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  <title>Jean-François Fortin</title>
  <link href="http://quebec.huffingtonpost.ca/author/index.php?author=jean-francois-fortin"/>
  <updated>2013-06-19T14:24:26-04:00</updated>
  <author>
    <name>Jean-François Fortin</name>
  </author>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Jean-François Fortin</subtitle>
  <generator>Good old fashioned elbow grease.</generator>

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    <title>Regardez Ici</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jean-francois-fortin/ici-radio-canada-regions_b_3437014.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3437014</id>
    <published>2013-06-13T23:27:28-04:00</published>
    <updated>2013-06-13T23:27:38-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Alors qu'à peu près tout le monde avait les yeux tournés vers Ici, c'est plutôt là-bas que se passaient les vraies choses. Là-bas, en régions notamment, où on aura de moins en moins l'occasion de regarder les émissions locales de Radio-Canada en raison de choix budgétaires du gouvernement Harper.]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[Alors qu'&agrave; peu pr&egrave;s tout le monde avait les yeux tourn&eacute;s vers <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/news/ici-radio-canada" target="_hplink"><em>Ici</em></a>, c'est plut&ocirc;t l&agrave;-bas que se passaient les vraies choses. L&agrave;-bas en r&eacute;gions notamment o&ugrave; on aura de moins en moins l'occasion de regarder. Parce que, voyez-vous, alors que les chroniqueurs et les &eacute;ditorialistes varlopaient sans m&eacute;nagement le choix de la direction de Radio-Canada de changer son image de marque pour <em>Ici</em>, les choix budg&eacute;taires du gouvernement Harper imposaient &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision publique de faire des coupes dans ses services en r&eacute;gion. <br />
<br />
En fait, ce n'est pas tout &agrave; fait juste. Les compressions budg&eacute;taires impos&eacute;es par une diminution du financement &agrave; Radio-Canada ont fait choisir &agrave; la soci&eacute;t&eacute; d'&Eacute;tat de couper dans les r&eacute;gions. H&eacute;las, c'est (encore) chez nous &agrave; Matane, Rimouski, Sept-&Icirc;les, que l'onde de choc frappe, le tiers des techniciens ont ainsi perdu leur emploi et l'&eacute;mission interr&eacute;gionale <em>Mer et Monde</em> ne sera plus &agrave; l'antenne &agrave; compter du 23 juin. <br />
<br />
Il est moins facile de trouver dans les actualit&eacute;s des r&eacute;actions aussi fortes &agrave; l'annonce des coupes en r&eacute;gion que celles qu'on a vues &agrave; la suite de la proposition de changement de nom de la t&eacute;l&eacute;vision publique. Et pourtant, la haute direction de Radio-Canada nous le d&eacute;montre par ses choix: <em>Ici</em>, c'est pas en r&eacute;gion. <br />
<br />
Radio-Canada a ainsi d&eacute;pens&eacute; dans sa campagne de &laquo; marketing &raquo; une somme &eacute;valu&eacute;e &agrave; <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/06/05/radio-canada-adopte-le-terme-ici-pour-toutes-ses-plateformes_n_2973436.html" target="_hplink">400 000 $</a> (montant vers&eacute; aux cr&eacute;ateurs priv&eacute;s de ICI).<br />
<br />
Au m&ecirc;me moment, cinq postes &agrave; temps plein et deux &agrave; temps partiel ont &eacute;t&eacute; coup&eacute;s dans l'Est-du-Qu&eacute;bec, une &eacute;conomie de moins de 400 000 $, c'est certain! Une &eacute;conomie qu'on aurait pu faire en laissant tomber les changements cosm&eacute;tiques de nom parce que vraisemblablement, l'heure est &agrave; la ceinture serr&eacute;e. <br />
<br />
<blockquote><strong>LIRE AUSSI SUR LES BLOGUES</strong><br><br />
-<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/louis-lalande/ici-radio-canada_b_3398763.html" target="_hplink"> Ici, c'est Ici Radio-Canada</a>, par Louis Lalande, vice-pr&eacute;sident de la SRC<br><br />
- <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/pierre-luc-brisson/ici-radio-canada-nom_b_3391023.html" target="_hplink">&laquo;Ici&raquo; l'insignifiance</a>, par Pierre-Luc Brisson </blockquote><br />
<br />
Personnellement, si je devais faire perdre des emplois &agrave; des gens, je ne ferais pas alors que j'investis des centaines de milliers de dollars dans mon image. Mais c'est &ccedil;a, ce sont mes valeurs. Voyez-vous, je crois que la diversit&eacute; de l'information en r&eacute;gion repr&eacute;sente un incitatif au sentiment d'appartenance des petites communaut&eacute;s, un plus pour l'occupation du territoire et permets aux gens des grands centres de mieux conna&icirc;tre le Qu&eacute;bec dans son ensemble. <br />
<br />
Renseigner, informer et divertir, telle est la mission de Radio-Canada, selon la Loi sur la radiodiffusion. En quoi un changement de nom r&eacute;pond &agrave; cette mission ? Et comment, surtout, des coupes en r&eacute;gion s'inscrivent dans celle-ci? <br />
<br />
Les conservateurs vont continuer leur <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/tag/coupures-radio-canada" target="_hplink">&oelig;uvre de sape de la t&eacute;l&eacute;vision publique</a> et il faut s'attendre &agrave; des coupes annuelles &agrave; la SRC. Les r&eacute;gions, je vous le garantis, en feront encore les frais. <br />
<br />
Combien de chroniqueurs, de journalistes, d'&eacute;ditorialistes, nous parleront des effets de ce sabotage en r&eacute;gion? Combien de <em>Une</em>? De bulletins de nouvelles t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es? Combien de questions &agrave; la Chambre de communes?  Combien de sorties enflamm&eacute;es du ministre du Patrimoine pour d&eacute;noncer les choix de Radio-Canada? <br />
<br />
Jamais autant que l'affaire du changement de nom. Jamais. Parce que voyez-vous, <em>Ici </em>n'inclut pas les r&eacute;gions du Qu&eacute;bec. Peut-&ecirc;tre que si Radio-Canada changeait son nom pour L&agrave;-bas, on aurait des chances de recevoir notre juste part... <br />
<br />
<strong>VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST</strong><br />
<br />
<center><HH--236SLIDEEXPAND--301295--HH></center>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1183632/thumbs/s-ICI-RADIOCANADA-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>On the St. Lawrence River</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jean-francois-fortin/on-the-st-lawrence-river_b_2921104.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2921104</id>
    <published>2013-03-21T01:29:05-04:00</published>
    <updated>2013-05-20T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le Québec n'a qu'une langue officielle. Dans les faits, et pour se dire les choses telles qu'elles sont, Ottawa a coupé la langue française de nos eaux, quitte à mettre en danger nos marins. Ce faisant, c'est la nature même du Québec qu'on exclut du Saint-Laurent. 

