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  <title>Jean-François Bouchard</title>
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  <updated>2013-05-18T22:09:05-04:00</updated>
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    <name>Jean-François Bouchard</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Jean-François Bouchard</subtitle>
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    <title>F#*k status quo!</title>
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    <published>2012-02-08T04:30:00-05:00</published>
    <updated>2012-04-08T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[La plupart des gens associent le risque avec le changement. Ils font fausse route. Le statu quo est devenu plus risqué, surtout sur le long terme.]]></summary>
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        <name>Jean-François Bouchard</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/jean-francois-bouchard/"><![CDATA[<em>R&eacute;unis pour leur s&eacute;ance de planification annuelle, les associ&eacute;s de Sid Lee font un doigt d'honneur &agrave; l'immobilisme. Leur croyance fondamentale : ce qui a fonctionn&eacute; hier et ce qui fonctionne aujourd'hui constitue ce qu'il faut changer pour demain.<br />
 <br />
Agence de l'ann&eacute;e au Canada pour la troisi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive, Sid Lee compte pr&egrave;s de 600 artisans &oelig;uvrant dans ses ateliers de Montr&eacute;al, Amsterdam, Austin, Paris et Toronto. L'entreprise innove sans cesse avec son mod&egrave;le de cr&eacute;ativit&eacute; commerciale qui pousse plus loin la multidisciplinarit&eacute; en embrassant toutes les formes de cr&eacute;ativit&eacute; pouvant aider ses clients &agrave; performer. Forbes Magazine a identifi&eacute; Sid Lee comme l'une des 5 agences les plus performantes au monde en 2011.</em><br />
<br />
<strong>Le changement a une caract&eacute;ristique immuable: il va se produire, avec ou sans vous.</strong><br />
 <br />
En tant qu'individu ou en tant qu'organisation, le choix devient alors assez simple: on participe au changement ou on le subit en s'accrochant au pass&eacute; et au pr&eacute;sent. Presque tout dirigeant reconnaitra cette r&eacute;alit&eacute;. Alors pourquoi, le changement se heurte-t-il &agrave; autant de r&eacute;sistance? Pourquoi de nombreuses entreprises deviennent obsol&egrave;tes ou r&eacute;agissent trop tard? La r&eacute;ponse est simple : le pr&eacute;sent et le pass&eacute; sont confortables, car ils sont connus. L'avenir, lui, est incertain.<br />
 <br />
Chez Sid Lee, au fil des remises en question et des r&eacute;inventions, force est de constater que nous avons d&eacute;velopp&eacute; une r&eacute;action surprenante face &agrave; la rapide &eacute;volution (r&eacute;volution?) de notre industrie... Nous devenons tr&egrave;s nerveux, voire terroris&eacute;s, si rien de nouveau et de disruptif ne se produit en quelques mois! Nous en sommes venus &agrave; avoir peur du non-changement. Comment cela s'est-il produit? <br />
 <br />
Voici 5 principes qui se d&eacute;gagent de notre exp&eacute;rience.<br />
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<strong>1. Le statu quo est une illusion</strong><br />
 <br />
Philippe Meunier, notre chef de la cr&eacute;ation, nous a marqu&eacute; avec une observation bien simple: &laquo; ce qui ne monte pas, descend &raquo;. Pour lui, nous sommes un avion. Si les moteurs ne sont pas &agrave; fond, nous allons &eacute;ventuellement nous &eacute;craser. &Eacute;videmment, monter plus haut n'est pas qu'un enjeu quantitatif, c'est surtout un d&eacute;fi qualitatif pour am&eacute;liorer la prestation des services.<br />
 <br />
<strong>2. Le risque du changement &agrave; court terme vs la certitude du d&eacute;clin &agrave; long terme</strong><br />
 <br />
La plupart des gens associent le risque avec le changement. Ils font fausse route. Le statu quo est devenu plus risqu&eacute;, surtout sur le long terme. Il faut choisir son poison. Tant qu'&agrave; &ecirc;tre dans la merdouille, pourquoi ne pas essayer de nouvelles choses? N'est-il pas ennuyeux de r&eacute;p&eacute;ter les m&ecirc;mes choses toute sa vie et d'en voir l'efficacit&eacute; s'&eacute;roder graduellement? Ceci est particuli&egrave;rement &eacute;vident en communication: on a le choix entre prendre des risques avec de nouvelles approches ou &ecirc;tre condamn&eacute; &agrave; des r&eacute;sultats moyens ou m&eacute;diocres. Est-ce vraiment plus risqu&eacute; de changer?<br />
