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  <title>Magaly Brodeur</title>
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  <updated>2013-05-24T21:11:31-04:00</updated>
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    <name>Magaly Brodeur</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Magaly Brodeur</subtitle>
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    <title>Ca ne change pas le monde...sauf que...</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1517337</id>
    <published>2012-05-15T07:59:22-04:00</published>
    <updated>2012-07-15T05:12:09-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Aujourd'hui, la vie de 15 étudiants et étudiantes au doctorat en sciences humaines et sociales vient de changer et ce, à tout jamais. En effet, c'est aujourd'hui que la Fondation Trudeau annonce l'identité de ses nouveaux boursiers 2012. Il s'agit là d'un moment qui, à chaque année, est très attendu au sein des milieux académiques québécois, canadiens et internationaux.]]></summary>
    <author>
        <name>Magaly Brodeur</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/magaly-brodeur/"><![CDATA[La Fondation Trudeau annonce les nouveaux r&eacute;cipiendaires de ses prestigieuses bourses doctorales aujourd'hui.<br />
<br />
Aujourd'hui, la vie de 15 &eacute;tudiants et &eacute;tudiantes au doctorat en sciences humaines et sociales vient de changer et ce, &agrave; tout jamais. En effet, c'est aujourd'hui que la<a href="http://www.fondationtrudeau.ca" target="_hplink"> Fondation Trudeau</a> annonce l'identit&eacute; de ses nouveaux boursiers 2012. Il s'agit l&agrave; d'un moment qui, &agrave; chaque ann&eacute;e, est tr&egrave;s attendu au sein des milieux acad&eacute;miques qu&eacute;b&eacute;cois, canadiens et internationaux. Et pour cause, la Fondation Trudeau d&eacute;cerne les bourses doctorales les plus prestigieuses au pays et parmi les plus prestigieuses au monde. D'ailleurs, elle est m&ecirc;me en voie de d&eacute;tr&ocirc;ner les fameuses bourses Rhodes (Bob Hepburn, 2009). En effet, le montant de la bourse est impressionnant : 180 000$ sur trois ans, c'est-&agrave;-dire 60 000$ par ann&eacute;e (40 000$ en bourse ainsi qu'une indemnit&eacute; annuelle de 20 000$ qui sert &agrave; financer les d&eacute;placements li&eacute;s &agrave; la recherche et les d&eacute;penses de r&eacute;seautage li&eacute;es au programme d'interaction publique de la Fondation). <br />
<br />
L'obtention d'une bourse Trudeau permet &agrave; des &eacute;tudiants curieux, engag&eacute;s et dynamiques de r&eacute;aliser des travaux de grande envergure et d'avoir, enfin des moyens &agrave; la hauteur de leurs aspirations. Les objets d'&eacute;tudes des boursiers sont extr&ecirc;mement vari&eacute;s. En effet, ils vont des effets de l'exploitation mini&egrave;re en Afrique, &agrave; l'analyse des &eacute;v&egrave;nements du printemps arabe, aux avanc&eacute;es canadiennes en sant&eacute; publique, etc. L'important, c'est de vouloir changer les choses et de proposer des solutions nouvelles &agrave; des questions d'importance pour nos communaut&eacute;s. <br />
<br />
En 2009, j'ai eu la chance d'obtenir une de ces bourses. Mon exp&eacute;rience a &eacute;t&eacute; tout simplement m&eacute;morable. J'ai eu la chance de r&eacute;aliser une recherche qui aurait &eacute;t&eacute; impossible, sans ce pr&eacute;cieux financement et surtout, j'ai eu la chance de joindre un r&eacute;seau interg&eacute;n&eacute;rationnel et interdisciplinaire form&eacute; de laur&eacute;ats et de mentors chevronn&eacute;s. D'ailleurs, en trois ans, j'ai appris &eacute;norm&eacute;ment de ces derniers. Il faut savoir que parmi les mentors, il y a des personnalit&eacute;s aux horizons et affinit&eacute;s aussi vari&eacute;es que la chef du parti vert du Canada : Elizabeth May, l'ancien chef du Nouveau Parti D&eacute;mocratique : Edward Broadbent, Hugette Labelle, Louise Arbour, Lloyd Axworthy, etc. En effet, quoi de plus stimulant que d'&ecirc;tre en contact privil&eacute;gi&eacute; avec ces personnes aussi inspirantes ? <br />
