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  <title>Marie Karina Dimitri</title>
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  <updated>2013-05-23T11:38:19-04:00</updated>
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    <name>Marie Karina Dimitri</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Marie Karina Dimitri</subtitle>
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    <title>Le patient expert</title>
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    <published>2012-02-19T21:48:00-05:00</published>
    <updated>2012-04-20T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Un patient qui comprend sa maladie, qui s'informe et qui se prépare à ses rendez-vous, optimise son utilisation du système de santé. En effet, en acceptant d'assumer la responsabilité de sa condition, plutôt que de s'en remettre au système, il permet une économie d'argent et une meilleure utilisation des ressources et du temps.]]></summary>
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        <name>Marie Karina Dimitri</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/marie-karina-dimitri/"><![CDATA[Nous sommes tous des patients. Tous, un jour, nous nous sommes assis dans un bureau de m&eacute;decin, avons patient&eacute; dans une clinique de pr&eacute;l&egrave;vements ou dans la salle d'attente d'un h&ocirc;pital. Nous avons tous pu constater, impuissant et souffrant, que le syst&egrave;me de sant&eacute; est lui-m&ecirc;me malade et avons souhait&eacute; qu'il en soit autrement. <br />
<br />
Nos gouvernements ont bien tent&eacute; de mettre sur pied un syst&egrave;me o&ugrave; tous les citoyens peuvent avoir acc&egrave;s &agrave; des soins gratuits (ou presque). Initiative tr&egrave;s louable. Depuis ce temps, la r&eacute;alit&eacute; a chang&eacute;, les gens ont vieilli, la technologie a grandement &eacute;volu&eacute; et les possibilit&eacute;s de traitements aussi. Pensez-y. Il y a 20 ans, les chimioth&eacute;rapies servaient &agrave; traiter pratiquement tous les cancers et ne coutaient qu'une infime portion du prix des traitements offerts aujourd'hui. Bien entendu, l'efficacit&eacute; du traitement n'&eacute;tait pas le m&ecirc;me non plus.  <br />
<br />
Depuis plusieurs ann&eacute;es maintenant, tout en sant&eacute; s'est sp&eacute;cialis&eacute;, m&ecirc;me les ressources humaines. Alors, avons-nous toujours les moyens de nous offrir le m&ecirc;me syst&egrave;me? Je ne crois pas. Il faut &eacute;liminer la n&eacute;cessit&eacute; d'obtenir toujours plus d'argent et r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; des solutions pour mieux g&eacute;rer les budgets. &Eacute;ventuellement, il faudra &eacute;galement prendre des d&eacute;cisions &eacute;thiques difficiles. Jusqu'o&ugrave; devons-nous aller pour sauver, &eacute;tirer, soigner? Pour continuer avec l'exemple d'un cancer, jusqu'&agrave; quel montant nos gouvernements doivent-ils rembourser un traitement qui permet &agrave; un patient de vivre plus longtemps? Et longtemps, &ccedil;a repr&eacute;sente quoi? Je ne pr&eacute;tends pas que ce sont des d&eacute;cisions faciles &agrave; prendre, ni que je pense r&eacute;pondre &agrave; ces questions ici, mais je souhaite vous faire part d'une piste de r&eacute;flexion.<br />
<br />
Un patient qui comprend sa maladie, qui s'informe et qui se pr&eacute;pare &agrave; ses rendez-vous, optimise son utilisation du syst&egrave;me de sant&eacute;. En effet, en acceptant d'assumer la responsabilit&eacute; de sa condition, plut&ocirc;t que de s'en remettre au syst&egrave;me, il permet une &eacute;conomie d'argent et une meilleure utilisation des ressources et du temps. En prenant la peine de mieux comprendre sa condition, les risques associ&eacute;s aux diverses options de traitement qui s'offrent &agrave; lui et en &eacute;tablissant une liste de questions avant ses rendez-vous, le patient augmente la port&eacute;e de ses rendez-vous m&eacute;dicaux, des interventions chirurgicales qu'il subit et des suivis m&eacute;dicaux subs&eacute;quents. Tous les intervenants du syst&egrave;me y gagnent. Il faut absolument que le patient cesse d'&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme un poids pour le syst&egrave;me de sant&eacute;.  <br />
<br />
De toute &eacute;vidence, ce changement ne peut s'op&eacute;rer du jour au lendemain. Nous ne pourrons pas forcer tous les intervenants &agrave; collaborer soudainement. Cependant, quelques initiatives qui appuient d&eacute;j&agrave; cette strat&eacute;gie existent au Qu&eacute;bec; je pense au &laquo;<a href="http://bit.ly/AEdEUo" target="_hplink">patient partenaire</a>&raquo; de l'Universit&eacute; de Montr&eacute;al, je pense &eacute;galement &agrave; la possibilit&eacute; de faire appel &agrave; des courtiers m&eacute;dicaux pour trouver un sp&eacute;cialiste plus rapidement, ou encore aux cliniques priv&eacute;es. Ne criez pas tout de suite haut et fort aux dangers de la privatisation. Devant l'&eacute;tat actuel des choses, soit le manque d'argent et de ressources humaines de toute sorte, il nous faut absolument consid&eacute;rer des pistes alternatives &agrave; celles consid&eacute;r&eacute;es depuis des d&eacute;cennies par notre soci&eacute;t&eacute;.  <br />
<br />
Le patient est au coeur de la solution, j'en suis convaincue. Il faut de toute urgence l'aider &agrave; comprendre ce qui se passe &agrave; l'int&eacute;rieur de son corps, pour l'amener &agrave; mieux g&eacute;rer les impacts de la maladie ou du handicap. Nous avons plusieurs pistes de solutions &agrave; examiner : une formation en biologie d&egrave;s le primaire, qui sera ensuite approfondie au secondaire; la mise en place d'une formation pour les patients, suite au diagnostic associ&eacute; &agrave; un syst&egrave;me central collaboratif pour tous les intervenants aupr&egrave;s des patients; l'encadrement des groupes de patients pour qu'ils deviennent une source de formation et d'accompagnement pour les patients isol&eacute;s. Bref, il y a d'innombrables sources d'id&eacute;es &agrave; examiner avant de demander encore plus d'argent au gouvernement.  <br />
<br />
Il faut regarder la r&eacute;alit&eacute; en face: nos ressources en sant&eacute; sont &eacute;puis&eacute;es et rares; l'argent manque &agrave; tous les niveaux, pas seulement en sant&eacute;. Il faut agir rapidement. Commencez par vous int&eacute;resser &agrave; votre corps, &agrave; tenter de comprendre ce qui se passe &agrave; l'int&eacute;rieur. Aidez votre entourage &agrave; comprendre la fonction des m&eacute;dicaments qu'ils consomment, &agrave; &eacute;valuer les risques des divers traitements et interventions qu'ils subissent. Aidez les gens que vous aimez &agrave; se pr&eacute;parer pour leurs rendez-vous m&eacute;dicaux et accompagnez-les; votre pr&eacute;sence sera utile pour poser des questions et obtenir la collaboration des corps m&eacute;dicaux. <br />
<br />
Bref, les solutions existent et demandent l'effort de tous, elles requi&egrave;rent un partage des responsabilit&eacute;s et de l'entraide. Il faut cesser de s'en remettre &agrave; un syst&egrave;me d&eacute;suet et essouffl&eacute;. Il faut que chacun prenne sa sant&eacute; en main, fasse des choix &eacute;clair&eacute;s et participe au d&eacute;bat de soci&eacute;t&eacute; quant &agrave; l'acharnement.  <br />
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