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  <title>Kerlande Mibel</title>
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  <updated>2013-05-24T19:42:50-04:00</updated>
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    <name>Kerlande Mibel</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Kerlande Mibel</subtitle>
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    <title>Je vis.</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2634756</id>
    <published>2013-02-06T20:44:47-05:00</published>
    <updated>2013-04-08T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Je suis morte un jour de mai 79. C'était soir de cyclone. Ma mère ne croit pas que c'était un cyclone à proprement dit. Mais elle est d'accord pour dire qu'il y avait de grandes pluies en ce mai 79. Je n'ai pas la certitude du mois que des indices. Je sais que le lendemain de ma mort, je suis restée à la maison, justement parce qu'une de ces deux parades avait lieu au Cap. Et qu'en ce jour un autre a essayé de me tuer à nouveau. Cette fois, j'ai pu me sauver. Depuis, je cours. Morte, mais je cours. Madichon!]]></summary>
    <author>
        <name>Kerlande Mibel</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/kerlande-mibel/"><![CDATA[Je suis morte un jour de mai 79. C'&eacute;tait soir de cyclone. Ma m&egrave;re ne croit pas que c'&eacute;tait un cyclone &agrave; proprement dit. Mais elle est d'accord pour dire qu'il y avait de grandes pluies en ce mai 79. Je n'ai pas la certitude du mois que des indices. Ma petite s&oelig;ur est n&eacute;e en avril. Cela s'est pass&eacute; apr&egrave;s sa naissance. Je me souviens de ma joie d'avoir une petite s&oelig;ur. Aussi, ma grand-m&egrave;re ne trouvait pas convenable que je participe dans les d&eacute;fil&eacute;s du 18 mai ni dans les processions des communions. Je sais que le lendemain de ma mort, je suis rest&eacute;e &agrave; la maison, justement parce qu'une de ces deux parades avait lieu au Cap. Et qu'en ce jour un autre a essay&eacute; de me tuer &agrave; nouveau. Cette fois, j'ai pu me sauver. Depuis, je cours. Morte, mais je cours. Madichon!<br />
<br />
Je cours pour garder ce qui me reste de dignit&eacute;. J'ai grappill&eacute; la vie. Je ne sais pas ce qui s'est pass&eacute;. Je veux dire que je sais ce qui est arriv&eacute;. Je sais qu'on m'a tu&eacute;e, mais je ne sais pas le dire. Mais le coup fatal a &eacute;t&eacute; port&eacute; sournoisement. J'ai &eacute;t&eacute; empoisonn&eacute;e syst&eacute;matiquement presque tous les samedis pendant au moins trois ans. Je savais qu'on me tuait, tranquillement, irr&eacute;m&eacute;diablement. Personne ne voyait le poison que je devais ingurgiter. Personne ne me voyait vomir parce que j'ai pris l'odeur du poison. Peut-&ecirc;tre une fois, les voisins d'en haut m'ont vu vomir dans le hall de l'immeuble de la rue Monty. Je suis morte tant de fois! Malgr&eacute; ma mort, je riais. Depuis, je lis. Morte, mais je lis. Mal &eacute;lev&eacute;e!<br />
<br />
Je lis parce que je r&ecirc;ve. Je r&ecirc;ve parce que j'esp&egrave;re. J'esp&egrave;re que les amis m'aimeront, que le mari m'aimera. Mais la mort avait d&eacute;j&agrave; fait son &oelig;uvre. Amour, bof! D'ailleurs &agrave; la premi&egrave;re mort, n'&eacute;tait-ce pas des amies qui servaient de bourreaux? Pire, les gens me voient, mais pas une fois je n'ai eu l'impression d'&ecirc;tre vue. Je me d&eacute;fonce, je donne. Au travail, dans les associations, les relations, je donne, je me donne. Rien &agrave; faire, ce n'est pas assez. Ce n'est jamais assez pour eux, ceux qui ne voient pas ni ne comprennent que je suis morte. Ce n'est jamais assez. Je grappille la vie. K&egrave; sot&eacute;!<br />