<br />
&Ecirc;tre un boursier Trudeau est une exp&eacute;rience extraordinaire. &Agrave; l'ext&eacute;rieur des milieux acad&eacute;miques, on conna&icirc;t souvent tr&egrave;s peu cette organisation. Or, il y a l&agrave; de jeunes chercheurs qui ont des id&eacute;es tout &agrave; fait novatrices qui permettront de forger le monde de demain et je profite aujourd'hui de cette occasion pour f&eacute;liciter les boursiers 2012 et leur souhaiter la bienvenue dans cette communaut&eacute; exceptionnelle !]]></content>
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    <title>Sauver plus de vie...sans effort: Repenser la politique québécoise sur les dons d'organes</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1312184</id>
    <published>2012-03-01T00:58:56-05:00</published>
    <updated>2012-04-30T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Près de la majorité des Québécois se disent en faveur du don d'organes et plus de la moitié d'entre eux affirment avoir pris une décision en ce sens. Cependant, lorsque vient le temps de passer de la parole aux actes...c'est là que la situation semble se corser. En effet, très peu de Québécois semblent prendre des mesures concrètes pour faire connaître et/ou respecter leur décision. En 2010, seulement 119 personnes ont donné leurs organes...et ce, sur 58 400 décès!]]></summary>
    <author>
        <name>Magaly Brodeur</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/magaly-brodeur/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/magaly-brodeur/"><![CDATA[Selon un sondage r&eacute;alis&eacute; en 2010 par le Canadian Blood Services, 95% des Canadiens affirment &ecirc;tre en faveur du don d'organes (Ipsos Reid, 2010). Parmi ces derniers, 51% affirment avoir d&eacute;cid&eacute; de faire don de leurs organes &agrave; leur d&eacute;c&egrave;s. Cependant, sur ce nombre pr&egrave;s des trois quarts n'avaient pas encore pris de dispositions pour faire conna&icirc;tre leur intention (signature de l'autocollant de don d'organe sur la carte d'assurance maladie, inscription au registre de consentement des dons d'organes et de tissus, etc.).<br />
<br />
Au Qu&eacute;bec, ces statistiques d&eacute;cevantes se refl&egrave;tent dans le nombre de donneurs annuels. En effet, en 2010, seulement 119 personnes ont donn&eacute; leurs organes...et ce, sur 58 400 d&eacute;c&egrave;s!<br />
<br />
<strong>Comment expliquer un taux aussi faible?</strong><br />
<br />
L'intention est l&agrave;. En effet, pr&egrave;s de la majorit&eacute; des Qu&eacute;b&eacute;cois se disent en faveur du don d'organes et plus de la moiti&eacute; d'entre eux affirment avoir pris une d&eacute;cision en ce sens. Cependant, lorsque vient le temps de passer de la parole aux actes...c'est l&agrave; que la situation semble se corser. En effet, tr&egrave;s peu de Qu&eacute;b&eacute;cois semblent prendre des mesures concr&egrave;tes pour faire conna&icirc;tre et/ou respecter leur d&eacute;cision. <br />
<br />
Dans de nombreux cas, ce n'est pas pour mal faire que plusieurs d'entre nous omettent d'agir. On y pense, on lit un article, on entend une histoire tragique au sujet d'un patient d&eacute;c&eacute;d&eacute; alors qu'il &eacute;tait en attente d'une greffe et, ensuite...on oublie d'agir. Ou encore, on re&ccedil;oit notre nouvelle carte d'assurance-maladie. On d&eacute;truit notre ancienne carte, sur laquelle on avait manifest&eacute; notre d&eacute;sir de faire don de nos organes, et on oublie d'apposer le fameux autocollant sur la nouvelle...<br />
<br />
