ferroviaires permettrait de d&eacute;senclaver l&rsquo;ancienne cour de triage Turcot, une immense zone en friche qui repr&eacute;senterait un fort potentiel de d&eacute;veloppement urbain. Pourtant, de l&rsquo;avis du m&ecirc;me minist&egrave;re, il en co&ucirc;terait un minimum de 150 millions de dollars pour la seule op&eacute;ration de relocalisation des emprises, tout cela sans compter la pr&eacute;paration des sols mar&eacute;cageux de la Falaise Saint-Jacques.<br />
<br />
Interrog&eacute;e &agrave; ce sujet, Carole Bissonnette ajoute que &laquo;les conditions de mise en &oelig;uvre et de performance &agrave; ce sujet feront l&rsquo;objet d&rsquo;exigences sp&eacute;cifiques qui seront pr&eacute;cis&eacute;es dans le cadre de l&rsquo;appel de proposition &agrave; venir pour le contrat Conception-construction&raquo;. <br />
<br />
Du c&ocirc;t&eacute; de Transports Qu&eacute;bec, la porte-parole Caroline Larose confirme que le projet pr&eacute;sent&eacute; en novembre 2010 fera l&rsquo;objet de modifications importantes. &laquo;Certains secteurs du projet ont &eacute;volu&eacute;, explique-t-elle. Il est toutefois trop t&ocirc;t - l&rsquo;appel de qualification &eacute;tant en cours - pour vous fournir de nouvelles esquisses.  Un dossier complet pourrait vous &ecirc;tre fourni au mois de mai.&raquo;<br />
<br />
<strong>Le mode de gestion questionn&eacute;</strong><br />
<br />
Les firmes pr&eacute;s&eacute;lectionn&eacute;es <a href="http://www.journaldemontreal.com/2012/03/09/projet-turcot-retarde" target="_hplink">ont jusqu&rsquo;au 2 mai pour soumettre leur candidature</a> pour la d&eacute;molition et la reconstruction de l&rsquo;imposant complexe. Le MTQ dit vouloir tirer parti d&rsquo;une &laquo;participation importante du secteur priv&eacute; en ce qui a trait au partage des responsabilit&eacute;s et des risques&raquo;, ce qui a guid&eacute; l&rsquo;adoption du mode de gestion de type Conception - construction. <br />
<br />
<blockquote><strong>Qu'est-ce que le mode &laquo; conception-construction &raquo;? </strong><br />
<br />
Il s&rsquo;agit d&rsquo;un mode de gestion de projet qui consiste &agrave; confier au fournisseur l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; de la conception, de la pr&eacute;paration des plans et devis, sans oublier toutes les phases de construction du futur ouvrage. Toutefois, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;tat qui financera le projet. Le gouvernement affirme que ce mode de gestion fera en sorte de transf&eacute;rer &agrave; l&rsquo;entreprise priv&eacute;e la majeure partie des risques li&eacute;s aux co&ucirc;ts et au respect de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ancier du projet. Finalement, afin de pr&eacute;server l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du processus, Infrastructure Qu&eacute;bec et le Minist&egrave;re des Transports feront appel &agrave; un v&eacute;rificateur de processus et &agrave; un arbitre de conflit d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts afin de surveiller le d&eacute;roulement du projet.</blockquote><br />
<br />
Pas moins de 37 firmes de g&eacute;nie-conseil tri&eacute;es sur le volet &ndash; sans oublier les entrepreneurs en travaux routiers &ndash; ont pu prendre connaissance des r&egrave;gles du jeu lors de la s&eacute;ance d&rsquo;appels de qualification, tenue le 11 janvier dernier. Seuls trois finalistes seront s&eacute;lectionn&eacute;s. D&eacute;j&agrave;, plusieurs ont pouss&eacute; les hauts cris puisque le ma&icirc;tre d&rsquo;&oelig;uvre exige des garanties financi&egrave;res qui favorisent les tr&egrave;s grands consortiums.<br />
<br />
Optant de plus en plus pour une gestion des grands projets en PPP ou en Conception-construction, le MTQ d&eacute;l&egrave;gue &eacute;norm&eacute;ment de responsabilit&eacute;s &agrave; des fournisseurs qui vont facturer une prime en fonction de la gestion du risque.<br />
<br />
Cette fa&ccedil;on de faire peut s&rsquo;av&eacute;rer fort risqu&eacute;e si l&rsquo;&laquo;on ne connait pas l&rsquo;&eacute;tat des sols, leur niveau de contamination ou leur r&eacute;sistance&raquo;, explique le pr&eacute;sident de l&rsquo;Association professionnelle des ing&eacute;nieurs du gouvernement du Qu&eacute;bec (APIGQ), Michel Gagnon. <br />
<br />
Dans le cas du projet Turcot, alors qu&rsquo;on nage en pleine zone mar&eacute;cageuse, Qu&eacute;bec confirme que c&rsquo;est en phase d&rsquo;appel de proposition (apr&egrave;s que les trois finalistes aient &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;s) que les crit&egrave;res de pr&eacute;paration des sols seront d&eacute;finis. <br />
<br />
&laquo;Le MTQ semble vouloir mettre toute la responsabilit&eacute; de la gestion des sols sur le dos du futur fournisseur, estime l&rsquo;architecte Pierre Brisset. Comment peut-on enclencher des travaux pr&eacute;paratoires sans pouvoir compter sur des sols stabilis&eacute;s ?&raquo; Il soutient qu&rsquo;habituellement, c&rsquo;est le ma&icirc;tre d&rsquo;&oelig;uvre qui doit livrer des sols conformes aux op&eacute;rations d&rsquo;am&eacute;nagement pr&eacute;vues. <br />
<br />
Les documents de l&rsquo;appel de qualification sp&eacute;cifient que &laquo;le concepteur-constructeur assumera tout d&eacute;passement de co&ucirc;ts&raquo;, ce qui laisse pr&eacute;sager une facture globale qui pourrait se rapprocher des 4 milliards de dollars &ndash; soit un milliard de plus que pr&eacute;vu.<br />
<br />
Me Pierre Descoteaux, un avocat sp&eacute;cialis&eacute; dans le domaine de la gestion des projets de construction, estime lui aussi qu&rsquo;habituellement, &laquo;c&rsquo;est le donneur d&rsquo;ouvrage qui devrait prendre en charge les questions de sol et de sous-sol pour que le fournisseur s&eacute;lectionn&eacute; puisse prendre ses responsabilit&eacute;s et livrer un travail selon les r&egrave;gles de l&rsquo;art&raquo;. <br />
<br />
Il croit que le MTQ devrait assumer les risques de la pr&eacute;paration des sols, ce qui &eacute;viterait de &laquo;faire assumer &agrave; l&rsquo;entrepreneur tous les risques, dans un contexte o&ugrave; ce dernier va entrevoir le pire sc&eacute;nario possible et finira par figurer des co&ucirc;ts de r&eacute;alisation tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;s&raquo;. <br />
<br />
<em>Avec la collaboration de Jean-Philippe Cipriani</em>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/559164/thumbs/s-ECHANGEUR-TURCOT-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Trouver de nouvelles alternatives aux anciennes places boursières</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/patricehans-perrier/bourse-quebec_b_1363465.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1363465</id>
    <published>2012-03-22T06:21:26-04:00</published>
    <updated>2012-05-22T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[La mondialisation poursuit sa course envers et contre tous. À preuve les tentatives de fusionner les bourses de Toronto et de Londres au mois de février 2011. Un mouvement de troupes qui n'augure rien de bon pour le Québec à l'heure où le gouvernement fédéral tente de régenter plusieurs de nos juridictions provinciales.