Sorry, mister Harper, but we won't let it happen! ]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[Une s&eacute;rie r&eacute;cente d'articles du journal <em>Le Soleil de Qu&eacute;bec</em> nous apprenait que le fran&ccedil;ais sur le fleuve ne se porte pas &agrave; son mieux et que les <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201303/19/01-4632716-des-pilotes-portent-plainte-contre-lunilinguisme-a-la-garde-cotiere.php" target="_hplink">pilotes du Saint-Laurent</a> ont d'affaire &agrave; savoir parler anglais s'ils veulent se faire comprendre par la garde c&ocirc;ti&egrave;re. <br />
  <br />
Que des employ&eacute;s de l'&Eacute;tat f&eacute;d&eacute;ral &oelig;uvrant &agrave; la s&eacute;curit&eacute; sur le fleuve Saint-Laurent soient incapables de s'adresser en fran&ccedil;ais aux navigateurs qu&eacute;b&eacute;cois (plaisanciers et p&ecirc;cheurs) t&eacute;moigne de l'absence compl&egrave;te de consid&eacute;ration &agrave; l'&eacute;gard de notre langue, de notre culture, de notre nation. En un mot, de nous. <br />
  <br />
Pire, l'unilinguisme des gardes c&ocirc;tiers est un obstacle majeur &agrave; la capacit&eacute; de communiquer avec les pilotes et repr&eacute;sente un <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201303/20/01-4632739-unilinguisme-a-la-garde-cotiere-la-securite-pourrait-etre-en-peril.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4632716_article_POS1" target="_hplink">risque majeur pour la s&eacute;curit&eacute;</a> sur nos eaux lors d'interventions n&eacute;cessitant une communication de bateau &agrave; bateau. Un des <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201303/20/01-4632739-unilinguisme-a-la-garde-cotiere-la-securite-pourrait-etre-en-peril.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4632716_article_POS1" target="_hplink">articles du <em>Soleil</em></a> est particuli&egrave;rement r&eacute;v&eacute;lateur &agrave; ce sujet alors qu'un coordonnateur de la garde c&ocirc;ti&egrave;re bas&eacute; &agrave; Halifax reconnaissait son incapacit&eacute;, lors d'une simulation, &agrave; comprendre les conversations en fran&ccedil;ais et &agrave; communiquer des informations &agrave; des unilingues francophones. <br />
  <br />
Le terrible naufrage de l'Acadien 2, il y a cinq ans, qui avait entrain&eacute; la mort de trois phoquiers qu&eacute;b&eacute;cois, t&eacute;moigne que le probl&egrave;me avec la garde c&ocirc;ti&egrave;re ne date pas d'hier et que le gouvernement n'a pas pris de mesures pour assurer la s&eacute;curit&eacute; des navigateurs francophones dans l'Estuaire et le Golfe du Saint-Laurent. La famille des victimes et les survivants du naufrage qui avaient poursuivi la garde c&ocirc;ti&egrave;re avaient notamment d&eacute;plor&eacute; que les arrangements pour le remorquage entre le William Alexander de la garde c&ocirc;ti&egrave;re et L'Acadien II se soient d&eacute;roul&eacute;s uniquement en anglais alors que l'&eacute;quipage de l'Acadien II &eacute;tait francophone. <br />
  <br />
Cinq ans plus tard, la situation risque de s'empirer avec la fermeture &agrave; l'automne du Centre de sauvetage maritime bas&eacute; &agrave; Qu&eacute;bec. D&eacute;sormais, tout se fera &agrave; partir de Trenton. De fait, ce n'est pas que le Centre de sauvetage qu'Ottawa ferme, ce sont aussi les services de s&eacute;curit&eacute; en fran&ccedil;ais pour les navigateurs qu&eacute;b&eacute;cois sur notre territoire. <br />
  <br />
Le Qu&eacute;bec n'a qu'une langue officielle, sur la terre et sur l'eau, et ce n'est pas l'anglais. Que le premier ministre conservateur juge cette situation inacceptable est ind&eacute;cent, puisque c'est lui qui en est responsable. Il est imputable des d&eacute;cisions de son gouvernement, imputable des coupes &agrave; P&ecirc;ches et Oc&eacute;ans, imputable de la fermeture du Centre de sauvetage maritime. Il a le pouvoir de rectifier cette situation, de maintenir le Centre de Qu&eacute;bec, d'imposer le bilinguisme &agrave; la garde c&ocirc;ti&egrave;re sur le fleuve, dans l'Estuaire et dans le Golfe.<br />
  <br />
Dans les faits, et pour se dire les choses telles qu'elles sont, Ottawa a coup&eacute; la langue fran&ccedil;aise de nos eaux, quitte &agrave; mettre en danger nos marins. Ce faisant, c'est la nature m&ecirc;me du Qu&eacute;bec qu'on exclut du Saint-Laurent. <br />
<br />
<em>Sorry, mister Harper, but we won't let it happen! </em><br />
<br />
<strong>VOIR AUSSI</strong><br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--268481--HH>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/567450/thumbs/s-COASTGUARD-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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<entry>
    <title>Ottawa et la Réforme Drainville</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jean-francois-fortin/ottawa-et-la-reforme-drai_b_2432758.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2432758</id>
    <published>2013-01-08T12:00:46-05:00</published>
    <updated>2013-03-10T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[La session qui vient de se terminer à l'Assemblée nationale nous a démontré de façon éloquente -trop éloquente à mon goût, pour tout dire- les différences d'approche entre le gouvernement Harper et le gouvernement du Québec en ce qui a trait à la démocratie et, en particulier, au financement des partis politiques.]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[La session qui vient de se terminer &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale nous a d&eacute;montr&eacute; de fa&ccedil;on &eacute;loquente -trop &eacute;loquente &agrave; mon go&ucirc;t, pour tout dire- les diff&eacute;rences d'approche entre le gouvernement Harper et le gouvernement du Qu&eacute;bec en ce qui a trait &agrave; la d&eacute;mocratie et, en particulier, au financement des partis politiques.  <br />
<br />
Afin d'affaiblir les partis d'opposition, le gouvernement conservateur a utilis&eacute; sa majorit&eacute; pour mettre un terme au financement public des partis politiques. Ce mode de financement est, de loin, le plus d&eacute;mocratique qui soit puisque le financement est accord&eacute; en fonction des voix obtenues lors des &eacute;lections. C'est ce type de financement qui a permis, par exemple, au Parti vert de pouvoir faire campagne &agrave; l'&eacute;chelle nationale, ce qui a abouti &agrave; l'&eacute;lection d'&Eacute;lizabeth May.  <br />
<br />
Il est difficile de concevoir un financement plus d&eacute;sint&eacute;ress&eacute; que le financement public : pas d'enveloppes brunes, pas de collecteurs de fonds qui ont des acc&egrave;s privil&eacute;gi&eacute;s au ministre, pas de cocktails avec des lobbyistes qui utilisent ces activit&eacute;s de financement pour faire valoir leurs int&eacute;r&ecirc;ts en &eacute;change d'un mille dollars bien investi. Non, le financement public est la transposition des voix populaires en soutien financier aux partis. Et l'&eacute;lecteur qui vote dans une circonscription qu'il croit perdante peut se consoler au moins en sachant que son vote sert sa cause.  <br />
<br />
Mais justement, l'id&eacute;e que des fonds publics aillent dans les coffres des partis d'opposition d&eacute;plaisait grandement au gouvernement conservateur. En coupant le financement public, on s'attaquait aux lib&eacute;raux en pleine course &agrave; la chefferie, au NPD qui cherche &agrave; former le gouvernement, au Bloc qui veut briser le Canada. On me r&eacute;pondra que les conservateurs sont, eux aussi, victimes de cette coupe. On dira m&ecirc;me qu'ils en sont les principales victimes puisqu'ils ont eu le plus de voix. Rien qu'une campagne de financement coupl&eacute;e d'un projet de loi contre l'avortement ne saurait r&eacute;gler. La base id&eacute;ologique de droite des conservateurs se sait bien servie par le gouvernement Harper qui a un excellent sens du timing.  <br />
<br />