 <br />
<img src="http://i.huffpost.com/gen/483869/thumbs/r-SID-LEE-large570.jpg"><br />
<br />
<strong>3. Pourquoi changer quand &ccedil;a marche?</strong><br />
 <br />
Nous connaissons tous l'adage populaire anglophone suivant: "<em>If it ain't broken, don't fix it</em>".Peut-&ecirc;tre que ce principe s'applique parfaitement &agrave; une tondeuse &agrave; deux temps, mais il s'agit d'un pr&eacute;cepte de malheur pour une entreprise. Si vous voulez vraiment tout perdre, suivez ce conseil.<br />
 <br />
En effet, embrasser et provoquer le changement demande une grande &eacute;nergie, de la confiance et des ressources importantes. Pensez-vous que le moment sera bien choisi pour r&eacute;inventer votre commercialisation lorsque les ventes seront en d&eacute;clin et que les comp&eacute;titeurs auront commenc&eacute; &agrave; vous bouffer tout cru? Vous croyez que ce sera le bon moment pour convaincre les meilleurs talents de se joindre &agrave; vous, les perdants? Vous pensez que vos investisseurs vont trouver que c'est le moment id&eacute;al pour investir chez vous (... sans vous plumer?) La panique conduit rarement au succ&egrave;s.<br />
 <br />
C'est simple, il faut changer pendant que &ccedil;a va bien et non lorsque le bateau prend l'eau. On se retrouve alors coinc&eacute; avec la double t&acirc;che de trouver son chemin dans la temp&ecirc;te et d'&eacute;coper dans la cale pour ne pas couler...<br />
<br />
<strong>4. Qui perd gagne</strong><br />
 <br />
Une strat&eacute;gie nous a aid&eacute;s &agrave; embrasser le changement tout en minimisant les risques y &eacute;tant associ&eacute;s. C'est ce que nous appelons jouer &agrave; &laquo; qui perd gagne &raquo;. <br />
 <br />
En effet, nous tentons, aussi souvent que possible, de faire en sorte qu'un changement ou une r&eacute;invention nous mette dans une meilleure position que le statu quo, m&ecirc;me en cas d'&eacute;chec. Assez souvent (mais pas toujours, h&eacute;las!), il est possible de se placer dans cette position enviable.<br />
 <br />
Prenons un exemple concret. Lorsque nous avons entrepris de faire des projets &agrave; l'&eacute;tranger, la probabilit&eacute; de succ&egrave;s &eacute;tait tr&egrave;s faible, car fort peu de gens l'avaient r&eacute;ussi auparavant au Canada. Nous avons toutefois compris que cet effort co&ucirc;teux et p&eacute;rilleux nous rendrait assur&eacute;ment plus comp&eacute;titifs localement en montant nos standards et la qualit&eacute; de nos ressources. Ainsi, m&ecirc;me un &eacute;chec international pouvait entrainer des comp&eacute;tences accrues au Qu&eacute;bec. Le plan B &eacute;tait certes moins porteur, mais il pr&eacute;sentait un avancement face au statu quo et non un &eacute;chec complet... Finalement, le risque du changement vers l'international n'en &eacute;tait pas un. Ceci est d'ailleurs confirm&eacute; par notre progression simultan&eacute;e au Qu&eacute;bec et au Canada o&ugrave; nous faisons parall&egrave;lement notre meilleur travail depuis des ann&eacute;es.<br />
 <br />
<strong>5. Un pas aujourd'hui vaut moins qu'un grand saut demain</strong><br />
 <br />
Les gens ont souvent de grands plans pour l'avenir. Puis, ils remettent &agrave; demain. Et &agrave; demain. Et &agrave; demain.<br />
 <br />
Se lancer dans l'inconnu fait peur et nous sommes tous enclins &agrave; remettre le d&eacute;part &agrave; plus tard. Face &agrave; cette r&eacute;action bien normale, nous avons d&eacute;velopp&eacute; une approche simple : si nous avons peur du grand saut de demain, nous faisons un petit pas aujourd'hui. <br />
 <br />
Chez Sid Lee, le changement s'implante souvent ainsi : une grande vision pour demain, un petit pas tout de suite. Il nous arrive m&ecirc;me de ne pas trop savoir o&ugrave; est la destination exacte, mais si nous croyons que la direction est &agrave; peu pr&egrave;s correcte, nous allons commencer &agrave; marcher... Et comme il est plus facile de voir la destination finale quand on s'en approche, on corrige l'angle d'approche au fur et &agrave; mesure.<br />
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