<br />
Ahhh! Mon r&ecirc;ve est vrai, mon r&ecirc;ve est digne. La gr&acirc;ce m'a suffi, la manne de la vie. La honte, la m&eacute;fiance, la peur, de fid&egrave;les compagnons. On peut compter sur eux pour ne pas vivre. Pourquoi vivre si ce n'est pas pour vivre? Le d&eacute;sert de ma vie a connu la gr&acirc;ce. J'ai rencontr&eacute; des anges, dont un fils bienaim&eacute;, tout au long de ce combat. Aujourd'hui en ce mois de f&eacute;vrier 2013, je choisis la lumi&egrave;re, la vie. Je r&eacute;apprends &agrave; vivre, &agrave; accepter mes vuln&eacute;rabilit&eacute;s, mes failles, ma beaut&eacute;, ma puissance, ma douceur. Les multiples morts ne m'ont pas tu&eacute;e. J'ai gagn&eacute; apr&egrave;s plus de 30 ans de combat. Je ne comprends pas pourquoi plusieurs ont tent&eacute; de me tuer. Pour un temps, ils ont gagn&eacute;. Pour la vie, j'ai gagn&eacute;. Battante!<br />
<br />
On me pr&eacute;nomme Kerlande, viol&eacute;e &agrave; l'&acirc;ge de quatre ans, abus&eacute;e par un ami de la famille pendant trois ans. Aujourd'hui, je le dis parce que trop longtemps je me suis tue. Je le dis pour celles qui ne savent pas dire l'indicible. Je le dis parce que la parole lib&egrave;re. En ce sept f&eacute;vrier 2013, je c&eacute;l&egrave;bre la joie de ma dignit&eacute;. Je suis vivante.]]></content>
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    <title>J'applaudis!</title>
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    <published>2012-09-04T09:02:04-04:00</published>
    <updated>2012-11-04T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Il est vrai que les enjeux concernant l'immigration et, plus important, concernant les personnes issues de l'immigration ont été évacués de cette campagne électorale. Fallait-il s'y attendre? En revanche, il m'apparaît nécessaire de souligner que plusieurs personnes issues de l'immigration ont fait le choix de présenter leur candidature à ces élections. Il faut du courage pour se lancer en politique, et ce, pour n'importe qui.]]></summary>
    <author>
        <name>Kerlande Mibel</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/kerlande-mibel/"><![CDATA[Quand on parle d'immigrants ou de personnes issues de l'immigration, c'est souvent pour lancer un message de peur. Le fran&ccedil;ais n'est pas parl&eacute; &agrave; la maison autant que certains le souhaitent. Le halal, le voile sont &agrave; bannir. Le taux de ch&ocirc;mage est &eacute;lev&eacute; chez les non-Tremblay. Derni&egrave;rement &agrave; la radio, j'ai entendu deux animateurs discuter de ce qui &eacute;tait le mieux entre la mafia, les motards ou les gangs de rue! &Agrave; l'issue de leur &eacute;change, ils ont conclu que les gangs de rue, &laquo; eux-l&agrave; &raquo;, faisaient vraiment peur. On alimente la peur &agrave; coup de commission sur les accommodements raisonnables, de d&eacute;clarations, de guide d'accueil pour immigrants, etc. Et on oublie les points positifs. Eh ben oui, du positif, il y en a. Mais &ccedil;a, on n'en parle pas, ou du bout des l&egrave;vres. J'ai en t&ecirc;te Jennifer Abel aux Jeux olympiques, Rickey Pageot clavi&eacute;riste de Madonna, R&eacute;gine Chassage d'Arcade Fire. Vous allez rire, mais j'affirme que m&ecirc;me dans cette campagne &eacute;lectorale il y a du positif en mati&egrave;re d'int&eacute;gration. Et cela se manifeste par la pr&eacute;sence de certains candidats, ces Qu&eacute;b&eacute;cois venus d'ailleurs.<br />