Un sondage rendu public la semaine derni&egrave;re nous apprenait que la population canadienne a de moins en moins confiance dans le fonctionnement de la d&eacute;mocratie canadienne. Rien de surprenant avec les lois omnibus qui rel&egrave;vent plus des dinosaures que des mammouths et le m&eacute;pris marqu&eacute; du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral &agrave; l'&eacute;gard de toute forme d'opposition, on se rappellera de l'abolition du programme de contestation judiciaire, du traitement des comit&eacute;s parlementaires par les conservateurs alors minoritaires, des coupes cibl&eacute;es vers les femmes, les artistes, les environnementalistes et tout autre groupe suspect. <br />
<br />
&Agrave; bien des &eacute;gards, la d&eacute;mocratie des conservateurs est, pour reprendre l'expression de Manon Cornellier, une d&eacute;mocratie de fa&ccedil;ade. Tout le contraire de ce qui se passe au Qu&eacute;bec. Tout le contraire de ce que r&eacute;clament, exc&eacute;d&eacute;s, les Qu&eacute;b&eacute;cois. <br />
<br />
La commission Charbonneau, dont les travaux ont le tour de nous d&eacute;primer sur la sant&eacute; de notre d&eacute;mocratie au Qu&eacute;bec, est un exemple de la fa&ccedil;on de faire Qu&eacute;b&eacute;coise, comme l'&eacute;tait la Commission Bouchard-Taylor. Il y a un probl&egrave;me majeur qui doit &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute; : on en parle sans cachette, on l'affronte, on cr&egrave;ve l'abc&egrave;s. Il y a de la corruption au Qu&eacute;bec ? On va r&eacute;gler &ccedil;a. On va se dire les vraies affaires et on va tout faire pour mettre un terme au probl&egrave;me.   <br />
<br />
Pour ce qui est du financement des partis politiques, l'&eacute;cart entre Qu&eacute;bec et Ottawa est encore plus grand. Le gouvernement du Qu&eacute;bec a adopt&eacute; &agrave; l'unanimit&eacute;, 116 voix contre 0, ce qu'il est convenu d&eacute;sormais d'appeler la R&eacute;forme Drainville : la limitation des contributions aux partis politiques &agrave; 100 dollars, le plafond des d&eacute;penses et l'augmentation du financement public.  <br />
<br />
Le contraire d'Ottawa. Le ministre Drainville a &eacute;cout&eacute; l'Opposition, a fait des compromis et est arriv&eacute; avec un projet de loi qui contribue &agrave; assainir les m&oelig;urs politiques. Il l'a fait dans un souci de d&eacute;mocratie, ouvert aux id&eacute;es des autres partis. L'Assembl&eacute;e nationale s'est comport&eacute;e de fa&ccedil;on responsable et a contribu&eacute; &agrave; am&eacute;liorer la d&eacute;mocratie qu&eacute;b&eacute;coise. Un geste d'int&eacute;grit&eacute; qui fait du bien dans une &eacute;poque de cynisme et de m&eacute;fiance &agrave; l'&eacute;gard des institutions.  <br />
<br />
Le gouvernement Harper s'est servi du financement des partis politiques pour affaiblir ses adversaires, tout le contraire. <br />
<br />
C'est &agrave; mes yeux une raison de plus pour croire qu'il est plus que temps d'avoir notre propre pays. On n'a simplement pas la m&ecirc;me conception de la d&eacute;mocratie.<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--257138--HH>]]></content>
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<entry>
    <title>Notre Histoire n'est pas à vendre!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jean-francois-fortin/histoire-gouvernement-harper_b_1517381.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1517381</id>
    <published>2012-05-15T08:10:35-04:00</published>
    <updated>2012-07-15T05:12:09-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le gouvernement fédéral dépouille le Québec de fragments de son histoire et fait une grande vente de garage. Les Anglais utilisent l'expression « Spoils of war », butin de guerre. Les conservateurs concluent la Conquête et dérobent nos trésors nationaux -nation qu'ils ont reconnue- pour les vendre aux plus offrants. Tant le Parti Québécois que le Bloc Québécois ont sonné l'alarme sur ce scandale et il est impératif d'empêcher ce cambriolage de notre Histoire]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[Si comme Jos Montferrant, vous aviez le cul sur le bord du Cap Diamant, vous l'auriez sans doute plant&eacute; sur la Terrasse Dufferin et sous celle-ci, la <a href="http://www.pc.gc.ca/fra/lhn-nhs/qc/saintlouisforts/index.aspx" target="_hplink">crypte de Fort-Saint-Louis</a>, <em>&laquo; une crypte arch&eacute;ologique qui d&eacute;voile ce qui fut, pendant plus de 200 ans, sous le R&eacute;gime fran&ccedil;ais comme sous le R&eacute;gime anglais, la r&eacute;sidence officielle et le si&egrave;ge de pouvoir des gouverneurs fran&ccedil;ais et britanniques. &raquo;</em><br />
<br />
L&agrave; v&eacute;curent Champlain, Montmagny, Frontenac, Beauharnois, Vaudreuil. L&agrave; &agrave; quelques pas de l'endroit o&ugrave; se trouve aujourd'hui sa statue, mourut Champlain en 1635. &Agrave; quelques pas de l&agrave; encore, devant les remparts de pierre construits par Chaussegros et L&eacute;ry en 1745 suite &agrave; la chute de Louisbourg, eut lieu la bataille des Plaines d'Abraham. Puis &agrave; partir de la Conqu&ecirc;te, les gouverneurs anglais firent, pour un temps, du Ch&acirc;teau Saint-Louis leur lieu de r&eacute;sidence. <br />
<br />
En 2005, des<a href="http://www.pc.gc.ca/fra/lhn-nhs/qc/saintlouisforts/natcul/arch1a.aspx" target="_hplink"> recherches arch&eacute;ologiques approfondies</a> permirent la d&eacute;couverte de nombreux artefacts, ces objets du pass&eacute; qui nous permettent de saisir l'histoire. <em>&laquo; Les fouilles ont aussi r&eacute;v&eacute;l&eacute; une quantit&eacute; impressionnante d'objets qui t&eacute;moignent de la vie quotidienne des gouverneurs et de leur entourage imm&eacute;diat, depuis l'occupation des lieux par Samuel de Champlain et ses hommes, en 1620, jusqu'&agrave; l'incendie du ch&acirc;teau, en 1834.</em> &raquo; <br />
<br />
Plus que des objets, ces artefacts sont des balises qui nous expliquent ce que nous &eacute;tions et nous permettent de comprendre le chemin parcouru. Pour le Qu&eacute;bec, ces d&eacute;couvertes du pass&eacute; sont fondamentales, elles confirment que nous &eacute;tions.<br />
<br />
Historiens, arch&eacute;ologues, anthropologues, touristes, badauds f&eacute;rus d'histoire, familles par un samedi d'&eacute;t&eacute; qui visitent le Vieux Qu&eacute;bec, tous ont acc&egrave;s &agrave; ces t&eacute;moignages des temps pass&eacute;s. L&agrave;, sur les lieux historiques de la Nouvelle-France, des guides-interpr&egrave;tes, des restaurateurs, des sp&eacute;cialistes enseignent, pr&eacute;servent et expliquent notre Histoire. <br />
<br />
William Moss, arch&eacute;ologue principal &agrave; la Ville de Qu&eacute;bec, disait en 1988, <a href="http://id.erudit.org/iderudit/18573ac" target="_hplink">dans une entrevue &agrave; <em>Continuit&eacute;</em></a> : <em>&laquo; On peut d&eacute;truire en quelques minutes des si&egrave;cles d'histoire si on ne pose pas &agrave; temps les gestes appropri&eacute;s. &raquo;</em> <br />
<br />
Les conservateurs, dans leur obsession irrationnelle de tout rationaliser, ont d&eacute;cid&eacute; d'entreprendre des coupes draconiennes &agrave; Parcs Canada qui g&egrave;re aussi les lieux historiques nationaux, dont notamment les Forges de Saint-Maurice, le Manoir Papineau &agrave; Montebello, les Forts de L&eacute;vis, la Grosse Ile ou le Fort Saint-Louis, pour n'en nommer que quelques eux. Sabrant dans des postes sp&eacute;cialis&eacute;s dans la pr&eacute;servation de l'histoire, le gouvernement<a href="http://www.journaldemontreal.com/2012/05/07/des-tresors-demenageront" target="_hplink"> a d&eacute;cid&eacute; de rapatrier</a> dans la r&eacute;gion de la Capitale f&eacute;d&eacute;rale des collections compl&egrave;tes d'artefacts qu'il entreposera dans un lieu ind&eacute;termin&eacute;, selon Michel Boivin, directeur ex&eacute;cutif pour le Qu&eacute;bec &agrave; Parcs Canada.<br />
<br />