Bref, on oublie, on est distrait...et cela co&ucirc;te de nombreuses vies.<br />
<br />
<strong>Quelle avenue possible?</strong><br />
<br />
Malgr&eacute; les efforts r&eacute;alis&eacute;s au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es, particuli&egrave;rement en terme de sensibilisation, le nombre de donneurs reste faible. Dans un tel contexte, comment augmenter le nombre de donneurs? <br />
<br />
Devrait-on tout simplement rendre le don d'organes obligatoire? Une telle mesure serait certainement fort impopulaire au sein de la population et brimerait les droits et libert&eacute;s. D&egrave;s lors, quelle avenue privil&eacute;gier? La solution r&eacute;side dans l'adoption d'un syst&egrave;me de consentement pr&eacute;sum&eacute;. <br />
<br />
&Agrave; l'heure actuelle, il est possible de classifier les syst&egrave;mes r&eacute;gissant les dons d'organes en deux cat&eacute;gories : les syst&egrave;mes de consentement pr&eacute;sum&eacute; et les syst&egrave;mes de consentement explicite. Au Qu&eacute;bec, nous avons un syst&egrave;me de consentement explicite. Cela signifie que pour pouvoir pr&eacute;lever les organes d'une personne d&eacute;c&eacute;d&eacute;e, il faut que le d&eacute;funt ait donn&eacute; son consentement explicite. C'est-&agrave;-dire qu'il ait soit : sign&eacute; l'autocollant de don d'organe et l'avoir appos&eacute; sur sa carte soleil, communiqu&eacute; sa volont&eacute; &agrave; ses proches et/ou inclut cette disposition dans son testament et &ecirc;tre inscrit au registre des consentements de dons d'organes et de tissus. En d'autres termes, le d&eacute;funt doit avoir activement manifest&eacute; son d&eacute;sir de faire don de ses organes.<br />
<br />
Cependant, dans un syst&egrave;me de consentement pr&eacute;sum&eacute;, les citoyens n'ont pas &agrave; manifester activement leur d&eacute;sir de faire don de leurs organes. Les autorit&eacute;s tiennent pour acquis que les individus d&eacute;sirent donner leurs organes &agrave; leur d&eacute;c&egrave;s, c'est-&agrave;-dire qu'ils consid&egrave;rent que c'est le choix &laquo; par d&eacute;faut &raquo; de la majorit&eacute; de la population (Richard Thaler &amp; Cass R. Sustein, 2007). Ce qui semble, selon les sondages, &ecirc;tre le cas au Qu&eacute;bec. Et, afin de respecter les droits et libert&eacute;s ceux qui ne d&eacute;sirent pas faire don de leurs organes, ces derniers peuvent s'assurer que leurs v&oelig;ux seront respect&eacute;s en entreprenant une d&eacute;marche active telle que remplir un formulaire et/ou s'inscrire &agrave; un registre, comme dans le cas du consentement explicite, mais invers&eacute;. C'est-&agrave;-dire que la minorit&eacute; fait les d&eacute;marches et non, la majorit&eacute;.<br />
<br />
Le syst&egrave;me de consentement pr&eacute;sum&eacute; comporte de nombreux avantages. En effet, il permet d'&eacute;viter les oublis et ne requiert aucun effort ou d&eacute;marche &agrave; entreprendre pour la majorit&eacute; et il permet &agrave; la minorit&eacute;, c'est-&agrave;-dire ceux qui sont contre le don d'organe ou qui d&eacute;sirent s'abstenir de voir leur volont&eacute; respect&eacute;e. <br />
<br />
<strong>Et alors, est-ce que &ccedil;a fonctionne? </strong><br />
<br />
De nombreux pays ont adopt&eacute; un syst&egrave;me de consentement pr&eacute;sum&eacute; au cours des derni&egrave;res d&eacute;cennies, et ce, principalement au cours des ann&eacute;es 1990. La liste de ces pays est longue : Norv&egrave;ge, Su&egrave;de, Autriche, Belgique, France, Espagne, Portugal, etc.. <br />
<br />
Alors, est-ce que ce type de syst&egrave;me fonctionne? Oui. Les r&eacute;sultats sont concluants. En moyenne, les pays qui ont un syst&egrave;me de consentement pr&eacute;sum&eacute; ont un taux de donation de 25 &agrave; 30% plus &eacute;lev&eacute; que ceux ayant un syst&egrave;me de consentement explicite (British Medical Journal, 2007). <br />
