<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>

<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="en">
  <title>Nicolas Paquet</title>
  <link href="http://quebec.huffingtonpost.ca/author/index.php?author=nicolas-paquet"/>
  <updated>2013-05-23T13:02:36-04:00</updated>
  <author>
    <name>Nicolas Paquet</name>
  </author>
  <id xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">http://www.quebec.huffingtonpost.ca/author/index.php?author=nicolas-paquet</id>
  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Nicolas Paquet</subtitle>
  <generator>Good old fashioned elbow grease.</generator>

<entry>
    <title>La rhétorique de la violence</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/andreanne-martel/la-rhetorique-de-la-violence_b_1341812.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1341812</id>
    <published>2012-03-13T10:55:43-04:00</published>
    <updated>2012-05-13T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le mot «violence» est ainsi devenu un buzzword. Il crée un écran, détourne des enjeux, permet toutes les manipulations affectives de l'opinion publique. C'est bien cela qu'il reste aux puissants, la manipulation, lorsque se dissipent l'aura de leur pouvoir et l'apparence de consensus. En grands titres, pouvons-nous lire, dans les différents quotidiens : «Manifestations étudiantes dans le calme». Comme si la chose devait étonner! Comme si l'essentiel se jouait là! Incidemment, le mot «calme» est devenu le nouveau gage de la légitimité politique dans la bataille pour l'opinion publique. 

Or, a-t-on jamais fait reculer un gouvernement dans le «calme»? Qu'avons-nous, nous, Québécois et Québécoises, avec cette obsession de la «tranquillité» lorsque, pourtant, rien ne va plus? ]]></summary>
    <author>
        <name>Nicolas Paquet</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/nicolas-paquet/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/nicolas-paquet/"><![CDATA[Il est difficile d'excuser, voire de comprendre les gestes offensifs commis par les policiers lors du blocage pacifique des bureaux de la Conf&eacute;rence des recteurs et des principaux des universit&eacute;s du Qu&eacute;bec (CREPUQ), le 7 mars dernier, &agrave; Montr&eacute;al. Afin de disperser les manifestants : grenades assourdissantes, poivre de cayenne et coups de matraque furent all&egrave;grement utilis&eacute;s. Des &eacute;tudiants ont &eacute;t&eacute; bless&eacute;s, dont un gri&egrave;vement &agrave; l'&oelig;il, Francis Grenier. Depuis, nombreux sont ceux qui questionnent l'usage disproportionn&eacute; de la force employ&eacute;e par les policiers. Interpell&eacute;, le premier ministre, Jean Charest, s'est content&eacute; de les f&eacute;liciter. La &laquo; violence &raquo; serait du c&ocirc;t&eacute; des manifestants, insinue-t-il... <br />
<br />
<strong>Deux &eacute;l&eacute;ments sont essentiels &agrave; rappeler : </strong><br />
<br />
D'abord, la d&eacute;cision du gouvernement de hausser les frais de scolarit&eacute; de 75 % est initialement une d&eacute;cision id&eacute;ologico-politique brutale et anti-sociale, visant &agrave; soumettre les &eacute;tudiants aux dictats du march&eacute;.<br />
<br />
Ensuite, les gestes de r&eacute;sistance, de d&eacute;sob&eacute;issance, voire de d&eacute;fense relev&eacute;s chez les &eacute;tudiants, le 7 mars dernier, ne peuvent &ecirc;tre assimil&eacute;s &agrave; des gestes r&eacute;solument &laquo; violents &raquo; et justifiant le niveau d'intensit&eacute; de r&eacute;pression observ&eacute;. <br />
<br />
La violence est une force brutale visant &agrave; soumettre. Elle s'exerce individuellement ou collectivement. Le plus souvent, elle atteint &agrave; l'int&eacute;grit&eacute; corporelle et psychologique de mani&egrave;re ill&eacute;gitime et disproportionn&eacute;e. Perte de contr&ocirc;le, de rep&egrave;res, irruption du refoul&eacute; sont ses avatars. Elle se manifeste, aussi, comme ressource du pouvoir. En d&eacute;finitive, elle ne correspond pas &agrave; une administration mesur&eacute;e de la force. <br />