Le gouvernement conservateur, ma&icirc;tre de la r&eacute;&eacute;criture historique -Stephen Harper pr&eacute;sentait Champlain comme le premier gouverneur du Canada plus de 250 ans avant le Canada !-, expliquait que ces objets pourraient &ecirc;tre vendus &agrave; des mus&eacute;es, &agrave; des collectionneurs, voire au gouvernement du Qu&eacute;bec, et ainsi redevenir accessibles &agrave; la population. <a href="http://www.theprovince.com/travel/Parks+Canada+springs+private/6557868/story.html" target="_hplink">Comme ils l'ont fait ailleurs</a>.<br />
<br />
C'est l&agrave; que nous en sommes arriv&eacute;s. Le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral d&eacute;pouille le Qu&eacute;bec de fragments de son histoire et fait une grande vente de garage. Les Anglais utilisent l'expression &laquo; Spoils of war &raquo;, butin de guerre. Les conservateurs concluent la Conqu&ecirc;te et d&eacute;robent nos tr&eacute;sors nationaux -nation qu'ils ont reconnue- pour les vendre aux plus offrants.<br />
<br />
Tant le Parti Qu&eacute;b&eacute;cois que le Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois ont sonn&eacute; l'alarme sur ce scandale et il est imp&eacute;ratif d'emp&ecirc;cher ce cambriolage de notre Histoire. Les deux partis ont demand&eacute; le transfert &agrave; Qu&eacute;bec de la culture tout comme le gouvernement lib&eacute;ral, d'ailleurs, qui a envoy&eacute; une lettre &agrave; cet effet, mais qui n'a jamais eu de r&eacute;ponse. <br />
<br />
Le gouvernement Harper nous a d&eacute;montr&eacute; &agrave; de nombreuses occasions qu'il repr&eacute;sentait un risque pour notre pr&eacute;sent et notre avenir collectif, il repr&eacute;sente d&eacute;sormais un risque pour notre pass&eacute;. <br />
<br />
Nous nous engageons &agrave; d&eacute;fendre les emplois n&eacute;cessaires &agrave; la pr&eacute;servation de notre h&eacute;ritage, demandons que le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral fasse marche arri&egrave;re, que le gouvernement qu&eacute;b&eacute;cois mette ses culottes et d&eacute;fende avec hargne et d&eacute;termination le rapatriement de la culture et le maintien de ces artefacts dans leurs lieux d'origine et invitons la population &agrave; faire part de son indignation au ministre responsable, Peter Kent. <br />
<br />
Il faut emp&ecirc;cher la vente de garage de notre histoire maintenant.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/529177/thumbs/s-MANIFESTATION-APPELS-FRAUDULEUX-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>2 mai, le cœur en berne</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jean-francois-fortin/elections-2-mai_b_1475442.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1475442</id>
    <published>2012-05-03T15:39:01-04:00</published>
    <updated>2012-07-03T05:12:03-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Je prendrai désormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le cœur en berne et j'éprouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donné pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Québec. 

Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif à retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Québec. Le soir de mon élection, ma première élection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le goût de célébrer.]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[Je prendrai d&eacute;sormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le c&oelig;ur en berne et j'&eacute;prouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donn&eacute; pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Qu&eacute;bec. <br />
<br />
Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif &agrave; retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Qu&eacute;bec. Le soir de mon &eacute;lection, ma premi&egrave;re &eacute;lection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le go&ucirc;t de c&eacute;l&eacute;brer.<br />
<br />
Nous &eacute;tions des centaines &agrave; travailler obstin&eacute;ment pour d&eacute;fendre les valeurs et les int&eacute;r&ecirc;ts du peuple qu&eacute;b&eacute;cois &agrave; la Chambre des communes, Ottawa, Canada, en pays &eacute;tranger. Des s&eacute;paratistes venant narguer les f&eacute;d&eacute;s dans le Saint des Saints par notre seule pr&eacute;sence. Et &ccedil;a b&ucirc;chait : un caucus soud&eacute; et efficace, ma&icirc;trisant les dossiers, une &eacute;quipe des communications alerte et branch&eacute;e, un service de recherche redoutable et nos adjoints dans tout le Qu&eacute;bec d&eacute;vou&eacute;s et g&eacute;n&eacute;reux. Tout ce beau monde, le 2 mai, perdait son emploi, payait pour nos erreurs. Perdre un emploi n'est pas facile pour personne et je ne pr&eacute;tends pas que ce fut plus difficile pour les gens du Bloc que pour d'autres travailleurs. Mais ces gens-l&agrave; croyaient aussi perdre leur r&ecirc;ve, le 2 mai, nous croyions que le Qu&eacute;bec devenait f&eacute;d&eacute;raliste, nous avions peur, nous &eacute;tions bris&eacute;s. <br />
<br />
Je crois &eacute;videmment que les Qu&eacute;b&eacute;cois auraient d&ucirc; voter pour le Bloc, mais ils ont fait un autre choix et c'est correct: on a le droit de ne pas &ecirc;tre d'accord. On accepte le verdict et on prend une d&eacute;cision: ou on s'&eacute;crase ou on se rel&egrave;ve. Nous avons pris la d&eacute;cision de nous relever et avec raison.<br />
<br />
L'absence du Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois &agrave; Ottawa comme force massive t&eacute;moigne de la n&eacute;cessit&eacute; du Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois. Le NPD est un parti canadien vou&eacute; aux int&eacute;r&ecirc;ts du Canada, progressiste peut-&ecirc;tre, mais centralisateur, et qui ne d&eacute;fendra les int&eacute;r&ecirc;ts du Qu&eacute;bec que conditionnellement. On l'a vu avec les chantiers navals quand la Davies et les petits chantiers navals du Qu&eacute;bec &eacute;taient exclus et que le NPD d&eacute;clarait que c'&eacute;tait un grand jour pour le Canada. Le 2 mai, les Qu&eacute;b&eacute;cois ont choisi le Canada d'abord. <br />
<br />
Et depuis, le Canada n'a eu de cesse de nous montrer que nous n'avons plus rien &agrave; voir avec ce pays-l&agrave;. Gouvern&eacute; par un parti qui choisit les p&eacute;troli&egrave;res avant l'environnement, les riches avant les pauvres, la loi et l'ordre avant la justice, la guerre avant la paix, l'id&eacute;ologique avant le factuel. Les Qu&eacute;b&eacute;cois voient bafouer leurs id&eacute;aux de d&eacute;mocratie, d'&eacute;galit&eacute; entre les hommes et les femmes, de respect de la langue fran&ccedil;aise. Il est l&agrave;, le Canada, le 2 mai 2012.  <br />
<br />
Et il est temps qu'on en sorte. <br />
<br />
Le mouvement souverainiste s'est relev&eacute;, le Bloc s'est dot&eacute; d'un nouveau chef, le Parti Qu&eacute;b&eacute;cois a le vent dans les voiles et, si tout va bien et si on travaille fort, devrait gagner les prochaines &eacute;lections. Un r&eacute;f&eacute;rendum devient envisageable &agrave; moyen terme. Le pays redevient possible.  <br />
<br />
Il y a un an, l'univers du Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois s'effondrait. Aujourd'hui, c'est l'objectif du Bloc qui se rel&egrave;ve. Les prochains mois sont porteurs d'espoir. <br />
<br />
Je remercie les hommes et les femmes de Haute-Gasp&eacute;sie-La Mitis-Matane-Matap&eacute;dia de n'avoir accord&eacute; l'honneur de les repr&eacute;senter et je les assure qu'ils peuvent en tout temps compter sur ma loyaut&eacute; et ma reconnaissance. Je les repr&eacute;sente fi&egrave;rement et avec joie. <br />
<br />
Mais s'il-vous-plait, plus jamais de 2 mai comme celui de 2011.]]></content>
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    <title>2 mai, le cœur en berne</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1475443</id>
    <published>2012-05-03T15:39:01-04:00</published>
    <updated>2012-07-03T05:12:03-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Je prendrai désormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le cœur en berne et j'éprouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donné pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Québec. 

Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif à retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Québec. Le soir de mon élection, ma première élection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le goût de célébrer.]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[Je prendrai d&eacute;sormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le c&oelig;ur en berne et j'&eacute;prouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donn&eacute; pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Qu&eacute;bec. <br />
<br />
Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif &agrave; retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Qu&eacute;bec. Le soir de mon &eacute;lection, ma premi&egrave;re &eacute;lection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le go&ucirc;t de c&eacute;l&eacute;brer.<br />
<br />
Nous &eacute;tions des centaines &agrave; travailler obstin&eacute;ment pour d&eacute;fendre les valeurs et les int&eacute;r&ecirc;ts du peuple qu&eacute;b&eacute;cois &agrave; la Chambre des communes, Ottawa, Canada, en pays &eacute;tranger. Des s&eacute;paratistes venant narguer les f&eacute;d&eacute;s dans le Saint des Saints par notre seule pr&eacute;sence. Et &ccedil;a b&ucirc;chait : un caucus soud&eacute; et efficace, ma&icirc;trisant les dossiers, une &eacute;quipe des communications alerte et branch&eacute;e, un service de recherche redoutable et nos adjoints dans tout le Qu&eacute;bec d&eacute;vou&eacute;s et g&eacute;n&eacute;reux. Tout ce beau monde, le 2 mai, perdait son emploi, payait pour nos erreurs. Perdre un emploi n'est pas facile pour personne et je ne pr&eacute;tends pas que ce fut plus difficile pour les gens du Bloc que pour d'autres travailleurs. Mais ces gens-l&agrave; croyaient aussi perdre leur r&ecirc;ve, le 2 mai, nous croyions que le Qu&eacute;bec devenait f&eacute;d&eacute;raliste, nous avions peur, nous &eacute;tions bris&eacute;s. <br />
<br />
Je crois &eacute;videmment que les Qu&eacute;b&eacute;cois auraient d&ucirc; voter pour le Bloc, mais ils ont fait un autre choix et c'est correct: on a le droit de ne pas &ecirc;tre d'accord. On accepte le verdict et on prend une d&eacute;cision: ou on s'&eacute;crase ou on se rel&egrave;ve. Nous avons pris la d&eacute;cision de nous relever et avec raison.<br />
<br />
L'absence du Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois &agrave; Ottawa comme force massive t&eacute;moigne de la n&eacute;cessit&eacute; du Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois. Le NPD est un parti canadien vou&eacute; aux int&eacute;r&ecirc;ts du Canada, progressiste peut-&ecirc;tre, mais centralisateur, et qui ne d&eacute;fendra les int&eacute;r&ecirc;ts du Qu&eacute;bec que conditionnellement. On l'a vu avec les chantiers navals quand la Davies et les petits chantiers navals du Qu&eacute;bec &eacute;taient exclus et que le NPD d&eacute;clarait que c'&eacute;tait un grand jour pour le Canada. Le 2 mai, les Qu&eacute;b&eacute;cois ont choisi le Canada d'abord. <br />
<br />
Et depuis, le Canada n'a eu de cesse de nous montrer que nous n'avons plus rien &agrave; voir avec ce pays-l&agrave;. Gouvern&eacute; par un parti qui choisit les p&eacute;troli&egrave;res avant l'environnement, les riches avant les pauvres, la loi et l'ordre avant la justice, la guerre avant la paix, l'id&eacute;ologique avant le factuel. Les Qu&eacute;b&eacute;cois voient bafouer leurs id&eacute;aux de d&eacute;mocratie, d'&eacute;galit&eacute; entre les hommes et les femmes, de respect de la langue fran&ccedil;aise. Il est l&agrave;, le Canada, le 2 mai 2012.  <br />
<br />
Et il est temps qu'on en sorte. <br />
<br />
Le mouvement souverainiste s'est relev&eacute;, le Bloc s'est dot&eacute; d'un nouveau chef, le Parti Qu&eacute;b&eacute;cois a le vent dans les voiles et, si tout va bien et si on travaille fort, devrait gagner les prochaines &eacute;lections. Un r&eacute;f&eacute;rendum devient envisageable &agrave; moyen terme. Le pays redevient possible.  <br />
<br />
Il y a un an, l'univers du Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois s'effondrait. Aujourd'hui, c'est l'objectif du Bloc qui se rel&egrave;ve. Les prochains mois sont porteurs d'espoir. <br />
<br />
Je remercie les hommes et les femmes de Haute-Gasp&eacute;sie-La Mitis-Matane-Matap&eacute;dia de n'avoir accord&eacute; l'honneur de les repr&eacute;senter et je les assure qu'ils peuvent en tout temps compter sur ma loyaut&eacute; et ma reconnaissance. Je les repr&eacute;sente fi&egrave;rement et avec joie. <br />
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Mais s'il-vous-plait, plus jamais de 2 mai comme celui de 2011.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/498387/thumbs/s-GILLES-DUCEPPE-SPENDING-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Réquisitoire pour la permanence de notre indignation</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jean-francois-fortin/societe-indignation_b_1457778.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1457778</id>
    <published>2012-04-27T00:09:01-04:00</published>
    <updated>2012-06-26T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Sachez qu'ils comptent sur notre indignation éphémère, qu'ils savent que le gaz de schiste ou le pétrole sur l'île d'Anticosti, que la fermeture d'Aveos, malgré la loi, que les coupes à l'ACDI, la fermeture de 37 des 40 agences environnementales, les coupes à Radio-Canada ou à Téléfilm, que les grèves étudiantes, la violence dans nos rues, ils savent que le peuple passera à autre chose, ils comptent là-dessus.]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[Ouf... Le climat social est &eacute;touffant. De toute part, les indignit&eacute;s se bousculent et, coinc&eacute;e dans l'embouteillage des causes &agrave; d&eacute;fendre, la voix des justes indignations est enterr&eacute;e. Nous &eacute;tions des centaines de milliers au son des cloches des &eacute;glises &agrave; marcher au fond, pourquoi, sinon que pour la justice, que pour l'avenir, sinon que pour faire de notre soci&eacute;t&eacute; une meilleure soci&eacute;t&eacute;, pour faire de nous de meilleurs humains. <br />
<br />
Ceux qui criaient dans la rue des slogans de d&eacute;termination ou de solidarit&eacute;, ceux-l&agrave; qui utilisaient la foule pour devenir plus grands, pour se sentir moins petits, n'&eacute;taient pas pr&eacute;sents pour diff&eacute;rentes raisons malgr&eacute; ce qu'on nous aura dit. Les syndiqu&eacute;s d'Aveos, les &eacute;tudiants, les environnementalistes, tous marchaient pour l'avenir, tous proclamaient la soci&eacute;t&eacute; dont ils r&ecirc;vent et tous d&eacute;non&ccedil;aient les errements de la soci&eacute;t&eacute; actuelle. L'exploitation des richesses sans le d&eacute;veloppement des richesses, sans le partage des richesses, voil&agrave; contre quoi nous avons march&eacute;. Une chance pour tous, des conditions de vie les meilleures possible dans un environnement sain sans frein &agrave; l'&eacute;ducation, l'humain avant le profit, voil&agrave; pour quoi nous avons march&eacute;. Et notre voix &eacute;tait belle et forte. Et les enfants un peu partout dans la foule souriaient et les gens rassembl&eacute;s voulaient faire la diff&eacute;rence, voulaient que commence quelque chose de mieux. Une marche qui se terminerait par un signal de d&eacute;part.<br />
<br />
Mais les gouvernements ne voulaient pas nous entendre. D'ailleurs, ils n'ont m&ecirc;me pas fait semblant de nous entendre, ils nous ont tourn&eacute; le dos. Les repr&eacute;sentants &eacute;lus du peuple l'ont ignor&eacute; sans g&ecirc;ne et sans cons&eacute;quence. De toute fa&ccedil;on, ils n'avaient besoin que d'une journ&eacute;e. Une journ&eacute;e, &agrave; peine 24 heures, &agrave; &ecirc;tre oblig&eacute; d'&eacute;viter les questions sur les demandes des manifestants. Et puis, on peut passer &agrave; autre chose. &Agrave; la corruption, &agrave; la discussion entre Serge Savard et Patrick Roy, aux faits divers, au Gala Artis, aux n&eacute;gociations entre les &eacute;tudiants et Line Beauchamp. Et tranquillement, le 22 avril s'estompe sans suite. <br />