<br />
D&egrave;s lors, qu'est-ce que le Qu&eacute;bec attend pour agir et adopter un syst&egrave;me de consentement pr&eacute;sum&eacute;? En effet, si pr&egrave;s de 95% des Qu&eacute;b&eacute;cois sont en faveur du don d'organes, l'acceptabilit&eacute; sociale d'une telle politique ne devrait pas - en th&eacute;orie - susciter la controverse. On pourrait ainsi faire d'une pierre deux coups en adoptant un syst&egrave;me qui faciliterait &agrave; la fois la vie des citoyens et qui permettrait d'augmenter le nombre de donneurs d'organes.<br />
<br />
<strong>Conclusion</strong><br />
<br />
&Agrave; l'heure actuelle, plus de 1240 Qu&eacute;b&eacute;cois sont en attente d'une transplantation. Imaginez, si le nombre de donneurs pouvait tout simplement passer de 119 &agrave; 1000 d&egrave;s l'an prochain. Et bien, ce serait plus de 4000 personnes qui pourraient b&eacute;n&eacute;ficier d'une greffe. Fini les listes d'attentes! Du moins techniquement... il y a bien entendu de nombreux facteurs &agrave; consid&eacute;rer tels que la compatibilit&eacute;, le moment du d&eacute;c&egrave;s, la qualit&eacute; des organes, etc. Cependant, il est certain que l'adoption d'un syst&egrave;me de consentement pr&eacute;sum&eacute; pourrait contribuer &agrave; sauver, faciliter et/ou prolonger la vie de nombreux Qu&eacute;b&eacute;cois. En 2010, le d&eacute;lai d'attente pour une transplantation de rein &eacute;tait de 706 jours et de 656 pour les poumons. Ce qui est extr&ecirc;mement long...<br />
<br />
En 2010, 46 Qu&eacute;b&eacute;cois sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s alors qu'ils &eacute;taient en attente d'une transplantation. Une telle situation est inadmissible et il faut agir d&egrave;s maintenant. <br />
]]></content>
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    <title>En faveur d'une hausse des frais de scolarité</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/magaly-brodeur/greve-etudiante-hausse-scolarite_b_1287367.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1287367</id>
    <published>2012-02-19T07:48:57-05:00</published>
    <updated>2012-04-20T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Je ne sais pas ce qui me prend ce matin. Mais, je me lance tout de même. Et, je le dis haut et fort : «Je suis en faveur de l'augmentation des frais de scolarités». Oui, oui, vous avez bien lu. Je suis en faveur de l'augmentation des frais de scolarité. Mais, avant de recevoir les insultes, je désire m'expliquer.]]></summary>
    <author>
        <name>Magaly Brodeur</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/magaly-brodeur/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/magaly-brodeur/"><![CDATA[Je ne sais pas ce qui me prend ce matin. Mais, je me lance tout de m&ecirc;me. Et, je le dis haut et fort : &laquo;Je suis en faveur de l'augmentation des frais de scolarit&eacute;s&raquo;. Oui, oui, vous avez bien lu. Je suis en faveur de l'augmentation des frais de scolarit&eacute;. Mais, avant de recevoir les insultes, je d&eacute;sire m'expliquer. <br />
<br />
Pourquoi je suis en faveur d'une telle hausse? Dans un premier temps, parce que je crois que l'augmentation est raisonnable. Dans un second temps, parce que je crois qu'il faut penser aux g&eacute;n&eacute;rations actuelles et futures. Et finalement, parce que je pense qu'il est important de consid&eacute;rer les capacit&eacute;s de payer de l'&Eacute;tat qu&eacute;b&eacute;cois. <br />
<br />
Une augmentation raisonnable <br />
<br />
