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  <title>David Boudeweel-Lefebvre</title>
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  <updated>2013-06-19T13:19:52-04:00</updated>
  <author>
    <name>David Boudeweel-Lefebvre</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for David Boudeweel-Lefebvre</subtitle>
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    <title>Mitt Romney en a plein son voyage</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/david-boudeweellefebvre/mitt-romney-londres_b_1708453.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1708453</id>
    <published>2012-07-27T13:45:50-04:00</published>
    <updated>2012-09-26T05:12:33-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Alors que la Grande-Bretagne accueille la jeunesse du monde dans le cadre de l'événement sportif le plus prestigieux, quelle était l'idée de Mitt Romney d'aller faire une critique aussi malhabile? Il aurait été si simple de souhaiter de bons jeux à tout le monde, de féliciter les organisateurs pour leur accueil et d'émettre le souhait que les athlètes américains et ceux du pays hôte performent au-delà des attentes.]]></summary>
    <author>
        <name>David Boudeweel-Lefebvre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/"><![CDATA[La politique &eacute;trang&egrave;re est depuis toujours une source d'&eacute;cueil pour les politiciens am&eacute;ricains. Tant les pr&eacute;sidents plus interventionnistes, comme Woodrow Wilson que les plus isolationnistes, tel James Monroe, ont d&ucirc; constamment jongler entre les int&eacute;r&ecirc;ts nationaux protectionnistes et les n&eacute;cessit&eacute;s de s'impliquer sur la sc&egrave;ne internationale.<br />
<br />
On dit que le citoyen am&eacute;ricain s'int&eacute;resse au sort du monde uniquement quand il est directement concern&eacute;. Face au reste de la plan&egrave;te, les Am&eacute;ricains souhaitent d'abord et avant tout ne pas mal para&icirc;tre aux yeux des autres. Que la terre enti&egrave;re soit en d&eacute;saccord avec eux sur des questions politiques ou morales n'est pas une source de pr&eacute;occupation, mais un dirigeant ne doit pas mal faire para&icirc;tre le peuple am&eacute;ricain aux yeux du monde.<br />
<br />
Dans la foul&eacute;e des conflits d'Afghanistan et d'Irak, le candidat Barack Obama a effectu&eacute; une tourn&eacute;e internationale lors de sa campagne en 2008. Les nations &eacute;trang&egrave;res critiquaient alors les &Eacute;tats-Unis pour les prisons d'Irak et les bavures en Afghanistan. L'&eacute;lecteur moyen &eacute;tait m&eacute;content. La guerre n'&eacute;tait pas le probl&egrave;me fondamental, mais les d&eacute;bordements faisaient mal para&icirc;tre le peuple am&eacute;ricain. L'Am&eacute;rique n'aimait pas se voir sous un mauvais jour tous les soirs sur les cha&icirc;nes d'information continue.<br />
<br />
Tirant &agrave; boulets rouges sur la politique de son pr&eacute;d&eacute;cesseur, Obama a su charmer les dirigeants &eacute;trangers et cela a am&eacute;lior&eacute; sa cr&eacute;dibilit&eacute; aux &Eacute;tats-Unis. Malgr&eacute; une rh&eacute;torique un peu vide de sens, il a alors dam&eacute; le pion &agrave; John McCain, le suppos&eacute; expert des questions &eacute;trang&egrave;res. Obama a alors promis de ne plus faire mal para&icirc;tre l'Am&eacute;rique.<br />
<br />
<strong><br />
Romney en 2012</strong><br />
<br />
S'inspirant des succ&egrave;s du d&eacute;mocrate, Mitt Romney vient tout juste d'amorcer son propre p&eacute;riple. Il se rend en Grande-Bretagne pour les Jeux Olympiques, en Pologne et en Isra&euml;l. De prime abord, un petit voyage un peu p&eacute;p&egrave;re chez trois alli&eacute;s ind&eacute;fectibles des &Eacute;tats-Unis, tous gouvern&eacute;s par des politiciens conservateurs.<br />
<br />
