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  <title>Edouardine Gombé Tobane</title>
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  <updated>2013-05-22T10:33:42-04:00</updated>
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    <name>Edouardine Gombé Tobane</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Edouardine Gombé Tobane</subtitle>
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    <title>Stupidville et les médias sociaux</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2900927</id>
    <published>2013-03-18T11:37:12-04:00</published>
    <updated>2013-05-18T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Vous en avez certainement entendu parler. À Stupidville, ou plutôt Steubenville, des jeunes footballeurs populaires ont abusé sexuellement d'une gamine intoxiquée. Cette histoire, vous l'avez peut-être entendu l'année dernière ou même l'année d'avant, c'est peut-être arrivé à la fille de votre voisine - vous savez, celle qui porte des jupes trop courtes. Malheureusement, le viol est un acte presque commun. 

Ce qui diffère des statistiques dans le cas de Steubenville, c'est que les coupables aient diffusé la vidéo de leur crime, et ladite vidéo a même fini par atterrir sur les médias sociaux.]]></summary>
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        <name>Edouardine Gombé Tobane</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/edouardine-gomb/"><![CDATA[Les m&eacute;dias sociaux sont une r&eacute;alit&eacute; de notre temps. On en consomme une fois, deux fois et m&ecirc;me parfois cent fois par jour. Nous avons nos addictions de pr&eacute;dilection: Facebook, Twitter, Instagram, etc. En fait, cela fait partie de notre ADN technologique. Cependant, un fait divers ou plut&ocirc;t un m&eacute;fait peu habituel a retenu mon attention, au point de me questionner sur l'utilisation des m&eacute;dias sociaux. <br />
<br />
Vous en avez certainement entendu parler. &Agrave; Stupidville ou plut&ocirc;t Steubenville, des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/03/17/-u-deux-footballeurs-_n_2898389.html" target="_hplink">jeunes footballeurs</a> populaires ont abus&eacute; sexuellement d'une gamine intoxiqu&eacute;e. Cette histoire, vous l'avez peut-&ecirc;tre entendu l'ann&eacute;e derni&egrave;re ou m&ecirc;me l'ann&eacute;e d'avant, c'est peut-&ecirc;tre arriv&eacute; &agrave; la fille de votre voisine - vous savez, celle qui porte des jupes trop courtes (si seulement elle s'habillait correctement, celle-l&agrave;). <br />
<br />
Malheureusement, le viol est un acte presque commun. Ce qui diff&egrave;re des statistiques dans le cas de Steubenville, c'est que les coupables aient diffus&eacute; la vid&eacute;o de leur crime, et ladite vid&eacute;o a m&ecirc;me fini par atterrir sur les m&eacute;dias sociaux.<br />
<br />
C'est l&agrave; que &ccedil;a me surprend. Est-ce une question de g&eacute;n&eacute;ration? Comment comprendre que les ados d'aujourd'hui puissent penser que les m&eacute;dias sociaux sont un espace priv&eacute;, inh&eacute;rent &agrave; leur existence, au point o&ugrave;, tout, m&ecirc;me l'inimaginable doive y &ecirc;tre partag&eacute;?<br />
<br />
Au-del&agrave; du proc&egrave;s de toute une g&eacute;n&eacute;ration, que comprendre de ce besoin de partager un acte aussi abject avec son entourage? Les m&eacute;dias sociaux sont-ils per&ccedil;us comme un espace irr&eacute;el, presque un jeu vid&eacute;o o&ugrave; les actions n'ont pas de cons&eacute;quences v&eacute;ritables? Les m&eacute;dias sociaux ont-ils d&eacute;truit la fronti&egrave;re entre le r&eacute;el et le fictif, au point de perdre toute une g&eacute;n&eacute;ration?<br />
<br />