&Agrave; l'heure actuelle, les pressions sur le budget de l'&Eacute;tat sont consid&eacute;rables. La population vieillit, la proportion de travailleurs diminue et les d&eacute;penses montent en fl&egrave;che. Dans un tel contexte, o&ugrave; les ressources sont limit&eacute;es, il est important de faire des choix. Des choix de soci&eacute;t&eacute;. Pr&eacute;sentement, le Qu&eacute;bec est la province canadienne o&ugrave; les frais de scolarit&eacute;s sont les moins &eacute;lev&eacute;s. En 2009, les d&eacute;penses moyennes par m&eacute;nage pour les &eacute;tudes postsecondaires &eacute;taient de 2013 $ au Qu&eacute;bec et de 6346 $ en Colombie-Britannique. La moyenne nationale &eacute;tait pour sa part de 4674 $. L'&eacute;cart entre le Qu&eacute;bec et les autres provinces est &eacute;norme. Et l&agrave;, on ne compare m&ecirc;me pas avec d'autres pays tels que les &Eacute;tats-Unis, o&ugrave; les frais sont beaucoup plus &eacute;lev&eacute;s et l'accessibilit&eacute; extr&ecirc;mement difficile. Un montant de 325 $ par ann&eacute;e pendant 5 ans ne permettra m&ecirc;me pas au Qu&eacute;bec d'atteindre la moyenne nationale de 2009. Ce qui est donc tr&egrave;s raisonnable.<br />
<br />
Penser aux g&eacute;n&eacute;rations actuelles et futures<br />
<br />
Pour bien vivre en soci&eacute;t&eacute;, il faut savoir partager et ce, autant entre les g&eacute;n&eacute;rations actuelles qu'avec les g&eacute;n&eacute;rations futures. Il faut penser aux besoins de ceux qui ne sont pas encore n&eacute;s, aux besoins de nos a&icirc;n&eacute;s, tout comme &agrave; ceux des plus jeunes. En mati&egrave;re d'&eacute;ducation, il y a des besoins beaucoup plus criants. Par exemple, quand allons-nous enfin nous attaquer &agrave; la probl&eacute;matique du manque de ressource chronique en &eacute;valuation et adaptation scolaire dans nos &eacute;coles primaires et secondaires? Dans certaines r&eacute;gions du Qu&eacute;bec, les services d'orthophonie, d'orthop&eacute;dagogie, etc. sont extr&ecirc;mement difficiles &agrave; obtenir et dans bien des cas, la liste d'attente est de plus de 18 mois. Ce qui est tr&egrave;s long dans la vie d'un enfant. Au cours de cette p&eacute;riode, ces enfants, qui sont tr&egrave;s nombreux, accumuleront un retard scolaire important et les r&eacute;percussions pourront &ecirc;tre consid&eacute;rables (d&eacute;motivation, baisse d'estime de soi, d&eacute;crochage scolaire, etc.). Ne serait-il pas mieux d'investir dans ces enfants afin de leur donner la chance d'obtenir un jour leur dipl&ocirc;me d'&eacute;tudes secondaires, au lieu de nous accorder encore une faveur - il faut se rappeler que les frais de scolarit&eacute; sont gel&eacute;s depuis tr&egrave;s longtemps -, &agrave; nous, &eacute;tudiants universitaires &laquo; g&acirc;t&eacute;s &raquo;? <br />
<br />
Un droit? Non, un privil&egrave;ge<br />
<br />
Acc&eacute;der aux &eacute;tudes sup&eacute;rieures n'est pas un droit, mais un privil&egrave;ge et nous sommes chanceux. Au Qu&eacute;bec, les co&ucirc;ts sont extr&ecirc;mement faibles. Bien entendu, l'acc&egrave;s &agrave; une &eacute;ducation de base est un droit. Or, d&eacute;cider ou non de poursuivre des &eacute;tudes universitaires est un choix. Une d&eacute;cision que l'on prend et l'on doit y contribuer. Ce n'est pas &agrave; la soci&eacute;t&eacute; d'assumer les frais reli&eacute;s &agrave; nos d&eacute;cisions. Dans un contexte, o&ugrave; les ressources sont restreintes, il faut faire sa part et penser aux autres.<br />
<br />