Or, &agrave; peine descendu de l'avion &agrave; Londres, Romney a ouvertement critiqu&eacute; l'organisation des Jeux olympiques en se demandant si les probl&egrave;mes au niveau de la s&eacute;curit&eacute; seraient r&eacute;gl&eacute;s &agrave; temps pour le d&eacute;but des comp&eacute;titions. Venant de la part de l'organisateur des Jeux de Salt Lake City, ces remontrances ont enflamm&eacute; la presse britannique et ont valu &agrave; Romney une cinglante rebuffade de la part du premier ministre David Cameron.<br />
<br />
Alors que la Grande-Bretagne accueille la jeunesse du monde dans le cadre de l'&eacute;v&eacute;nement sportif le plus prestigieux, quelle &eacute;tait l'id&eacute;e de Mitt Romney d'aller faire une critique aussi malhabile? Il aurait &eacute;t&eacute; si simple de souhaiter de bons jeux &agrave; tout le monde, de f&eacute;liciter les organisateurs pour leur accueil et d'&eacute;mettre le souhait que les athl&egrave;tes am&eacute;ricains et ceux du pays h&ocirc;te performent au-del&agrave; des attentes.<br />
<br />
Cette gaffe du candidat &agrave; la pr&eacute;sidence est r&eacute;v&eacute;latrice. Avez-vous remarqu&eacute;, Mitt Romney a souvent l'air au-dessus de ses affaires et au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e? On dirait qu'il fait des commentaires dont il saisit mal la port&eacute;e et les cons&eacute;quences politiques. Pour l'instant, il a su &eacute;viter le d&eacute;sastre, mais il doit &agrave; tout prix cesser de se mettre le pied dans la bouche, surtout dans des situations faciles comme sa tourn&eacute;e &agrave; l'&eacute;tranger.<br />
<br />
Si Romney met la bisbille lors d'une visite dans une nation en f&ecirc;te, comment interviendra-t-il face  &agrave; des nations en conflit? Comment sera-t-il cr&eacute;dible dans des conf&eacute;rences internationales? Quelle forme de diplomatie imposera-t-il?<br />
<br />
Au lieu de b&eacute;n&eacute;ficier d'une magnifique vitrine pour rehausser sa cr&eacute;dibilit&eacute; en mati&egrave;re d'affaires &eacute;trang&egrave;res, Romney court le risque que son voyage devienne une tache sur son dossier. Sauveur des Jeux olympiques de Salt Lake City, il est en train de noircir un des plus beaux &eacute;l&eacute;ments de son pedigree. Il devra aussi apprendre que toutes les erreurs commises &agrave; l'&eacute;tranger sont amplifi&eacute;es par la caisse de r&eacute;sonance des m&eacute;dias internationaux. Chaque d&eacute;tail compte et m&eacute;nager les sensibilit&eacute;s est un d&eacute;fi de tous les instants.<br />
<br />
Si on ajoute &agrave; cette plus r&eacute;cente gaffe, la controverse de son passage chez Bain Capital, on peut se demander si Romney n'a pas un don pour transformer ses principales forces d'homme d'affaires accompli et d'organisateur chevronn&eacute; en faiblesses.<br />
<br />
Le candidat r&eacute;publicain doit se ressaisir rapidement et cesser de faire des erreurs de d&eacute;butant avant qu'il ne soit trop tard. Tout ce qui lui arrive loin des &Eacute;tats-Unis a le potentiel d'&ecirc;tre d&eacute;vastateur pour sa campagne, d'autant plus qu'il n'est pas reconnu comme ayant une vaste expertise du monde ext&eacute;rieur.<br />
<br />
Romney doit apprendre... et vite ! <br />
<br />
Quelque chose me dit qu'il doit aussi &ecirc;tre tent&eacute; de sous-traiter l'ensemble de sa politique &eacute;trang&egrave;re &agrave; Condoleeza Rice en faisant d'elle sa candidate &agrave; la vice-pr&eacute;sidence...<br />
<br />
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    <title>Obama en eaux troubles?</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1522897</id>
    <published>2012-05-16T20:24:00-04:00</published>
    <updated>2012-07-16T05:12:04-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[La question qui brûle les lèvres de tous les analystes est de savoir si la remontée de Mitt Romney dans les sondages est réelle ou si elle tient uniquement à la conjoncture actuelle, défavorable à Barck Obama. Les deux candidats sont en fait au coude-à-coude depuis un bon moment déjà et toute avance se situe dans la marge d'erreur.]]></summary>
    <author>
