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  <title>Jocelyne Robert</title>
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  <updated>2013-06-18T23:50:02-04:00</updated>
  <author>
    <name>Jocelyne Robert</name>
  </author>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Jocelyne Robert</subtitle>
  <generator>Good old fashioned elbow grease.</generator>

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    <title>Merci Henry Morgentaler!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/henry-morgentaler-merci_b_3355246.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3355246</id>
    <published>2013-05-29T19:14:19-04:00</published>
    <updated>2013-05-29T19:14:20-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Il y avait dans sa voix, dans son regard, quelque chose d'apaisant. De l'aplomb. Du souffle. Du désespoir surmonté. La détermination et la sérénité de celui qui croit en ce qu'il fait et qu'on n'ébranle pas aisément. C'est en grande partie grâce à son combat que la Cour suprême a décriminalisé l'avortement.

Je crois que les femmes, toutes les femmes, et les hommes, tous les hommes qui aiment les femmes, lui doivent une fière chandelle!]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[J'ai rencontr&eacute; le Dr Henry Morgentaler &agrave; quelques reprises. <br />
<br />
&Agrave; sa clinique de la rue Honor&eacute; Beaugrand, dans l'est de Montr&eacute;al, dans les ann&eacute;es 80. Dans des manifestations pro libre choix aussi. Puis ailleurs, je ne sais plus, lancements de livre peut-&ecirc;tre...<br />
<br />
Il y avait dans sa voix, dans son regard, quelque chose d'apaisant. De l'aplomb. Du souffle. Du d&eacute;sespoir surmont&eacute;. La d&eacute;termination et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; de celui qui croit en ce qu'il fait et qu'on n'&eacute;branle pas ais&eacute;ment.<br />
<br />
Il m'a d&eacute;dicac&eacute;, tr&egrave;s chaleureusement, un des ces livres. J'en ai fait autant avec quelques-uns des miens par l'entremise de ma grande amie et coll&egrave;gue Mariette, qui a travaill&eacute; avec lui &agrave; Montr&eacute;al durant de nombreuses ann&eacute;es.<br />
<br />
Par del&agrave; ce qu'on pouvait entendre dire de lui, dans les m&eacute;dias, sur les tribunes publiques, j'ai entendu bien des confidences, de nature priv&eacute;e, le concernant. Toujours &eacute;logieuses. Les personnes qui travaillaient avec lui, surtout des femmes, m&eacute;decins, infirmi&egrave;res, sexologues, l'admiraient et le respectaient.  <br />
<br />
Il &eacute;tait, j'en ai toujours &eacute;t&eacute; convaincue, un grand, tr&egrave;s grand humaniste. Un homme d'une rare valeur, un &ecirc;tre &laquo;humain&raquo; dans toute la splendeur de ce mot. Une personne courageuse dans toute la force du mot courage. <br />
<br />
Il parlait de la profonde influence que ses parents, disparus dans les camps nazis, avaient eu sur sa vie: ceux-ci lui avaient l&eacute;gu&eacute; des valeurs de recherche de dignit&eacute;: humaine, individuelle, collective et universelle.<br />
Dans un livre autobiographique, il &eacute;voque l'id&eacute;e que c'est parce qu'il n'a pas pu sauver sa m&egrave;re &agrave; Auschwitz qu'il a consacr&eacute; sa vie &agrave; aider toutes les autres m&egrave;res. Ou m&egrave;res potentielles...<br />
<br />
Il avait &eacute;t&eacute; choqu&eacute;, r&eacute;volt&eacute; en arrivant au Canada de rencontrer autant de femmes bless&eacute;es, mutil&eacute;es par des avortements clandestins. Au point de consacrer sa vie &agrave; les combattre.<br />
<br />
Il d&eacute;testait, avec raison, qu'on le traite d'avorteur, appellation utilis&eacute;e avec m&eacute;pris par ses d&eacute;tracteurs et  les opposants au libre choix. C'est d'ailleurs en tant qu'ap&ocirc;tre du libre choix qu'il devint d&egrave;s 1967, le porte-&eacute;tendard de la lutte des femmes pour le droit &agrave; l'avortement libre. Malgr&eacute; toutes les emb&ucirc;ches juridiques, les menaces, les attentats, les manifestations de violence &agrave; son &eacute;gard, l'emprisonnement, il est rest&eacute; debout,  fid&egrave;le &agrave; ses engagements.<br />
<br />
Henry Morgentaler s'est r&eacute;clam&eacute; d'un humanisme scientifique, une philosophie fond&eacute;e sur l'amour du prochain et sur la croyance en cette &laquo;dignit&eacute; humaine&raquo; qui revenait si souvent dans ses propos et dont il t&eacute;moignait. Pour lui, l'&ecirc;tre humain est responsable, individuellement et collectivement, du sort de l'humanit&eacute;. <br />
<br />
Il s'est battu sans rel&acirc;che pour que les IVG (interruption volontaire de grossesse) pratiqu&eacute;es en clinique priv&eacute;e soient rembours&eacute;es aux femmes, au m&ecirc;me titre que celles pratiqu&eacute;es en milieu hospitalier o&ugrave; l'attente &eacute;tait souvent tr&egrave;s longue et le support psychologique d&eacute;ficient.<br />
<br />
Pour cela, il s'&eacute;tait tourn&eacute; &agrave; l'&eacute;poque, vers la ministre de la Sant&eacute;, Pauline Marois, afin que le r&eacute;gime d'assurance maladie du Qu&eacute;bec couvre non seulement les frais li&eacute;s &agrave; cet acte m&eacute;dical, mais aussi le suivi psychologique, l'&eacute;chographie, les m&eacute;dicaments antidouleur...<br />
<br />
C'est en grande partie gr&acirc;ce &agrave; son combat que la <a href="http://archives.radio-canada.ca/sante/sante_publique/clips/251/" target="_hplink">Cour supr&ecirc;me a d&eacute;criminalis&eacute; l'avortement</a>. Dans cet arr&ecirc;t de toute beaut&eacute;, rendu le 28 janvier 1988, les juges estim&egrave;rent que l'article 251 du Code p&eacute;nal violait la Charte canadienne des droits et libert&eacute;s parce qu'elle portait atteinte au droit d'une femme &agrave; &laquo;la vie, &agrave; la libert&eacute; et &agrave; la s&eacute;curit&eacute; de la personne&raquo;.<br />
<br />
<blockquote>&laquo;<em>Forcer une femme, sous la menace d'une sanction criminelle, &agrave; mener le f&oelig;tus &agrave; terme, &agrave; moins qu'elle ne remplisse certains crit&egrave;res ind&eacute;pendants de ses propres priorit&eacute;s et aspirations, est une ing&eacute;rence profonde &agrave; l'&eacute;gard de son corps et donc une atteinte &agrave; la s&eacute;curit&eacute; de sa personne.</em>&raquo; </blockquote><br />
<br />
Je crois que les femmes, toutes les femmes, et les hommes, tous les hommes qui aiment les femmes, lui doivent une fi&egrave;re chandelle! <br />
<br />
Puisse son d&eacute;part nous rappeler d'&ecirc;tre d'une vigilance sans rel&acirc;che.<br />
<br />
Merci Henry Morgentaler! <br />
<br />
<strong>VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST</strong><br />
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    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1162777/thumbs/s-HENRY-MORGENTALER-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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<entry>
    <title>Le «triumverrat» cannois</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/dsk-ozon-polanski-cannes_b_3346075.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3346075</id>
    <published>2013-05-28T09:57:32-04:00</published>
    <updated>2013-05-28T10:05:25-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Triumvirat: association de trois hommes qui exercent le pouvoir. Il y eut d'abord le mignon François Ozon qui a affirmé que les femmes rêvent de se prostituer. Il pava la voie à Roman, le romantique, Polanski qui statua allègrement que l'égalité des sexes a sapé le romantisme. Ne manquait plus que DSK qui foula le tapis rouge, au bras de sa nouvelle nana. Trois hommes. Trois déclarations politiques. Des propos aussi arriérés et traditionalistes que ceux des farouches opposants au mariage pour tous en France...]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[Triumvirat: Association de trois hommes qui exercent le pouvoir. Triumverrat: Association de trois.....<br />
<br />
Il y eut d'abord le mignon <a href="http://www.metronews.fr/culture/cannes-2013-jeune-et-jolie-pour-francois-ozon-beaucoup-de-femmes-fantasment-de-se-prostituer/mmeu!KBl2cQEeEkV6/" target="_hplink">Fran&ccedil;ois Ozon</a> qui, avec superbe, a affirm&eacute; &agrave; une journaliste que les femmes r&ecirc;vent de se prostituer. &Eacute;tonn&eacute;e, elle lui demande de pr&eacute;ciser sa pens&eacute;e. Il en remet: tout le monde sait cela, voyons! Les psys, les femmes le savent bien... <br />
<br />
Surtout, LUI, il SAIT. M&eacute;prisant, il r&eacute;torque &agrave; la journaliste am&eacute;ricaine qui l'a confront&eacute;: H&eacute; ! vous ne le savez pas? (sous-entendu: pauvre idiote) Peut-&ecirc;tre que les Am&eacute;ricains ne le savent pas (sous-entendu: quels connards ces Amerloques, il ne connaissent rien aux femmes!)<br />
 <br />
Ainsi pava-t-il la voie &agrave; <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/25/cannes-polanski-pilule-masculinise-femme_n_3336703.html?utm_hp_ref=france" target="_hplink">Roman, le romantique, Polanski</a> qui statua all&egrave;grement que l'&eacute;galit&eacute; des sexes a sap&eacute; le romantisme et que, &ocirc; horreur, la pilule a masculinis&eacute; les femmes  (ne vous m&eacute;prenez pas, le sous-entendu ici n'est pas qu'elle a donn&eacute; de la barbe aux femmes, mais bien qu'elle leur a donn&eacute; du pouvoir sur leur corps et sur leur d&eacute;sir).<br />
<br />
C'est vrai que monsieur Polanski a d&ucirc; &ecirc;tre un virtuose du romantisme et un ma&icirc;tre pharmacologue pour droguer au quaalude (s&eacute;datif de la famille des barbituriques) et sodomiser ensuite une fillette de 13 ans. Je sais, je sais, cela fait bien longtemps. Mais quand m&ecirc;me... En fuyant les &Eacute;tats-Unis, il n'a jamais purg&eacute; sa peine pour cette agression sexuelle reconnue.<br />
<br />
Ne manquait plus que DSK et, &agrave; la surprise g&eacute;n&eacute;rale il apparut, souillant le tapis rouge, oups! pardon, c'est mon correcteur, je voulais dire foulant le tapis rouge, au bras de sa nouvelle nana. Qu'est-ce que <a href="http://www.lefigaro.fr/festival-de-cannes/2013/05/25/03011-20130525ARTFIG00499-dominique-strauss-kahn-sur-le-tapis-rouge-de-cannes.php" target="_hplink">Dominique Strauss-Kahn</a> venait faire l&agrave;?  Sans doute, justement, se faire voir, une jolie femme se dandinant &agrave; son bras. Histoire de montrer que, voyez-vous, il pla&icirc;t, le pauvre, il n'y peut rien... <br />
<br />
Trois hommes. Trois d&eacute;clarations politiques (celle de DSK, non verbale, en est une, par sa seule pr&eacute;sence). Des propos aussi arri&eacute;r&eacute;s et traditionalistes que ceux des farouches opposants au mariage pour tous qui manifestaient par centaines de milliers au m&ecirc;me moment. Surtout, m&ecirc;me rh&eacute;torique guerri&egrave;re. <br />
<br />
Attristant que personne, surtout que pas un homme, n'ait eu le courage de se d&eacute;solidariser publiquement.<br />
<br />
R&eacute;jouissant que  Spielberg et ses jur&eacute;s se soient dit: Ozon  "<a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2013/05/26/001-festvail-cannes-palme-or.shtml" target="_hplink">La Vie d'Ad&egrave;le</a>" en accordant la Palme d'or &agrave; ce film d' Abdellatif Kechiche.<br />
<br />
<strong>P.s.</strong> J'emprunte le sublime &laquo;triumverrat&raquo; &agrave; <a href="https://www.facebook.com/photo.php?fbid=600171536673744&amp;set=a.105438099480426.11267.100000427086060&amp;type=1&amp;comment_id=1921837&amp;offset=0&amp;total_comments=19" target="_hplink">Denis l'Anglais via Facebook</a> <br />
<br />
<strong>VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST</strong><br />
<br />
<center><HH--236SLIDEEXPAND--299501--HH></center>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1157788/thumbs/s-DSK-CANNES-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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<entry>
    <title>Oui, nous vivons dans une culture du viol</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.fr/jocelyne-robert/culture-du-viol-rehtaeh-parsons_b_3131797.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3131797</id>
    <published>2013-04-22T08:45:30-04:00</published>
    <updated>2013-04-22T10:39:51-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[FAITS-DIVERS - J'écris ce texte dans la foulée de l'insupportable drame de la jeune Rehtaeh Parsons, qui s'est suicidée récemment.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[<blockquote>Article original publi&eacute; sur <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/" target="_hplink">Le HuffPost Quebec</a></blockquote><br />
<br />
Huit des mille raisons pour &eacute;crire ce texte... <br />
