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  <title>Langlois-Paquet-Moreau</title>
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  <updated>2013-05-25T05:28:52-04:00</updated>
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    <name>Langlois-Paquet-Moreau</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Langlois-Paquet-Moreau</subtitle>
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    <title>De la poudre aux yeux</title>
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    <published>2012-05-08T13:48:39-04:00</published>
    <updated>2012-07-08T05:12:08-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Les porte-paroles de la CLASSE, de la FECQ et de la FEUQ ont présenté samedi soir les grandes lignes de l'offre gouvernementale pour dénouer la crise des frais de scolarité. Souscrire à cette offre enverrait le message suivant : les étudiants endossent la logique néolibérale en éducation. Accepter la logique comptable et gestionnaire du gouvernement équivaudrait donc à trahir les principes qui sous-tendent depuis le début le mouvement étudiant et lui donnent toute sa force.]]></summary>
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        <name>Langlois-Paquet-Moreau</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/langloispaquetmoreau/"><![CDATA[Samedi soir, apr&egrave;s plus de 20 heures de n&eacute;gociation avec des repr&eacute;sentant-e-s du gouvernement, les porte-paroles des trois grandes associations &eacute;tudiantes - la CLASSE, la FECQ et la FEUQ - ont pr&eacute;sent&eacute; les grandes lignes de l'offre gouvernementale pour d&eacute;nouer la crise des frais de scolarit&eacute;. On y propose de maintenir intacte la hausse d&eacute;j&agrave; pr&eacute;vue tout en essayant d'effectuer une r&eacute;duction &eacute;quivalente des frais institutionnels obligatoires (FIO). Cette r&eacute;duction doit elle-m&ecirc;me &ecirc;tre financ&eacute;e par des &eacute;conomies effectu&eacute;es dans la gestion malsaine des universit&eacute;s, dont les budgets seront scrut&eacute;s par un Conseil provisoire compos&eacute; de diff&eacute;rents acteurs du milieu universitaire (&eacute;tudiant-e-s, syndicats, minist&egrave;re de l'&Eacute;ducation, milieu des affaires, etc.).<br />
 <br />
L'accession soudaine &agrave; une seconde table de n&eacute;gociation et l'offre gouvernementale qui s'en est suivie repr&eacute;sentent des signes non &eacute;quivoques que les &eacute;tudiant-e-s ont r&eacute;ussi &agrave; cr&eacute;er un v&eacute;ritable rapport de force avec le gouvernement, par la gr&egrave;ve g&eacute;n&eacute;rale illimit&eacute;e et les perturbations. Cependant, plus nous &eacute;tudions en d&eacute;tails cette offre, plus elle nous semble inacceptable et indigne de l'ampleur historique du mouvement &eacute;tudiant, qui perdure depuis maintenant plus de 12 semaines.<br />
 <br />
Premi&egrave;rement, les &eacute;tudiant-e-s universitaires qu&eacute;b&eacute;cois paient en moyenne 625 $ de FIO par ann&eacute;e. Puisque la hausse des frais de scolarit&eacute; s'&eacute;l&egrave;vera &agrave; 1625 $ dans cinq ans, c'est donc une augmentation moyenne de 1000 $ qu'il nous faudra malgr&eacute; tout consentir &agrave; terme. Mais comme le montant exact varie en fonction de l'universit&eacute; consid&eacute;r&eacute;e, la facture de chaque &eacute;tudiant-e d&eacute;pendra de la situation financi&egrave;re de son universit&eacute; et du bon vouloir de son administration. Rien dans cette offre ne semble garantir le gel des frais de scolarit&eacute;; sauf pour la session d'automne 2012. De plus, vraisemblablement, tout d&eacute;pendra des d&eacute;cisions du Conseil provisoire et de sa capacit&eacute; &agrave; effectuer des r&eacute;ductions dans les budgets des universit&eacute;s. Or, rien n'est moins s&ucirc;r...<br />
 <br />
Deuxi&egrave;mement, les &eacute;tudiant-e-s ainsi que les repr&eacute;sentant-e-s syndicaux seront minoritaires au sein du Conseil provisoire charg&eacute; d'&eacute;valuer l'utilisation optimale des ressources financi&egrave;res des universit&eacute;s. En effet, des 18 membres du Conseil, six seront des recteurs, deux membres proviendront du milieu des affaires, un membre repr&eacute;sentera la F&eacute;d&eacute;ration des c&eacute;geps et un autre sera nomm&eacute; par le minist&egrave;re de l'&Eacute;ducation. En bref, cela veut dire qu'une majorit&eacute; de membres proviendra d'organismes &eacute;tant pour la hausse. Dans ces conditions, le contr&ocirc;le du processus d'&eacute;valuation des d&eacute;penses et de prise de d&eacute;cision ne saurait avantager les &eacute;tudiant-e-s au Conseil. Pire, le gouvernement aura le beau jeu pour bloquer les recommandations propos&eacute;es par les &eacute;tudiant-e-s et imposer ses propres mesures; toutefois, sous le sceau d'une nouvelle l&eacute;gitimit&eacute;. Ajoutons que ce Conseil provisoire, tel que pr&eacute;sent&eacute; actuellement, n'a pas de r&eacute;els pouvoirs d&eacute;cisionnels et ne peut que recommander &agrave; la ministre telle ou telle mesure.  Celle-ci acceptera ou rejettera ult&eacute;rieurement ces recommandations, selon son bon vouloir.<br />