Je l'ai dit d'entr&eacute;e de jeu, je suis moi-m&ecirc;me <em>addict </em>aux m&eacute;dias sociaux. Doit-on imaginer qu'avec une copine, nous finirons par kidnapper, puis violer le type cute qu'on a crois&eacute; &agrave; la soir&eacute;e de machin chouette la semaine derni&egrave;re? Je ne crois pas non. Je ne peux m&ecirc;me pas l'imaginer en r&ecirc;ve, comment comprendre que des gens puissent en arriver l&agrave;. Mais alors, faut-il envisager que  les coupables de ce viol soient des monstres, qui ne repr&eacute;sentent en rien les probl&egrave;mes de notre soci&eacute;t&eacute; 2.0? Cet acte n'est-il pas le reflet de leurs envies les plus profondes?<br />
<br />
En regardant les choses autrement, cet &eacute;lan de partage social a permis de prouver le caract&egrave;re animal de ce viol. La justice n'avait pas d'autre choix que de condamner ces ados, en d&eacute;pit du flot de leurs larmes et l'&eacute;tendue de leurs regrets. Il &eacute;tait impossible de croire les t&eacute;moins qui pr&eacute;sentaient la victime comme une pitoune qui ne r&ecirc;vait que d'une chose, se faire violer par ces deux &laquo;bons gars&raquo;. Sans cette vid&eacute;o, elle aurait &eacute;t&eacute; une autre de ces filles qui hurlent &agrave; la mort qu'elles ont &eacute;t&eacute; les victimes d'un viol, face &agrave; des agresseurs qui les pr&eacute;sentent comme des allumeuses.<br />
<br />
Sur un ton plus l&eacute;ger, on peut rire de ces gens qui ont post&eacute; leurs photos sur Facebook avec le iPhone ou le iPad qu'ils venaient de voler. Quoi de mieux pour les victimes, qui n'esp&eacute;raient m&ecirc;me plus retrouver leurs pr&eacute;cieux objets. Dans ce cas-l&agrave;, il &eacute;tait m&ecirc;me possible de faire arr&ecirc;ter les odieux malfrats. Coup double! <br />
<br />
En fin de compte, sans les m&eacute;dias sociaux et l'envie incontr&ocirc;lable de tout partager qui en r&eacute;sulte, ces crimes et d&eacute;lits n'auraient jamais pu &ecirc;tre r&eacute;solus. Ainsi donc, les m&eacute;dias sociaux ne sont pas un mal, mais un outil qui montre &agrave; quel point la soci&eacute;t&eacute; va de mal en pis.<br />
<br />
<strong>VOIR AUSSI</strong><br />
<br />
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    <title>Panne de métro et talons hauts...</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1508788</id>
    <published>2012-05-11T07:48:13-04:00</published>
    <updated>2012-07-11T05:12:13-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Hier matin comme beaucoup de gens, je me suis levée en me disant:" c'est jeudi, ta semaine est presque finie! Tu finirais peut-être ta soirée dans un 5 à 7". Cet hypothétique 5 à 7 était tout bien pensé le moment le plus excitant de ma semaine -- j'avoue ma vie est un peu ennuyeuse en ce moment -- j'ai mis des talons hauts rouges comme pour affirmer que cette journée allait être marquante.]]></summary>
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        <name>Edouardine Gombé Tobane</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/edouardine-gomb/"><![CDATA[Hier matin comme beaucoup de gens, je me suis lev&eacute;e en me disant:" c'est jeudi, ta semaine est presque finie! Tu finirais peut-&ecirc;tre ta soir&eacute;e dans un 5 &agrave; 7". Cet hypoth&eacute;tique 5 &agrave; 7 &eacute;tait tout bien pens&eacute; le moment le plus excitant de ma semaine -- j'avoue ma vie est un peu ennuyeuse en ce moment -- j'ai mis des talons hauts rouges comme pour affirmer que cette journ&eacute;e allait &ecirc;tre marquante. En sortant de chez moi, prenant conscience de la grisaille presque automnale, dans un &eacute;clair d'intelligence, je me suis dit: "remonte chez toi et mets tes bottes". Mais non, je me tenais &agrave; &ecirc;tre &eacute;l&eacute;gante pour une fois.<br />
<br />