<br />
J'&eacute;cris ce texte dans la foul&eacute;e de l'insupportable drame de la jeune <a href="http://www.madmoizelle.com/rehtaeh-parsons-viol-bullying-suicide-159920" target="_hplink">Rehtaeh Parsons</a>, d'Halifax, qui s'est suicid&eacute;e r&eacute;cemment.<br />
<br />
Pendant un an et demi, elle a subi de l'intimidation, s'est faite traiter de salope et de pute sur internet, a rev&eacute;cu en boucle via le web, le viol collectif ( quatre gar&ccedil;ons) dont elle avait &eacute;t&eacute; victime. Pendant un an et demi, elle a &eacute;chou&eacute; &agrave; obtenir l'aide et le support de la collectivit&eacute; et des autorit&eacute;s, aide dont elle avait un besoin vital .<br />
<br />
Je l'&eacute;cris aussi en pensant <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Suicide_of_Amanda_Todd" target="_hplink">Amanda Todds</a> cette jeune fille qui s'est elle aussi enlev&eacute; la vie l'an dernier, &agrave; 15 ans, n'en pouvant plus de voir ses seins se promener sur le web, servant d'avatar &agrave; un salopard.<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; <a href="http://jocelynerobert.com/2011/12/01/le-club-des-indignes-de-lintimidation-fera-t-il-long-feu/" target="_hplink">Marjorie Raymond</a>  cette adolescente, morte en 2011  d'avoir subi trop d'intimidation...<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; cette adolescente de 16 ans viol&eacute;e par de six ou sept hommes lors d'une f&ecirc;te  &agrave; l'est de Vancouver. Son agression a &eacute;t&eacute; immortalis&eacute;e en vid&eacute;o et photos prises dans le champ o&ugrave; la jeune fille avait &eacute;t&eacute; tra&icirc;n&eacute;e, et ont elles aussi &eacute;t&eacute; diffus&eacute;es sur le web.<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; cette jeune fille de 14 ans, sauvagement battue, viol&eacute;e et  laiss&eacute;e pour morte dans les eaux glaciales du fleuve, &agrave; Sainte-Catherine , il y a une dizaine d'ann&eacute;es. Dans un reportage sur ce drame, diffus&eacute; sur Radio-Canada, son principal agresseur (18 ans) avait dit, substantiellement, qu'il croyait que &laquo; les filles aimaient se faire agresser comme dans les films... &raquo; alors que l'autre &eacute;voquait que, &laquo; comme elle s'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; laiss&eacute;e embrasser, &ccedil;a voulait dire que c'&eacute;tait ok de la violer&raquo;<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; la fille d'une amie qui, &agrave; 14 ans, a accept&eacute;, pour faire plaisir &agrave; son amoureux de partager un moment d'intimit&eacute; &agrave; trois, avec lui et une copine.  Le tout avait &eacute;t&eacute; film&eacute; &agrave; son insu et quelques mois plus tard, apr&egrave;s la rupture, l'ex fit parvenir les images de ces sc&egrave;nes aux parents de l'adolescente puis les &eacute;tala sur le web. Cinq ans plus tard, malgr&eacute; l'aide et le soutien ind&eacute;fectibles de sa famille, elle ne s'en est pas remise, a d&eacute;croch&eacute; de l'&eacute;cole, et surmonte tant bien que mal ses id&eacute;es fortement d&eacute;pressives.<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; une ado que j'ai aid&eacute;e alors que je travaillais aupr&egrave;s de jeunes en difficult&eacute;.  Elle avait subi un viol collectif ( une dizaine de gars), en plein jour, dans le gymnase de son &eacute;cole d'une r&eacute;gion montr&eacute;alaise. Parce qu'elle &eacute;tait belle, sexy, pulpeuse, il fallut surtout l'aider &agrave; surmonter sa haine d'elle-m&ecirc;me, sa culpabilit&eacute;, son sentiment de responsabilit&eacute;...<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; toutes ces filles et femmes, celles que j'ai crois&eacute;es comme celles que je ne connais pas; celles qui ont port&eacute; plainte pour agression sexuelle et celles, bien plus nombreuses, qui ne l'ont pas fait; celles dont personne ne parle, dont personne n'a envie d'entendre le r&eacute;cit...<br />
<br />
J'affirme que nous vivons dans une culture du viol et  de la violence sexuelle parce que :<br />
<br />
<ul><li>Moins de la moiti&eacute; des agressions sexuelles sont rapport&eacute;es</li><br />
<br />
<li>Seulement 3% des hommes et gar&ccedil;ons qui commettent des agressions sexuelles passent ne serait-ce qu'un jour en prison (&Eacute;U)</li><br />
<br />
<li>Le GHB (<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/13/la-drogue-du-viol-ghb-fait-des-ravages-universite-de-montreal_n_2674357.html" target="_hplink">drogue du viol</a>) est en nette hausse et propension sur les campus et dans les bars. Les signalements &agrave; cet &eacute;gard ont doubl&eacute; durant les derniers mois et ce, malgr&eacute; que les traces de cette substance s'effacent apr&egrave;s quelques heures dans l'organisme </li><br />
<br />
<li>La popularit&eacute; du GHB montre bien que le viol ne survient pas &laquo; spontan&eacute;ment" comme le pr&eacute;tendent certains et qu'il est, est au contraire, planifi&eacute; et organis&eacute;</li><br />
<br />
<li>Le nombre d'agressions sexuelles signal&eacute;es n'a pas diminu&eacute; sur les campus coll&eacute;giaux et universitaires au cours des 20 derni&egrave;res ann&eacute;es (&Eacute;U)</li><br />
<br />
<li>L'hostilit&eacute; pr&eacute;vaut encore bien souvent &agrave; l'&eacute;gard des victimes et les justificatifs abondent du c&ocirc;t&eacute; des agresseurs</li><br />
<br />
<li>Il y aurait 2 &agrave; 8% de faux signalements d'agressions sexuelles sur les campus alors les &eacute;tudiants pensent que 50 % des plaintes pour viol sont fausses  (&Eacute;U)</li><br />
<br />
<li>La plupart des images et sc&egrave;nes sexuelles en libre circulation, et surtout dans la pornographie sur Internet, mettent en sc&egrave;ne des femmes et jeunes filles qui subissent cette violence et semblent s'en d&eacute;lecter ( agressions, agressions de groupe... ) ou &laquo; au mieux &raquo;, qui sont des choses, objets sexuels instrumentalis&eacute;s</li><br />
<br />
<li>C'est &agrave; ces images que les enfants et les adolescents se r&eacute;f&egrave;rent, &agrave; un &acirc;ge o&ugrave; ils ont aussi mall&eacute;ables que de la cire chaude, pour assouvir leur l&eacute;gitime curiosit&eacute; sexuelle</li><br />
<br />
<li>C'est &agrave; ces mod&egrave;les d'hommes et de femmes qu'ils s'identifient et c'est &agrave; partir de ces images et messages qu'ils construisent leur personnalit&eacute; &eacute;rotique et qu'ils consolident leur perception de ce qu'est &ecirc;tre un vrai homme et agir comme tel, ou &ecirc;tre une vraie femme et "subir" comme tel</li><br />
<br />
<li>Il se vend sur Amazon des jeux &laquo; simulateurs de viol &raquo;</li><br />
<br />
<li>De plus en plus de firmes et marques ( esth&eacute;tique, v&ecirc;tements, parfum, coiffure, chaussures) mettent en sc&egrave;ne des sc&eacute;narios publicitaires, &agrave; peine voil&eacute;s, d'agression sexuelle</li><br />
<br />
<li>La violence et l'exploitation sexuelles sont devenues des  dispositifs &laquo; naturels &raquo; de la culture pop. Elles sont banalis&eacute;es, voire &eacute;rotis&eacute;es dans la chanson et les clips et on badine &agrave; leur &eacute;gard dans des sitcoms...</li><br />
<br />
<li>Le viol collectif est en nette augmentation partout dans le monde et ce, pas juste en Inde ou dans de lointaines contr&eacute;es en guerre </li><br />
<br />
<li>Ce matin, comme presque chaque jour, j'ai lu sur Facebook que celle-ci &laquo; est une pute car elle couch&eacute; &raquo; et ensuite, que celle-l&agrave; "est aussi une pute car elle a refus&eacute; de coucher &raquo;</li><br />
<br />
<li>D'ignares ou imb&eacute;ciles personnages politiques disent &laquo; que des femmes ne peuvent &ecirc;tre enceintes suite &agrave; un viol... &raquo; alors que 32 000 femmes sont, chaque ann&eacute;e, enceintes de leur agresseurs  (&Eacute;U)</li><br />
<br />
<li>La plan&egrave;te f&eacute;minine nourrit en ce moment son imaginaire &eacute;rotique dans un livre &agrave; m&eacute;ga succ&egrave;s, <em>50 shades of grey</em>, sorte de remake porno combin&eacute; de Cendrillon, La belle au bois dormant et Blanche-Neige dans lequel &laquo;he is the master and she is the slave&raquo;...</li></ul><br />
<br />
<strong>Cesserons-nous de nous aveugler?</strong><br />
<br />
Quand cesserons-nous de nous raconter que la violence sexuelle est anecdotique ? Sur quel ton faut-il interpeller nos d&eacute;cideurs, nos politiques et les diff&eacute;rents acteurs de notre communaut&eacute;, non pas pour que les lois soient plus coercitives et plus punitives mais pour que soient mis en place de vrais programmes de pr&eacute;vention et d'&eacute;ducation &agrave; la dignit&eacute; humaine et sexuelle ?<br />
<br />
Il n'y avait qu'un seul programme, au menu scolaire, qui visait &agrave; d&eacute;velopper la fiert&eacute; et la dignit&eacute;, la r&eacute;ciprocit&eacute; et la compr&eacute;hension de la notion de consentement, de respect et de pleine et vraie libert&eacute; sexuelle. &Agrave; l'heure o&ugrave; nos jeunes avaient, plus que jamais, besoin d'images, d'un message et d'un discours qui viennent rivaliser avec le message ambiant, pourri et avilissant, il a &eacute;t&eacute; sacrifi&eacute;.<br />
<br />
Finirons-nous par comprendre que l'&eacute;ducation sexuelle &agrave; l'&eacute;cole ne vise pas strictement &agrave; apprendre aux jeunes &agrave; enfiler un pr&eacute;servatif ou &agrave; utiliser un moyen de contraception ? Que sa finalit&eacute; premi&egrave;re est de d&eacute;velopper l'estime et le respect de soi et d'autrui, comme fille ou comme gar&ccedil;on ?<br />
<br />
&Agrave; part nous indigner, ponctuellement, quand un drame comme celui de Rehtaeh nous &eacute;branle et fait le tour de la plan&egrave;te, que faisons-nous, concr&egrave;tement, pour annihiler cette croyance plus ou moins consciente, virale chez certains, &agrave; l'effet qu'une fille est un mouchoir tir&eacute; au hasard, dans lequel un gars peut se secouer, et le jeter ensuite dans la poubelle intersid&eacute;rale ?<br />
<br />
&Agrave; quand des publicit&eacute;s, bien orchestr&eacute;es, pour d&eacute;noncer cette culture du viol et de la violence sexuelle comme on le fait pour contrer l'homophobie ?<br />
<br />
&Agrave; quand le retour &agrave; l'&eacute;cole d'une &eacute;ducation &agrave; la sexualit&eacute;, &agrave; l'affectivit&eacute; et &agrave; la dignit&eacute; humaine ?<br />
<br />
&Agrave; quand une r&eacute;elle concertation des diff&eacute;rents acteurs et d&eacute;cideurs ( instances politique, culturelle, sociale, &eacute;ducative, sant&eacute;, famille etc) de notre soci&eacute;t&eacute;? <br />
<br />
Attendrons-nous que chacune de nos maisons compte une adolescente victime d'intimidation, victime de violence sexuelle, victime d'un viol collectif diffus&eacute; sur le web, suicidaire (ou pire encore...) pour r&eacute;agir, pour proposer une r&eacute;ponse limpide et structur&eacute;e &agrave; cette mis&egrave;re humaine, identitaire et sociale?<br />
<br />
Je suis certaine que les jeunes se jetteraient sur un mod&egrave;le rival de comportement sexuel, joyeux et &eacute;rotique, comme des prisonniers sur une fen&ecirc;tre ouverte. Si seulement nous osions le leur proposer...<br />
<br />
<em><strong>Des images de la vie de Rehtaeh Parsons, r&eacute;unies par nos coll&egrave;gues du HuffPost Canada</strong></em><br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--290920--HH>]]></content>
</entry>

<entry>
    <title>Oui, nous vivons dans une culture du viol</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/culture-du-viol-rehtaeh-parsons_b_3123652.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3123652</id>
    <published>2013-04-22T08:45:30-04:00</published>
    <updated>2013-04-22T10:15:11-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[J'écris ce texte dans la foulée de l'insupportable drame de la jeune Rehtaeh Parsons, qui s'est suicidée récemment. Pendant un an et demi, elle a subi de l'intimidation, s'est faite traiter de salope et de pute sur internet, a revécu en boucle via le web, le viol collectif ( quatre garçons) dont elle avait été victime. Pendant un an et demi, elle a échoué à obtenir l'aide et le support de la collectivité et des autorités, aide dont elle avait un besoin vital.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[Huit des mille raisons pour &eacute;crire ce texte... <br />
<br />
J'&eacute;cris ce texte dans la foul&eacute;e de l'insupportable drame de la jeune <a href="http://www.madmoizelle.com/rehtaeh-parsons-viol-bullying-suicide-159920" target="_hplink">Rehtaeh Parsons</a>, d'Halifax, qui s'est suicid&eacute;e r&eacute;cemment.<br />
<br />
