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  <title>Daniel Marois</title>
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  <updated>2013-05-20T20:50:26-04:00</updated>
  <author>
    <name>Daniel Marois</name>
  </author>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Daniel Marois</subtitle>
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    <title>Purgatoire des innocents: intense jusqu'à la dernière page</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3282192</id>
    <published>2013-05-17T14:58:42-04:00</published>
    <updated>2013-05-17T14:58:43-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Avec Purgatoire des innocents, Karine Giebel continue à scruter les côtés les plus sombres de l'être humain, comme elle l'avait fait avec son roman précédent, Juste une ombre . Vol, fuite, prise d'otage, rapt et bien pire encore. Le polar porte à son paroxysme les possibilités de l'horreur. Aussi intense qu'absolu. Bienvenue en enfer.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong>&laquo; Chaque &ecirc;tre humain est un ennemi, une proie ou un esclave. Rien d'autre. &raquo; Avec <em>Purgatoire des innocents</em>, Karine Giebel continue &agrave; scruter les c&ocirc;t&eacute;s les plus sombres de l'&ecirc;tre humain, comme elle l'avait fait avec son roman pr&eacute;c&eacute;dent, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/polar-consecration-karine-giebel_b_1575397.html" target="_hplink"><em>Juste une ombre </em></a>(le meilleur parmi les meilleurs dans notre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/le-top-du-top-des-polars-_b_2351349.html" target="_hplink">top polars 2012</a>). Vol, fuite, prise d'otage, rapt et bien pire encore. Le polar porte &agrave; son paroxysme les possibilit&eacute;s de l'horreur. Aussi intense qu'absolu. Bienvenue en enfer.</strong><br />
<br />
L'histoire commence par le braquage d'une bijouterie qui tourne mal. Un &eacute;change de coups de feu fait deux morts : une passante et un policier. Le jeune fr&egrave;re de Rapha&euml;l, chef des bandits est gri&egrave;vement bless&eacute;. La bande prend une v&eacute;t&eacute;rinaire en otage et se r&eacute;fugie dans sa maison de campagne. Celle-ci doit sauver William. &laquo; Il meurt, tu meurs, &raquo; dit Rapha&euml;l. Bient&ocirc;t, ils d&eacute;couvrent combien ce m&eacute;decin est un &ecirc;tre &eacute;trange qui ne d&eacute;gage aucune vie. Son conjoint, Patrick, est en mission &agrave; l'ext&eacute;rieur, mais lorsqu'il revient, le paisible refuge prend une tout autre tournure. Ce n'est plus le braquage qui a mal tourn&eacute;, bien au contraire... &agrave; ce moment-l&agrave;, tout allait encore tr&egrave;s bien. L'enfer, c'est maintenant.<br />
<br />
<em>Purgatoire des innocents</em> explore les th&eacute;matiques du mal absolu et de la survie. Le mal comme dans maladie mentale. L'humain en pleine d&eacute;rive qui per&ccedil;oit un simple acte de politesse comme de la soumission. Le mal contre les Hommes, la fratrie, l'esp&egrave;ce m&ecirc;me. L'absence de normes du psychopathe est indescriptible. Il est une grimace pour ses semblables. Ce n'est plus le d&eacute;linquant dangereux, c'est le v&eacute;ritable hors-la-loi. <br />
<br />
Heureusement, contre ce sadisme se dresse l'instinct de survie. Vivre malgr&eacute; les blessures, les souffrances, &agrave; tout prix, quelles que soient les conditions et les cons&eacute;quences.<br />
<br />
<a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/purgatoire_des_innocents_&amp;104&amp;9782265097841.html?RECHA=giebel" target="_hplink"><em>Purgatoire des innocents </em></a>n'est pas qu'un autre thriller sur un psychopathe et tueur en s&eacute;rie, car l'int&eacute;r&ecirc;t n'est pas tant dans l'anecdote que dans ces personnages qui luttent pour se sortir du pi&egrave;ge. Cette jungle o&ugrave; seulement les plus forts survivent, o&ugrave; tout doit &ecirc;tre mis &agrave; contribution : la force physique, mentale, psychique, la r&eacute;silience, la ruse, l'imagination, l'empathie, le jeu... Purgatoire des innocents est une &eacute;tude de la survie o&ugrave; chaque humain est un ennemi, une proie ou un esclave. Rien d'autre.<br />
<br />