<br />
Sachez qu'ils comptent sur notre indignation &eacute;ph&eacute;m&egrave;re, qu'ils savent que le gaz de schiste ou le p&eacute;trole sur l'&icirc;le d'Anticosti, que la fermeture d'Aveos, malgr&eacute; la loi, que les coupes &agrave; l'ACDI, la fermeture de 37 des 40 agences environnementales, les coupes &agrave; Radio-Canada ou &agrave; T&eacute;l&eacute;film, que les gr&egrave;ves &eacute;tudiantes, la violence dans nos rues, ils savent que le peuple passera &agrave; autre chose, ils comptent l&agrave;-dessus.<br />
<br />
Nous avons maintenant gr&acirc;ce aux r&eacute;seaux de nouvelles en continu, aux r&eacute;seaux sociaux et &agrave; Internet en g&eacute;n&eacute;ral, acc&egrave;s aux informations instantan&eacute;ment. Faut-il que nos r&ecirc;ves, nos col&egrave;res, nos aspirations et nos indignations soient eux aussi instantan&eacute;s?<br />
<br />
Au moment o&ugrave; j'&eacute;cris ces lignes, une foule est rassembl&eacute;e devant la Chambre des communes pour d&eacute;noncer la motion M-312 qui, une fois vot&eacute;e, cr&eacute;erait un comit&eacute; parlementaire majoritairement conservateur charg&eacute; de trouver des fa&ccedil;ons de contourner les arguments m&eacute;dicaux, l&eacute;gaux et constitutionnels permettant l'acc&egrave;s &agrave; l'avortement. Un comit&eacute; pro-vie. Anti-choix. Le d&eacute;put&eacute; Woodworth -&eacute;trange comme c'est toujours des hommes qui s'en prennent aux droits des femmes chez les conservateurs- pr&eacute;tend que sa motion vise &agrave; moderniser la loi canadienne de 400 ans... <em> Canada's 400 year old definition of human being</em>, pr&eacute;cise son site Internet unilingue. Une motion naus&eacute;abonde bas&eacute;e sur des pr&eacute;misses absurdes et qui risque de passer au grand plaisir des groupes pro-vie, grands amis du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral. Que l'Assembl&eacute;e nationale ait vot&eacute; unanimement contre tout retour en arri&egrave;re en mati&egrave;re de libre-choix, le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral s'en fout, comme il se fout de la position du Qu&eacute;bec sur le registre des armes &agrave; feu, sur la loi sur les jeunes contrevenants ou la Commission des valeurs mobili&egrave;res. <br />
<br />
Nous avons la responsabilit&eacute; de prendre ces indignit&eacute;s, de prendre ces insultes et d'en tirer une indignation que nous devrons pr&eacute;server. En cette &egrave;re de l'instantan&eacute;, nous devons d&eacute;fendre la permanence de nos valeurs, de nos convictions et de nos id&eacute;aux. Pour que ceux qui ont march&eacute; hier, la semaine derni&egrave;re, il y a dix ans, ceux qui marchent aujourd'hui et ceux qui marcheront demain, nous poussent &agrave; avancer. Plus que jamais, il faut appliquer notre devise et particuli&egrave;rement quand viendra le temps de voter...]]></content>
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    <title>Le calvaire de Droits et Démocratie</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/jean-francois-fortin/le-calvaire-de-droits-et-democratie_b_1406530.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1406530</id>
    <published>2012-04-05T14:40:19-04:00</published>
    <updated>2012-06-05T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Dans la nuit du jeudi 7 janvier au vendredi 8 janvier 2010, mourait à l'âge de 66 ans, Rémy Beauregard, président de Droits et Démocratie. Il succombait à une crise cardiaque survenue après avoir participé à des rencontres du conseil d'administration de son organisme à Toronto. 

Au cours de ces rencontres de janvier 2010, deux membres du conseil d'administration démissionnaient pour protester contre le virage idéologique imposé par les conservateurs à l'organisme, Sima Samar, directrice de la Commission indépendante des droits de la personne en Afghanistan et Payam Akhavan, professeur à l'Université McGill. Guido Riveros Franck était, pour sa part, congédié. ]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[Dans la nuit du jeudi 7 janvier au vendredi 8 janvier 2010, mourait &agrave; l'&acirc;ge de 66 ans, R&eacute;my Beauregard, pr&eacute;sident de Droits et D&eacute;mocratie. Il succombait &agrave; une crise cardiaque survenue apr&egrave;s avoir particip&eacute; &agrave; des rencontres du conseil d'administration de son organisme &agrave; Toronto. <br />
<br />
Au cours de ces rencontres de janvier 2010, deux membres du conseil d'administration d&eacute;missionnaient pour protester contre le virage id&eacute;ologique impos&eacute; par les conservateurs &agrave; l'organisme, Sima Samar, directrice de la Commission ind&eacute;pendante des droits de la personne en Afghanistan et Payam Akhavan, professeur &agrave; l'Universit&eacute; McGill. Guido Riveros Franck &eacute;tait, pour sa part, cong&eacute;di&eacute;. <br />
<br />
Ces d&eacute;parts s'expliquaient en bonne partie par la nomination au sein du conseil d'administration des hommes du gouvernement : David Matas, avocat de B'naiBrith Canada, et Michael Van Pelt, pr&eacute;sident de Cardus, un think tank chr&eacute;tien. Ceux-ci ainsi que notamment Aurel Braum, Elliot Tepper et Jacques Gauthier, tous membres du conseil, entamaient une red&eacute;finition de l'organisme plus &agrave; droite dans l'esprit conservateur social d&eacute;fendu par le gouvernement.<br />
<br />
Les employ&eacute;s, atterr&eacute;s par la mort de leur pr&eacute;sident et d&eacute;go&ucirc;t&eacute;s par le virage de Droits et D&eacute;mocratie, demandaient dans une lettre adress&eacute;e &agrave; Stephen Harper et Lawrence Cannon, alors ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res le 11 janvier 2010 la d&eacute;mission du pr&eacute;sident du conseil d'administration, Aurel Braun, et d'Elliott Tepper et de Jacques P. Gauthier. &laquo;Le personnel est tr&egrave;s &eacute;branl&eacute; et cherche &agrave; communiquer sa perte de confiance envers certains membres du conseil d'administration. Le gouvernement est notre employeur, et il n'est pas question de r&eacute;volte. Il s'agit d'une d&eacute;marche structur&eacute;e pour faire part d'un v&eacute;ritable probl&egrave;me&raquo;,<a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/280911/droits-et-democratie-en-crise-dirigeants-et-employes-reclament-la-demission-du-president-du-conseil" target="_hplink"> expliquait &agrave; l'&eacute;poque</a> Charles Vallerand, le directeur des communications de l'organisme au Devoir. <br />
<br />
Les changements de politiques de Droits et D&eacute;mocratie qui avaient suscit&eacute; l'ire de Monsieur Beauregard et la d&eacute;mission de Sima Samar et Payam Akhavan comprenaient notamment la fin de programmes d'aide au Moyen-Orient et particuli&egrave;rement en Palestine, la rupture des liens avec des groupes critiquant les politiques d'Isra&euml;l et la fin de la collaboration avec le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il s'agissait d'un virage majeur que ni le gouvernement ni les membres conservateurs du gouvernement n'&eacute;taient pr&ecirc;ts &agrave; reconnaitre. &laquo;Les d&eacute;cisions en mati&egrave;re de d&eacute;penses doivent &ecirc;tre enti&egrave;rement justifi&eacute;es et sembler &eacute;quitables et raisonnables aux yeux du public canadien&raquo;, affirmaient<a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/281516/libre-opinion-engage-pour-la-responsabilisation-et-la-surveillance" target="_hplink"> dans une lettre publique</a> les sept membres conservateurs, dont plusieurs &eacute;taient pr&ecirc;ts de B'naiBrith .<br />