Pendant un an et demi, elle a subi de l'intimidation, s'est faite traiter de salope et de pute sur internet, a rev&eacute;cu en boucle via le web, le viol collectif ( quatre gar&ccedil;ons) dont elle avait &eacute;t&eacute; victime. Pendant un an et demi, elle a &eacute;chou&eacute; &agrave; obtenir l'aide et le support de la collectivit&eacute; et des autorit&eacute;s, aide dont elle avait un besoin vital .<br />
<br />
Je l'&eacute;cris aussi en pensant <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Suicide_of_Amanda_Todd" target="_hplink">Amanda Todds</a> cette jeune fille qui s'est elle aussi enlev&eacute; la vie l'an dernier, &agrave; 15 ans, n'en pouvant plus de voir ses seins se promener sur le web, servant d'avatar &agrave; un salopard.<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; <a href="http://jocelynerobert.com/2011/12/01/le-club-des-indignes-de-lintimidation-fera-t-il-long-feu/" target="_hplink">Marjorie Raymond</a>  cette adolescente, morte en 2011  d'avoir subi trop d'intimidation...<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; cette adolescente de 16 ans viol&eacute;e par de six ou sept hommes lors d'une f&ecirc;te  &agrave; l'est de Vancouver. Son agression a &eacute;t&eacute; immortalis&eacute;e en vid&eacute;o et photos prises dans le champ o&ugrave; la jeune fille avait &eacute;t&eacute; tra&icirc;n&eacute;e, et ont elles aussi &eacute;t&eacute; diffus&eacute;es sur le web.<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; cette jeune fille de 14 ans, sauvagement battue, viol&eacute;e et  laiss&eacute;e pour morte dans les eaux glaciales du fleuve, &agrave; Sainte-Catherine , il y a une dizaine d'ann&eacute;es. Dans un reportage sur ce drame, diffus&eacute; sur Radio-Canada, son principal agresseur (18 ans) avait dit, substantiellement, qu'il croyait que &laquo; les filles aimaient se faire agresser comme dans les films... &raquo; alors que l'autre &eacute;voquait que, &laquo; comme elle s'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; laiss&eacute;e embrasser, &ccedil;a voulait dire que c'&eacute;tait ok de la violer&raquo;<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; la fille d'une amie qui, &agrave; 14 ans, a accept&eacute;, pour faire plaisir &agrave; son amoureux de partager un moment d'intimit&eacute; &agrave; trois, avec lui et une copine.  Le tout avait &eacute;t&eacute; film&eacute; &agrave; son insu et quelques mois plus tard, apr&egrave;s la rupture, l'ex fit parvenir les images de ces sc&egrave;nes aux parents de l'adolescente puis les &eacute;tala sur le web. Cinq ans plus tard, malgr&eacute; l'aide et le soutien ind&eacute;fectibles de sa famille, elle ne s'en est pas remise, a d&eacute;croch&eacute; de l'&eacute;cole, et surmonte tant bien que mal ses id&eacute;es fortement d&eacute;pressives.<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; une ado que j'ai aid&eacute;e alors que je travaillais aupr&egrave;s de jeunes en difficult&eacute;.  Elle avait subi un viol collectif ( une dizaine de gars), en plein jour, dans le gymnase de son &eacute;cole d'une r&eacute;gion montr&eacute;alaise. Parce qu'elle &eacute;tait belle, sexy, pulpeuse, il fallut surtout l'aider &agrave; surmonter sa haine d'elle-m&ecirc;me, sa culpabilit&eacute;, son sentiment de responsabilit&eacute;...<br />
<br />
Je l'&eacute;cris en pensant &agrave; toutes ces filles et femmes, celles que j'ai crois&eacute;es comme celles que je ne connais pas; celles qui ont port&eacute; plainte pour agression sexuelle et celles, bien plus nombreuses, qui ne l'ont pas fait; celles dont personne ne parle, dont personne n'a envie d'entendre le r&eacute;cit...<br />
<br />
J'affirme que nous vivons dans une culture du viol et  de la violence sexuelle parce que :<br />
<br />
<ul><li>Moins de la moiti&eacute; des agressions sexuelles sont rapport&eacute;es</li><br />
<br />
<li>Seulement 3% des hommes et gar&ccedil;ons qui commettent des agressions sexuelles passent ne serait-ce qu'un jour en prison (&Eacute;U)</li><br />
<br />
<li>Le GHB (<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/13/la-drogue-du-viol-ghb-fait-des-ravages-universite-de-montreal_n_2674357.html" target="_hplink">drogue du viol</a>) est en nette hausse et propension sur les campus et dans les bars. Les signalements &agrave; cet &eacute;gard ont doubl&eacute; durant les derniers mois et ce, malgr&eacute; que les traces de cette substance s'effacent apr&egrave;s quelques heures dans l'organisme </li><br />
<br />
<li>La popularit&eacute; du GHB montre bien que le viol ne survient pas &laquo; spontan&eacute;ment" comme le pr&eacute;tendent certains et qu'il est, est au contraire, planifi&eacute; et organis&eacute;</li><br />
<br />
<li>Le nombre d'agressions sexuelles signal&eacute;es n'a pas diminu&eacute; sur les campus coll&eacute;giaux et universitaires au cours des 20 derni&egrave;res ann&eacute;es (&Eacute;U)</li><br />
<br />
<li>L'hostilit&eacute; pr&eacute;vaut encore bien souvent &agrave; l'&eacute;gard des victimes et les justificatifs abondent du c&ocirc;t&eacute; des agresseurs</li><br />
<br />
<li>Il y aurait 2 &agrave; 8% de faux signalements d'agressions sexuelles sur les campus alors les &eacute;tudiants pensent que 50 % des plaintes pour viol sont fausses  (&Eacute;U)</li><br />
<br />
<li>La plupart des images et sc&egrave;nes sexuelles en libre circulation, et surtout dans la pornographie sur Internet, mettent en sc&egrave;ne des femmes et jeunes filles qui subissent cette violence et semblent s'en d&eacute;lecter ( agressions, agressions de groupe... ) ou &laquo; au mieux &raquo;, qui sont des choses, objets sexuels instrumentalis&eacute;s</li><br />
<br />
<li>C'est &agrave; ces images que les enfants et les adolescents se r&eacute;f&egrave;rent, &agrave; un &acirc;ge o&ugrave; ils ont aussi mall&eacute;ables que de la cire chaude, pour assouvir leur l&eacute;gitime curiosit&eacute; sexuelle</li><br />
<br />
<li>C'est &agrave; ces mod&egrave;les d'hommes et de femmes qu'ils s'identifient et c'est &agrave; partir de ces images et messages qu'ils construisent leur personnalit&eacute; &eacute;rotique et qu'ils consolident leur perception de ce qu'est &ecirc;tre un vrai homme et agir comme tel, ou &ecirc;tre une vraie femme et "subir" comme tel</li><br />
<br />
<li>Il se vend sur Amazon des jeux &laquo; simulateurs de viol &raquo;</li><br />
<br />
<li>De plus en plus de firmes et marques ( esth&eacute;tique, v&ecirc;tements, parfum, coiffure, chaussures) mettent en sc&egrave;ne des sc&eacute;narios publicitaires, &agrave; peine voil&eacute;s, d'agression sexuelle</li><br />
<br />
<li>La violence et l'exploitation sexuelles sont devenues des  dispositifs &laquo; naturels &raquo; de la culture pop. Elles sont banalis&eacute;es, voire &eacute;rotis&eacute;es dans la chanson et les clips et on badine &agrave; leur &eacute;gard dans des sitcoms...</li><br />
<br />
<li>Le viol collectif est en nette augmentation partout dans le monde et ce, pas juste en Inde ou dans de lointaines contr&eacute;es en guerre </li><br />
<br />
<li>Ce matin, comme presque chaque jour, j'ai lu sur Facebook que celle-ci &laquo; est une pute car elle couch&eacute; &raquo; et ensuite, que celle-l&agrave; "est aussi une pute car elle a refus&eacute; de coucher &raquo;</li><br />
<br />
<li>D'ignares ou imb&eacute;ciles personnages politiques disent &laquo; que des femmes ne peuvent &ecirc;tre enceintes suite &agrave; un viol... &raquo; alors que 32 000 femmes sont, chaque ann&eacute;e, enceintes de leur agresseurs  (&Eacute;U)</li><br />
<br />
<li>La plan&egrave;te f&eacute;minine nourrit en ce moment son imaginaire &eacute;rotique dans un livre &agrave; m&eacute;ga succ&egrave;s, <em>50 shades of grey</em>, sorte de remake porno combin&eacute; de Cendrillon, La belle au bois dormant et Blanche-Neige dans lequel &laquo;he is the master and she is the slave&raquo;...</li></ul><br />
<br />
<strong>Cesserons-nous de nous aveugler?</strong><br />
<br />
Quand cesserons-nous de nous raconter que la violence sexuelle est anecdotique ? Sur quel ton faut-il interpeller nos d&eacute;cideurs, nos politiques et les diff&eacute;rents acteurs de notre communaut&eacute;, non pas pour que les lois soient plus coercitives et plus punitives mais pour que soient mis en place de vrais programmes de pr&eacute;vention et d'&eacute;ducation &agrave; la dignit&eacute; humaine et sexuelle ?<br />
<br />
Il n'y avait qu'un seul programme, au menu scolaire, qui visait &agrave; d&eacute;velopper la fiert&eacute; et la dignit&eacute;, la r&eacute;ciprocit&eacute; et la compr&eacute;hension de la notion de consentement, de respect et de pleine et vraie libert&eacute; sexuelle. &Agrave; l'heure o&ugrave; nos jeunes avaient, plus que jamais, besoin d'images, d'un message et d'un discours qui viennent rivaliser avec le message ambiant, pourri et avilissant, il a &eacute;t&eacute; sacrifi&eacute;.<br />
<br />
Finirons-nous par comprendre que l'&eacute;ducation sexuelle &agrave; l'&eacute;cole ne vise pas strictement &agrave; apprendre aux jeunes &agrave; enfiler un pr&eacute;servatif ou &agrave; utiliser un moyen de contraception ? Que sa finalit&eacute; premi&egrave;re est de d&eacute;velopper l'estime et le respect de soi et d'autrui, comme fille ou comme gar&ccedil;on ?<br />
<br />
&Agrave; part nous indigner, ponctuellement, quand un drame comme celui de Rehtaeh nous &eacute;branle et fait le tour de la plan&egrave;te, que faisons-nous, concr&egrave;tement, pour annihiler cette croyance plus ou moins consciente, virale chez certains, &agrave; l'effet qu'une fille est un mouchoir tir&eacute; au hasard, dans lequel un gars peut se secouer, et le jeter ensuite dans la poubelle intersid&eacute;rale ?<br />
<br />
&Agrave; quand des publicit&eacute;s, bien orchestr&eacute;es, pour d&eacute;noncer cette culture du viol et de la violence sexuelle comme on le fait pour contrer l'homophobie ?<br />
<br />
&Agrave; quand le retour &agrave; l'&eacute;cole d'une &eacute;ducation &agrave; la sexualit&eacute;, &agrave; l'affectivit&eacute; et &agrave; la dignit&eacute; humaine ?<br />
<br />
&Agrave; quand une r&eacute;elle concertation des diff&eacute;rents acteurs et d&eacute;cideurs ( instances politique, culturelle, sociale, &eacute;ducative, sant&eacute;, famille etc) de notre soci&eacute;t&eacute;? <br />
<br />
Attendrons-nous que chacune de nos maisons compte une adolescente victime d'intimidation, victime de violence sexuelle, victime d'un viol collectif diffus&eacute; sur le web, suicidaire (ou pire encore...) pour r&eacute;agir, pour proposer une r&eacute;ponse limpide et structur&eacute;e &agrave; cette mis&egrave;re humaine, identitaire et sociale?<br />
<br />
Je suis certaine que les jeunes se jetteraient sur un mod&egrave;le rival de comportement sexuel, joyeux et &eacute;rotique, comme des prisonniers sur une fen&ecirc;tre ouverte. Si seulement nous osions le leur proposer...<br />
<br />
<em><strong>Des images de la vie de Rehtaeh Parsons, r&eacute;unies par nos coll&egrave;gues du HuffPost Canada</strong></em><br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--290920--HH>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1097010/thumbs/s-REHTAEH-PARSONS-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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<entry>
    <title>Sondage sur la satisfaction sexuelle: l'anti-test!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/sondage-sur-la-satisfaction-sexuelle_b_3070545.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3070545</id>
    <published>2013-04-12T12:53:50-04:00</published>
    <updated>2013-06-12T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[On évalue toujours de manière quantitative le niveau de satisfaction sexuelle des hommes, des femmes, des couples. Vous voulez que je vous dise ? Ça m'énerve et je trouve ça nul. C'est le règne de la quantité. La qualité, bof...]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[On &eacute;value toujours de mani&egrave;re quantitative le niveau de satisfaction sexuelle des hommes, des femmes, des couples. Vous voulez que je vous dise ? &Ccedil;a m'&eacute;nerve et je trouve &ccedil;a nul. C'est le r&egrave;gne de la quantit&eacute;. La qualit&eacute;, bof ... Combien de fois ? Combien de temps? Avec combien de partenaires? Dans combien de positions?  Combien d'orgasmes? &Agrave; quelle fr&eacute;quence?...<br />
<br />
<br />
<blockquote>Vous avez dit deux &agrave; 4 fois par semaine...?<br />
</blockquote><br />
Une journaliste me disait r&eacute;cemment, qu'apr&egrave;s avoir pass&eacute; en revue les tests et sondages des magazines, elle &eacute;tait en mesure de conclure que les couples dans la trentaine avaient de deux &agrave; 4 rapports sexuels par semaine. J'ai bien ri.<br />