Le roman met &eacute;galement en opposition deux types de crimes. Il y a les crimes de droits communs commis par Rapha&euml;l (vol, prise d'otage) lesquels prennent un aspect quasi ludique (gendarmes contre voleurs), alors que les crimes contre l'humanit&eacute; commis par les violeurs et les tueurs en s&eacute;rie n'ont plus rien d'un jeu. Ils sont une atteinte directe et irr&eacute;m&eacute;diable &agrave; l'esp&egrave;ce. Cette juxtaposition fait partie int&eacute;grante du roman de Karine Giebel. Le jeu doit rester un jeu, sinon vraiment, c'est plus dr&ocirc;le du tout et m&ecirc;me le pire des criminels va s'adresser &agrave; la police pour se sortir d'impasse...<br />
<br />
L&eacute;ger b&eacute;mol &agrave; cette &oelig;uvre, par ailleurs ent&ecirc;tante, certains &eacute;pisodes auraient &eacute;t&eacute; mieux servis par quelques ellipses plut&ocirc;t que par des descriptions aussi d&eacute;taill&eacute;es. D'autant plus que l'auteure est un as de l'ellipse, dont elle se sert pour cr&eacute;er ces effets de tension si dramatiques.<br />
<br />
La dame poss&egrave;de une m&eacute;thode bien &agrave; elle qui commence &agrave; &ecirc;tre reconnaissable. Cette mani&egrave;re d'imbriquer les diff&eacute;rents &eacute;l&eacute;ments de l'intrigue et d'en former un tout est fascinante, envo&ucirc;tante, mais &agrave; utiliser avec parcimonie, car on s'approche d'une recette qui, si elle rassure certains lecteurs peu enclins aux changements, risque de rebuter ceux qui recherchent de nouvelles saveurs.<br />
<br />
<strong>Malgr&eacute; ces quelques r&eacute;serves, Karine Giebel signe avec <em>Purgatoire des innocents </em>une &oelig;uvre percutante et impossible &agrave; l&acirc;cher, un roman nuit blanche, qui a une place r&eacute;serv&eacute;e dans tous les palmar&egrave;s des polars de l'ann&eacute;e. C'est une &eacute;vidence.</strong><br />
<br />
Karine Giebel, <em><em>Purgatoire des innocents</em></em>, <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/page_accueil_site_editions_fleuve_noir&amp;1.html" target="_hplink">&Eacute;ditions Fleuve Noir / Thriller</a>. juin 2013.  592 pages. <br />
Note : le roman sera en librairie au Qu&eacute;bec le 22 mai.<br />
<br />
Note : <a href="http://www.pocket.fr/site/juste_une_ombre_&amp;102&amp;9782266238571.html" target="_hplink"><em>Juste une ombre</em></a>, son roman pr&eacute;c&eacute;dent est disponible en livre de poche, &Eacute;ditions Pocket. Mai 2013.  <br />
<br />
&Agrave; noter que Karine Giebel sera au <a href="http://lesprintempsmeurtriers.com/" target="_hplink">Printemps meurtriers </a>de Knowlton du 17 au 19 mai.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/1142113/thumbs/s-PURGATOIRE-INNONCENTS-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Ils vivent la nuit de Dennis Lehane: philanthropes et canailles</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3241434</id>
    <published>2013-05-10T14:03:13-04:00</published>
    <updated>2013-05-10T14:03:15-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Avec Ils vivent la nuit  - récipiendaire 2013 du prestigieux prix Edgar -, Dennis Lehane parvient à transcender les codes du polar et livre une œuvre digne des plus grands conteurs. Une saga, un hymne à la nuit et aux marginaux plein d'attraits, mais redoutable. Un grand cru.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong>Dennis Lehane est un g&eacute;ant du polar am&eacute;ricain. Avec <em>Ils vivent la nuit</em>, suite <a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Un-pays-a-l-aube--Dennis-Lehane_ean13_9782743619367.html" target="_hplink"><em>d'Un pays &agrave; l'aube</em></a>, il nous plonge dans l'univers des marginaux qui ont fa&ccedil;onn&eacute; les &Eacute;tats-Unis. </strong><br />
<br />
<a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Ils-vivent-la-nuit-Dennis-Lehane_ean13_9782743624613.html" target="_hplink"><em>Ils vivent la nuit </em></a>raconte l'histoire de canailles et de pourris, mais surtout la petite histoire interlope des &Eacute;tats-Unis de 1926 &agrave; 1935, &agrave; coups de casinos clandestins, de maisons closes et de speakeasies. Tous les lieux souterrains deviennent des tripots o&ugrave; l'alcool, interdit par la prohibition, est servi sans vergogne. Comment cette prohibition a-t-elle contribu&eacute; &agrave; l'essor &eacute;conomique des &Eacute;tats-Unis et diversifi&eacute; la richesse? Comment une classe sociale, la p&egrave;gre, est-elle parvenue &agrave; s'imposer en parall&egrave;le? <br />
<br />