]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[<em>Trouver de nouvelles alternatives aux anciennes places boursi&egrave;res</em><br />
<br />
La mondialisation poursuit sa course envers et contre tous. &Agrave; preuve les tentatives de fusionner les bourses de Toronto et de Londres au mois de f&eacute;vrier 2011. Un mouvement de troupes qui n'augure rien de bon pour le Qu&eacute;bec &agrave; l'heure o&ugrave; le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral tente de r&eacute;genter plusieurs de nos juridictions provinciales.<br />
<br />
En fait, c'est le Groupe TMX - form&eacute; de la Bourse de Toronto et de celle de Montr&eacute;al - qui est tomb&eacute; sous la coupe du London Stock Exchange. Ainsi donc, la chaise musicale des si&egrave;ges sociaux se poursuit, avec le d&eacute;part de celui de la Bourse de Montr&eacute;al vers Toronto et, par voie de cons&eacute;quence, la fuite vers ... Londres.<br />
<br />
Dans un contexte o&ugrave; les entreprises manufacturi&egrave;res ont d&eacute;localis&eacute; un grand nombre de leurs centres de production, voil&agrave; que les places boursi&egrave;res sont en train de fusionner face &agrave; la menace des autres plateformes de transactions alternatives. Rappelons, &agrave; ce sujet, que la plateforme alternative Chi-X aura r&eacute;alis&eacute; plus de 1 500 milliards d'euros de transactions en 2010 et serait devenue la deuxi&egrave;me place boursi&egrave;re europ&eacute;enne. Est-ce dire que les int&eacute;r&ecirc;ts chinois pourraient, dans un proche avenir, damer le pion au London Stock Exchange?<br />
<br />
<strong>Changement de paradigme</strong><br />
<br />
Montr&eacute;al pourrait tirer son &eacute;pingle du jeu, selon certains analystes, du fait de son expertise pointue dans le domaine des transactions sur les produits d&eacute;riv&eacute;s. Toutefois, il s'agit d'un march&eacute; particuli&egrave;rement volatil, avec les inconv&eacute;nients que l'on conna&icirc;t en termes de sp&eacute;culation et d'effets de levier qui deviennent incontr&ocirc;lables dans certains cas. <br />
<br />
Pourquoi ne pas repenser le r&ocirc;le d'une place boursi&egrave;re &agrave; la lueur d'une crise &eacute;conomique qui est d'essence structurelle et qui n'est pas sur le point de s'estomper &agrave; court terme?<br />
<br />
Certaines donn&eacute;es du minist&egrave;re des Finances, de l'&Eacute;conomie et de la Recherche du Qu&eacute;bec d&eacute;montrent que l'offre en mati&egrave;re de capital de risque est toujours importante chez nous. En effet, les fonds sous gestion ont &eacute;t&eacute; sup&eacute;rieurs &agrave; 11 milliards de dollars en 2001, ce qui veut dire que le Qu&eacute;bec poss&eacute;dait la moiti&eacute; du capital de risque disponible pour les entreprises canadiennes &agrave; pareille date. Il appert que le mouvement coop&eacute;ratif souffre de sous-financement, malgr&eacute; le fait que certains organismes financiers se montrent plus ouverts &agrave; aider un secteur qui repr&eacute;sente une alternative cr&eacute;dible face au n&eacute;olib&eacute;ralisme chancelant.<br />
 <br />
<strong>Recentrer le capital</strong><br />
<br />
Les coop&eacute;ratives sont actives dans le monde agricole, au niveau des entreprises de services, du commerce de d&eacute;tail ou m&ecirc;me des produits manufactur&eacute;s. Contrairement aux entreprises traditionnelles, les coop&eacute;ratives n'ont pas pour finalit&eacute; de satisfaire les int&eacute;r&ecirc;ts d'une caste d'investisseurs. Leur mandat concerne plut&ocirc;t une plus juste r&eacute;partition des revenus entre les membres, qu'ils soient issus de la direction, de la masse des salari&eacute;s ou d'un groupe d'investisseurs. <br />
<br />
Dans un contexte o&ugrave; les fonds de placement - &agrave; l'instar de la  Caisse de d&eacute;p&ocirc;t et placement du Qu&eacute;bec - perdent des plumes face &agrave; la volatilit&eacute; des march&eacute;s financiers, pourquoi ne pas recentrer ce pr&eacute;cieux capital fruit de l'&eacute;pargne collective. On pourrait mettre en place, &agrave; Montr&eacute;al, une place financi&egrave;re alternative qui financerait les coop&eacute;ratives du Qu&eacute;bec, mais aussi ailleurs en Am&eacute;rique, dans un deuxi&egrave;me temps. Les coop&eacute;ratives bien g&eacute;r&eacute;es pr&eacute;sentent moins de risque que bien des PME traditionnelles, selon un haut cadre de Capital r&eacute;gional et coop&eacute;ratif Desjardins.<br />
<br />
<strong>Vers un capitalisme non financier</strong><br />
<br />
Dans les faits, le d&eacute;veloppement du mouvement coop&eacute;ratif permettrait d'&eacute;chapper &agrave; l'emprise du grand capital apatride et de recentrer l'activit&eacute; &eacute;conomique en fonction de l'offre et de la demande au niveau local. La d&eacute;rive du n&eacute;olib&eacute;ralisme provient, justement, de la structure des march&eacute;s financiers et du d&eacute;litement de la souverainet&eacute; des nations et des r&eacute;gions concern&eacute;es par l'&eacute;clatement des fronti&egrave;res &eacute;conomiques.<br />
<br />
Obs&eacute;d&eacute;s par le rendement sur l'investissement, les financiers ont sp&eacute;cul&eacute; en d&eacute;multipliant les leviers d'investissement, en empruntant des sommes inexistantes et en for&ccedil;ant les entreprises &agrave; d&eacute;localiser une part croissante de leurs moyens de production. Une bulle &eacute;norme a &eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par ce cancer sp&eacute;culatif et a &eacute;clat&eacute; entre 2008 et 2009.<br />