<br />
Tous les sexologues savent bien que les couples dans la trentaine sont ceux qui sont le plus souvent au prise avec de jeunes enfants et de ce fait, avec les courses, le boulot, le double horaire, la vie domestique, la garderie et l'&eacute;cole, la qu&ecirc;te effr&eacute;n&eacute;e de r&eacute;alisation professionnelle...<br />
<br />
<br />
Forc&eacute;ment, ce sont aussi ceux qui, bien souvent, soit ne trouvent plus le temps de faire l'amour, soit ne sont pas en phase l'un et l'autre quant &agrave; leur disponibilit&eacute; &eacute;rotique respective. Elle est souvent bien fatigu&eacute;e et r&ecirc;ve de sommeil bien plus que de folles nuits de volupt&eacute;. Il est souvent bien essouffl&eacute; et ne sait plus trop de quoi il r&ecirc;ve...<br />
<br />
Cela dit, cette vision quantitative de la satisfaction sexuelle est compr&eacute;hensible (m&ecirc;me si elle est nulle ) car nous vivons dans une &eacute;poque et dans des soci&eacute;t&eacute;s qui proposent un mod&egrave;le consum&eacute;riste de la sexualit&eacute;. Le sexe, le corps sont des choses, des objets, des produits... Que fait-on &agrave; l'&eacute;gard d'un bien de consommation ? On l'objective, on l'&eacute;value quantitativement.<br />
<br />
Ce faisant, on impose des normes, des chiffres, des points de comparaison qui font que tout un chacun s'interroge sur sa &laquo;normalit&eacute; &raquo; et les m&eacute;dias font na&icirc;tre une &eacute;norme demande quand &ccedil;a n'est pas une &eacute;norme inqui&eacute;tude.<br />
<br />
Si on privil&eacute;giait une approche qualitative de la satisfaction &eacute;rotique, les questions se poseraient tout autrement. L'adverbe &laquo; combien &raquo; dispara&icirc;trait ou profit du &laquo; comment &raquo;. On questionnerait davantage le sujet d&eacute;sirant plut&ocirc;t que l'objet. Un test qualitatif sur le niveau de satisfaction sexuelle pourrait ressembler &agrave; celui-ci auquel on peut r&eacute;pondre par vrai ou faux:<br />
<br />
<em>(Faites le test sous la galerie)<br />
</em><br />
<HH--236SLIDEEXPAND--221647--HH><br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<blockquote><strong>L'anti-test: la vraie mesure de la satisfaction &eacute;rotique</strong><br />
</blockquote><br />
<strong><br />
1. Apr&egrave;s un rapprochement &eacute;rotique, le barom&egrave;tre de mon estime personnelle tend &agrave; monter ?<br />
<br />
2. Quand mon ou ma partenaire caresse mes seins, ou mon sexe, ou mon oreille, j'ai le sentiment d'&ecirc;tre beau, belle d&eacute;sirable, irr&eacute;sistible ... ?<br />
<br />
3. Parfois mon d&eacute;sir ou mon fantasme tient lieu d'activit&eacute; sexuelle et je suis pleinement ravi-e de vivre mon d&eacute;sir via mon cin&eacute;ma int&eacute;rieur?<br />
<br />
4. Lors de l'intimit&eacute; sexuelle avec mon ou ma partenaire, j'ai l'impression d'&ecirc;tre unique au monde?<br />
<br />
5. Que je sois en couple ou c&eacute;libataire, je suis convaincu-e de ma valeur personnelle en tant que femme ou en tant qu'homme?<br />
<br />
6. Quand mon ch&eacute;ri-e c&acirc;line mon corps, j'ai le sentiment qu'il caresse mon coeur?<br />
<br />
7. Je crois que le d&eacute;sir, les fantasmes, la complicit&eacute; &eacute;rotique ou affective (m&ecirc;me si ceux-ci ne m&egrave;nent pas &agrave; une s&eacute;ance de co&iuml;t ) sont de formidables ingr&eacute;dients de la sexualit&eacute;?<br />
<br />
8. Je crois ( du moins dans un couple au long cours) que l'admiration constitue l'ingr&eacute;dient premier de l'&eacute;rotisme, bien plus qu'un string rouge ou qu'un chapeau de cow-boy...?<br />
<br />
9. Que je sois c&eacute;libataire ou en couple, je n'&eacute;prouve aucune culpabilit&eacute; ou malaise &agrave; me fabriquer des sc&eacute;narios stimulants lors de mes solos &eacute;rotiques et &agrave; me donner satisfaction?<br />
<br />
10. Je sais et je me souviens que, sur la promenade qui m&egrave;ne &agrave; l'orgasme, l'&eacute;tape la plus longue et la plus enlevante est celle du d&eacute;sir et je l'habite pleinement, sans toujours me &laquo; garrocher &raquo; sur l'orgasme comme un prisonnier sur une fen&ecirc;tre ouverte...</strong><br />
<br />
Si vous r&eacute;pondez surtout oui &agrave; ces questions, votre vie &eacute;rotique est sans doute satisfaisante. Et ce, que vous soyez amoureux ou pas, seul ou en couple, mari&eacute; ou c&eacute;libataire, jeune ou vieux, homme ou femme, homosexuel ou h&eacute;t&eacute;rosexuel. Et que vous ayez des rapports sexuels trois fois par jour ou trois fois par an ( j'exag&egrave;re un petit peu ...)<br />
<br />
Surtout, notez bien ceci : le nombre d'activit&eacute;s sexuelles n'est pas une garantie de bonheur &eacute;rotique. Il arrive que des hommes ou des femmes aient une grande fr&eacute;quence sexuelle sans &eacute;prouver de r&eacute;elle satisfaction, sans s&eacute;r&eacute;nit&eacute; &eacute;rotique. Comme s'ils n'&eacute;taient jamais rass&eacute;r&eacute;n&eacute;s. Il arrive en revanche que des personnes aient des rapports sexuels &eacute;pars et &eacute;pisodiques tout en &eacute;tant pleinement sereins et heureux en tant qu'&ecirc;tres humains sexuel, g&eacute;nitaux, &eacute;rotiques et affectifs.<br />
<br />
La "baise", pour parler famili&egrave;rement, fait partie de la panoplie de l'expression sexuelle. Elle ne la r&eacute;sume pas, et ne contient pas, &agrave; elle seule, l'&eacute;rotisme humain.<br />
<br />
<br />
<strong>Visitez le www.jocelynerobert.com<br />
</strong><a href="http://jocelynerobert.com/" target="_hplink">http://jocelynerobert.com/</a><br />
<br />
<blockquote>Vous pouvez lire aussi: <br />
</blockquote><br />
<a href="http://jocelynerobert.com/2012/08/09/la-fellation-le-ciment-du-couple-a-setouffer-de-rire/" target="_hplink">&laquo; La fellation le ciment du couple ? &raquo; &Agrave; s'&eacute;touffer. De rire!<br />
</a><a href="http://jocelynerobert.com/2010/06/14/amour-et-sexualite-2e-mythe-quand-le-sexe-va-tout-va/" target="_hplink">2e mythe sur l'amour et la sexualit&eacute;: Quand le sexe va, tout va.<br />
]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1084373/thumbs/s-SEX-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
</entry>

<entry>
    <title>L'amour au temps du féminisme</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/lamour-au-temps-du-feminisme_b_2831143.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2831143</id>
    <published>2013-03-08T06:00:23-05:00</published>
    <updated>2013-05-08T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le 14 février dernier, fête de la Saint-Valentin et des amoureux, j'étais chez Madame Bazzo à parler de féminisme et de droits des femmes.  Aujourd'hui, 8 mars 2013,  Journée internationale des droits des femmes, je vais parler d'amour et d'érotisme.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[Le 14 f&eacute;vrier dernier, f&ecirc;te du Valentin et des amoureux, j'&eacute;tais chez Madame Bazzo &agrave; parler de f&eacute;minisme et de droits des femmes.  Aujourd'hui, 8 mars 2013,  journ&eacute;e internationale des droits des femmes, je vais parler d'amour et d'&eacute;rotisme.  <br />
<br />
Ne croyez pas que je m&ecirc;le les cartes ou que je perds la carte. Je vous rassure d'embl&eacute;e,  je les ai bien en mains.  Les cartes. <br />
<br />
Simple envie de rappeler, aujourd'hui pr&eacute;cis&eacute;ment, que subsistent trop de vieux pr&eacute;jug&eacute;s sur les f&eacute;ministes suppos&eacute;ment &laquo; enrag&eacute;es, anti-hommes, full frues... &raquo;.  Histoire aussi de d&eacute;voiler la femme amoureuse, sensuelle et aimante qui respire et vibre dans une f&eacute;ministe...<br />
<br />
______<br />
<br />
<strong>Mon fol Amour<br />
</strong><br />
O&ugrave; &eacute;tais-tu hier avant de venir de nulle part vers moi?  Avant que je me cale dans tes bras comme on rentre chez soi apr&egrave;s des si&egrave;cles d'itin&eacute;rance?<br />
<br />
Tu m'as convi&eacute;e &agrave; un ludique et inesp&eacute;r&eacute; festin printanier.  Tu m'as sustent&eacute;e, r&eacute;jouie, envelopp&eacute;e.<br />
Tu m'as &eacute;clabouss&eacute;e de lumi&egrave;re et de nectar. <br />
Tu m'as fait d&eacute;bouler de rire.  Tu m'as &eacute;gar&eacute;e dans la for&ecirc;t drue de tes myst&egrave;res.<br />
<br />
Et pendant ce temps, toutes les cellules de ma peau photographiaient tes caresses...<br />
<br />
<strong>Mon bel Amour<br />
</strong><br />
Chaque nuit depuis,  tes yeux chatoient pour moi comme l'&oelig;il d'un chat.  Je t'escalade, en te c&acirc;linant, avec une fougueuse douceur, du bout de tes orteils jusqu'au sommet de ton &acirc;me, en m'attardant paresseusement sur ton sexe gonfl&eacute; de joie.<br />
<br />
Et quand ton plaisir s'emballe, ta main sous ma nuque devient si ferme et si bavarde que je sens en elle, et jusque dans ton bras, monter  ta jouissance.<br />
<br />
&Agrave; ce moment pr&eacute;cis, ta main sous ma nuque et je me liqu&eacute;fie de bonheur.  Je ne sais plus si la joie que je ressens est la mienne ou la tienne.<br />
<br />
<strong>Mon lointain Amour<br />
</strong><br />
J'aime quand tu es loin car tu m'habites alors pleinement.<br />
Le manque de toi me nourrit.  Le manque de toi me br&ucirc;le, dans une volupt&eacute; suspendue, bienheureuse, qui se languit d'&eacute;clore.<br />
<br />
Quand tu es loin, je te rejoins dans ton sommeil.  <br />
J'entends ton souffle.  Je vois tes paupi&egrave;res relax&eacute;es, diaphanes puis fr&eacute;tillantes. J'entre dans ton r&ecirc;ve pour te le raconter le lendemain dans le fil de dentelle du t&eacute;l&eacute;phone. <br />
<br />
J'ouvre grands mes bras, d'un bord &agrave; l'autre des continents.<br />
Mon c&oelig;ur se liqu&eacute;fie, s'&eacute;panche, coule sur ta poitrine, glisse sur ton ventre jusqu'&agrave; ce fruit oblong, ensommeill&eacute;, dans lequel ton c&oelig;ur bat.  Pour moi.<br />
<br />
<strong>Mon grand Amour<br />
</strong><br />
Demain, je t'am&egrave;nerai sous la douche, te l&egrave;cherai et t'ouvrirai  les yeux avec ma langue.  Pour que tu vois.  Nous nous laverons de  plaisir qui apprend &agrave; &ecirc;tre amour!  Nous nous laverons  d'amour qui apprend &agrave; &ecirc;tre plaisir! <br />
<br />
Et nous nous &eacute;treindrons  jusqu'&agrave; la fin des temps dans un lit d'amour que nous r&eacute;inventerons. Nous n'aurons nulle peur de nous perdre.  Et nous nous perdrons.  Dans des feux d'artifice d&eacute;pourvus d'artifices.  <br />
<br />
Nous &eacute;p&egrave;lerons et d&eacute;lierons mille fois les mots  je-t'ai-me.  Moi,  je verrai chacune de ces lettres tenant serr&eacute;e la main de sa suivante. Elles s'&eacute;l&egrave;veront en dansant. Elles iront se buriner dans l'infini.]]></content>
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    <title>Le grand amour: celui après lequel on court toute sa vie</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2677591</id>
    <published>2013-02-13T09:43:39-05:00</published>
    <updated>2013-04-15T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Dommage que l'on attende parfois d'être vieux, vieille, pour faire l'amour comme si c'était la dernière fois.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[Quand j'ai le sentiment que mon amant s'&eacute;meut de caresser ma peau, je me sens d&eacute;sir&eacute;e et d&eacute;sirable.  <br />
<br />
Quand j'ai le sentiment qu'il caresse mon c&oelig;ur lorsqu'il caresse ma peau, je me sens aim&eacute;e . <br />
<br />
L'amour, c'est plus que de l'affection saupoudr&eacute;e de d&eacute;sir. C'est une participation de l'&ecirc;tre tout entier.<br />
<br />
Amour et &eacute;rotisme poursuivent une fin commune :  exalter le plaisir, livrer du bonheur, insuffler du sens &agrave; la vie. Pour plusieurs, le sentiment amoureux vient cautionner le d&eacute;sir. Ce qui n'emp&ecirc;che pas la sexualit&eacute;, librement consomm&eacute;e, sans aromates amoureuses, d'&ecirc;tre un mets qui se laisse go&ucirc;ter...  &Agrave; n'importe quel &acirc;ge de la vie, un puissant d&eacute;sir &eacute;rotique se confond ais&eacute;ment avec l'&eacute;tat amoureux. ​​<br />
<br />
L'amour, c'est ce sentiment, convoit&eacute; et glorifi&eacute;, qui pousse &agrave; cr&eacute;er des liens, &agrave;  partager l'intimit&eacute;, &agrave; se solidariser. Il s'installe quand l'autre devient unique et qu'on est pris d'une irr&eacute;sistible envie de le traiter de mani&egrave;re privil&eacute;gi&eacute;e. <br />
<br />