        <name>David Boudeweel-Lefebvre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/"><![CDATA[Depuis le retrait de la course de <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/04/10/santorum-suspend-sa-campagne_n_1415546.html" target="_hplink">Rick Santorum</a>, il y a environ trois semaines, les sondages montrent une certaine embellie pour <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/03/mitt-romney-obama_n_1475337.html" target="_hplink">Mitt Romney</a>. En effet, non seulement a-t-il combl&eacute; l'&eacute;cart face &agrave; Barack Obama, mais il a d&eacute;sormais une courte avance sur son rival. La question qui br&ucirc;le les l&egrave;vres de tous les analystes est de savoir si cette remont&eacute;e est r&eacute;elle ou si elle tient uniquement &agrave; la conjoncture actuelle.<br />
<br />
Selon mon analyse, les deux candidats sont en fait au coude-&agrave;-coude depuis un bon moment d&eacute;j&agrave; et toute avance se situe dans la marge d'erreur. Ce que les chiffres actuels d&eacute;montrent est que Mitt Romney est en train de ramener de son c&ocirc;t&eacute; l'ensemble de la base r&eacute;publicaine, un temps s&eacute;duite par la candidature de Santorum.<br />
<br />
Deux facteurs importants jouent en faveur de l'ancien gouverneur du Massachusetts en ce moment et ils pourraient lui conf&eacute;rer une avance plus significative. Tout d'abord, l'&eacute;conomie am&eacute;ricaine recommence &agrave; tourner au ralenti, ce qui est toujours <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/08/presidentielle-americaine-obama-romney-crise_n_1500921.html" target="_hplink">un mauvais signe pour le pr&eacute;sident sortant</a>. Tandis que Romney insiste sur ses qualit&eacute;s en tant que leader du monde des affaires et cr&eacute;ateur d'emplois, il a face &agrave; lui un Barack Obama qui a de plus en plus de difficult&eacute; &agrave; justifier son optimisme l&eacute;gendaire. Les d&eacute;mocrates craignent avec raison qu'un nouveau ralentissement &eacute;conomique n'annihile leurs chances en novembre. Si tel s'av&egrave;re le cas, c'est toute la rh&eacute;torique de changement et de l'espoir qui tombe.<br />
<br />
Ensuite, la question des enjeux moraux est revenue &agrave; l'avant-sc&egrave;ne la semaine pass&eacute;e. Il a abondamment &eacute;t&eacute; question de l'appui du pr&eacute;sident &agrave; la question du mariage des conjoints de m&ecirc;me sexe depuis une semaine. &Agrave; mon sens, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/09/obama-mariage-gay_n_1503186.html" target="_hplink">le candidat Obama a commis une erreur strat&eacute;gique importante avec ses d&eacute;clarations qui d&eacute;notent une certaine panique</a> au sein des d&eacute;mocrates. Craignant de ne pas &ecirc;tre capables de motiver leur base &eacute;lectorale pour novembre, ils posent des gestes de plus en plus risqu&eacute;s.<br />
<br />
Premi&egrave;rement, la d&eacute;cision du pr&eacute;sident semble relever plus de l'opportunisme politique que d'une v&eacute;ritable r&eacute;flexion fondamentale. Depuis le d&eacute;but de sa pr&eacute;sidence, Obama h&eacute;site et navigue difficilement sur la question des droits des gais et lesbiennes. Que ce soit avec l'arm&eacute;e, le mariage ou le transfert des pensions, il a souvent louvoy&eacute;, sans para&icirc;tre avoir une position de principe sur ces questions. Le contraste est frappant avec Romney qui, dans l'opinion publique, a une position plus authentique sur la question. Devant un &eacute;lectorat cynique et fatigu&eacute; des jeux politiques, cela pourrait avoir une certaine r&eacute;sonance.<br />
<br />
Deuxi&egrave;mement, Obama prend un immense risque math&eacute;matique en appuyant le mariage des conjoints de m&ecirc;me sexe. Il est vrai que le pays est &agrave; peu pr&egrave;s divis&eacute; &eacute;galement sur cette mesure. Toutefois, la r&eacute;partition g&eacute;ographique des appuis est in&eacute;gale. Plusieurs &Eacute;tats remport&eacute;s de justesse il y a quatre ans par Obama sont oppos&eacute;s &agrave; la notion de mariage pour des conjoints de m&ecirc;me sexe. L'Ohio, le Colorado, la Caroline du Nord et la Virgine, entre autres, pourraient basculer.<br />