<br />
Pourquoi ne pas profiter de la masse critique de nos fonds de placement pour relancer l'&eacute;conomie locale, dans une perspective de plus juste r&eacute;tribution des actifs et de meilleure prise en charge des impacts de nos entreprises sur l'environnement?<br />
 <br />
<strong>Un noyau dur pour financer l'&eacute;conomie locale</strong><br />
<br />
Ainsi, des dossiers tels que l'implantation de parcs de production d'&eacute;nergie alternative - &eacute;olienne, solaire ou autre - ou la gestion de fermes de production agroalimentaire pourraient faire l'objet d'une s&eacute;rie de moratoires afin de faire le point sur les orientations &eacute;conomiques envisag&eacute;es.<br />
<br />
Des coop&eacute;ratives de production et d'initiative locale pourraient se voir confier le mandat de reprendre en main une portion importante de la vie &eacute;conomique de nos r&eacute;gions. Une part croissante de l'imposant bas de laine du Qu&eacute;bec irait irriguer le d&eacute;veloppement d'une &eacute;conomie locale, de type mixte, o&ugrave; la finalit&eacute; serait l'enrichissement collectif. <br />
<br />
Il est temps de donner au mouvement coop&eacute;ratif les moyens de ses aspirations. La pr&eacute;sente crise financi&egrave;re, la liquidation de nos places financi&egrave;res et la spoliation de nos &eacute;pargnes collectives nous forcent &agrave; repenser le capitalisme. Dans un tel contexte, pourquoi ne pas mettre sur pied une imposante place financi&egrave;re d&eacute;di&eacute;e au mouvement coop&eacute;ratif en plein c&oelig;ur de la &laquo;City&raquo; montr&eacute;alaise?<br />
<br />
UN LIEN : <a href="http://patricehansperrier.wordpress.com/2011/02/09/la-bourse-ou-la-vie/" target="_hplink">http://patricehansperrier.wordpress.com/2011/02/09/la-bourse-ou-la-vie/</a><br />
<br />
]]></content>
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    <title>Pour que Montréal retrouve sa pleine mesure</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/patricehans-perrier/montreal-manque-de-leadership_b_1313497.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1313497</id>
    <published>2012-03-01T12:11:02-05:00</published>
    <updated>2012-05-01T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Une décennie après son Sommet de 2002, Montréal n'en finit plus de se chercher de nouvelles vocations. Ancienne plaque tournante de la traite des fourrures, port de mer ouvrant le continent et place commerciale de premier plan, Montréal peine à retrouver son leadership dans un contexte où les centres de décisions se sont déplacés vers l'Ouest canadien et où la délocalisation d'une importante part de nos activités économiques aura frappé de plein fouet une métropole pourtant dynamique.]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[Une d&eacute;cennie apr&egrave;s son Sommet de 2002, Montr&eacute;al n'en finit plus de se chercher de nouvelles vocations. Ancienne plaque tournante de la traite des fourrures, port de mer ouvrant le continent et place commerciale de premier plan, Montr&eacute;al peine &agrave; retrouver son leadership dans un contexte o&ugrave; les centres de d&eacute;cisions se sont d&eacute;plac&eacute;s vers l'Ouest canadien et o&ugrave; la d&eacute;localisation d'une importante part de nos activit&eacute;s &eacute;conomiques aura frapp&eacute; de plein fouet une m&eacute;tropole pourtant dynamique.<br />
<br />
<strong>Des secteurs en perte de vitesse</strong><br />
<br />
Montr&eacute;al comptait autour de 90 000 travailleurs du domaine de la mode et de la couture, il y a &agrave; peine trois d&eacute;cennies. Ils ne sont plus que 30 000 en poste et certains analystes financiers<a href="http://www.arrondissement.com/tout-get-document/u2255-crise-dans-industrie-textile" target="_hplink"> pr&ocirc;nent la liquidation </a>d'un secteur qualifi&eacute; de mou. <br />
<br />
Que dire de l'a&eacute;ronautique, un des fleurons de la m&eacute;tropole du Qu&eacute;bec, alors que le g&eacute;ant Bombardier a&eacute;ronautique<a href="http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/aeronautique-et-aerospatiale/les-travailleurs-de-l-aeronautique-craignent-un-glissement-de-l-industrie-vers-le-mexique-/517723" target="_hplink"> a d&eacute;localis&eacute; un tr&egrave;s fort pourcentage de ses employ&eacute;s </a>vers le Mexique en l'espace d'une d&eacute;cennie.  <br />
<br />
M&ecirc;me son de cloche du c&ocirc;t&eacute; des pilotes d'avion, chez Air Transat, alors que le syndicat d&eacute;non&ccedil;ait l'automne dernier les man&oelig;uvres de l'employeur pour sous-traiter des pilotes &eacute;trangers lors des p&eacute;riodes saisonni&egrave;res d'embauche.<br />
<br />
<strong>Inf&eacute;odation</strong><br />
<br />