L'amour, c'est aussi une v&eacute;rit&eacute; toute subjective, une cr&eacute;ation de l'esprit. Le seul, le tr&egrave;s grand amour est l'amour imaginaire, celui apr&egrave;s lequel on court toute sa vie, parfois m&ecirc;me &agrave; l'int&eacute;rieur d'un engagement au long cours. Aucune alliance, &eacute;rotique ou amoureuse, ne peut traverser le temps sans la participation de l'imaginaire. L'amour a soif d'imaginaire. L'en priver c'est le condamner.<br />
<br />
L'id&eacute;e si r&eacute;pandue aux quatre vents selon laquelle l'amour ne dure pas, s'&eacute;tiole apr&egrave;s deux ou trois ans, se transforme forc&eacute;ment en tendresse, en attachement, en habitude routini&egrave;re voire en platitude, m'&eacute;nerve au plus haut point! Pourquoi cette exasp&eacute;ration? Simple: cette id&eacute;e a tout faux. Et parce qu'elle a tout faux, elle fausse tout.  <br />
<br />
L'amour ne se tarit jamais, ne s'&eacute;cluse jamais. Si c'&eacute;tait l'amour qui se tarissait, on ne le transposerait pas inlassablement d'un bien-aim&eacute; &agrave; l'autre.   C'est la personne aimante, le v&eacute;hicule de l'amour qui a des rat&eacute;s, qui s'ass&egrave;che ou met le cap vers une nouvelle destination.  &Ccedil;a n'est donc pas l'amour qui se rar&eacute;fie forc&eacute;ment mais notre propre capacit&eacute; d'aimer, notre aptitude &agrave; le syntoniser .<br />
<br />
On attend l'amour beno&icirc;tement, dans sa bulle, plut&ocirc;t que de le convoquer, de l'inviter, d'aller &agrave; sa rencontre, de l'attirer &agrave;  soi. Parfois, il surgit  et au lieu de l'agripper, d'entrer dans la parade amoureuse, on le regarde passer, fig&eacute; comme un spectateur apeur&eacute;. Par ailleurs, d'autres fois, on le saisit puis on s'empresse de le mettre sous globe pour ne pas qu'il nous &eacute;chappe. L'erreur est commune:  on l'enferme dans une cage, oubliant qu'il ne peut vivre et s'&eacute;panouir que dans la libert&eacute;. Le propre de l'amour c'est d'&ecirc;tre libre et la plus s&ucirc;re fa&ccedil;on de le perdre est de le mettre en cage.<br />
<br />
Il est impossible d'aimer, de d&eacute;sirer longtemps une personne qui ne nous &eacute;tonne pas, qu'on n'admire pas, qu'on a class&eacute; parmi nos biens et meubles.<br />
<br />
Le d&eacute;sir brut convie &agrave; une petite promenade rafra&icirc;chissante.<br />
<br />
L'amour, &agrave; condition qu'il soit libre, c'est &agrave; dire qu'il soit v&eacute;cu et &eacute;prouv&eacute;, chaque jour et chaque seconde, comme pouvant nous &eacute;chapper, invite &agrave; une longue travers&eacute;e bien parfum&eacute;e.<br />
<br />
Dommage que l'on attende parfois d'&ecirc;tre vieux, vieille, pour faire l'amour comme si c'&eacute;tait la derni&egrave;re fois.<br />
<br />
 <br />
]]></content>
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    <title>2012 sur terre: Viols sordides de jeunes filles douces...</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2397657</id>
    <published>2013-01-02T14:08:37-05:00</published>
    <updated>2013-03-04T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[J'avoue ici  que c'est le sort abject de la «fille de l'Inde», mentionné au début, qui m'a forcé à écrire ce billet. Cette épouvantable histoire m'a rappelé un souvenir atroce: une adolescente qui a croisé ma route il y a environ 25 ans. Elle avait été, elle aussi, violée par une dizaine d'hommes et littéralement martyrisée.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[C'est la p&eacute;riode des f&ecirc;tes. Je fais le pont vers 2013 dans la nature neigeuse et sublime. Ici, tout est paix, lumi&egrave;re, calme et volupt&eacute;. Difficile d'&ecirc;tre compl&egrave;tement sereine, de voir la vie en rose &agrave; l'or&eacute;e de ce nouvel an.<br />
<br />
Je suis habit&eacute;e d'un sentiment glauque, qui m'a peu quitt&eacute;e ces derni&egrave;res semaines: les femmes sont bien malmen&eacute;es dans le monde. J'essaie de me convaincre que c'est parce qu'on le sait davantage aujourd'hui. Je me fais violence, me force &agrave; esp&eacute;rer que dans l'ensemble le sort de mes semblables s'am&eacute;liore. Ma tristesse est opaque.<br />
<br />
Ici, nous combattons pour l'&eacute;galit&eacute;. Dans les pays en guerre, les femmes prient pour ne pas &ecirc;tre viol&eacute;es, tortur&eacute;es, battues, tu&eacute;es.<br />
<br />
Dans d'autres pays, pas m&ecirc;me en guerre, des femmes, jeunes et moins jeunes, tremblent pour leur survie. Ces derniers mois ont rempli notre bas de No&euml;l des horreurs subies par les femmes.<br />
<br />
<strong>Les femmes l'Inde</strong><br />
<br />
Voici que New Delhi, capitale d'un pays r&eacute;put&eacute; pour &ecirc;tre zen, est proclam&eacute;e &laquo;capitale du viol&raquo;. Oui, dans cette contr&eacute;e peace and love c&eacute;l&eacute;br&eacute;e par les Beatles, dans cette terre ayant accouch&eacute; de Ghandi, plus de 50% de la population est d'accord avec les violences faites aux femmes.<br />
<br />
En ce moment,  malgr&eacute; l'interdiction officielle de la police et du gouvernement, l'Inde manifeste. Un mouvement de d&eacute;fense &agrave; l'endroit des femmes est en train de sourdre. Enfin!!<br />
<br />
C'est le viol, &agrave; mort, d'une &eacute;tudiante de 23 ans, qui a fait d&eacute;border le vase de l'indignation et d&eacute;clench&eacute; ce d&eacute;but de r&eacute;volte. Le 16 d&eacute;cembre dernier, au fond d'un bus, elle a &eacute;t&eacute; battue et viol&eacute;e par six hommes avec une barre de fer rouill&eacute;e. Personne n'a tent&eacute; d'arr&ecirc;ter le massacre. Celle qu'on a appel&eacute;e &laquo;la fille de l'Inde&raquo; est morte il y a quelques jours.<br />
<br />
Le 26 d&eacute;cembre, une autre jeune fille de 17 ans s'&eacute;tait suicid&eacute;e en avalant du poison. L'adolescente avait, elle aussi, subi un viol collectif lors d'une f&ecirc;te publique en Inde. On dit qu'elle a tout essay&eacute; pour faire enregistrer sa plainte, mais les policiers n'ont pas ouvert d'enqu&ecirc;te et ont tent&eacute; de la convaincre de retirer sa plainte et d'&eacute;pouser un de ses violeurs. Selon la s&oelig;ur de la victime, la police a exerc&eacute; des pressions insurmontables sur la victime.<br />
<br />
<strong>Les femmes d'&Eacute;gypte</strong><br />
<br />
En 2012, la r&eacute;alit&eacute; a d&eacute;pass&eacute; la fiction et les viols collectifs se sont multipli&eacute;s sur la place Tahrir au Caire. L'agression suit presque toujours le m&ecirc;me parcours : une femme, &Eacute;gyptienne ou non, voil&eacute;e ou pas, vers la fin de l'apr&egrave;s-midi. Journaliste parfois, souvent militante. Elle traverse la foule compacte en compagnie de camarades ou coll&egrave;gues. Soudain, tout bascule. En quelques secondes, le bain de foule tourne au viol collectif. D'innombrables mains se jettent brusquement sur son corps. La femme r&eacute;alise alors qu'elle est encercl&eacute;e par des dizaines d'hommes qui la s&eacute;parent de force de son groupe.<br />
Projet&eacute;e par terre, elle voit ses habits arrach&eacute;s, sent des doigts forcer leur chemin en elle malgr&eacute; ses hurlements de terreur. Une meute d'hommes se bousculent en hurlant, tendent leurs bras pour la toucher. Certains s'interposent pour la prot&eacute;ger. En vain.<br />
<br />
<strong>Les femmes d'Isra&euml;l</strong> <br />
<br />
Un d&eacute;bat national est sur le point de na&icirc;tre en Isra&euml;l o&ugrave; la s&eacute;gr&eacute;gation des femmes dans l'espace public s'intensifie. Celles-ci n'osent plus traverser certaines banlieues (Beit Shemesh).Elles se font cracher dessus, arr&ecirc;ter par la police, d&eacute;shabiller, fouiller brutalement, &agrave; nu, et emprisonner tel des terroristes. Pourquoi ? Parce qu'elles chantent et prient &agrave; voix haute, ce qui constitue un crime aux yeux des  barbus ultraorthodoxes dirigeant la Fondation pour le Mur des Lamentations.<br />
<br />
Obs&eacute;d&eacute;s par la souillure f&eacute;minine, les int&eacute;gristes ont statu&eacute; que les voix trop m&eacute;lodieuses de ces &laquo;prostitu&eacute;es provocatrices&raquo; d&eacute;clenchaient des ondes d'impuret&eacute;.<br />
<br />
<strong>Les femmes occidentales aussi</strong><br />
<br />
Si vous n'avez pas suivi l'histoire de Nina et d'Aur&eacute;lie, qui a boulevers&eacute; la France, permettez que je vous en glisse un mot. Pendant des mois, les deux jeunes femmes furent victimes de viols collectifs et de brutalit&eacute; immondes, en 1999, &agrave; Fontenay-sous-Bois. Elles sont sorties du silence cette ann&eacute;e, le temps d'un proc&egrave;s surr&eacute;aliste. Devant leurs bourreaux et violeurs, enfin, &laquo;pr&eacute;sum&eacute;s violeurs&raquo; insultants, agressifs et arrogants, elles ont tenu bon. Aujourd'hui, leur combat est devenu celui de toutes les femmes victimes de viol.<br />
<br />
J'avoue ici  que c'est le sort abject de la &laquo;fille de l'Inde&raquo;, mentionn&eacute; au d&eacute;but, qui m'a forc&eacute; &agrave; &eacute;crire ce billet. Cette &eacute;pouvantable histoire m'a rappel&eacute; un souvenir atroce: une adolescente qui a crois&eacute; ma route il y a environ 25 ans. Elle avait &eacute;t&eacute;, elle aussi, viol&eacute;e par une dizaine d'hommes et litt&eacute;ralement martyris&eacute;e. Ils l'avaient p&eacute;n&eacute;tr&eacute;e avec un cric de voiture, avaient &eacute;teint leurs cigarettes sur elle. Mais elle, elle avait surv&eacute;cu. Physiquement.<br />
<br />
Je pourrais continuer longtemps. Parler du viol comme arme de guerre, de toutes ces  femmes am&eacute;rindiennes battues et assassin&eacute;es ici m&ecirc;me au Canada... Rappeler qu'en France, une femme est viol&eacute;e toutes les 8 minutes, que dans le monde, un viol  survient toutes les 30 secondes... Montrer combien l'agression sexuelle et le viol collectif sont banalis&eacute;s dans la pornographie largement consomm&eacute;e... Je me contenterai (quel dr&ocirc;le de mot!) d'&eacute;voquer ces quelques histoires r&eacute;centes, monstrueuses et retentissantes, de violence sexuelle exerc&eacute;e sur les femmes.<br />
<br />
<strong>Faut-il s'en m&ecirc;ler?</strong><br />
<br />
Oui. Toute la communaut&eacute; internationale doit r&eacute;agir pour contrer ces violences. Surtout, qu'on ne vienne pas me dire comme cela m'est arriv&eacute; cette semaine, que le supplice des femmes d'ailleurs &laquo;&ccedil;a n'est pas de nos affaires&raquo; et &laquo;qu'il ne faut pas s'en m&ecirc;ler&raquo;. Si on n'est pas une b&ecirc;te, une pierre ou une limace, l'horreur r&eacute;serv&eacute;e aux femmes, ici et ailleurs, concerne tous les &ecirc;tres humains dignes de ce nom.<br />
<br />
Il s'en est trouv&eacute; aussi, cette derni&egrave;re semaine de d&eacute;cembre 2012, pour sugg&eacute;rer la castration chimique pour les violeurs. Immanquablement, ce genre de solution me fait &eacute;touffer de rire. On peut rire aux larmes non? Alors, pourquoi ne pourrait-on pleurer de rire?  <br />
<br />
Faut-il &ecirc;tre candide ou de mauvaise foi pour penser que le viol et la violence sont des actes de trop-plein de d&eacute;sir? Pour imaginer que c'est une overdose de libido qui pousse au viol? Ce qui conduit au viol, c'est le m&eacute;pris et la rage de soumettre la femme. Rien d'autre.<br />
<br />
La personne qui croit que c'est en raison de leur toute puissante testost&eacute;rone que des hommes se mettent en groupe pour p&eacute;n&eacute;trer une femme par tous ses orifices avec une barre de fer rouill&eacute;e, est une personne gravement atteinte.<br />
<br />
<strong>Souhaits 2013</strong><br />
<br />
J'ai quelques souhaits pour  2013. L'un d'eux supplante et transcende les autres. Je voudrais que les femmes et les hommes du monde entier, d'est en ouest et du nord au sud, se l&egrave;vent et se solidarisent pour d&eacute;noncer et combattre les mauvais traitements dont sont victimes nos s&oelig;urs, nos m&egrave;res, nos filles.<br />
<br />
Je voudrais que partout au monde on cesse de m&eacute;priser, insulter, brutaliser, violer et tuer les femmes.<br />
Vous me pardonnerez, j'esp&egrave;re, de vous avoir vol&eacute; des minutes de vacances festives par un r&eacute;cit triste et long, par ce moment de r&eacute;flexion et d'appel &agrave; la solidarit&eacute; humaine.]]></content>
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    <title>Haro ! Rémy Couture: Artiste de l'horreur, poursuivi comme un dangereux pornographe</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2341178</id>
    <published>2012-12-20T17:12:49-05:00</published>
    <updated>2013-02-19T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Décidément, on mélange tout:  la pornographie, l'art, l'horreur ... Le procès de Rémy Couture fait la preuve, hors de tout doute raisonnable, qu'on est bien confus et que le flou règne.