<br />
<strong>Ces Qu&eacute;b&eacute;cois venus d'ailleurs dans l'ar&egrave;ne politique</strong><br />
Il est vrai que les enjeux concernant l'immigration et, plus important, concernant les personnes issues de l'immigration ont &eacute;t&eacute; &eacute;vacu&eacute;s de cette campagne &eacute;lectorale. Fallait-il s'y attendre? En revanche, il m'appara&icirc;t n&eacute;cessaire de souligner que plusieurs personnes issues de l'immigration ont fait le choix de pr&eacute;senter leur candidature &agrave; ces &eacute;lections. Il faut du courage pour se lancer en politique, et ce, pour n'importe qui. Allez voir si vous &ecirc;tes issu de l'immigration! Donc plusieurs ont os&eacute; porter leur engagement citoyen &agrave; un haut niveau pour faire avancer notre soci&eacute;t&eacute;. Cela m'impressionne et j'applaudis. Je constate que les quatre grands partis proposent des candidats issus de l'immigration. Des hommes et des femmes de talents. Pensons &agrave; Amir Khadir, co-porte-parole de Qu&eacute;bec-Solidaire (QS) ou encore &agrave; Dominique Anglade, pr&eacute;sidente de la Coalition avenir Qu&eacute;bec (CAQ) ou Yolande James et Sam Hamad, deux ministres du gouvernement Charest issus de l'immigration. Et au Parti Qu&eacute;b&eacute;cois(PQ), nous retrouvons des hommes et des femmes de talents comme Maka Kotto. Au-del&agrave; de la repr&eacute;sentativit&eacute; parfaite, je crois important de rappeler que certains ont eu l'audace de se lancer en politique. Ne nous leurrons pas. Certains seront &eacute;lus et d'autres s&ucirc;rement pas. Mais, je suis d'avis qu'il faut les encourager et les soutenir. <br />
<br />
Je profite aussi pour dire que s'ils se sont pr&eacute;sent&eacute;s, c'est qu'ils sont soutenus par un parti politique. Je sais ce que vous pensez, les partis politiques n'en font pas assez. Ce qui est peut-&ecirc;tre vrai. Je choisis, cependant, de croire que ces organisations sont conscientes de l'importance grandissante des Qu&eacute;b&eacute;cois issus de l'immigration dans le tissu social. S'ils ne font que r&eacute;pondre &agrave; cette conjoncture, c'est bien, m&ecirc;me tr&egrave;s bien. <br />
<br />
Selon moi, la participation de ces candidats t&eacute;moigne de l'&eacute;volution de notre soci&eacute;t&eacute;. J'ose m&ecirc;me parler de maturit&eacute;. Non, je n'implique pas que tout est r&eacute;gl&eacute;, je ne dis pas qu'il n'y a pas de racisme syst&eacute;mique. Je dis plut&ocirc;t que cette pr&eacute;sence dans les &eacute;lections permet de croire que l'int&eacute;gration est en train de se vivre petit &agrave; petit. Et qu'&agrave; partir de cela, nous pourrons voir des changements strat&eacute;giques favorisant l'inclusion dans notre Qu&eacute;bec. Rappelons-nous qu'un d&eacute;put&eacute; est d'abord et avant tout un l&eacute;gislateur. J'imagine mal Maka Kotto, Emmanuel Dubourg, Amir Khadir, Dominique Anglade voter pour des projets de loi qui auraient pour cons&eacute;quence de nuire aux communaut&eacute;s culturelles. Peut-&ecirc;tre ne pourront-ils pas cr&eacute;er des lois qui visent &agrave; aider les personnes issues de l'immigration, ce qui n'est pas le but de leur pr&eacute;sence, mais ils pourront s&ucirc;rement influencer pour