<br />
Troisi&egrave;mement, l'implication du pr&eacute;sident dans ce d&eacute;bat remet les enjeux moraux et sociaux au coeur de la campagne &eacute;lectorale. Dans un pays au sein duquel 40&nbsp;% des &eacute;lecteurs se disent ouvertement conservateurs, que ce genre d'enjeux soit &agrave; l'avant-sc&egrave;ne ne peut pas vraiment aider un candidat plus lib&eacute;ral comme Obama.<br />
<br />
Enfin, la position du pr&eacute;sident risque de froisser certains groupes dont il a absolument besoin pour sa r&eacute;&eacute;lection, soit les catholiques, les Afro-Am&eacute;ricains et les latinos. Sur la question du mariage des conjoints de m&ecirc;me sexe, ces groupes sont plus proches des positions politiques des r&eacute;publicains que de celles du pr&eacute;sident. Obama fera encore le plein de vote aupr&egrave;s de ces client&egrave;les, mais une baisse de leur appui, ne serait-ce que de 5&nbsp;% dans des &Eacute;tats bien pr&eacute;cis, pourrait lui faire perdre la pr&eacute;sidence.<br />
<br />
Comme nous sommes &agrave; m&ecirc;me de le constater, la campagne am&eacute;ricaine sera fertile en rebondissements, en bons coups et en erreurs de toutes sortes. En voulant motiver sa base trop rapidement, Obama a fait un calcul maladroit qu'il pourrait am&egrave;rement regretter. Au cours des prochaines semaines, nous serons &agrave; m&ecirc;me de constater quelle campagne est la plus apte &agrave; imposer son agenda et &agrave; tirer profit des controverses et des erreurs de son adversaire. 1-0 Romney cette semaine.]]></content>
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    <title>Une républicaine hors du commun</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1450940</id>
    <published>2012-04-25T08:01:31-04:00</published>
    <updated>2012-06-25T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Tandis que les premiers contours de la course à la présidence américaine se précisent, un événement survenu en Utah est en voie de remettre en cause certaines conventions bien établies. Une élection à la chambre des représentants a pris une tournure surprenante et elle pourrait avoir une influence tant sur le plan local que national. Les républicains de cet État parmi les plus conservateurs du pays ont choisi Mia Love pour briguer les suffrages dans le 4e district]]></summary>
    <author>
        <name>David Boudeweel-Lefebvre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/"><![CDATA[Tandis que les premiers contours de la course &agrave; la pr&eacute;sidence am&eacute;ricaine se pr&eacute;cisent, un &eacute;v&eacute;nement survenu en Utah est en voie de remettre en cause certaines conventions bien &eacute;tablies. Une &eacute;lection &agrave; la chambre des repr&eacute;sentants a pris une tournure surprenante et elle pourrait avoir une influence tant sur le plan local que national. Les r&eacute;publicains de cet &Eacute;tat parmi les plus conservateurs du pays ont choisi Mia Love pour briguer les suffrages dans le 4e district. Si madame Love l'emporte en novembre, elle deviendra la premi&egrave;re femme noire r&eacute;publicaine de l'histoire &agrave; si&eacute;ger au Congr&egrave;s.<br />
<br />
N&eacute;e &agrave; Brooklyn en 1975 de parents d'origine ha&iuml;tienne, Mia Love s'est trac&eacute; un parcours peu orthodoxe. Mormone de confession, elle est devenue en 2010 la premi&egrave;re personne de race noire &agrave; occuper le poste de maire de l'histoire de l'Utah en &eacute;tant &eacute;lue &agrave; Saratoga Springs apr&egrave;s avoir si&eacute;g&eacute; six ans au conseil de ville de cette m&ecirc;me localit&eacute;. Sous sa direction, la ville a men&eacute; &agrave; bien sa transition de hameau rural &agrave; v&eacute;ritable administration municipale tout en conservant une cote de cr&eacute;dit presque parfaite, &eacute;v&eacute;nement rare pour une municipalit&eacute; am&eacute;ricaine depuis quelques ann&eacute;es. Conservatrice dans l'&acirc;me, madame Love contraste avec la majorit&eacute; des politiciens noirs am&eacute;ricains qui sont tr&egrave;s majoritairement identifi&eacute;s &agrave; la gauche et issus du parti d&eacute;mocrate.<br />