Je suis d'avis que le travail de l'artiste-maquilleur Rémy Couture, son objet, c'est l'horreur, pas le porno. Aussi, j'estime que le ministère public a dérapé en tentant d'associer les productions de cet artiste à du matériel porno, à de l'obscénité sexuelle, à de l'incitation à la dépravation sexuelle.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[D&eacute;cid&eacute;ment, on m&eacute;lange tout:  la pornographie, l'art, l'horreur ... Le proc&egrave;s de R&eacute;my Couture fait la preuve, hors de tout doute raisonnable, qu'on est bien confus et que le flou r&egrave;gne.<br />
Je suis d'avis que le travail de l'artiste-maquilleur R&eacute;my Couture, son objet, c'est l'horreur, pas le porno. Aussi, j'estime que le minist&egrave;re public a d&eacute;rap&eacute; en tentant d'associer les productions de cet artiste &agrave; du mat&eacute;riel porno, &agrave; de l'obsc&eacute;nit&eacute; sexuelle, &agrave; de l'incitation &agrave; la d&eacute;pravation sexuelle.<br />
<br />
Comprenons-nous bien. L'art macabre du cr&eacute;ateur d'effets sp&eacute;ciaux, on aime ou on d&eacute;teste. L&agrave; n'est pas la question. La question ici est  Est-ce oui ou non de la pornographie ? Pour ma part, la r&eacute;ponse est nette, claire et sans &eacute;quivoque : Non.  Pourquoi?<br />
<br />
<strong>L'objet et l'objectif?</strong><br />
<br />
L'objet du mat&eacute;riel porno est essentiellement le sexe. Le sexe g&eacute;nital, d&eacute;taill&eacute;, ob&egrave;se.  Son objectif: l'excitation sexuelle. Dans le mat&eacute;riel de R&eacute;my Couture, l'objet est l'horreur et l'objectif est de faire peur et de d&eacute;go&ucirc;ter. &Eacute;videmment, il peut y avoir du sexe (il y en a partout) mais celui-ci est accessoire et secondaire.<br />
<br />
<strong>La pornographie est rassurante et l&eacute;nifiante.</strong><br />
<br />
Le sc&eacute;nario pornographique suit une trajectoire constante, sans surprise, qui ne varie &agrave; peu pr&egrave;s pas. En renvoyant &agrave; l'aiguillage bien minut&eacute;, &agrave; la ma&icirc;trise, au d&eacute;roulement pr&eacute;vu et pr&eacute;visible,  la pornographie est rassurante. Rien dans les productions de R&eacute;my Couture n'est rassurant.<br />
<br />
<strong>La signature &eacute;jaculatoire</strong><br />
<br />
De plus en plus, la caract&eacute;ristique dominante du produit pornographique est la signature &eacute;jaculatoire, sorte d'estampe, de griffe, de marquage, toujours bien visible qui dans le visage, sur les seins ou dans le chignon de l'objet d'excitation...  Rien de tel dans l'&oelig;uvre de  R&eacute;my Couture.<br />
<br />
Par surcro&icirc;t, en suivant le proc&egrave;s de ce dernier,  j'ai constat&eacute; que les gros canons, t&eacute;moins experts de la poursuite venus du Canada et des &Eacute;tats-Unis, ont associ&eacute; son travail  &agrave; la pornographie sans jamais d&eacute;finir celle-ci,  ce qui est pour le moins aberrant. Je n'ai pas compris cette obsession. C'est comme si la poursuite avait fait le raisonnement, pour le moins innocent, qui suit: voici de l'horrible, la porno est horrible &agrave; nos yeux, donc voici de la porno ...<br />
Les sc&egrave;nes d'horreur peuvent exciter sexuellement. Les petits oiseaux aussi.<br />
<br />
Plusieurs personnes m'ont demand&eacute; via les m&eacute;dias sociaux si les sc&egrave;nes cr&eacute;&eacute;es par  R&eacute;my Couture pouvaient avoir valeur aphrodisiaque et exciter sexuellement. La r&eacute;ponse: oui.  Oui car marginaux et d&eacute;prav&eacute;s peuvent &ecirc;tre excit&eacute;s sexuellement par des sc&egrave;nes d'horreur . De la m&ecirc;me fa&ccedil;on que d'autres types de  d&eacute;prav&eacute;s ou de marginaux  peuvent &ecirc;tre excit&eacute;s sexuellement  par des sc&egrave;nes romantiques, par des fleurs et des petits oiseaux...<br />
<br />
Les petits anges &agrave; moiti&eacute; nus ont certes pu exciter des religieux p&eacute;dophiles. Les petits anges &agrave; moiti&eacute; nus sont-ils pour autant du mat&eacute;riel pornographique? Soyons s&eacute;rieux.<br />
<br />
<strong>Le test des 3 questions:</strong><br />
Pour statuer si l'&oelig;uvre couturi&egrave;re est pornographique on aurait pu au moins se poser 3 questions:<br />
-  L'objectif poursuivi est-il d'exacerber la libido ?<br />
<br />
-  La m&eacute;canique g&eacute;nitale est-elle  dominante et prioritaire dans le contenu propos&eacute;?<br />
<br />
-  Le produit est-il estampill&eacute; par  la signature &eacute;jaculatoire ?<br />
<br />
La r&eacute;ponse &eacute;tant n&eacute;gative,  on n'a pas affaire ici &agrave; de la pornographie. Allez donc savoir pourquoi la Couronne l'a trait&eacute;e comme telle. Ne trouvait-elle pas d'autres motifs sur lesquels fonder son argumentaire?  L'histoire ne le dit pas. R&eacute;my Couture est un artiste de l'horreur. Pas un pornographe. Sans &eacute;gard &agrave; l'oeuvre d'horreurs sur  laquelle je ne porte aucun jugement outre ce que j'&eacute;cris plus haut, j'esp&egrave;re que ce d&eacute;rapage  justicier ne fera pas payer le cr&eacute;ateur R&eacute;my Couture pour une "pornographie" (ind&eacute;finie) qu'il n'a pas commise]]></content>
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    <title>Sexe et pouvoir: Les femmes politiques ont-elles un genre et un sexe?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/femmes-politique_b_2177736.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2177736</id>
    <published>2012-11-23T12:15:08-05:00</published>
    <updated>2013-01-23T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[On aime que les hommes politiques soient séduisants. On sourit de les voir séducteurs. À peine tolère-t-on qu'une femme politique soit séduisante. Séductrice? Elle est condamnée sans merci pour légèreté et immoralité. C'est pas peu dire, nous sommes parvenus à déposséder Pauline Marois de ses foulards, lesquels marquaient non seulement sa personnalité, mais aussi sa féminité.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[<strong>Deux poids, deux mesures: au superlatif<br />
</strong><br />
Il y a moins de scandales sexuels autour des femmes politiques. &Eacute;videmment, direz-vous, elles sont bien moins nombreuses. Certes, elles sont encore bien rares dans les hautes sph&egrave;res.<br />
<br />
Mais on peut supposer qu'elles se savent observ&eacute;es &agrave; la loupe et qu'elles sont d'une vigilance &agrave; toute &eacute;preuve.  Au moindre faux pas, elles seront immol&eacute;es sur la place publique.<br />
Le double standard, toujours pr&eacute;sent dans nos soci&eacute;t&eacute;s lorsqu'il s'agit du traitement des hommes et des femmes, est noirci &agrave; gros traits dans les hauts lieux du pouvoir. Si la femme de plus de 50 ans, "objet et sujet de d&eacute;sir", n'existe plus dans le monde en g&eacute;n&eacute;ral, il est &eacute;vident qu'elle n'a pas sa place en politique.<br />
 <br />
<strong>Femmes politiques d&eacute;sexualis&eacute;es et asexualis&eacute;es<br />
</strong><br />
On aime que les hommes politiques soient s&eacute;duisants. On sourit de les voir s&eacute;ducteurs. &Agrave; peine tol&egrave;re-t-on qu'une femme politique soit s&eacute;duisante. S&eacute;ductrice? Elle est condamn&eacute;e sans merci pour l&eacute;g&egrave;ret&eacute; et immoralit&eacute;. C'est pas peu dire, nous sommes parvenus &agrave; d&eacute;poss&eacute;der Pauline Marois de ses foulards, lesquels marquaient non seulement sa personnalit&eacute;, mais aussi sa f&eacute;minit&eacute;. Vous conviendrez que sa marque distinctive n'&eacute;tait quand m&ecirc;me pas la dentelle de soutien-gorge ou les bas de filet!<br />
<br />
Il y a quelques mois en France, la ministre C&eacute;cile Duflot, laquelle porte habituellement le pantalon, s'est pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale en robe bleue &agrave; fleurs blanches. Il s'est trouv&eacute; des d&eacute;put&eacute;s pour dire &laquo; qu'elle portait cette robe parce qu'elle ne voulait pas qu'on l'&eacute;coute &raquo;, mais qu'on la regarde. Cette robe toute sobre qui ne faisait que la diff&eacute;rencier du genre masculin, faisait d'elle, aux yeux de certains, une "agace".  La ministre pr&ecirc;tait ainsi flanc &agrave; toutes les attaques:  soit on la conspuait, soit on la sifflait.<br />
La femme politique doit non seulement  laisser la dimension sexu&eacute;e et &eacute;rotique de sa personnalit&eacute; au vestiaire, mais aussi sa f&eacute;minit&eacute;. Autrement, on la marque au fer rouge.<br />
<br />
<strong>Femmes &eacute;tiquet&eacute;es en caract&egrave;res gras<br />
</strong><br />
Qu'elle oublie au placard, ou pas, sa composante &laquo; s&eacute;duisante &raquo;, elle est catalogu&eacute;e. Si elle laisse respirer et s'exprimer cette dimension:<br />
<br />
&Agrave; plus de 60 ans : C'est une vieille nympho<br />
Entre 40 et 60 : C'est une cougar d&eacute;voreuse de minets<br />
&Agrave; moins de 40 ans : C'est une sacr&eacute;e salope!<br />
Par ailleurs, si elle &eacute;touffe toute s&eacute;duction :<br />
&Agrave; plus de 60 ans : C'est une m&eacute;m&eacute; poussi&eacute;reuse<br />
Entre 40 et 60ans : C'est une Matante ou une P'tite madame insignifiante<br />
&Agrave; moins de 40 as : C'est une f&eacute;ministe full fru!<br />
<br />
Les femmes manquent de charisme?<br />
<br />
On  reproche souvent aux femmes de<a href="http://jocelynerobert.com/2012/08/17/pauline-marois-un-peu-beaucoup-ou-pas-du-tout-de-charisme/" target="_hplink"> manquer de charisme</a>. Or, le charisme ne va pas sans une certaine d&eacute;sinvolture. Et la d&eacute;sinvolture est totalement interdite aux femmes. &Agrave; fortiori en politique.<br />
<br />
On leur reproche aussi, souvent, de manquer de naturel. On oublie, l&agrave; encore, que le naturel s'associe &agrave; une certaine d&eacute;sinvolture. &Eacute;pi&eacute;e, surveill&eacute;e, la femme politique n'est plus que vigilance. Pauline Marois &eacute;tait elle-m&ecirc;me, naturelle, avec ses foulards. C'est maintenant qu'elle ne l'est plus.  Comment pourrait-on &ecirc;tre &laquo; naturelle &raquo; tout en reniant une part essentielle de soi-m&ecirc;me? <br />
<br />
<strong>Les femmes:  premi&egrave;res dames ou &eacute;ternelles secondes?<br />
</strong><br />
Il n'y a pas d'&eacute;quivalents masculins de celles qu'on appelle les &laquo; premi&egrave;res dames &raquo;. D'ailleurs, on ne sait pas comment nommer ceux-ci:  Premier homme? Premier de la Premi&egrave;re? Premier Monsieur ?...  On ne voit jamais l'&eacute;poux de Angela Markel ou de Julia Gillard servir de faire-valoir &agrave; celles-ci.  On ne verra pas non plus Claude Blanchet, mari de la premi&egrave;re ministre Marois, jouer ce r&ocirc;le. <br />
<br />
Pourtant les &laquo; premi&egrave;res dames &raquo; qui appuient les hommes de pouvoir accaparent l'attention m&eacute;diatique : Michelle Obama, Carla Bruni etc. Les hommes ne se pr&ecirc;tent pas &agrave; ce jeu. Et si c'&eacute;tait le cas, si un homme jouait par exemple un r&ocirc;le semblable &agrave; celui que Michelle Obama a jou&eacute; durant la derni&egrave;re campagne &eacute;lectorale am&eacute;ricaine, que dirait-on ? Je parie ma chemise qu'on dirait qu'elle que son mari est derri&egrave;re elle, qu'elle n'est pas capable de se tenir debout toute seule .  Les premi&egrave;res dames sont respect&eacute;es et louang&eacute;es quand elles sont de bonnes secondes.<br />
<br />
Cessons de nous  raconter des histoires. L'&eacute;galit&eacute; homme femme,et  je ne parle pas ici d'&eacute;galit&eacute; de nombre, mais d'&eacute;galit&eacute; de traitement, est encore une volont&eacute; bien th&eacute;orique.  Si cela est. <br />
<br />
<em>Voyez la galerie de nos coll&egrave;gues am&eacute;ricains sur des scandales sexuels li&eacute;s au monde politique<br />
</em><HH--236SLIDEEXPAND--4117--HH>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/815256/thumbs/s-PAULINE-MAROIS-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Sexe et Pouvoir : Pourquoi les scandales sexuels font-il tant frémir les Américains ?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/scandales-sexuels-etats-unis_b_2152130.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2152130</id>
    <published>2012-11-17T18:31:13-05:00</published>
    <updated>2013-01-17T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Il est clair que les scandales sexuels des hommes de pouvoir fascinent les États-Uniens d'une manière démesurée. On n'a qu'à voir le tohu-bohu provoqué par l'affaire du Général Petraeus puis du Commandant Allen ces jours derniers pour le constater. J'ai été invitée à en discuter sur plusieurs plateaux cette semaine dont chez BazzoTV.