&Agrave; d&eacute;faut d'agir comme un v&eacute;ritable poumon &eacute;conomique, la m&eacute;tropole du Qu&eacute;bec sert plut&ocirc;t d'interstice entre des blocs continentaux qui ne savent plus trop comment se relier. Le centre-ville de Montr&eacute;al accueille en son sein les officines de l'aviation civile et certains cabinets de grandes firmes &eacute;trang&egrave;res, mais sa place boursi&egrave;re n'existe pour ainsi dire plus. Sa capacit&eacute; de projection financi&egrave;re est lourdement hypoth&eacute;qu&eacute;e alors qu'un projet de cr&eacute;ation d'une Autorit&eacute; des march&eacute;s financiers pancanadienne fait m&ecirc;me<a href="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201005/17/01-4281022-non-merci-a-une-amf-nationale.php" target="_hplink"> sourciller les analystes du quotidien La Presse</a>. <br />
<br />
<strong>D&eacute;lire des grandeurs</strong><br />
<br />
Pendant ce temps, les arrondissements comptent sur une dotation qui r&eacute;tr&eacute;cit en peau de chagrin, les services de proximit&eacute; ayant &eacute;t&eacute; r&eacute;duits &agrave; leur plus simple expression. Montr&eacute;al implose, livr&eacute;e &agrave; des guerres de tutelle, des joutes d'influence o&ugrave; s'affronte une myriade d'organismes apparent&eacute;s qui lui pompe ses ressources vitales. Le bureau du Maire s'occupe des grands projets, &agrave; d&eacute;faut de l'ancien d&eacute;partement d'urbanisme qui a &eacute;t&eacute; pulv&eacute;ris&eacute; au grand dam de ses artisans.<br />
<br />
Si New York ne compte qu'UN centre hospitalier de recherche universitaire -- le Mount Sinai -- nos &eacute;lites <a href="http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1188" target="_hplink">nous ont fait miroiter deux m&eacute;ga-h&ocirc;pitaux</a> appel&eacute;s &agrave; sceller dans le b&eacute;ton les deux solitudes linguistiques de Montr&eacute;al. <br />
<br />
<strong>Un h&eacute;ritage dilapid&eacute;</strong><br />
<br />
Dans l'entrefaite, la Biblioth&egrave;que centrale de Montr&eacute;al a &eacute;t&eacute; liquid&eacute;e, sans que personne ne proteste. Les maisons de la culture -- telle que la Chapelle du Bon-Pasteur -- n'arrivent plus &agrave; voir la lumi&egrave;re au bout du tunnel, dans un contexte o&ugrave; l'administration municipale tente d'en faire des lieux de diffusion au services de promoteurs priv&eacute;s qui engrangeront des profits en profitant d'infrastructures entretenues par les pouvoirs publics.<br />
<br />
C'est bien simple, les derniers vestiges des services de proximit&eacute; sont &eacute;vid&eacute;s dans leur coquille pour que des corps &eacute;trangers viennent y pomper le peu d'argent des quidams.<br />
<br />
<strong>Restituer la d&eacute;mocratie municipale</strong><br />
<br />
N'oublions pas que c'est au tournant des tumultueuses ann&eacute;es 1970 que l'ensemble des citoyens montr&eacute;alais a conquis (...) le droit d'&eacute;lire des repr&eacute;sentants. Que s'est-il pass&eacute; depuis pour qu'&agrave; peine plus du tiers de l'&eacute;lectorat se manifeste aux derni&egrave;res &eacute;lections ? <br />
<br />
Un d&eacute;but de coup d'&Eacute;tat a &eacute;t&eacute; sign&eacute; avec l'abolition de la mairie de l'arrondissement Ville-Marie, dans le cadre de cette loi 22 adopt&eacute;e en douce par la ministre Nathalie Normandeau en 2008. Un coup de force qui fait dire &agrave; certains citoyens qu'Andr&eacute; Lavall&eacute;e serait devenu le maire fant&ocirc;me du centre-ville, apr&egrave;s sa nomination &agrave; titre de directeur du cabinet du nouveau maire de l'arrondissement Ville-Marie, c'est-&agrave;-dire le premier citoyen de la m&eacute;tropole. En effet, le maire G&eacute;rald Tremblay s'occupe, depuis lors, des destin&eacute;es d'un arrondissement qui repr&eacute;sente surtout les int&eacute;r&ecirc;ts de quelques corporations aux influences lourdes de cons&eacute;quences.<br />
<br />
Comme le mentionnent, avec acuit&eacute;, certains observateurs perspicaces, il eut &eacute;t&eacute; plus &eacute;quitable d'abolir TOUTES les mairies d'arrondissement dans le cadre d'une &eacute;lection municipale qui aurait mis sur la table les vrais enjeux d'une gouvernance qui semble avoir &laquo;perdu le nord&raquo;.<br />
<br />
On peut, l&eacute;gitimement, s'interroger dans un contexte o&ugrave; d'importantes modifications &agrave; la Loi sur l'am&eacute;nagement et l'urbanisme (LAU) pourraient donner naissance &agrave; une m&eacute;gastructure d'agglom&eacute;ration qui prendrait la place de la m&eacute;tropole.<br />
<br />
Bien au-del&agrave; des enjeux partisans, nous croyons que Montr&eacute;al est &agrave; la crois&eacute;e des chemins et que ses citoyens devront mettre un terme aux guerres de clochers qui s&eacute;vissent sur l'&icirc;le. Il y va de la survivance d'une ville qui s'est d&eacute;marqu&eacute;e dans le pass&eacute; et qui pourrait encore nous surprendre &agrave; l'avenir. O&ugrave; est le leadership ?<br />
<br />
<a href="patricehansperrier.wordpress.com" target="_hplink">patricehansperrier.wordpress.com</a>]]></content>
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    <title>Dossier Griffintown: Louise Harel préoccupée</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/02/29/dossier-grinffintown-louise-harel_n_1311788.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//</id>
    <published>2012-02-29T18:37:02-05:00</published>
    <updated>2012-02-29T18:46:03-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Il n'y a pas que l'enchevêtrement des structures de gouvernance ou la démocratie municipale qui préoccupent...]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[Il n&rsquo;y a pas que l&rsquo;enchev&ecirc;trement des structures de gouvernance ou la d&eacute;mocratie municipale qui pr&eacute;occupent Louise Harel. Cette derni&egrave;re estime qu&rsquo;il faut aller de l&rsquo;avant avec des projets porteurs et que la m&eacute;tropole devra &agrave; tous prix briser son isolement. <br />