<br />
Peut-&ecirc;tre pensez-vous qu'il s'agit d'un accident de parcours et que madame Love n'est qu'une figurante visant &agrave; faire mieux para&icirc;tre son parti? Mais il n'en est rien et c'est l&agrave; tout l'int&eacute;r&ecirc;t de la chose.<br />
<br />
L'Utah ayant obtenu un membre du congr&egrave;s suppl&eacute;mentaire &agrave; la suite du plus r&eacute;cent recensement am&eacute;ricain, un red&eacute;coupage &eacute;lectoral majeur affectant tous les districts de l'&Eacute;tat a d&ucirc; &ecirc;tre effectu&eacute;. Le seul &eacute;lu d&eacute;mocrate, Jim Matheson, a &eacute;t&eacute; bien emb&ecirc;t&eacute; par le red&eacute;coupage et il a d&ucirc; changer de district (passant du 4e au 2e) afin de se pr&eacute;senter devant un &eacute;lectorat qui lui soit plus favorable. Bien qu'il conserve une petite partie de son territoire original, il s'agit, pour lui aussi, d'une toute nouvelle circonscription. Bref, c'est un &eacute;lu vuln&eacute;rable dont la r&eacute;&eacute;lection n'est aucunement acquise. Le<em> Cook Political Report</em>, une autorit&eacute; en mati&egrave;re &eacute;lectorale, identifie son si&egrave;ge comme &eacute;tant l'un des plus vuln&eacute;rables pour les d&eacute;mocrates et le candidat Matheson admet lui-m&ecirc;me que la lutte sera serr&eacute;e.<br />
<br />
En 2008, Barack Obama avait enthousiasm&eacute; les &eacute;lecteurs am&eacute;ricains en se montrant comme le candidat de la diversit&eacute;. Depuis ce temps, il semble par contre que ce sont les r&eacute;publicains qui soient &agrave; l'avant-garde et qu'ils aient enfin compris qu'il est profitable de pr&eacute;senter des candidats issus des minorit&eacute;s dans des districts o&ugrave; il est possible de les faire &eacute;lire. Il faut saluer les r&eacute;publicains d'Utah qui dans une proportion de 70% n'ont pas eu peur de choisir madame Love pour les repr&eacute;senter.<br />
<br />
Alors que le parti r&eacute;publicain est souvent point&eacute; du doigt pour son manque d'inclusion et son peu d'int&eacute;r&ecirc;t pour les minorit&eacute;s, voil&agrave; que la pr&eacute;sence de la jeune candidate insuffle une bouff&eacute;e de fra&icirc;cheur et confirme une nouvelle tendance. Amorc&eacute;e en 2010 avec l'&eacute;lection de deux repr&eacute;sentants noirs (Scott en Caroline du Sud et West en Floride) et d'un s&eacute;nateur d'origine cubaine (Marco Rubio en Floride), voil&agrave; que l'ouverture du parti se confirme et &eacute;branle les d&eacute;mocrates qui ont longtemps tenu pour acquis leur monopole sur le vote des minorit&eacute;s. Ajoutez &agrave; cela la pr&eacute;sence des gouverneurs Nikki Haley et Bobby Jindal qui sont tous deux d'origine indienne et le parti r&eacute;publicain se pr&eacute;sente maintenant sous un nouveau jour.<br />
<br />
Souhaitons bonne chance &agrave; madame Love dans sa tentative de faire tomber une barri&egrave;re politique de plus au sein d'une nation trop souvent marqu&eacute;e par des divisions raciales. Le soir du 6 novembre, elle pourrait &eacute;crire une autre page d'histoire et d&eacute;montrer une fois de plus que tout est possible au pays de l'oncle Sam.]]></content>
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    <title>Retrait de Rick Santorum. Et maintenant?</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1418346</id>
    <published>2012-04-11T16:08:53-04:00</published>