<br />
Qui donc fut violent le 7 mars dernier?<br />
<br />
<strong>Intox</strong><br />
<br />
Cela &eacute;tant, il appara&icirc;t juste de questionner la rh&eacute;torique de la violence qu'emploient syst&eacute;matiquement, depuis quelques jours, le gouvernement, la police et certains journalistes, afin de discr&eacute;diter le mouvement &eacute;tudiant. Car, s'op&egrave;re, malheureusement, une certaine surench&egrave;re verbale et m&eacute;diatique autour de la question de la violence et de son &eacute;conomie, obscurcissant les faits et les enjeux. Toujours, &agrave; les entendre, la &laquo; violence &raquo; serait latente chez les gr&eacute;vistes. Au point o&ugrave; il est permis de se demander si la contestation, le refus id&eacute;ologique - puisque c'est bien de cela qu'il s'agit - est aujourd'hui a priori pathologique dans notre soci&eacute;t&eacute;. Comme un mantra, ce mot, &laquo; violence &raquo;, est r&eacute;p&eacute;t&eacute; ad nauseam, jusqu'&agrave; l'intoxication. <br />
<br />
Pourtant, les &laquo; armes &raquo; auxquelles ont recours les &eacute;tudiants sont pour la plupart symboliques. Des banderoles, des harmonicas et des roses. Et que dire de leurs actions? Des discours, des marches et des investissements de locaux. Si &laquo; violence &raquo; il y a, celle-ci est bien &eacute;trange. En effet, la condition &eacute;tudiante est &eacute;tal&eacute;e au grand jour. La rue et la ville, ses flux et ses r&eacute;seaux, sont momentan&eacute;ment entrav&eacute;s ou interrompus. Le ronronnant quotidien des institutions est chambard&eacute;. Voici l'irruption des &eacute;tudiants sur la sc&egrave;ne politique! Le drame! <br />
<br />
Comment expliquer cette peur maladive, cette langue moralisatrice, ce d&eacute;ni d'existence, d'abord, chez les politiciens, les forces de l'ordre et certains journalistes, ensuite, chez certains citoyens, alors que ce grand remuement &eacute;tudiant t&eacute;moigne de ce qu'il y a de plus vivace et cr&eacute;ateur en nous tous, le d&eacute;sir de libert&eacute; et d'&eacute;galit&eacute;? Pourquoi ces appels si vifs &agrave; la sacro-sainte &laquo; collaboration &raquo;, alors que, pr&eacute;cis&eacute;ment, elle n'est que l'autre visage de la soci&eacute;t&eacute; disciplin&eacute;e et asservie qui nous rend malades? <br />
<br />
D&eacute;passer une barri&egrave;re et faire face &agrave; des policiers sur&eacute;quip&eacute;s, comme ce fut le cas lors de la manifestation &agrave; Qu&eacute;bec, cela n'est pas de la &laquo; violence &raquo;, cela ne peut &ecirc;tre de la &laquo; violence &raquo;. Tout au plus s'agit-il d'insoumission, de d&eacute;sob&eacute;issance ou d'indiscipline. Bloquer un pont sur l'heure de pointe, cela n'est pas de la &laquo; violence &raquo;. Peut-&ecirc;tre seulement un grand d&eacute;rangement - un peu maladroit. Tenter d'occuper les bureaux de la CREPUQ, cela n'est pas plus de la &laquo; violence &raquo;, mais une obstruction au travail de ses employ&eacute;s. Un grain de sable dans l'engrenage... <br />
<br />
Le mot &laquo;violence&raquo; est ainsi devenu un <em>buzzword</em>. Il cr&eacute;e un &eacute;cran, d&eacute;tourne des enjeux, permet toutes les manipulations affectives de l'opinion publique. C'est bien cela qu'il reste aux puissants, la manipulation, lorsque se dissipent l'aura de leur pouvoir et l'apparence de consensus. <br />
<br />
En grands titres, pouvons-nous lire, dans les diff&eacute;rents quotidiens : &laquo; Manifestations &eacute;tudiantes dans le calme &raquo;. Comme si la chose devait &eacute;tonner! Comme si l'essentiel se jouait l&agrave;! Incidemment, le mot &laquo;calme&raquo; est devenu le nouveau gage de la l&eacute;gitimit&eacute; politique dans la bataille pour l'opinion publique. <br />