<br />
C&rsquo;est ainsi que dans le dossier de l&rsquo;introduction de l&rsquo;outil sur les zones franches, la cheffe de l&rsquo;opposition n&rsquo;h&eacute;siterait pas &agrave; tendre la main &agrave; un ancien adversaire afin de contrer cette mesure. En effet, une coalition de citoyens s&rsquo;est form&eacute;e pour la pr&eacute;servation de l&rsquo;arrondissement historique et naturel du Mont-Royal alors que les nouvelles modifications &agrave; la LAU pourraient soustraire la montagne au processus r&eacute;f&eacute;rendaires. &laquo;Une portion du Mont-Royal se retrouve &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des limites de la ville de Westmount et son Maire, Peter Trent, vient de solliciter les membres de cette coalition pour qu&rsquo;ils fassent pression sur le gouvernement afin de contrecarrer cet article qui porte sur l&rsquo;introduction des zones franches d&rsquo;approbation r&eacute;f&eacute;rendaires. Je ne ferme pas la porte &agrave; des discussions dans cette direction&raquo;, assure-t-elle.<br />
<br />
Outre la bataille qui fait rage autour de la r&eacute;forme de la LAU, c&rsquo;est toute la question de l&rsquo;arrimage des nouveaux projets immobiliers &agrave; la question des transports en commun qui passionne Mme Harel. &laquo;Nous allons pr&eacute;senter un m&eacute;moire devant l&rsquo;OCPM &agrave; propos de la planification &agrave; venir de Griffintown et une de nos priorit&eacute;s sera d&rsquo;exiger que la trame urbaine historique &ndash; ce qu&rsquo;il en reste du moins &ndash; soit prot&eacute;g&eacute;e. Mais, pr&eacute;cise-t-elle, il faut aussi penser au transport collectif dans un contexte o&ugrave; la trame de ce secteur ne permet pas d&rsquo;y implanter de grands boulevards&raquo;.<br />
<br />
Au chapitre des transports en commun, notre interlocutrice aimerait bien que &laquo;le CN fasse un plus grand effort de concertation pour permettre &agrave; une future desserte de tramway ou de trolleybus d&rsquo;emprunter une de ses emprises. Une mesure qui permettrait de traverser une portion importante du Sud-Ouest, ce qui nous aiderait &agrave; bonifier le d&eacute;veloppement urbain du secteur&raquo;. <br />
<br />
Finalement, alors que plusieurs s&rsquo;interrogent face &agrave; la question du financement des futurs travaux sur le pont Champlain, Louise Harel estime qu&rsquo;il faudra faire preuve de beaucoup plus de coh&eacute;rence. Elle estime que c&rsquo;&laquo;est une aberration que le maire Tremblay ait pris la d&eacute;cision d&rsquo;appuyer la tarification &agrave; la pi&egrave;ce afin de financer la reconstruction de ce pont. On ne doit pas utiliser ce mode de financement pour remplacer une infrastructure existante que l&rsquo;on a d&eacute;j&agrave; pay&eacute;e comme contribuables dans le pass&eacute;. Nous allons d&rsquo;ailleurs pr&eacute;senter une motion au conseil de ville du 20 f&eacute;vrier prochain &agrave; ce sujet&raquo;. Elle nous rappelle, d&rsquo;ailleurs, que &laquo;le gouvernement Harper financera toutes les entr&eacute;es et sorties du pont de Windsor lors de sa reconstruction. Alors, pourquoi le f&eacute;d&eacute;ral ne ferait-il pas sa juste part dans le cas du pont Champlain ?&raquo;.<br />
----------------<br />
<br />
<strong>Des outils pour mieux encadrer les grands projets </strong><br />
<br />
Un Programme Particulier d&rsquo;Urbanisme (PPU) &ndash; qui sera appel&eacute; Plan Particulier d&rsquo;Urbanisme dans la refonte attendue de la Loi sur l&rsquo;Am&eacute;nagement et l&rsquo;Urbanisme (LAU) &ndash; est un outil qui permet de planifier le d&eacute;veloppement urbain de certains secteurs qui commandent une attention sp&eacute;ciale de la part d&rsquo;un conseil municipal. <br />
<br />
En r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale, nos &eacute;diles utiliseront un PPU lors de la l&rsquo;&eacute;laboration, de la modification ou de la r&eacute;vision du plan d&rsquo;urbanisme d&rsquo;une municipalit&eacute;. Par ailleurs, il s&rsquo;agit d&rsquo;un outil qui permettra de traiter en priorit&eacute; la mise en valeur ou la r&eacute;habilitation d&rsquo;un secteur critique de la municipalit&eacute;. <br />
<br />
L&rsquo;Office de consultation publique de Montr&eacute;al est un organisme qui m&egrave;ne des consultations en amont aupr&egrave;s de la population touch&eacute;e par des projets de d&eacute;veloppement urbain d&rsquo;envergure. Cet organisme, cr&eacute;&eacute; en septembre 2002, s&rsquo;at&egrave;le &agrave; la t&acirc;che ardue de faire dialoguer les promoteurs et les citoyens afin que les pouvoirs publics soient en mesure de donner le feu vert &agrave; des projets qui passeront le test d&rsquo;une certaine recevabilit&eacute; sur le plan social, environnemental ou &eacute;conomique. Recevant ses mandats du conseil municipal et du comit&eacute; ex&eacute;cutif de la Ville de Montr&eacute;al, on comprendra la d&eacute;licate posture de cet organisme qui, en principe, est ind&eacute;pendant.<br />
<br />