La plupart des &eacute;tudiants universitaires ont &agrave; c&oelig;ur le d&eacute;veloppement durable. Or, au-del&agrave; du volet &laquo; environnemental &raquo;, le d&eacute;veloppement durable poss&egrave;de aussi un volet &laquo; social &raquo;. Et, l'&eacute;ducation et la sant&eacute; en font partie. Le d&eacute;veloppement durable de la soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise, de la soci&eacute;t&eacute; dans laquelle j'&eacute;volue, me tient &agrave; c&oelig;ur et je souhaite laisser aux g&eacute;n&eacute;rations futures l'acc&egrave;s &agrave; l'ensemble des services extraordinaires dont j'ai b&eacute;n&eacute;fici&eacute; et dont je b&eacute;n&eacute;ficie pr&eacute;sentement et je suis pr&ecirc;te &agrave; contribuer pour permettre &agrave; ces g&eacute;n&eacute;rations d'avoir acc&egrave;s &agrave; ces services, mais aussi afin de permettre aux citoyens actuels qui ont des besoins beaucoup plus criants que les miens, de pouvoir b&eacute;n&eacute;ficier de soins ou de services qui leur permettront d'assurer leur avenir ou leur qualit&eacute; de vie. Je ne vois pas pourquoi l'&Eacute;tat devrait prendre &agrave; ces derniers afin de financer mes &eacute;tudes. Car, en effet, il faut bien qu'il prenne cet argent quelque part. L'argent ne pousse malheureusement pas dans les arbres. <br />
<br />
Pour une saine gestion des fonds publics<br />
<br />
Ainsi, je suis pr&ecirc;te &agrave; faire ma &laquo; juste &raquo; part. Or, cette part ne doit pas avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;termin&eacute;e de mani&egrave;re &laquo; arbitraire &raquo;. Donc, je suis en faveur d'une augmentation des frais de scolarit&eacute; et ce, si et seulement si, une gestion extr&ecirc;mement rigoureuse des ressources est effectu&eacute;e et que l'on ait d&eacute;montr&eacute; avec pr&eacute;cision le manque &agrave; gagner en terme de financement. Des d&eacute;sastres tels que l'ilot voyageur ne doivent plus se reproduire. Une meilleure gestion des fonds publics est indispensable, et ce, pas uniquement en &eacute;ducation, mais dans tous les secteurs. Mettre en place un p&eacute;age sur les autoroutes? Je suis totalement en accord. Cependant, &agrave; condition que les co&ucirc;ts de constructions des routes ne soient pas artificiellement gonfl&eacute;s. Je suis pr&ecirc;te &agrave; contribuer lors de mes visites m&eacute;dicales. Or, je m'attends &agrave; une gestion plus efficiente de nos services de sant&eacute;, etc.<br />
<br />
On est capable de faire une meilleure gestion de nos fonds publics. Or, il faut en avoir le courage. Ainsi, avant d'aller chercher de l'argent dans les poches des &eacute;tudiants ou des contribuables, il faudrait, dans un premier temps, chercher &agrave; optimiser l'utilisation des ressources actuelles. Dans un second temps, &eacute;tablir le manque &agrave; gagner et finalement, r&eacute;partir la facture entre l'ensemble des parties prenantes, et ce, en prenant compte des capacit&eacute;s de payer de chacun. Je m'attends &agrave; ce qu'il y ait une facture au final, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me que cette facture sera plus &eacute;lev&eacute;e que celle pr&eacute;sentement propos&eacute;e. Or, ce n'est pas cela le probl&egrave;me, je souhaite uniquement qu'on m'assure que c'est v&eacute;ritablement le manque &agrave; gagner et surtout, qu'une saine gestion de ressources sera effectu&eacute;e. <br />
<br />
Pour qui voter aux prochaines &eacute;lections? <br />
<br />
J'en profite aussi pour lancer un autre message. Le parti politique qui saura obtenir mon vote aux prochaines &eacute;lections, ne sera pas celui qui me fera de belles promesses pour lesquelles il n'a pas les moyens ou qui proposera de tout d&eacute;truire pour mieux reconstruire ou encore, qui pr&eacute;tendra en faveur d'une hausse des frais de scolarit&eacute; sans justifier ses chiffres. Je d&eacute;sire des options r&eacute;alistes et sens&eacute;es qui permettront &agrave; l'ensemble de la soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise d'avancer vers un objectif commun : vers une meilleure soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; les ressources sont utilis&eacute;es de mani&egrave;re optimale.<br />
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