Je crois que l'excitation suscitée par les turpitudes érotiques des hommes de pouvoir est proportionnelle au degré de puritanisme des États-Uniens.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[Il est clair que les scandales sexuels des hommes de pouvoir fascinent les &Eacute;tats-Uniens d'une mani&egrave;re d&eacute;mesur&eacute;e. On n'a qu'&agrave; voir le tohu-bohu provoqu&eacute; par l'<a href="http://www.lepays.fr/actualite/2012/11/13/affaire-petraeus-le-commandant-americain-john-allen-lie-au-scandale." target="_hplink">affaire du G&eacute;n&eacute;ral Petraeus puis du Commandant Allen</a> ces jours derniers pour le constater. J'ai &eacute;t&eacute; invit&eacute;e &agrave; en discuter sur plusieurs plateaux cette semaine dont chez <a href="http://video.telequebec.tv/video/12974" target="_hplink">BazzoTV</a>.<br />
<br />
<strong>Pourquoi fait-on tant &eacute;tat des scandales sexuels?</strong><br />
<br />
Je crois que l'excitation suscit&eacute;e par les turpitudes &eacute;rotiques des hommes de pouvoir est proportionnelle au degr&eacute; de puritanisme des &Eacute;tats-Uniens. Cela les change et les distrait de l'emprise de la religion et leur permet, en s'offensant, de vivre leurs fantasmes par procuration: d'autres transgressent les interdits &agrave; leur place...<br />
<br />
On sait aussi que les gens sont plus tent&eacute;s par l'infid&eacute;lit&eacute; et les &eacute;carts extra-conjugaux en situation de crise &eacute;conomique. Il est en effet document&eacute;, qu'en p&eacute;riode de vaches maigres, il y davantage d'insatisfaction sexuelle dans les couples et que le d&eacute;sir &eacute;rotique y est en chute libre. On peut donc supposer que lorsque  certains &laquo; grands &raquo; se font prendre &agrave; sauter la cl&ocirc;ture, d'autres se r&eacute;galent...<br />
<br />
<strong>Les hauts grad&eacute;s fascinent-ils tant les femmes et pourquoi ?</strong><br />
<br />
En boutade, je dirais que plus il y a d'&eacute;toiles sur le costume du haut grad&eacute;, plus la femme semble r&ecirc;ver que "l'&eacute;toil&eacute;" pourrait lui en faire voir... Un leurre, qui ne sera pas d&eacute;velopp&eacute; ici .<br />
<br />
La r&eacute;alit&eacute;: le pouvoir des uns &eacute;rotise les autres. Cela est connu. L'intimit&eacute; avec un homme puissant donne  l'illusion de s'approprier un peu de cette puissance, par procuration. Les &laquo; <a href="http://www.buzzfeed.com/annanorth/paula-broadwell-is-not-the-first-so-called-milita" target="_hplink">military groupies</a> &raquo; existent. Elles tra&icirc;nent autour des bases militaires pour tenter de cueillir qui un amant, qui un mari.  De plus, il y a ce d&eacute;fi pour certaines s&eacute;ductrices de faire craquer le roc, de faire d&eacute;faillir l'ind&eacute;fectible, de d&eacute;stabiliser le mur de solidit&eacute;.<br />
<br />
Cela dit, rappelons qu'en soi, l'uniforme, m&ecirc;me sans &eacute;toiles ou galons, est un objet &eacute;rotique. Le fantasme du pompier et de sa lance &agrave; incendie n'est pas un lieu commun. C'est un fait, document&eacute; aussi. Il fait partie de l'imaginaire &eacute;rotique de 50% des femmes et sans doute d'autant d'hommes homosexuels.<br />
<br />
Au fond, l'uniforme et &agrave; fortiori l'uniforme couvert d'&eacute;toiles pourrait correspondre au fantasme du super h&eacute;ros.<br />
<br />
Par ailleurs, il faut noter que  le &laquo; super h&eacute;ros &raquo; &agrave; uniforme n'est pas in&eacute;branlable. Il re&ccedil;oit le m&ecirc;me traitement que les c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s et il lui arrive de se saouler de toute cette admiration &eacute;bahie dont on l'abreuve.  Il faut se demander si c'est  l'adoratrice b&eacute;ate qui le fait flancher ou si &ccedil;a n'est pas plut&ocirc;t  le reflet de son propre pouvoir dans la prunelle de celle-ci qui le fait craquer.  Comme un &oelig;uf trop plein de lui-m&ecirc;me !<br />
<br />
<strong>Vie priv&eacute;/vie publique : Diff&eacute;rences culturelles</strong><br />
<br />
Le clivage entre vie priv&eacute;e et vie publique, si cher aux Europ&eacute;ens et en particulier aux Fran&ccedil;ais, est &agrave; peu pr&egrave;s inexistant aux Etats-Unis. L'exemple le plus repris est celui de Fran&ccedil;ois Mitterrand et de sa fille n&eacute;e hors mariage, une histoire dont les Fran&ccedil;ais n'ont jamais fait de cas. Plus r&eacute;cemment, pensons &agrave; Rachida Dati, cette ministre c&eacute;libataire sous Sarkozy qui est revenue &agrave; l'Assembl&eacute;e Nationale, une semaine apr&egrave;s avoir accouch&eacute; d'un enfant dont personne ne conna&icirc;t le p&egrave;re. La presse fran&ccedil;aise s'est &eacute;mue de l'impact que pouvait avoir ce retour pr&eacute;coce sur la perception de l'importance du cong&eacute; de maternit&eacute; des femmes. Un peu aussi sur le fait que Madame Dati portait des talons hauts quelques jours apr&egrave;s avoir accouch&eacute;.  Le reste, on s'en balance. Ou  presque. C'est sa vie priv&eacute;e.<br />
<br />
On peut imaginer le traitement rocambolesque qu'auraient eu semblables situations si elles avaient pris place chez l'oncle Sam.<br />
<br />
Mais attention, ce clivage serr&eacute; entre le priv&eacute; et le public est une arme &agrave; deux tranchants. Il arrive parfois que la d&eacute;fense farouche de ce principe fasse tol&eacute;rer l'intol&eacute;rable (violence conjugale, inceste, violence sexuelle etc). Dans ces cas, la &laquo; vie priv&eacute;e &raquo; a le dos large . Cela a pris longtemps, bien longtemps, pour qu'en France, on finisse par reconna&icirc;tre que Domique Strauss-Kahn s'&eacute;tait comport&eacute; comme une ordure .<br />
<br />
<strong>Qu&eacute;bec exemplaire ?</strong><br />
<br />
&Agrave; cet &eacute;gard, le Qu&eacute;bec me semble au confluent de ces deux tendances. Plut&ocirc;t  mesur&eacute; et &eacute;quilibr&eacute;. On ne s'y complait pas dans le voyeurisme comme chez nos voisins du sud.  Si c'&eacute;tait le cas, bien plus d'histoires d'infid&eacute;lit&eacute;s conjugales  ( car il y en a ) seraient &eacute;tal&eacute;es sur la place publiques.<br />
<br />
On n'est pas non plus dans l'aveuglement ou dans le d&eacute;ni comme c'est assez souvent le cas chez  nos cousins fran&ccedil;ais.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/861827/thumbs/s-PETRAEUS-SCANDAL-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Le crime passionnel existe-t-il vraiment?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/violence-conjugale_b_1932435.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1932435</id>
    <published>2012-10-02T10:52:15-04:00</published>
    <updated>2012-12-02T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Lorsque je travaillais auprès de femmes victimes de violence conjugale, il m'arrivait souvent d'entendre, côté cour ou jardin: «C'est une histoire passionnelle».  J'avais alors le sentiment que cet énoncé banalisait la situation, que le «passionnel» expliquait tout, lavait l'horreur, cautionnait l'impuissance.  J'éprouvais la désagréable impression qu'on voulait me faire avaler l'idée qu'un homme passionné n'est pas maître des ses passions et qu'il faut, en cas de contrariétés, de jalousies morbides, d'excès de passions, comprendre qu'il perde les pédales...]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA["Il est commis dans un contexte sexiste par des hommes incapables de faire le deuil d'une relation pathologiquement fusionnelle". <br />
<br />
Pas moi qui dis cela, c'est G&eacute;rard Lopez , psychiatre et expert pour la Cour d'appel de Paris qui l'affirme (Cerveau &amp; Psycho, Octobre 2010)<br />
<br />
On parle beaucoup de drames passionnels. Lorsque je travaillais aupr&egrave;s de femmes victimes de violence conjugale, il m'arrivait souvent d'entendre, c&ocirc;t&eacute; cour ou jardin: &laquo;C'est une histoire passionnelle&raquo;.  J'avais alors le sentiment que cet &eacute;nonc&eacute; banalisait la situation, que le &laquo;passionnel&raquo; expliquait tout,  lavait l'horreur, cautionnait l'impuissance.  J'&eacute;prouvais la d&eacute;sagr&eacute;able impression qu'on voulait me faire avaler l'id&eacute;e qu'un homme passionn&eacute; n'est pas ma&icirc;tre des ses passions et qu'il faut, en cas de contrari&eacute;t&eacute;s, de jalousies morbides, d'exc&egrave;s de passions, comprendre qu'il perde les p&eacute;dales...<br />
<br />
En 1872, un clin d'&oelig;il dans l'histoire, Alexandre Dumas fils d&eacute;fend farouchement un homme qui a surpris sa femme en flagrant d&eacute;lit d'adult&egrave;re : &laquo; Tue-la ! &raquo; exulte-t-il.  Il se ressaisit plus tard, questionne le r&ocirc;le social d&eacute;volu aux femmes et accable une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; les lois sont faites par des hommes pour des hommes. Voltaire avant lui s'&eacute;tait demand&eacute; si ce ne sont pas les cocus qui ont fait les lois.<br />
<br />
<strong>Le drame passionnel passionne<br />
</strong><br />
G&eacute;rard Lopez suppose que m&eacute;dias, policiers et jur&eacute;s se passionnent encore aujourd'hui pour les crimes passionnels et qu'ils auraient tendance &agrave; s'identifier au criminel.  Apr&egrave;s tout, qui n'a pas connu les affres du rejet amoureux et  &eacute;prouv&eacute; les terribles &eacute;motions de la col&egrave;re?<br />
<br />
Attention. Personne ne nie qu'un certain nombre d'auteurs de crimes puissent pr&eacute;senter des troubles plus ou moins graves de la personnalit&eacute; telle la perversion narcissique qui emp&ecirc;che de &laquo; bien &raquo; aimer son prochain et sa prochaine comme soi-m&ecirc;me. Mais il semble que &laquo; durant les proc&egrave;s, l'image romantique de l'amour &eacute;ternel impressionne les jur&eacute;s &raquo;.  Attendrie &agrave; son tour par cette image de l'amour &eacute;ternel bafou&eacute;, la soci&eacute;t&eacute; en remettra en trouvant au " criminel passionnel" des excuses qui, ma foi, commencent &agrave; en exasp&eacute;rer plus d'un et plus d'une.<br />
<br />
Faut-il redire que le &laquo; crime passionnel &raquo; n'est pas un crime d'amour, l'amour ne pouvant se concevoir que dans la libert&eacute; et le respect?<br />
<br />
<strong>Et si le &laquo; crime passionnel &raquo; &eacute;tait un crime sexiste...<br />
</strong><br />
Malgr&eacute; que dans la vaste majorit&eacute; des cas , les criminels ne pr&eacute;sentent pas de trouble psychiatrique, on continue donc  g&eacute;n&eacute;ralement de consid&eacute;rer la violence passionnelle comme le r&eacute;sultat de d&eacute;sordres psychopathologiques.<br />
<br />
Et ce faisant, on occulte la probl&eacute;matique sociale. &Eacute;videmment, on peut difficilement juger un criminel fou et du m&ecirc;me souffle remettre en cause les mod&egrave;les sociaux qui perp&eacute;tuent et valorisent la violence sexiste, voie royale &agrave; la violence sexuelle relationnelle. On appose l'&eacute;tiquette &laquo; crime passionnel &raquo; et, &agrave; moins qu'elle soit une star, le nom de la victime de cette &laquo; brutalit&eacute; amoureuse &raquo; est vite oubli&eacute;. Plus souvent qu'autrement, il s'agit encore pourtant d'une &eacute;ni&egrave;me histoire de violence faite aux femmes, &eacute;vacu&eacute;e impudiquement, dilu&eacute;e dans une &eacute;paisse soupe passionnelle. La bien-pensance se vautre dans l'&eacute;piph&eacute;nom&eacute;nologie.<br />
<br />
Le &laquo;criminel passionnel&raquo;  aura trouv&eacute;, dans les st&eacute;r&eacute;otypes sociaux, dans les clich&eacute;s sexuels culturels et dans le sexisme ordinaire,  la loi du plus fort et la valorisation sociale de la masculinit&eacute;  voire de la virilomanie.<br />
<br />
Plus les faits sont ignobles, plus ils sont d'une f&eacute;rocit&eacute; sans nom, et plus la victime est effac&eacute;e. On a parl&eacute; bien plus de la souffrance, de la peine, de la r&eacute;demption de Bertrand Cantat, que de Marie Trintignant.<br />
<br />
Ce que les m&eacute;dias, journalistes et experts appellent "drame passionnel" suscite dans un premier temps une sympathie aig&uuml;e et verticale pour la victime. Verticale parce qu'elle s'&eacute;l&egrave;ve promptement puis s'&eacute;vanouit. Normal, la victime ne fait plus partie du paysage m&eacute;diatique puisqu'elle n'est plus. Son bourreau lui, celui qui lui a inflig&eacute; la mort, il a un nom, un pr&eacute;nom, un visage, des larmes, une douleur qui finissent par inspirer une sympathie qui n'en finit plus de s'&eacute;tirer, dans un temps qui se d&eacute;cline &agrave; l'horizontale.<br />
<br />
Les &laquo; drames passionnels &raquo; devraient interpeler nos d&eacute;cideurs sur les violences que les femmes subissent : &eacute;ducation sexiste d&egrave;s l'enfance, discrimination, machisme, misogynie, in&eacute;galit&eacute;s de tous acabits, autres violences socioculturelles, sexuelles et sexistes, r&eacute;gressions quant &agrave; la libert&eacute; de disposer de leur corps...For&ccedil;ons-les &agrave; nous r&eacute;pondre et &agrave; s'engager. L&agrave;, maintenant.<br />
<br />
Question de d&eacute;ontologie, pourrait-on demander aux journalistes et acteurs m&eacute;diatiques de s'interroger, de r&eacute;fl&eacute;chir sur les  d&eacute;nominations et qualifications inappropri&eacute;es souvent utilis&eacute;es pour traiter de ces violences ?<br />
<br />
Bref, <br />
<br />
-  Celui qui commet un &laquo;crime passionnel&raquo; n'a g&eacute;n&eacute;ralement pas d'histoire de trouble psychiatrique<br />
<br />
-  Il pr&eacute;sente souvent des troubles de la personnalit&eacute; (instable, immature, impulsif, impr&eacute;visible ...)<br />
<br />
-  Lopez le qualifie de &laquo;vampire domestique&raquo; ,  il se nourrit de l'autre , en a besoin pour survivre<br />
<br />
-  Il ne supporte pas l'id&eacute;e d'une s&eacute;paration (entre le meurtre et suicide,  il opte plus souvent pour le meurtre et tente ensuite le suicide).]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/801572/thumbs/s-SEXE-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Petite histoire du joujou sexuel</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jocelyne-robert/histoire-vibrateur_b_1909481.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1909481</id>
    <published>2012-09-24T10:32:32-04:00</published>