    <updated>2012-06-11T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[ Au-delà des considérations partisanes, la lutte entre Romney et Santorum a démontré que le parti républicain est un parti dynamique au sein duquel on débat sur des idées, sur de grandes orientations politiques et sur un mode de gouvernance. Que des candidatures aussi différentes que celles des deux principaux protagonistes puissent avoir eu du succès au sein d'un même parti témoignent de l'ouverture de cette formation politique et de la variété des points de vue qui peuvent y être exprimés.]]></summary>
    <author>
        <name>David Boudeweel-Lefebvre</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/"><![CDATA[Rick Santorum a quitt&eacute; la course &agrave; l'investiture r&eacute;publicaine pendant qu'il en &eacute;tait encore temps. Plut&ocirc;t que de continuer &agrave; jouer les trouble-f&ecirc;te, il a opt&eacute; pour une sortie honorable, ayant un minimum de cons&eacute;quences n&eacute;gatives pour son avenir politique. Contrairement &agrave; Newt Gingrich, dont la course tra&icirc;ne en longueur, Santorum s'en va sans trop de dettes et en ayant le sentiment du devoir accompli. De plus, il peut l&eacute;gitimement invoquer des motifs familiaux pour son forfait.<br />
&nbsp;<br />
Que l'on appr&eacute;cie ou non les opinions politiques de l'ancien s&eacute;nateur de la Pennsylvanie, nous devons reconna&icirc;tre qu'il a su relancer une course rendue moribonde apr&egrave;s l'implosion des campagnes d'Herman Cain, de Rick Perry et de Newt Gingrich.<br />
&nbsp;<br />
Improbable covainqueur en Iowa, Santorum aura su rallier &agrave; sa cause bon nombre de conservateurs r&eacute;publicains, au point de r&eacute;ussir le tour de force de remporter la victoire dans une dizaine d'&Eacute;tats am&eacute;ricains. En plus d'&ecirc;tre solide dans les caucus et les primaires des &Eacute;tats du Sud (manque-t-il quelque chose?), il a fait belle figure dans le Midwest industriel, devenant en quelque sorte le porte-parole des travailleurs et des gens moins fortun&eacute;s.<br />
&nbsp;<br />
Le parti r&eacute;publicain peut aujourd'hui remercier Santorum et son opini&acirc;tret&eacute;. Sans lui, l'int&eacute;r&ecirc;t pour les primaires du parti aurait rapidement diminu&eacute; au fil d'un couronnement trop ais&eacute; pour Mitt Romney. Santorum aura servi &agrave; mettre le parti et ses id&eacute;es de l'avant tout en for&ccedil;ant l'ancien gouverneur du Massachusetts &agrave; se d&eacute;passer et &agrave; s'am&eacute;liorer.<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Un parti qui aime d&eacute;battre des id&eacute;es conservatrices</strong><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;Au-del&agrave; des consid&eacute;rations partisanes, la lutte entre Romney et Santorum a d&eacute;montr&eacute; que le parti r&eacute;publicain est un parti dynamique au sein duquel on d&eacute;bat sur des id&eacute;es, sur de grandes orientations politiques et sur un mode de gouvernance. Que des candidatures aussi diff&eacute;rentes que celles des deux principaux protagonistes puissent avoir eu du succ&egrave;s au sein d'un m&ecirc;me parti t&eacute;moignent de l'ouverture de cette formation politique et de la vari&eacute;t&eacute; des points de vue qui peuvent y &ecirc;tre exprim&eacute;s.<br />
&nbsp;<br />
Si l'on tient compte de la candidature de Ron Paul, le spectre id&eacute;ologique est encore plus large. Le parti r&eacute;publicain d&eacute;montre qu'il n'est pas un groupe homog&egrave;ne, ferm&eacute; aux diff&eacute;rences, comme les d&eacute;mocrates aiment souvent le pr&eacute;tendre. Le parti r&eacute;publicain est essentiellement conservateur et &agrave; la droite de l'&eacute;chiquier politique c'est vrai, mais ce conservatisme prend plusieurs formes et il serait outranci&egrave;rement r&eacute;ducteur de croire que tous les r&eacute;publicains sortent du m&ecirc;me moule id&eacute;ologique.<br />
&nbsp;<br />
Alors que le parti d&eacute;mocrate articule pr&eacute;sentement sa ligne id&eacute;ologique autour des pr&eacute;occupations de la Maison-Blanche, les r&eacute;publicains se permettent plus de d&eacute;bats et ils marquent davantage leurs diff&eacute;rences.<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Faire l'unit&eacute;</strong><br />