 <br />
Troisi&egrave;mement, avec cette offre, le gouvernement refuse de changer une seule ligne de son budget. Il maintient dans son int&eacute;gralit&eacute; la hausse des frais de scolarit&eacute; et fait subir aux universit&eacute;s le manque &agrave; gagner qui r&eacute;sultera de la baisse des FIO. S'il est vrai qu'il y a des efforts &agrave; faire au niveau de la gestion des finances universitaires, le langage manag&eacute;rial utilis&eacute; par le gouvernement (optimisation des ressources, efficience &eacute;conomique, rationalisation, etc.) fait craindre l'imposition d'une politique d'aust&eacute;rit&eacute; au syst&egrave;me universitaire qui pourrait fort bien nuire &agrave; l'ensemble de la population &eacute;tudiante ainsi qu'aux divers employ&eacute;-e-s des universit&eacute;s. Le Conseil provisoire, contr&ocirc;l&eacute; par le gouvernement et ses alli&eacute;s, pourrait s'av&eacute;rer &ecirc;tre un cheval de Troie plac&eacute; au sein des remparts de nos institutions.<br />
 <br />
Quatri&egrave;mement, il a souvent &eacute;t&eacute; dit que la gr&egrave;ve &eacute;tudiante d&eacute;passait largement le cadre des frais de scolarit&eacute; et &eacute;pousait les contours d'un conflit id&eacute;ologique, entre d'un c&ocirc;t&eacute; les tenants d'un n&eacute;o-lib&eacute;ralisme cherchant &agrave; transformer l'&eacute;ducation en une marchandise et un investissement personnel, et de l'autre les tenants d'une &eacute;ducation accessible et libre des pressions exerc&eacute;es par le march&eacute;. Or, avec cette offre, on assiste &agrave; un approfondissement et &agrave; un renforcement de l'id&eacute;ologie n&eacute;o-lib&eacute;rale au sein des universit&eacute;s par le biais de la rationalisation des d&eacute;penses. Si la hausse risque d'&ecirc;tre moins &eacute;lev&eacute;e que pr&eacute;vue, cette offre est n&eacute;anmoins dans la droite ligne de l'id&eacute;ologie que nous combattons. Souscrire &agrave; cette offre enverrait donc le message suivant : les &eacute;tudiant-e-s endossent la logique n&eacute;o-lib&eacute;rale en &eacute;ducation. Accepter la logique comptable et gestionnaire du gouvernement, avec une position de faiblesse au sein du Conseil provisoire, &eacute;quivaudrait &agrave; trahir les principes qui sous-tendent  le mouvement &eacute;tudiant et lui donnent toute sa force.<br />
 <br />
Cinqui&egrave;mement, cette offre est une man&oelig;uvre politique employ&eacute;e par le gouvernement lib&eacute;ral. Elle vise &agrave; diviser le mouvement &eacute;tudiant et &agrave; mettre un terme &agrave; la gr&egrave;ve, pour ensuite assurer sa r&eacute;&eacute;lection. Apr&egrave;s &ecirc;tre rest&eacute; sourd aux revendications &eacute;tudiantes, le gouvernement propose une offre &agrave; premi&egrave;re vue acceptable pour un bon nombre d'&eacute;tudiant-e-s mod&eacute;r&eacute;-e-s et en gr&egrave;ve, mais s'av&eacute;rant en r&eacute;alit&eacute; un leurre, dont nous ne devons pas &ecirc;tre dupes. Clairement, le gouvernement cherche &agrave; briser la r&eacute;sistance &eacute;tudiante, en y insufflant le doute et l'h&eacute;sitation &agrave; l'aide de r&eacute;formes et de structures obscures. Mais plus encore, cette offre est &agrave; analyser dans un contexte pr&eacute;-&eacute;lectoral, alors qu'une majorit&eacute; d'&eacute;lecteurs reproche au gouvernement sa gestion de crise. Si en r&eacute;alit&eacute;, avec cette offre, le gouvernement ne satisfait presque aucune des exigences du mouvement &eacute;tudiant, il m&eacute;nage n&eacute;anmoins son image, cela tout en capitalisant - &eacute;lectoralement parlant - sur la contestation &eacute;tudiante.<br />
<br />
Nous appelons donc les &eacute;tudiant-e-s &agrave; rejeter massivement cette offre gouvernementale aux allures d'une v&eacute;ritable arnaque n&eacute;o-lib&eacute;rale. La gr&egrave;ve doit se poursuivre!]]></content>
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