&Agrave; LIRE AUSSI: <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/02/29/griffintown-metier_n_1311333.html?1330548974" target="_hplink">Remettre 100 fois sur le m&eacute;tier</a>]]></content>
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    <title>Dossier Griffintown: Remettre 20 fois sur le métier</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//</id>
    <published>2012-02-29T15:45:36-05:00</published>
    <updated>2012-03-06T10:22:12-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Griffintown est un quartier grand comme un mouchoir de poche qui suscite, toutefois, la convoitise de plusieurs gros joueurs...]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[Griffintown est un quartier grand comme un mouchoir de poche qui suscite, toutefois, la convoitise de plusieurs gros joueurs de l&rsquo;immobilier. On se souviendra du projet du groupe Devimco qui ambitionnait d&rsquo;allonger la rondelette somme de 1,3 milliards de dollars afin d&rsquo;y construire son &laquo;Village Griffintown&raquo;. Nous &eacute;tions &agrave; la fin 2007, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; le promoteur ne parvenait pas &agrave; convaincre les investisseurs en lice &ndash; principalement des caisses de retraite d&rsquo;employ&eacute;s gouvernementaux &ndash; d&rsquo;embarquer dans l&rsquo;affaire. <br />
<br />
Outre les tractations financi&egrave;res, plusieurs jeux de coulisse ont eu lieu derri&egrave;re les portes closes du Comit&eacute; ex&eacute;cutif de la Ville de Montr&eacute;al. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;administration Tremblay-Zampino avait d&eacute;cid&eacute; de passer outre aux pr&eacute;rogatives de l&rsquo;Office de consultation publique de Montr&eacute;al (OCPM) pour que le projet Devimco soit trait&eacute; en priorit&eacute; par le Comit&eacute; ex&eacute;cutif. <br />
<br />
<br />
<strong>Une saga municipale</strong><br />
<br />
Le projet avait pris des allures de saga, alors que le promoteur avait entrepris sa propre tourn&eacute;e pr&eacute;liminaire de consultations aupr&egrave;s des organismes du Sud-Ouest. Cerise sur le g&acirc;teau, cet ambitieux projet aurait command&eacute; un processus d&rsquo;expropriation d&rsquo;environ 20 % du territoire concern&eacute; afin de pouvoir reconstituer le parcellaire en fonction des besoins en lice. Plusieurs petits propri&eacute;taires sont, &agrave; ce moment-l&agrave;, mont&eacute;s aux barricades en craignant de faire les frais de l&rsquo;app&eacute;tit du promoteur. <br />
<br />
C'en &eacute;tait trop, la garde rapproch&eacute;e du Maire de Montr&eacute;al prit la d&eacute;cision de traiter la question par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;un Projet Particulier d&rsquo;Urbanisme (PPU). Un nouveau volet de la saga s&rsquo;ouvrait &ndash; un lundi 28 avril 2008 &ndash; alors que le Conseil de ville adoptait, presque sans opposition, ce fameux PPU. <br />
<br />
<br />
<strong>Les r&egrave;gles du jeu changent</strong><br />
<br />
L&rsquo;adoption d&rsquo;un PPU pour le quartier Griffintown permettra aux membres du Comit&eacute; ex&eacute;cutif de se pencher sur le secteur Peel-Wellington afin d&rsquo;y voir un peu plus clair. Dans les faits, cette exercice de planification ne concernait qu&rsquo;environ 30 % de tout le quartier et c&rsquo;est le projet du promoteur Devimco qui en aura manifestement command&eacute; l&rsquo;adoption. <br />
<br />
L&rsquo;exercice de ce PPU sera, par la suite, &eacute;largi aux abords de l&rsquo;autoroute Bonaventure et permettra de ficeler une approche destin&eacute;e &agrave; r&eacute;habiliter ce secteur faisant la jonction entre le Faubourg-aux-R&eacute;collets et Griffintown. Cette fois-ci, on parlera d&rsquo;un Quartier Bonaventure, les concepteurs de l&rsquo;avant-projet proposant d&rsquo;abaisser ce viaduc autoroutier pour le transformer en &eacute;l&eacute;gant boulevard urbain.<br />
<br />
Rejoint au t&eacute;l&eacute;phone, Dinu Bumbaru, responsable des politiques de l&rsquo;organisme H&eacute;ritage Montr&eacute;al, estime que &laquo;la ville s&rsquo;est brul&eacute;e avec cet exercice bidon de 2008, alors que l&rsquo;arrondissement du Sud-Ouest menait des consultations non cr&eacute;dibles aupr&egrave;s de la population. Les outils pour &eacute;valuer les projets en lice auraient pu &ecirc;tre plus performants et nos d&eacute;cideurs ont fait preuve d&rsquo;un manque de perspectives en bout de ligne&raquo;. <br />
<br />
<strong>Un secteur en &eacute;bullition </strong><br />
<br />
Autour de 23 projets de d&eacute;veloppement immobilier sont, actuellement, en cours de r&eacute;alisation ou en instance d&rsquo;approbation dans les bureaux du d&eacute;partement  d&rsquo;urbanisme de l&rsquo;arrondissement du Sud-Ouest. Si le PPU aura permis de baliser les grandes lignes d&rsquo;un d&eacute;veloppement que les autorit&eacute;s municipales souhaitent harmonieux, il reste que la population n&rsquo;a toujours pas &eacute;t&eacute; consult&eacute;e de mani&egrave;re formelle pour l&rsquo;ensemble du secteur. <br />
<br />