&nbsp;<br />
Comme &agrave; la suite de toute investiture, il reste maintenant un grand travail d'unit&eacute; &agrave; accomplir pour le candidat gagnant. La vigueur des d&eacute;bats d'hier ne doit pas se transformer en divisions fratricides et Mitt Romney devra s'av&eacute;rer un v&eacute;ritable rassembleur d&egrave;s aujourd'hui.<br />
&nbsp;<br />
Au premier chef, il devra convaincre une fois pour toutes l'&eacute;lectorat conservateur que sa candidature tient compte de ses pr&eacute;occupations et qu'il peut porter son message. &Agrave; ce sujet, un appui sans &eacute;quivoque de la part de Santorum ne nuirait certainement pas. En second lieu, Romney doit cimenter ses appuis aupr&egrave;s des candidats r&eacute;publicains aux postes de s&eacute;nateurs et de repr&eacute;sentants. Ces gens ont beaucoup &agrave; gagner d'une candidature pr&eacute;sidentielle forte et vice-versa. De plus, les efforts de financement d'un candidat &agrave; la pr&eacute;sidence ont plus de chance de succ&egrave;s si l'harmonie r&egrave;gne entre le candidat et le reste du parti. Ce fut un des grands probl&egrave;mes de John Mc Cain il y a quatre ans, alors qu'il avait tiss&eacute; peu de liens avec les autres candidats.<br />
&nbsp;<br />
Enfin, Romney doit rallier les leaders d'opinion conservateurs qui travaillent dans les m&eacute;dias. &Agrave; ce chapitre, on peut penser &agrave; Sean Hannity, animateur t&eacute;l&eacute; &agrave; Fox News et au c&eacute;l&egrave;bre animateur radio Rush Limbaugh. L'appui de ces leaders d'opinion est essentiel &agrave; toute campagne pr&eacute;sidentielle r&eacute;publicaine et Romney n'a pas encore r&eacute;ussi &agrave; obtenir un appui ind&eacute;fectible de leur part.<br />
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&nbsp;<strong><br />
D&eacute;velopper une plateforme</strong><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;Une fois l'unit&eacute; du parti recr&eacute;e, le principal d&eacute;fi de Mitt Romney sera de d&eacute;velopper une plateforme &eacute;lectorale coh&eacute;rente qui sache rallier conservateurs et mod&eacute;r&eacute;s. Bref, en appeler &agrave; la droite et au centre droit.<br />
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En ce moment, les analystes parlent beaucoup de la motivation des r&eacute;publicains &agrave; vaincre le Pr&eacute;sident Obama. Il est exact de dire que bon nombre d'&eacute;lecteurs veulent un changement de cap, mais encore faut-il que l'alternative sache se montrer sous un jour favorable en pr&eacute;sentant des mesures int&eacute;ressantes dont le pays a r&eacute;ellement besoin. Provenant du monde des affaires et ayant l'exp&eacute;rience de la gouvernance en tant qu'ancien gouverneur, Romney &eacute;tait de loin le meilleur candidat r&eacute;publicain pour d&eacute;velopper un solide plan en ces temps &eacute;conomiques difficiles.<br />
&nbsp;<br />
Apr&egrave;s avoir d&eacute;battu de ses id&eacute;es afin d'avoir l'appui de l'&eacute;lectorat r&eacute;publicain, le candidat &agrave; la pr&eacute;sidence devra le faire devant la nation am&eacute;ricaine tout enti&egrave;re. En maintes occasions, il devra agir en funambule afin d'assurer un &eacute;quilibre pr&eacute;caire entre s&eacute;duire l'&eacute;lectorat au sens large tout en satisfaisant la base conservatrice r&eacute;publicaine et s'assurer qu'elle aille voter.<br />
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    <title>Le train de Mitt Romney peut enfin quitter la gare</title>
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    <published>2012-04-08T09:00:00-04:00</published>