    <updated>2012-11-24T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Eh oui, le vibrateur ou vibromasseur, comme on dit en Europe, a été créé pour traiter jadis l'hystérie, ce mal féminin inventé par Hippocrate au 4e siècle avant Jésus-Christ. Ce médecin des temps anciens supposait que l'hystérie prenait d'assaut l'utérus des femmes, le desséchant et l'amincissant par manque de relations sexuelles.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA["Jouissez au lieu de manger!" Est-ce le message subliminal livr&eacute; par Trojan avec son <a href="http://jocelynerobert.com/wp-content/uploads/2012/09/Trojan-Pleasure-Cart.jpg" target="_hplink">chariot &agrave; dildos</a>? Quoi qu'il en soit, c'est la vue de ce chariot &agrave;  dildos,  copi&eacute; sur le mod&egrave;le des chariots &agrave; hot-dog, qui m'a donn&eacute; envie d'&eacute;crire ce billet coquin.<br />
<br />
<strong>Il &eacute;tait une fois l'hyst&eacute;rie <br />
</strong><br />
Eh oui, le vibrateur ou vibromasseur, comme on dit en Europe, a &eacute;t&eacute;  cr&eacute;&eacute; pour traiter jadis l'hyst&eacute;rie, ce mal f&eacute;minin invent&eacute; par Hippocrate au 4e si&egrave;cle avant J&eacute;sus-Christ.  Ce m&eacute;decin des temps anciens supposait que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyst%C3%A9rie" target="_hplink">l'hyst&eacute;rie </a>prenait d'assaut l'ut&eacute;rus des femmes, le dess&eacute;chant et l'amincissant par manque de relations sexuelles.<br />
<br />
Au Moyen-&Acirc;ge, puis  &agrave; la Renaissance, le rem&egrave;de &eacute;tait, vous vous en doutez bien, le mariage.  On dit que les c&eacute;libataires et autres esseul&eacute;es  pouvaient b&eacute;n&eacute;ficier du massage vaginal effectu&eacute; par une sage-femme. Pauvres h&eacute;t&eacute;ros, pas de fol-homme &agrave; l'horizon. On dirait bien que, ni le clitoris, ni la masturbation n'existaient &agrave; cette &eacute;poque. Du moins, ouvertement. Et l'orgasme &eacute;tait un secret bien gard&eacute;.<br />
<br />
<strong>Il &eacute;tait une fois un rem&egrave;de &agrave; l'hyst&eacute;rie<br />
</strong><br />
Depuis le d&eacute;but du 19e si&egrave;cle jusqu'autour de 1860, la maladie a pris du galon et le diagnostic &eacute;tait courant dans l'Europe occidentale.  La masturbation, sous ordonnance m&eacute;dicale bien entendu, devint le traitement par excellence.  Il n'est pas dit si le m&eacute;decin montrait la technique auto-&eacute;rotique &agrave; sa patiente en la lui pratiquant, avec, bien s&ucirc;r, le doigt&eacute; professionnel qui convient.  Puis apparut le premier vibromasseur hydroth&eacute;rapeutique : un jet d'eau &agrave; haute pression &eacute;tait dirig&eacute; directement sur le clitoris.  Ma compassion et ma solidarit&eacute; f&eacute;minines m'am&egrave;nent &agrave; souhaiter tr&egrave;s fort, que l'eau fut ti&egrave;de. L'arriv&eacute;e de cet instrument aurait, dit-on,  consid&eacute;rablement r&eacute;duit le travail des sages-femmes-masseuses.<br />
<br />
<strong>Joujou &agrave; domicile<br />
</strong><br />
Avec la d&eacute;couverte de l'&eacute;lectricit&eacute;, l'outil s'est d&eacute;mocratis&eacute; et est pass&eacute; du cabinet m&eacute;dical &agrave; la chambre &agrave; coucher . Pour celles, &eacute;videmment, qui en avaient une de chambre &agrave; coucher. D&egrave;s 1902, la soci&eacute;t&eacute; Hamilton Beach brevetait le premier vibromasseur pour usage perso. On pr&eacute;tend m&ecirc;me qu'il fut un des premiers appareils &eacute;lectriques r&eacute;sidentiels.<br />
<br />
Selon la compagnie Trojan, les m&eacute;nages &eacute;tats-uniens comptaient, en 1917, plus de vibrateurs que de grille-pains.  Cette donn&eacute;e me laisse un peu sceptique. J'ai peine &agrave; croire que le dildo &eacute;tait plus populaire que le grille-pain et que malgr&eacute; cela, les &Eacute;tats-Uniens se soient  mis &agrave; devenir de plus en plus gros !  &Agrave; moins que la tendance &agrave; l'ob&eacute;sit&eacute; se soit install&eacute;e plus tard, avec les pannes de tous acabits : de courant,  d'&eacute;nergie, de d&eacute;sir...  Enfin, on accordait &agrave; l'objet sacr&eacute; des propri&eacute;t&eacute;s curatives allant du soulagement des maux de t&ecirc;te, au traitement de la polio (rien de moins !), de l'impotence et de la surdit&eacute;. Ce qui est &eacute;tonnant c'est que cette m&ecirc;me &eacute;poque propageait l'id&eacute;e que la masturbation rendait sourd ! L'&egrave;re &eacute;tait oxymore &agrave; souhait !<br />
<br />
Ce serait au cours des ann&eacute;es 50 que le vibromasseur &eacute;rotique serait devenu secret de polichinel et de chambre &agrave; coucher, partag&eacute; par un nombre grandissant de c&eacute;libataires, de couples et de &laquo; femmes au foyer &raquo; qui trouvaient le temps long... Finalement, la r&eacute;volution sexuelle et les mouvements de lib&eacute;ration de femmes l'ont &eacute;largi, sorti de l'ombre et d&eacute;mocratis&eacute; &agrave; tous vents.<br />
<br />
<strong>De nos jours<br />
</strong><br />
Le joujou &eacute;rotique se pr&eacute;sente dans une kyrielle de mod&egrave;les, tous plus exub&eacute;rants les uns que les autres. Il fait  partie d'une vitalit&eacute; sexuelle saine, normale, ordinaire, sans plus.  Selon une &eacute;tude effectu&eacute;e en 2011, 51% des Canadiennes et 30% des Canadiens ont d&eacute;j&agrave; utilis&eacute; le vibrateur sexuel*.  Sachant,  via de nombreuses &eacute;tudes, que les Qu&eacute;b&eacute;cois sont nettement plus ouverts et permissifs que les Canadiens &agrave; l'&eacute;gard de la sexualit&eacute;, je vous laisse imaginer quel pourcentage de Qu&eacute;b&eacute;coises profitent du joujou dans de leur vie quotidienne.  Enfin...quotidienne, hebdo, mensuelle ou ... annuelle , c'est selon !]]></content>
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    <title>Richard Bain: La peur de l'autre, une tumeur fatale</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1865555</id>
    <published>2012-09-07T14:48:42-04:00</published>
    <updated>2012-11-07T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Que le tueur terroriste soit déclaré sain d'esprit ou pas, une chose nous explose dans la tronche: cet homme carburait à la haine. De plus en plus, des gens carburent à la haine et à la peur d'autre. Et cela peut difficilement conduire à des attitudes d'ouverture, d'inclusion et de respect réciproques. Allophobie, sexisme, racisme, misogynie, homophobie, toutes les attitudes haineuses sont les métastases d'une tumeur principale: la peur de l'autre, de la différence. Trop facile de dire « C'est un fou ! ». Cela donne bonne conscience.  On se lave les mains, on tourne la page et on ne change rien.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[Le 4 septembre 2012, un &eacute;v&eacute;nement de premi&egrave;re (c'est le cas de le dire) : une femme, Pauline Marois, est &eacute;lue premi&egrave;re ministre du Qu&eacute;bec.<br />
<br />
En soir&eacute;e, alors qu'elle est au milieu de ses supporters &agrave; c&eacute;l&eacute;brer ce moment historique, un homme, Richard Bain, tente de l'assassiner.  Un autre homme, Denis Blanchette, que vous voyez sur la photo ci-bas,  s'interpose et est atteint. &Agrave; mort.<br />
<br />
Depuis, fusent aux quatre vents des commentaires sur le &laquo; moment de folie &raquo; ou sur &laquo; le geste politique et misogyne &raquo; du tireur (j'en suis).  Selon des sources du<em> Journal de Montr&eacute;al</em>, aux policiers qui l'interceptent, Bain baragouine que sa cible &eacute;tait Pauline Marois. Il n'acceptait pas &laquo; l'&eacute;lection d'une femme ind&eacute;pendantiste. &raquo;  Ses motivations sont pour le moins limpides et conscientes. <br />
<br />
<img alt="denis blanchette" src="http://i.huffpost.com/gen/760538/original.jpg" /><br />
<br />
Une autre personne est gravement bless&eacute;e. Et huit millions de Qu&eacute;b&eacute;cois sont &eacute;corch&eacute;s. Bless&eacute;s &agrave; vif. Bless&eacute;s &agrave; vie. Le Qu&eacute;bec ne sera plus jamais le m&ecirc;me. Impression flottante et persistante de r&eacute;gression moyen&acirc;geuse, de vivre dans un pays de brutes, humainement sous-d&eacute;velopp&eacute;.<br />
<br />
Que le tueur terroriste soit d&eacute;clar&eacute; sain d'esprit ou pas, une chose nous explose dans la tronche: cet homme carburait &agrave; la haine. De plus en plus, des gens carburent &agrave; la haine et &agrave; la peur d'autre. Et cela peut difficilement conduire &agrave; des attitudes d'ouverture, d'inclusion et de respect r&eacute;ciproques.<br />
<br />
Allophobie, sexisme, racisme, misogynie, homophobie, toutes les attitudes haineuses sont les m&eacute;tastases d'une tumeur principale : la peur de l'autre, de la diff&eacute;rence. Trop facile de dire &laquo; C'est un fou ! &raquo;. Cela donne bonne conscience.  On se lave les mains, on tourne la page et on ne change rien.  Et au prochain drame, on dit  "Tiens...  encore un fou".  J'ai m&ecirc;me entendu des commentaires sur l'emprise de la testost&eacute;rone! De l&agrave; &agrave; remettre au go&ucirc;t du jour l'hormone virile comme ingr&eacute;dient justificatif de la violence et  des viols, il n'y a qu'un pas. Extr&ecirc;mement dangereux. &Agrave; ne pas franchir.<br />
<br />
Je ne nie pas que la folie existe. Je connais des fous et des folles.  Des vrais. Qui se soignent. Je dis juste que la &laquo; folie soudaine &raquo; est devenue un fourre-tout pernicieux.  Une &eacute;chappatoire qui scl&eacute;rose les d&eacute;marches  qu'une soci&eacute;t&eacute; et que nos d&eacute;cideurs doivent initier pour &eacute;duquer au respect, &agrave; l'ouverture, &agrave; l'accueil des diff&eacute;rences ; qui emp&ecirc;che la mise en place de structures et de services d'aide aux personnes haineuses ; qui sous-estime la n&eacute;cessit&eacute; de programmes structur&eacute;s d'&eacute;ducation &agrave; l'amour.<br />
<br />
La tristesse m'envahit. Je pense &agrave; Denis Blanchette, &agrave; sa fille, &agrave; ses proches, &agrave; ses amis et compagnons de travail.<br />
<br />
Je pense aussi &agrave; Pauline Marois, non pas la premi&egrave;re ministre, mais &agrave; l'&ecirc;tre humain, &agrave; la femme . Il est certes plus facile de se remettre d'une &eacute;lection minoritaire que de savoir qu'on doit peut-&ecirc;tre sa vie &agrave; la mort d'un autre.<br />
<br />
Je serai aux fun&eacute;railles civiques de Denis Blanchette. Avec tous ceux et celles qui veulent un Qu&eacute;bec libre de haine et de peur.<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--248543--HH>]]></content>
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    <title>Pauline Marois, première ministre: Une victoire de tous les paradoxes</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1858278</id>
    <published>2012-09-05T13:08:36-04:00</published>
    <updated>2012-11-05T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[«Un mort, huit millions de blessés».  J'emprunte cette éloquente métaphore publiée sur Twitter au journaliste Bruno Savard. Un des résultats ponctuels de cette victoire paradoxale:  un mort, un blessé grave, une collectivité en état de choc. Une première dans l'histoire du Québec: une femme première ministre. Une première dans l'histoire du Québec: un attentat visant, de toute évidence, la  nouvelle première ministre et ce qu'elle représente, lors du rassemblement festif suivant sa victoire.]]></summary>
    <author>
        <name>Jocelyne Robert</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jocelyne-robert/"><![CDATA[<em>&laquo;Un mort, huit millions de bless&eacute;s&raquo;.  J'emprunte cette &eacute;loquente m&eacute;taphore <a href="https://twitter.com/savard_bruno/status/243212862456225792" target="_hplink">publi&eacute;e sur Twitter</a> au journaliste Bruno Savard </em><br />
<br />
Un des r&eacute;sultats ponctuels de cette victoire paradoxale:  un mort, un bless&eacute; grave,  une collectivit&eacute; en &eacute;tat de choc.<br />
<br />
Une premi&egrave;re dans l'histoire du Qu&eacute;bec: <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/04/election-2012-quebec_n_1856102.html" target="_hplink">une femme premi&egrave;re ministre</a>.<br />
<br />
Une premi&egrave;re dans l'histoire du Qu&eacute;bec:<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/05/attentat-pauline-marois-suspect-richard-henry-bain_n_1858148.html" target="_hplink"> un attentat </a>visant, de toute &eacute;vidence, la  nouvelle premi&egrave;re ministre et ce qu'elle repr&eacute;sente, lors du rassemblement festif suivant sa victoire. <br />
<br />
D&eacute;j&agrave;, on se perd &agrave; hue et &agrave; dia, en commentaires sur le  &laquo;tireur fou isol&eacute;&raquo;. Il est tentant de sombrer dans la &laquo;folie de la folie&raquo;. Pour l'instant il s'agit d'un crime, d'un geste violent ayant caus&eacute; la mort et ayant atteint, gravement, &agrave; la relative s&eacute;r&eacute;nit&eacute; d'un peuple qui se croyait diff&eacute;rent. Je ne supporte plus ces appels &agrave; la &laquo;folie solitaire&raquo; &agrave; chaque fois qu'un homme commet un acte monstrueux...Se pourrait-il que derri&egrave;re un peuple sain se cache une soci&eacute;t&eacute; malade? <br />
<br />
Victoire de tous les paradoxes, parce que cette  femme, Pauline Marois,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/pierre-luc-brisson/victoire-pq_b_1857761.html" target="_hplink"> a &eacute;t&eacute; &eacute;lue bien frileusement. </a>Consciente de son pouvoir &laquo;pr&eacute;caire&raquo;, elle vient sur sc&egrave;ne, dignement, f&ecirc;ter avec ses supporters, sa victoire de &laquo;minoritaire&raquo;. Des balles sont tir&eacute;es. L&agrave;, soudain, nous prenons brutalement conscience que nous ne sommes plus dans la m&eacute;taphore.  <br />
<br />
Victoire de tous les paradoxes, parce que la premi&egrave;re ministre est de centre gauche. Et devra composer avec la droite.<br />
<br />
Victoire de tous les paradoxes, parce que les Qu&eacute;b&eacute;cois, tout en vilipendant depuis des mois,  la &laquo;corruption lib&eacute;rale&raquo;, ont donn&eacute; presque  autant de voies &agrave; cette &laquo;corruption lib&eacute;rale&raquo; qu'au parti &eacute;lu.<br />
<br />
Victoire de tous les paradoxes, parce que le gouvernement Marois est minoritaire en raison du vote souverainiste et du vote de gauche fractionn&eacute;s.<br />
<br />
Hier, dans le salon, chez ma fille, la joie, toute l&eacute;gitime de saluer une premi&egrave;re premi&egrave;re ministre s'est &eacute;vanouie dans la tristesse.<br />
<br />
La soir&eacute;e &eacute;lectorale, d&eacute;mocratique et festive, s'est fondue sur des images de gardes du corps, de voitures de police, de pr&eacute;sum&eacute; agresseur cagoul&eacute; couch&eacute; par terre... <br />
<br />
Le plaisir, mitig&eacute; mais r&eacute;el, a &eacute;t&eacute; interrompu par la tuerie.<br />
<br />
Le champagne a pris un arri&egrave;re-go&ucirc;t amer.<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--248543--HH><br />
 <br><br />
 <HH--236SLIDEEXPAND--248544--HH>]]></content>
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