ne pas tomber dans des extr&ecirc;mes. Ils ne se sont pas pr&eacute;sent&eacute;s pour d&eacute;fendre une communaut&eacute;, mais bien l'ensemble de leurs &eacute;lecteurs. Ceci &eacute;tant dit, leur pr&eacute;sence &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale serait une grande victoire pour l'ensemble des communaut&eacute;s, voire pour l'ensemble du Qu&eacute;bec. Parce que le Qu&eacute;bec, c'est nous &eacute;galement. Par ailleurs, des changements structurants sont facilit&eacute;s lorsqu'op&eacute;r&eacute;s du haut vers le bas. L'Assembl&eacute;e nationale est une haute instance, un haut lieu l&eacute;gislatif, donc catalyseur de changements. <br />
<br />
Il est vrai que nous avions d&eacute;j&agrave; des Emmanuel Dubourg, Sam Hamad, Maka Kotto et Yolande James &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale et je leur souhaite d'&ecirc;tre r&eacute;&eacute;lus. Toujours est-il, que le 5 septembre prochain, j'aimerais &eacute;galement f&eacute;liciter du sang neuf comme Neko, Dominique, Julie, Badiona, Will pour leur victoire. D&eacute;j&agrave;, parce qu'ils ont os&eacute; se lancer dans l'ar&egrave;ne politique, je les applaudis.]]></content>
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    <title>L'art de toucher l'autre</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1594766</id>
    <published>2012-06-14T00:00:37-04:00</published>
    <updated>2012-08-13T05:12:05-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[J'ai vu la publicité d'Alvin Ailey Dance Theater et je me suis dit qu'il fallait que j'y aille. D'abord, le danseur est magnifique. Mais, je l'ai surtout  trouvé inspirant. La publicité n'était pas trompeuse. La marchandise a été livrée. Vous me direz que je n'y connais rien en ballet. Et vous aurez raison. Mais, je sais ce qui me plaît, et cela m'a plu.]]></summary>
    <author>
        <name>Kerlande Mibel</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/kerlande-mibel/"><![CDATA[Derni&egrave;rement, je consid&egrave;re avoir fait un excellent investissement. J'ai &eacute;t&eacute; aux Grands Ballets Canadiens. J'ai &eacute;t&eacute; transport&eacute; par l'Alvin Ailey American Dance Theater. C'est le deuxi&egrave;me spectacle de ballet pour lequel je d&eacute;bourse. Le premier &eacute;tait le spectacle de fin d'ann&eacute;e de  l'&Eacute;cole sup&eacute;rieure de ballet du Qu&eacute;bec.  <br />
<br />
J'ai vu la publicit&eacute; d'Alvin Ailey et je me suis dit qu'il fallait que j'y aille, que j'y sois. D'abord, le danseur est magnifique. Il est puissant et en m&ecirc;me temps gracieux. Mais surtout, je l'ai trouv&eacute; inspirant. La publicit&eacute; n'&eacute;tait pas trompeuse. La marchandise a &eacute;t&eacute; livr&eacute;e. Vous me direz que je n'y connais rien en ballet. Et vous aurez raison. Mais, je sais ce qui me pla&icirc;t, et cela m'a plu.<br />
<br />
Et puis? Et puis... J'ai envie de dire que j'ai &eacute;t&eacute; charm&eacute;e tant par les danseurs, les chor&eacute;graphies que par les spectateurs. Ils faisaient partie du spectacle. Les applaudissements, les acclamations, les silences, les ovations &eacute;taient pour moi des moments de pure jubilation. Il y avait une mixit&eacute; des g&eacute;n&eacute;rations. Il y avait &eacute;videmment le public qu'on s'attend &agrave; voir au ballet, soit blanc aux cheveux blancs. Mais, il y avait aussi des personnes de tout &acirc;ge. Des tous petits, et si j'avais su, j'aurai amen&eacute; mon neveu de six ans. Je le ferai la prochaine fois. Des femmes, des hommes, il y en avait autant. <br />