Par ailleurs, les responsables du PPU tentent de faire l&rsquo;impossible pour concevoir de nouveaux espaces verts dans un secteur o&ugrave; les &icirc;lots de chaleur sont l&eacute;gions. Une situation qui fait dire &agrave; Dinu Bumbaru que &laquo;nous avons tendance &agrave; oublier que le Canal de Lachine constitue un parcours de pr&egrave;s de 11 kilom&egrave;tres, une v&eacute;ritable coul&eacute;e verte qui devrait &ecirc;tre mieux exploit&eacute;e. Il faudra songer &agrave; ouvrir des fen&ecirc;tres publiques sur ce magnifique plan d&rsquo;eau. N&rsquo;oublions pas que nous avons aussi des espaces d&eacute;j&agrave; existants &agrave; mettre en valeur, &agrave; l&rsquo;instar du trac&eacute; des voies ferr&eacute;es qui traversent le projet True North&raquo;.<br />
<br />
<strong>Une consultation pour tout le secteur</strong><br />
<br />
Finalement, l&rsquo;OCPM vient d&rsquo;engager un nouveau processus de consultation qui se d&eacute;roulera en deux &eacute;tapes. Un colloque &ndash; intitul&eacute; GRIFFINTOWN / REGARDS SUR L&rsquo;AVENIR &ndash; s&rsquo;est tenu &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole de technologie sup&eacute;rieur (&Eacute;TS) la fin de semaine du 21 janvier dernier. Cet &eacute;v&eacute;nement &ndash; organis&eacute; par l&rsquo;OCPM &ndash; aura permis &agrave; une douzaine de consultants et sp&eacute;cialistes de venir livrer l&rsquo;essentiel de leur compr&eacute;hension des enjeux qui concernent un secteur en pleine tourmente. <br />
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La deuxi&egrave;me &eacute;tape du processus de consultation permettra aux citoyens et aux intervenants concern&eacute;s de d&eacute;poser leurs m&eacute;moires lors des prochaines audiences de l&rsquo;OCPM qui se d&eacute;rouleront &agrave; partir du 13 f&eacute;vrier prochain.<br />
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Daniel Gill, un urbaniste qui enseigne &agrave; la facult&eacute; d&rsquo;am&eacute;nagement de l&rsquo;Universit&eacute; de Montr&eacute;al, a pris le micro &agrave; fin d&rsquo;un atelier du colloque afin de pr&eacute;ciser qu&rsquo;&laquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un quartier de transit en d&eacute;finitive&raquo; et qu&rsquo;&laquo;il faut prendre en compte le fait que la trame d&rsquo;origine n&rsquo;existe pour ainsi dire plus&raquo;. <br />
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<strong>Les transports en jeu</strong><br />
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Nous avons rencontr&eacute; le professeur Gill &agrave; la fin du colloque du 21 janvier. Il nous confiait qu&rsquo;&laquo;on ne peut plus faire du d&eacute;veloppement de quartier sans tenir compte du contexte m&eacute;tropolitain&raquo;. Conscient des d&eacute;licats enjeux en lice, il estime que &laquo;la dynamique des arrondissements a balkanis&eacute; Montr&eacute;al, une ville qui ne peut pas se replier sur elle-m&ecirc;me face &agrave; l&rsquo;immense r&eacute;gion m&eacute;tropolitaine. Il faudra penser &agrave; r&eacute;habiliter nos anciens faubourgs en mettant de l&rsquo;avant un cocktail de modes de transport qui soit, enfin, fonctionnel et attrayant&raquo;.  <br />
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Justement, question transports, les travaux de mitigation entourant la reconstruction du complexe de l&rsquo;&eacute;changeur Turcot font craindre le pire &agrave; l&rsquo;arrondissement du Sud-Ouest. Son maire, Beno&icirc;t Dorais, nous confiait r&eacute;cemment craindre d&rsquo;&ecirc;tre oblig&eacute; de financer une bonne part de ces mesures et de se retrouver avec un budget d&eacute;ficient. Un r&eacute;el engorgement de tout le secteur est &agrave; craindre pour les ann&eacute;es &agrave; venir. <br />
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C&rsquo;est sans doute ce qui am&egrave;ne le professeur Gill &agrave; souligner qu&rsquo;&laquo;il nous faut revoir notre strat&eacute;gie en termes de transport et penser &agrave; implanter, par exemple, des trains de banlieue qui fonctionneraient en continu. Si tu termines ton travail &agrave; 14h00, tu ne peux pas te permettre d&rsquo;attendre jusqu&rsquo;&agrave; 17h00 pour prendre ton train jusqu&rsquo;&agrave; Saint-Hilaire&raquo;, termine-t-il.<br />
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Un dossier sur lequel nous allons revenir prochainement.<br />
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&Agrave; LIRE AUSSI: <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/02/29/dossier-grinffintown-louise-harel_n_1311788.html?1330559054" target="_hplink">Louise Harel pr&eacute;occup&eacute;e</a>]]></content>
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    <title>Louise Harel réclame de la transparence à Montréal dans la gestion des grands projets</title>
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    <published>2012-02-05T13:53:16-05:00</published>
    <updated>2012-02-25T14:41:31-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[La chef de l'opposition à Montréal, Louise Harel, se bat pour que la Ville fasse preuve d'une plus grande transparence...]]></summary>
    <author>
        <name>Patrice-Hans Perrier</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/patricehans-perrier/"><![CDATA[La chef de l'opposition &agrave; Montr&eacute;al, Louise Harel, se bat pour que la Ville fasse preuve d&rsquo;une plus grande transparence au chapitre de la gestion des grands projets. Elle rappelle qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; elle &eacute;tait ministre des Affaires municipales, elle avait con&ccedil;u la loi 170 afin d&rsquo;introduire des changements majeurs en mati&egrave;re de d&eacute;mocratie municipale. <br />