<br />
Or, a-t-on jamais fait reculer un gouvernement dans le &laquo;calme&raquo;? Qu'avons-nous, nous, Qu&eacute;b&eacute;cois et Qu&eacute;b&eacute;coises, avec cette obsession de la &laquo;tranquillit&eacute;&raquo; lorsque, pourtant, rien ne va plus? <br />
<br />
Nous sommes, en date du 12 mars, 140 000 gr&eacute;vistes. Nous n'avons que faire des &laquo; conseils de s&eacute;curit&eacute; &raquo; du premier ministre et des appels &agrave; la &laquo; responsabilit&eacute; &raquo;. Nous sommes le nombre et ferons reculer ce gouvernement. Car, vient un temps o&ugrave; les matraques ne suffisent plus... <br />
<br />
<strong>La d&eacute;mesure</strong><br />
<br />
Certes, les &eacute;tudiants effectuent bien souvent leurs actions de contestation aux limites de la l&eacute;galit&eacute;, dira-t-on; et il serait inad&eacute;quat de ne pas le reconna&icirc;tre. Mais le r&ocirc;le des forces de l'ordre est de faire respecter la loi, et non de l'enfreindre dans la d&eacute;mesure. Qu'elles interviennent en temps opportun, c'est &eacute;videmment dans la logique des choses et nul ne s'en plaindra. Cependant, qu'elles le fassent inconsid&eacute;r&eacute;ment aux gestes pos&eacute;s, outranci&egrave;rement et dans le but d'intimider, voire de &laquo; casser &raquo; la contestation &eacute;tudiante, qui s'&eacute;rige actuellement comme contre-pouvoir au cancer qui ronge notre soci&eacute;t&eacute;, le pouvoir de l'argent, c'est l&agrave; une grave faute et un affront &agrave; la d&eacute;mocratie.  <br />
<br />
Sign&eacute; par :<br />
<br />
Myriam Arsenault-Jacques, &eacute;tudiante en droit, UQAM<br />
Guy Benoit-Fournel, &eacute;tudiant en droit, UQAM<br />
Marc-Andr&eacute; Blais, &eacute;tudiant au en droit social et du travail, UQAM<br />
Andr&eacute;e Bourbeau, &eacute;tudiant en droit, UQAM<br />
Guillaume Loiselle-Boudreau, &eacute;tudiant en relations internationales et droit international, UQAM<br />
Simon Cr&eacute;peault, &eacute;tudiant en droit, UQAM<br />
Maryse D&eacute;carie-Daigneault, &eacute;tudiante en droit, UQAM<br />
Jonathan Durand Folco, &eacute;tudiant au doctorat en philosophie, Universit&eacute; Laval<br />
Manuel Johnson, &eacute;tudiant en droit, UQAM<br />
Emilie E. Joly, &eacute;tudiante au baccalaur&eacute;at en droit et &agrave; la ma&icirc;trise en science politique, UQAM<br />
Jason Keays, &eacute;tudiant &agrave; la ma&icirc;trise en sciences politiques, UQAM<br />
Philippe Langlois, &eacute;tudiant au doctorat en sociologie, UQAM<br />
Richard-Alexandre Laniel, &eacute;tudiant en droit, UQAM<br />
Marie-Andr&eacute;e Leblanc, &eacute;tudiante &agrave; la ma&icirc;trise en travail social, UQAM.<br />
Andr&eacute;anne Martel, &eacute;tudiante &agrave; la ma&icirc;trise en sciences politiques, UQAM<br />
Laurence Gagnon-Montreuil, &eacute;tudiant &agrave; la ma&icirc;trise en philosophie, Universit&eacute; Laval<br />
Cynthia Moreau, &eacute;tudiante &agrave; la ma&icirc;trise en sciences de l'environnement, UQAM<br />
Liane Morin, &eacute;tudiante &agrave; la ma&icirc;trise en urbanisme, Universit&eacute; de Montr&eacute;al.<br />
Nicolas Paquet, &eacute;tudiant &agrave; la ma&icirc;trise en urbanisme, Institut d'urbanisme, Universit&eacute; de Montr&eacute;al, &eacute;galement &eacute;tudiant en philosophie, Universit&eacute; Laval<br />
Jessie Pelchat, &eacute;tudiante &agrave; la ma&icirc;trise en sciences de l'environnement, UQTR<br />
Beno&icirc;t Rheault, &eacute;tudiant au baccalaur&eacute;at en science politique, UQAM, actuellement en &eacute;change &agrave; Paris-1 Panth&eacute;on-Sorbonne<br />
Marianne Routhier-Caron, &eacute;tudiante en droit, UQAM<br />
]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/528865/thumbs/s-ENSEIGNANTS-SOLIDAIRE-GREVE-ETUDIANTE-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
</entry>
</feed>