 <br />
Ma surprise a &eacute;t&eacute; de voir des noirs, tant de noirs. C'est qu'il y en avait vraiment beaucoup. Pas deux ou trois &eacute;parpill&eacute;s dans la salle. Des noirs francophones, des noirs anglophones, etc. Alors, on me dira que ce n'est pas une surprise, des noirs vont continuellement au ballet. J'ai demand&eacute; &agrave; ma copine, abonn&eacute;e depuis au moins 10 ans aux Grands Ballets, s'il y avait toujours autant de noirs?  Elle m'a r&eacute;pondu qu'en g&eacute;n&eacute;ral, on pouvait les compter sur les doigts de la main. Alors, est-ce que cette grande participation s'explique parce que l'Alvin Ailey est une troupe de danseurs noirs?  Je dirai oui... en partie seulement.  Sinon quoi?<br />
<br />
Je reviens &agrave; cette publicit&eacute; dont je vous parlais.  Vous voyez un danseur noir, en collant noir, faisant le grand &eacute;cart (j'ai failli &eacute;crire la split dans les airs, mais il faut faire preuve de culture), sur fond rouge.  Une image parfaite, vivante et humaine. Elle est parfaite parce que, pour moi, elle repr&eacute;sente le fait de transcender les clich&eacute;s, les d&eacute;j&agrave; vus. Tout le monde le sait, les noirs savent danser. Ce n'est pas moi qui le dis, mais bien &laquo; Tout le monde &raquo;.  Par ce que moi, je pourrais vous dire que j'en connais des noirs qui ne savent pas danser. <br />
<br />
<img alt="pub alvin alley" src="http://i.huffpost.com/gen/645232/thumbs/r-PUB-ALVIN-ALLEY-large570.jpg?6" /><br />
<br />
Revenons &agrave; cette publicit&eacute; qui m'a capt&eacute;e. Pour moi, elle disait, vous, habitu&eacute; du ballet vous ne serez pas d&eacute;&ccedil;u. Et vous qui n'y connaissez rien, venez d&eacute;couvrir le ballet. Vous le savez si un noir le danse c'est que c'est vraiment cool. Tout le monde sait que les noirs sont cools. L&agrave;, je suis d'accord avec &laquo; Tout le monde &raquo;. &Agrave; tout le monde, la publicit&eacute; disait, regardez comme le corps humain est beau et capable de belles et grandes choses. <br />
<br />
Aux noirs, cette publicit&eacute; disait, nous savons que vous &ecirc;tes des grands amateurs de culture, nous croyons que la noblesse, que la beaut&eacute; ne sont pas affaire de couleurs mais de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;.  Venez voir des danseurs nobles, g&eacute;n&eacute;reux qui transcendent les clich&eacute;s, qui &eacute;l&egrave;vent, qui inspirent. Les noirs s'y sont reconnus. Ils ont dit, c'est vrai, nous voulons le beau dans tout et de tout. C'est avec  l'espoir du beau dans tout et de tout que nous avons immigr&eacute;, pour la plupart, ici. Les noirs, comme tout le monde, lorsqu'on leur parle dans un langage qui les inspire, qui respecte leurs valeurs, ils entendent. Les Grands Ballets Canadiens ont parl&eacute;. Les noirs ont entendu et ils l'ont diffus&eacute; dans leurs diff&eacute;rents r&eacute;seaux.  Plus important, ils ont r&eacute;pondu.  Ils &eacute;taient pr&eacute;sents.  <br />
<br />
Ce sont l&agrave; quelques &eacute;l&eacute;ments de base de la communication marketing multiculturel. Une approche qui fait tranquillement son entr&eacute;e au Qu&eacute;bec. Un investissement qui rapporte.  N'est-ce pas ce que je vous disais au d&eacute;but? Un excellent investissement.]]></content>
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