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&laquo;Cette loi faisait en sorte que les Montr&eacute;alais aient acc&egrave;s aux m&ecirc;mes pouvoirs de signature d&rsquo;un registre et d&rsquo;approbation r&eacute;f&eacute;rendaire que le reste des Qu&eacute;b&eacute;cois&raquo;, explique-t-elle. &laquo;Jean Drapeau s&rsquo;est toujours oppos&eacute; &agrave; ce que les Montr&eacute;alais puissent se prononcer par signature de registre ou lors de la tenue de r&eacute;f&eacute;rendums d&rsquo;approbation sur les changements de zonage&raquo;. <br />
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Elle ajoute qu&rsquo;&laquo;il n&rsquo;est plus possible de d&eacute;velopper Montr&eacute;al sans passer par un processus d&rsquo;acceptabilit&eacute; sociale. C&rsquo;est un des facteurs clef de la r&eacute;ussite de certains des grands projets qui ont r&eacute;ussi &agrave; lever&raquo;.<br />
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Louise Harel rappelle que l'ancien maire Pierre Bourque avait mis en place un groupe de travail, pr&eacute;sid&eacute; par G&eacute;rald Tremblay, afin de produire un rapport recommandant que les Montr&eacute;alais puissent disposer d&rsquo;une capacit&eacute; d&rsquo;approbation r&eacute;f&eacute;rendaire lors des changements de zonage. &laquo;C&rsquo;est justement ce fameux rapport qui a recommand&eacute; la mise en place de l&rsquo;Office de consultation publique de Montr&eacute;al, dit-elle. Je vous rappelle que j&rsquo;ai pris en consid&eacute;ration les recommandations de ce rapport pour les introduire dans la loi 170.&raquo;<br />
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<strong>&Eacute;carter le &laquo;pas dans ma cour&raquo;</strong><br />
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Et, de pr&eacute;ciser qu&rsquo;&laquo;afin d&rsquo;&eacute;carter le syndrome du "pas dans ma cour", j'ai introduit l&rsquo;article 89 dans la Charte de Montr&eacute;al, une disposition particuli&egrave;re dressant une liste de types de projets susceptibles de ne pas requ&eacute;rir d&rsquo;approbation r&eacute;f&eacute;rendaire, mais qui ferait l&rsquo;objet d&rsquo;une consultation publique men&eacute;e par l&rsquo;OCPM&raquo;.<br />
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L&rsquo;ironie du sort c&rsquo;est que, &laquo;quelques ann&eacute;es apr&egrave;s avoir pris le pouvoir, l&rsquo;administration Tremblay a demand&eacute; &agrave; Qu&eacute;bec des modifications &agrave; l&rsquo;effet que les pouvoirs de consultations de l&rsquo;OCPM soient limit&eacute;s et que la d&eacute;cision finale soit laiss&eacute;e au comit&eacute; ex&eacute;cutif&raquo;, poursuit-t-elle. On ne veut pas se retrouver &agrave; Montr&eacute;al avec l&rsquo;&eacute;quivalent des "gated town" am&eacute;ricaines (quartiers priv&eacute;s), dans un contexte de projets qui favoriseraient l&rsquo;&eacute;closion de zones d&rsquo;exclusion.&raquo; <br />
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<strong>Pr&eacute;server la d&eacute;mocratie municipale</strong><br />
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Celle qui a &eacute;t&eacute; la m&egrave;re des fusions municipales, alors qu'elle &eacute;tait ministre des Affaires municipales en 2001, rappelle au HuffPost Qu&eacute;bec que l&rsquo;administration Tremblay-Zampino s'&eacute;tait fait &eacute;lire &agrave; l&rsquo;automne 2003 avec la ferme intention de convaincre un maximum de villes de ne pas quitter Montr&eacute;al. <br />
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&Agrave; cette fin, l'administration avait demand&eacute; au gouvernement Charest des modifications majeures &agrave; la Charte de la Ville de Montr&eacute;al afin de transformer les arrondissements en quasi villes. &laquo;Et, en d&eacute;cembre 2009, le gouvernement du Qu&eacute;bec a pass&eacute; en douce la loi 33, une loi d&rsquo;exception modifiant la charte de la Ville de Montr&eacute;al. Une man&oelig;uvre qui a permis d&rsquo;introduire l&rsquo;&eacute;lection, au suffrage universel, des maires d&rsquo;arrondissement&raquo;. Ce changement de programme aura conf&eacute;r&eacute; aux arrondissements des pouvoirs accrus: pouvoirs d&rsquo;embauche, de taxation ou d&rsquo;emprunt, entre autres.<br />
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Malgr&eacute; tout, la Ville de Montr&eacute;al s&rsquo;est retrouv&eacute;e dans une portion congrue, les mairies d&rsquo;arrondissement r&eacute;clamant des pouvoirs suppl&eacute;mentaires dans un contexte o&ugrave; l&rsquo;assiette fiscale ne fait que se r&eacute;tr&eacute;cir. Louise Harel pr&eacute;cise que l'administration Tremblay &laquo;nous [a] laiss&eacute; une ville d&eacute;sorganis&eacute;e avec une f&eacute;d&eacute;ration d&rsquo;arrondissements&raquo;. Et, d&rsquo;ajouter que &laquo;G&eacute;rald Tremblay demandera, en 2008, au gouvernement du Qu&eacute;bec une autre modification &agrave; la Charte de Montr&eacute;al afin de devenir lui-m&ecirc;me maire de l&rsquo;arrondissement de Ville-Marie&raquo;. Un retournement de situation qui illustre avec clart&eacute;, conclut-elle, la difficult&eacute; d&rsquo;administrer une m&eacute;tropole morcel&eacute;e.]]></content>
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