<br />
On lisait dans le m&ecirc;me texte : &laquo; Le conseil d'administration a pris tr&egrave;s au s&eacute;rieux plusieurs d&eacute;cisions non autoris&eacute;es prises par le personnel de d&eacute;penser les fonds des contribuables &agrave; des fins que la plupart des contribuables et des dirigeants politiques consid&eacute;reraient comme &eacute;pouvantables. &raquo; Et le nouveau conseil d'administration conservateur de Droits et D&eacute;mocratie allait faire payer les employ&eacute;s...Ils croyaient en baver, ils n'avaient rien vu.<br />
<br />
La m&ecirc;me nuit, entre le 22 et le 23 janvier, les locaux de Droits et D&eacute;mocratie, situ&eacute;s sur le boulevard de Maisonneuve, se faisaient d&eacute;foncer et deux ordinateurs portables &eacute;taient vol&eacute;s, dont l'un contenant des informations sur les relations avec les m&eacute;dias.<br />
<br />
<br />
Puis, le pr&eacute;sident par int&eacute;rim, Jacques Gauthier, suspendait le 29 janvier trois directeurs, Marie-France Cloutier, Razmik Panossian et le directeur des communications, Charles Vallerand, et engageait un enqu&ecirc;teur priv&eacute; de la firme SIRCO sp&eacute;cialis&eacute;e dans les infiltrations, les cam&eacute;ras cach&eacute;es, la surveillance et la fouille d'ordinateurs.<br />
<br />
Le 2 mars 2010 &agrave; 22h20, les conservateurs nommaient G&eacute;rard Latulippe, ex-candidat de l'Alliance canadienne, dont les positions sur les musulmans, le mariage gai et la peine de mort &eacute;taient contraires aux lois adopt&eacute;es par le Parlement, pr&eacute;sident de Droits et d&eacute;mocratie et en profitaient pour licencier les trois directeurs suspendus.<br />
<br />
Les trois partis d'Opposition se sont &eacute;videmment oppos&eacute;s avec virulence &agrave; cette nomination partisane, mais le ministre Cannon n'en a eu rien &agrave; faire, malgr&eacute; que la Loi sur Droits et D&eacute;mocratie<a href="http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/I-17.3/page-2.html#docCont" target="_hplink"> pr&eacute;cise &agrave; l'article 7.2</a> :<br />
<br />
<blockquote>Les nominations au titre d'administrateur sont effectu&eacute;es &agrave; la suite de la consultation, par le ministre, du chef de l'opposition et du chef de chacun des autres partis reconnus &agrave; la Chambre des communes. </blockquote><br />
<br />
Le 11 mars 2010, l'Assembl&eacute;e nationale adoptait une motion unanime appuyant les employ&eacute;s de Droits et D&eacute;mocratie, mais il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; trop tard. Le mal &eacute;tait fait, Droits et D&eacute;mocratie ne serviraient plus d&eacute;sormais que les organismes approuv&eacute;s par les conservateurs, l'organisme ind&eacute;pendant mourait. <br />
<br />
Le 3 avril 2012, le ministre Baird profite du budget Flaherty et cloue le cercueil de l'organisme. &laquo; Dans le cadre de nos efforts visant &agrave; r&eacute;aliser des &eacute;conomies tout en maximisant notre efficacit&eacute;, j'annonce que le gouvernement du Canada a l'intention de fermer le Centre international des droits de la personne et du d&eacute;veloppement d&eacute;mocratique. &raquo;, d&eacute;clare-t-il.<br />
<br />
Dans ce fiasco monumental, l'id&eacute;ologie conservatrice s'est attaqu&eacute;e &agrave; un organisme dont la mission &eacute;tait de d&eacute;fendre :<br />
<br />
a) le droit &agrave; un niveau de vie suffisant;<br />
<br />
b) le droit de n'&ecirc;tre soumis ni &agrave; la torture, ni &agrave; un traitement ou une punition cruels, inhumains ou d&eacute;gradants;<br />
<br />
c) le droit &agrave; la libert&eacute; d'opinion et d'expression;<br />
<br />
d) le droit de voter et de se faire &eacute;lire, dans un syst&egrave;me politique pluraliste, lors d'&eacute;lections honn&ecirc;tes et p&eacute;riodiques.<br />
<br />
Rien l&agrave;-dedans de prioritaire pour ce gouvernement, on ne le sait que trop. A quelques jours de P&acirc;ques, le calvaire de Droits et D&eacute;mocratie prend fin. Les conservateurs auront jou&eacute; &agrave; la fois le r&ocirc;le de Judas, des Romains et de Ponce Pilate, trahissant l'organisme, le crucifiant et s'en lavant les mains. Honte sur eux !<br />
]]></content>
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    <title>Respect, confiance et sollicitude, mon oeil</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1375112</id>
    <published>2012-03-23T10:22:12-04:00</published>
    <updated>2012-05-23T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[La Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada est en train de devenir une véritable farce, ou plutôt une véritable honte. Il n'y a plus un aspect de cette loi qui soit respectée, tant en ce qui a trait aux langues officielles qu'en ce qui a trait aux centres de maintenance. 

Il y a à peine une semaine, la Chambre des communes votait sous bâillon une loi spéciale mettant un terme à la menace de lock-out chez Air Canada et empêchant les travailleurs de déclencher une grève. Le recours à la loi spéciale -ou à sa menace- pour nuire à la capacité de négocier des syndicats est une habitude récurrente chez les conservateurs.]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[La Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada est en train de devenir une v&eacute;ritable farce, ou plut&ocirc;t une v&eacute;ritable honte. Il n'y a plus un aspect de cette loi qui soit respect&eacute;e, tant en ce qui a trait aux langues officielles qu'en ce qui a trait aux centres de maintenance. <br />
<br />
Il y a &agrave; peine une semaine, la Chambre des communes votait sous b&acirc;illon une loi sp&eacute;ciale mettant un terme &agrave; la menace de lock-out chez Air Canada et emp&ecirc;chant les travailleurs de d&eacute;clencher une gr&egrave;ve. Le recours &agrave; la loi sp&eacute;ciale -ou &agrave; sa menace- pour nuire &agrave; la capacit&eacute; de n&eacute;gocier des syndicats est une habitude r&eacute;currente chez les conservateurs. L'argument est toujours le m&ecirc;me que ce soit pour les cheminots, les postiers ou les travailleurs d'Air Canada, une gr&egrave;ve nuirait &agrave; l'&eacute;conomie canadienne. Dans le cas d'Air Canada, Stephen Harper d&eacute;clarait qu'un arr&ecirc;t de travail pourrait possiblement avoir des cons&eacute;quences sur l'&eacute;conomie canadienne. <br />
<br />
Mais dans les faits, c'est les syndicats qui pr&eacute;occupent les conservateurs et pas l'&eacute;conomie. Voyez-vous, le gouvernement Harper n'aime pas les syndicats.  <br />
<br />
&bull; On se rappellera que les conservateurs voulaient inclure dans leur plan d'aide au secteur automobile une condition imposant une diminution salariale malgr&eacute; les conventions collectives, <br />
<br />
&bull; qu'ils ont int&eacute;gr&eacute; dans leur budget de 2009 une modification des conventions collectives des employ&eacute;s de la fonction publique imposant unilat&eacute;ralement de nouvelles conditions salariales pour certains d'entre eux (Partie 10 de la loi C-10), <br />
<br />
&bull; qu'ils ont vot&eacute; contre un projet de loi du Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois qui excluait de la p&eacute;riode de r&eacute;f&eacute;rence de l'assurance-emploi la p&eacute;riode d'un conflit collectif. (Ce projet de loi visait &agrave; combler une omission qui pourrait th&eacute;oriquement servir de moyen de pression de la part des employeurs sur un syndicat.) <br />
<br />
&bull; On se rappellera enfin que les conservateurs ont toujours &eacute;t&eacute; contre une loi anti-scab, ce qui d&eacute;savantage une fois de plus les travailleurs aux d&eacute;pens de leur employeur.<br />
<br />
L'utilisation de la loi sp&eacute;ciale dans le cas d'Air Canada n'avait pour but que d'obliger le syndicat &agrave; se soumettre &agrave; la volont&eacute; patronale. <br />
