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  <title>Martin Dumas</title>
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  <updated>2013-05-18T11:28:06-04:00</updated>
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    <name>Martin Dumas</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Martin Dumas</subtitle>
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    <title>Sortie de crise</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1543771</id>
    <published>2012-05-24T16:07:10-04:00</published>
    <updated>2012-07-24T05:12:07-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Au moins deux solutions pourraient satisfaire aux exigences d'un test de solidarité intergénérationnelle. La première consisterait à réduire quelque peu la hausse prévue des droits de scolarité d'une somme à récupérer auprès de la population active, sous la forme d'un impôt spécial sur le revenu. Dans l'esprit utilitaire qui l'anime, ce partage n'est pas injuste dans la mesure où la population active se dit majoritairement favorable à une hausse des droits de scolarité, alors même que ses leaders auraient sous-contribué (financièrement) au développement de l'Université.]]></summary>
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        <name>Martin Dumas</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/martin-dumas/"><![CDATA[En ce qu'elle ob&eacute;it &agrave; une strat&eacute;gie presque in&eacute;vitablement &eacute;lectoraliste, l'action du gouvernement traduit mal, face &agrave; la r&eacute;sistance des &eacute;tudiants gr&eacute;vistes, la n&eacute;cessit&eacute; d'examiner l'un des principaux enjeux de la crise actuelle. Cet enjeu se d&eacute;couvre en suivant le fil des refus exprim&eacute;s par les &eacute;tudiants, &agrave; la suite de propositions gouvernementales concernant tant&ocirc;t le r&eacute;gime des pr&ecirc;ts et bourses et le remboursement des emprunts, tant&ocirc;t l'&eacute;talement temporel d'une hausse des droits de scolarit&eacute;, mais jamais encore la d&eacute;termination globale de cette hausse (d'environ 75%). Ces &eacute;tudiants rejettent des propositions qu'une majorit&eacute; de Qu&eacute;b&eacute;cois estiment par ailleurs raisonnables, d&eacute;gageant ainsi avec le gouvernement l'espace d'une polarisation politique en vue des prochaines &eacute;lections. L'enjeu de fond, sur cet &eacute;chiquier instable, n'appara&icirc;t plus comme celui de l'accessibilit&eacute; aux &eacute;tudes sup&eacute;rieures, puisque la conjugaison des offres gouvernementales n'aurait vraisemblablement pas pour effet de resserrer ind&ucirc;ment l'acc&egrave;s &agrave; l'Universit&eacute;. Il appara&icirc;t plus certainement comme celui de la solidarit&eacute; interg&eacute;n&eacute;rationnelle. Les &eacute;tudiants gr&eacute;vistes d'aujourd'hui remettent en question l'id&eacute;e que leur juste part dans le financement des universit&eacute;s ne correspond plus &agrave; la juste part assum&eacute;e par les cohortes du pass&eacute; et plus sp&eacute;cialement, peut-&ecirc;tre, celles des ann&eacute;es 70 et 80, puisque les premi&egrave;res hausses de droits de scolarit&eacute; furent impos&eacute;es &agrave; l'aube des ann&eacute;es 90.<br />
<br />
Au moins deux solutions pourraient satisfaire aux exigences d'un test de solidarit&eacute; interg&eacute;n&eacute;rationnelle. La premi&egrave;re consisterait &agrave; r&eacute;duire quelque peu la hausse pr&eacute;vue des droits de scolarit&eacute; d'une somme &agrave; r&eacute;cup&eacute;rer aupr&egrave;s de la population active, sous la forme d'un imp&ocirc;t sp&eacute;cial sur le revenu. Dans l'esprit utilitaire qui l'anime, ce partage n'est pas injuste dans la mesure o&ugrave; la population active se dit majoritairement favorable &agrave; une hausse des droits de scolarit&eacute;, alors m&ecirc;me que ses leaders auraient sous-contribu&eacute; (financi&egrave;rement) au d&eacute;veloppement de l'Universit&eacute;. <br />
<br />
La deuxi&egrave;me solution renvoie &agrave; une conception plus ouverte de la solidarit&eacute; interg&eacute;n&eacute;rationnelle en ce sens qu'elle implique un gel des droits de scolarit&eacute; combin&eacute; &agrave; une hausse de l'investissement de l'&eacute;tat dans l'&eacute;ducation sup&eacute;rieure. Sauf &agrave; anticiper un revirement extraordinaire de la strat&eacute;gie gouvernementale, le sc&eacute;nario r&eacute;aliste d'un tel gel n'est envisageable que dans le cadre d'un d&eacute;bat public sur la question, en campagne &eacute;lectorale. Une telle campagne serait aussi l'occasion de d&eacute;lib&eacute;rer plus sereinement autour des couleurs &agrave; donner &agrave; notre d&eacute;mocratie lib&eacute;rale. Mais dans la recherche d'une sortie de crise, il appartient au premier ministre de d&eacute;clencher rapidement des &eacute;lections ou d'offrir aux &eacute;tudiants gr&eacute;vistes une solution satisfaisant au test de la solidarit&eacute; interg&eacute;n&eacute;rationnelle, avec ou sans l'aide de m&eacute;diateurs.]]></content>
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