    <updated>2012-06-08T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[À l'issue de sa triple victoire lors des élections primaires de mardi dernier, Mitt Romney est désormais de facto le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine de novembre prochain. En l'emportant au Maryland, à Washington D.C. et, surtout, au Wisconsin, l'ancien gouverneur du Massachusetts a littéralement largué ses adversaires dans son sillage. Il est officiellement passé du statut de grand meneur à celui de l'inévitable nominé.]]></summary>
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        <name>David Boudeweel-Lefebvre</name>
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    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/david-boudeweellefebvre/"><![CDATA[&Agrave; l'issue de sa triple victoire lors des &eacute;lections primaires de mardi dernier, Mitt Romney est d&eacute;sormais de facto le candidat r&eacute;publicain &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle am&eacute;ricaine de novembre prochain. En l'emportant au Maryland, &agrave; Washington D.C. et, surtout, au Wisconsin, l'ancien gouverneur du Massachusetts a litt&eacute;ralement largu&eacute; ses adversaires dans son sillage. Il est officiellement pass&eacute; du statut de grand meneur &agrave; celui de l'in&eacute;vitable nomin&eacute;.<br />
 <br />
Dans cette course &agrave; la pr&eacute;sidence &agrave; deux vitesses, qui prend souvent des allures de marathon, Mitt Romney a franchi la premi&egrave;re &eacute;tape: celle d'&ecirc;tre choisi par les membres de sa propre formation politique. &Agrave; l'heure actuelle, les opposants de son propre parti en sont r&eacute;duits &agrave; jouer le r&ocirc;le de figurants. Ou bien ils seront des trouble-f&ecirc;tes occasionnels jusqu'&agrave; la convention r&eacute;publicaine de la fin ao&ucirc;t, ou, pire encore, la poursuite d'une course sans espoir les transformera progressivement en politiciens ridicules et revanchards.<br />
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Apr&egrave;s avoir obtenu de nombreux appuis au sein de l'&eacute;lite du parti r&eacute;publicain ces derni&egrave;res semaines, Mitt Romney en accumulera s&ucirc;rement davantage d'ici la prochaine soir&eacute;e d'&eacute;lections primaires qui se tiendra le 24 avril prochain. Lors de cette soir&eacute;e, il pourrait donner le coup de gr&acirc;ce &agrave; Rick Santorum en l'emportant en Pennsylvanie, &Eacute;tat dont Santorum &eacute;tait le repr&eacute;sentant au S&eacute;nat. D&eacute;j&agrave; largement en avance dans la course aux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s, Romney n'a m&ecirc;me plus &agrave; craindre une d&eacute;faite occasionnelle aux mains du candidat conservateur. Le momentum anti-Romney recule rapidement et c'est peut-&ecirc;tre l&agrave; le changement le plus significatif de cette saison de primaires et de caucus.<br />
 <br />
Maintenant que le candidat Romney a su stopper et endiguer la vague cr&eacute;e par ses opposants, il doit d&eacute;sormais s'ing&eacute;nier &agrave; reb&acirc;tir un large consensus au sein de son parti afin d'avoir les coud&eacute;es franches face &agrave; Barack Obama. Afin de dissiper les doutes sur sa candidature et de ramener au bercail les &eacute;lecteurs les plus conservateurs de son parti, Romney et son &eacute;quipe n'auront peut-&ecirc;tre pas &agrave; trimer aussi dur que certains commentateurs politiques le pensent. Les &eacute;lecteurs am&eacute;ricains plus &agrave; droite sont tellement contre le pr&eacute;sident qu'ils appuieraient probablement n'importe quel candidat r&eacute;publicain qui se pr&eacute;senterait contre lui.<br />
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Sept mois nous s&eacute;parent de l'&eacute;lection am&eacute;ricaine. Les sondages actuels placent grosso modo Obama et Romney au coude &agrave; coude. Au cours des prochains mois, j'aurai l'occasion de suivre cette campagne et de commenter l'actualit&eacute; am&eacute;ricaine en g&eacute;n&eacute;ral. J'aurai le plaisir de vous faire part de mes analyses et r&eacute;flexions. Bonne campagne &agrave; tous!<br />
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