<br />
Comme le soulignait un rapport command&eacute; par le gouvernement en 1995 sur le Code canadien du travail intitul&eacute; <em>Vers l'&eacute;quilibre</em> :<br />
<br />
<blockquote>&laquo; &Eacute;tant donn&eacute; l'empressement du Parlement &agrave; intervenir dans certains types de diff&eacute;rends, les parties sont port&eacute;es &agrave; pr&eacute;sumer que le l&eacute;gislateur ne permettra pas de toute fa&ccedil;on qu'une gr&egrave;ve ou un lock-out dure longtemps. D'une part, les syndiqu&eacute;s n'envisagent plus de devoir de rester longtemps sur les lignes de piquetage et, d'autre part, les employeurs ne craignent plus les pertes &agrave; long terme de recettes ou d'une part du march&eacute;. Les gr&egrave;ves et les lock-out ne sont donc plus des mesures incitatives aussi efficaces pour en arriver &agrave; un r&egrave;glement. &raquo;</blockquote><br />
<br />
Tout &ccedil;a pour dire que la Loi sp&eacute;ciale impos&eacute;e par les conservateurs ne servait pas l'int&eacute;r&ecirc;t public, mais strictement l'int&eacute;r&ecirc;t des patrons. <br />
<br />
&Agrave; peine une semaine plus tard, Aveos annon&ccedil;ait la fermeture de ses centres d'entretien, entrainant la perte de milliers d'emplois, notamment dans la r&eacute;gion de Montr&eacute;al. Le ministre Lebel s'en lave les mains : &laquo;c'est pas de nos affaires, c'est une entreprise priv&eacute;e&raquo;, qu'il nous dit.<br />
<br />
D'une part, si c'est une entreprise priv&eacute;e, c'est que le gouvernement Harper l'a bien voulu en permettant en 2007 que les services d'entretien d'Air Canada soient confi&eacute;s &agrave; Aveos, d&eacute;tenu en partie par Air Canada. Et d'autre part, la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada comporte &agrave; l'article 6.1 <em> &laquo;des dispositions l'obligeant &agrave; maintenir les centres d'entretien et de r&eacute;vision dans les villes de Winnipeg et Mississauga et dans la Communaut&eacute; urbaine de Montr&eacute;al&raquo;</em>. <br />
<br />
D&egrave;s la cr&eacute;ation d'Aveos, les travailleurs de maintenance d'Air Canada craignaient pour leurs emplois, lorsqu'en 2010, on apprenait qu'Aveos faisait l'acquisition d'une entreprise au Salvador, les craintes se sont accentu&eacute;es et le gouvernement n'a rien fait. Aujourd'hui, une semaine apr&egrave;s que Stephen Harper ait justifi&eacute; sa loi sp&eacute;ciale par de &laquo;<em> possibles cons&eacute;quences sur l'&eacute;conomie</em>&raquo;, Aveos ferme avec la b&eacute;n&eacute;diction conservatrice. <br />
<br />
Aveos pr&eacute;sente ses valeurs sur son site Internet comme &eacute;tant<em> Respect, confiance et sollicitude</em>. Pffff! Le gouvernement conservateur et Aveos nous d&eacute;montrent tout &agrave; fait le contraire. Les centres d'entretien et de r&eacute;vision doivent &ecirc;tre maintenus comme l'impose la loi, un point, c'est tout.<br />
<br />
Et pour ce qui est de la fermeture d'Aveos, les cons&eacute;quences sur l'&eacute;conomie ne sont pas possibles, elles sont r&eacute;elles.<br />
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    <title>La démocratie fout le camp</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1349564</id>
    <published>2012-03-16T00:24:13-04:00</published>
    <updated>2012-05-15T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Dès leur élection, les conservateurs ont annoncé leur intention de couper dans le financement public des partis politiques. Au-delà du Bloc Québécois, du NPD et du Parti libéral, ce financement qui attribuait à chaque parti un peu moins de 2 dollars par vote a permis aux plus petits partis, le Parti Vert, par exemple, d'avoir l'argent nécessaire pour établir une permanence et financer une campagne électorale. En coupant dans ce financement, les conservateurs sabotent la pluralité politique sur la scène fédérale.]]></summary>
    <author>
        <name>Jean-François Fortin</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-fortin/"><![CDATA[L'affaire des appels automatis&eacute;s suscite depuis quelques semaines des r&eacute;actions indign&eacute;es tant au Qu&eacute;bec que dans le Canada anglais. Je dirais honn&ecirc;tement plus au Canada anglais qu'au Qu&eacute;bec, &agrave; vrai dire, puisqu'il faudra bien admettre un moment donn&eacute; que nous sommes devenus blas&eacute;s face aux trop nombreux scandales qui congestionnent l'actualit&eacute;. <br />
<br />
Des organisateurs conservateurs auraient donc sciemment induit en erreur des &eacute;lecteurs adversaires quant &agrave; l'emplacement de leur lieu de votation en pr&eacute;tendant &ecirc;tre d'&Eacute;lections Canada. Tout cela reste &agrave; prouver, mais si le cas &eacute;tait av&eacute;r&eacute;, ce serait une grave attaque contre un des fondements m&ecirc;mes de &laquo; notre &raquo; d&eacute;mocratie : le droit de vote.<br />
<br />
Mais les conservateurs n'en seraient pas &agrave; leur premi&egrave;re offensive contre celle-ci. Parce que depuis le 2 mai, j'ai eu l'occasion de voir de nombreuses attaques contre des principes d&eacute;mocratiques fondamentaux qui me font arriver &agrave; la conclusion que les conservateurs ne sont tout bonnement pas d&eacute;mocrates, et avec leur fascination pour la monarchie britannique, on ne pourra pas pr&eacute;tendre qu'ils sont r&eacute;publicains non plus!<br />
<br />
D&egrave;s leur &eacute;lection, ils ont annonc&eacute; leur intention de couper dans le financement public des partis politiques. Au-del&agrave; du Bloc Qu&eacute;b&eacute;cois, du NPD et du Parti lib&eacute;ral, ce financement qui attribuait &agrave; chaque parti un peu moins de 2 dollars par vote a permis aux plus petits partis, le Parti Vert, par exemple, d'avoir l'argent n&eacute;cessaire pour &eacute;tablir une permanence et financer une campagne &eacute;lectorale. En coupant dans ce financement, les conservateurs sabotent la pluralit&eacute; politique sur la sc&egrave;ne f&eacute;d&eacute;rale. Non seulement font-ils un tort &eacute;norme aux grands partis traditionnels ayant modifi&eacute; leur m&eacute;thode de financement en tenant compte de cette entr&eacute;e d'argent, mais surtout, ils g&egrave;lent l'av&egrave;nement de nouvelles options politiques &agrave; terme. Pour moi, c'est une attaque manifeste contre la d&eacute;mocratie.<br />
<br />
Mais ils vont plus loin en prenant l'habitude d'imposer des huis clos dans &agrave; peu pr&egrave;s tous les comit&eacute;s, ils rendent opaque un lieu de d&eacute;bats et d'&eacute;changes directs avec la population. En imposant des b&acirc;illons sur pratiquement tous les projets de loi gouvernementaux, ils emp&ecirc;chent le d&eacute;bat et la compr&eacute;hension par la population d'enjeux d&eacute;terminants.<br />
<br />
Et pour moi, ce sont ces b&acirc;illons qui repr&eacute;sentent la plus grave atteinte av&eacute;r&eacute;e contre la d&eacute;mocratie. Par d&eacute;finition, le parlementarisme suppose le d&eacute;bat, on parlemente. Or, le gouvernement Harper ne veut pas d&eacute;battre, il ne veut pas discuter et rejette tout amendement venant de l'Opposition, de facto. <br />
<br />
Si la Chambre des communes est priv&eacute;e de d&eacute;bats, le r&ocirc;le de l'Opposition devient absolument inutile. Suivant assidument ce qui se fait aux communes, les d&eacute;put&eacute;s peuvent bien poser des questions qui ne seront pas r&eacute;pondues, les conservateurs n'en feront qu'&agrave; leur t&ecirc;te et c'est seulement lors des scrums et des conf&eacute;rences de presse que l'Opposition pourra se faire entendre. On a quelque chose comme une opposition exclue de la Chambre des communes. Et &ccedil;a, &ccedil;a fait tr&egrave;s peur. <br />
]]></content>
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