&Agrave; peine sortie de chez moi, j'ai re&ccedil;u un texto d'une amie qui me disait qu'il y avait une panne dans le m&eacute;tro, les lignes verte et orange sont bloqu&eacute;es avait-elle &eacute;crit. Refusant de me laisser abattre, je me suis dit qu'en prenant l'autobus 165 jusqu'au m&eacute;tro Guy Concordia, puis en marchant 10 minutes, je serais correcte. C'est ce qu'on appelle traditionnellement de l'optimisme, mais aujourd'hui, cela s'apparentait presque &agrave; de la d&eacute;sillusion.<br />
<br />
La file d'autobus longue de 20 personnes aurait d&ucirc; me donner l'ombre d'un doute. Au bout de 5 minutes d'attente, un autobus pointait &agrave; l'horizon, j'ai pens&eacute;: "finalement, je serais &agrave; l'heure!" J'avais pens&eacute; trop vite, l'autobus &eacute;tait plein de gens entass&eacute;s les uns contre les autres, deux personnes seulement purent joindre les sardines empaquet&eacute;es dans ce qu'on devinait &ecirc;tre un sauna m&eacute;tropolitain. Un autre bus allait arriver, J'avais bon espoir. Un autre arriva, en effet. Du moins, il passa devant nous sans m&ecirc;me s'arr&ecirc;ter, plein &agrave; craquer. Puis un autre et encore un autre. R&eacute;sign&eacute;e, je venais de comprendre qu'il y aurait peut-&ecirc;tre d'autres autobus qui passeraient, mais aucun n'aurait de places disponibles &agrave; mon arr&ecirc;t. Incapable d'attendre, j'ai h&eacute;l&eacute; un taxi occup&eacute;, j'en ai h&eacute;l&eacute; un autre qui &eacute;tait malheureusement tout aussi occup&eacute;. J'en ai h&eacute;l&eacute; encore un autre, r&eacute;alisant soudain que d'autres avaient pens&eacute; comme moi avant moi. J'avais perdu espoir quand soudain un chauffeur de taxi &agrave; baisser sa vitre et m'a dit:<br />
<br />
-- Vous allez en ville?<br />
--Oui<br />
-- Ma cliente aussi, je peux vous prendre, vous aurez qu'&agrave; partager le prix de la course.<br />
-- Merci! ai-je dit en montant dans le taxi.<br />
<br />
Puis, une femme a surgi de la file pour se joindre &agrave; nous. J'ai accept&eacute; sans h&eacute;siter, sans m&ecirc;me un regard pour la g&eacute;n&eacute;reuse cliente. Cette jeune fille calme a fait tr&egrave;s peu de bruit pendant le trajet. Au fond, je ne cessais de la remercier et bavarde comme je suis, je n'ai pas pu m'emp&ecirc;cher d'engager la conversation avec tout le monde. Elle est descendu la premi&egrave;re &agrave; un croisement de rues anim&eacute;es du centre-ville. Oubliant que nous partagions la facture ou ne voulant rien nous devoir elle lui a donn&eacute; 12 dollars alors que le compteur affichait 9 dollars. Quand mon tour est arriv&eacute;, j'ai fait pareille, j'ai donn&eacute; 10 dollars au chauffeur alors que le compteur affichait 13 dollars. En sortant du taxi, j'ai r&eacute;alis&eacute; que cette journ&eacute;e de marde pour tous &eacute;tait une belle journ&eacute;e pour les taxis (attention, je ne les soup&ccedil;onne aucunement d'&ecirc;tre responsables des interruptions de services) et aussi pour la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;. Jamais je n'avais pens&eacute; partager un taxi avec des inconnus sans penser &agrave; tort. Comme quoi les pires &eacute;v&eacute;nements nous ram&egrave;nent &agrave; des valeurs simples qu'on oublie si ais&eacute;ment de mettre en valeur au quotidien.<br />
<br />
Tout le tumulte autour de ces incidents dans le m&eacute;tro de Montr&eacute;al m'a fait r&eacute;alis&eacute; deux choses:<br />
<br />
1. Je vais repasser mon permis de conduire pour ne plus &ecirc;tre enti&egrave;rement d&eacute;pendante de mon service de limousine habituel: la STM. Au diable l'&eacute;cologie, la plan&egrave;te comptera une pollueuse de plus d'ici la fin de l'ann&eacute;e (&agrave; moins que j'utilise quotidiennement un Bixi...)<br />
<br />
2. Je vais &eacute;crire aux fabricants de talons hauts pour que les talons soient r&eacute;tractables, parce qu'en y pensant mieux, si j'avais des ballerines, j'aurais pu simplement marcher pour arriver au bureau.]]></content>
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