<img alt =style="float: right; margin:30px" "sommeil" src="http://i.huffpost.com/gen/1131795/thumbs/s-ILS-VIVENT-LA-NUIT-large.jpg?6"align="right" />Joseph Coughlin est le fils d'un policier v&eacute;reux. Attir&eacute; par la nuit, les marginaux et le monde parall&egrave;le, Joe a t&ocirc;t fait de se mettre au service des criminels du quartier, gravissant ainsi un sentier sombre et violent qui le m&egrave;nera en prison. Intelligent et roublard, il convainc le parrain de Boston de l'envoyer &agrave; Tampa Bay o&ugrave; il va mettre &agrave; profit son sens des affaires et de la politique. Plus tard, en semi-retraite &agrave; Cuba, il reprendra une plantation de tabac, sauvant de la famine un village entier. Au final, ses exploits et l'argent sale auront sauv&eacute; des vies, fond&eacute; des organisations communautaires et &eacute;quip&eacute; des enfants. On peut &ecirc;tre un hors-la-loi et avoir un c&oelig;ur de philanthrope. <br />
<br />
Le roman de Lehane suit les traces des marginaux. Ceux qui vivent la nuit, ces malfrats et gangsters dont l'esp&eacute;rance de vie est courte. Mais ce qui frappe le plus est l'aspect romantique de son protagoniste principal qu'on dirait tout droit sorti d'un roman de Dumas ou de Scott. Joe Coughlin est un personnage fascinant tout en demi-teinte. Fid&egrave;le &agrave; ses convictions et d'une violence extr&ecirc;me, aussi g&eacute;n&eacute;reux et loyal envers ses proches qu'il est sans piti&eacute; pour ceux qui ne respectent pas les codes de la nuit. Amoureux transi de sa belle et volage Emma, &eacute;pris ensuite de la Cubaine Graziela, femme d'action et de t&ecirc;te aux ambitions humanitaires. <br />
<br />
<a href="http://www.dennislehane.com/" target="_hplink">Dennis Lehane </a>se permet de sugg&eacute;rer d&egrave;s le d&eacute;part comment son h&eacute;ros va p&eacute;rir. Une m&eacute;thode tr&egrave;s hitchcockienne qui d&eacute;samorce le suspense, mais lui substitue l'attente et l'anticipation. Au lieu de r&eacute;pondre au &laquo; comment &ccedil;a se produit &raquo;, il va employer son immense talent de conteur &agrave; nous r&eacute;v&eacute;ler &laquo; pourquoi cela arrive &raquo;. <br />
<br />
De Boston &agrave; Cuba en passant par Tampa, de l'adolescence canaille &agrave; l'&eacute;cole du p&eacute;nitencier, de l'apprentissage jusqu'&agrave; la retraite, Joe pr&eacute;f&egrave;re le code d'honneur du monde interlope et ses lois implacables. La nuit au jour. Se d&eacute;fiant des lois floues et mouvantes d'une soci&eacute;t&eacute; polic&eacute;e, hypocrite et v&eacute;reuse. En quelques mots bien choisis, Lehane instille au r&eacute;cit une atmosph&egrave;re propre &agrave; cette p&eacute;riode historique. Sublimement &eacute;crite, une partie de l'histoire des &Eacute;tats-Unis passe par des personnages intrigants, amusants, atypiques.<br />
<br />
C'est troublant de constater les dessous de la philanthropie. De voir que des institutions d'entraide sont fond&eacute;es sur de l'argent sale et sanguinolent, que la prohibition et la crise &eacute;conomique ont contribu&eacute; &agrave; cr&eacute;er un monde marginal et que le puritanisme na&icirc;t aussi de ces confrontations &eacute;piques.<br />
<br />
Avec <em>Ils vivent la nuit </em>(r&eacute;cipiendaire 2013 du prestigieux <a href="http://www.mysterywriters.org/files/u6/2013_Edgar_Winners_-_Press_Release.pdf" target="_hplink">prix Edgar</a>), Dennis Lehane parvient &agrave; transcender les codes du polar et livre une &oelig;uvre digne des plus grands conteurs. Une saga, un hymne &agrave; la nuit et aux marginaux plein d'attraits, mais redoutable. Un grand cru. <br />
<br />
Dennis Lehane, <em>Ils Vivent la nuit</em>, <a href="http://www.payot-rivages.net/editions_payot_et_rivages.html" target="_hplink">&Eacute;ditions Rivages / Thriller </a>(avril 2013), (<em>Live by night</em>, 2012), traduit de l'anglais par Isabelle Maillet. 527 Pages. <br />
<br />
Est-ce que la jeune auteure fran&ccedil;aise <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/site_de_karine_giebel&amp;3000&amp;23013.html" target="_hplink">Karine Giebel </a>peut nous captiver &agrave; nouveau avec <em>Le Purgatoire des innocents </em>? vous le saurez dans la prochaine chronique... Elle sera pr&eacute;sente au <a href="http://lesprintempsmeurtriers.com/" target="_hplink">festival international de litt&eacute;rature polici&egrave;re de Knowlton </a>qui se tiendra du 17 au 19 mai.]]></content>
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    <title>Polar corrompu</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.3149122</id>
    <published>2013-04-26T12:38:59-04:00</published>
    <updated>2013-04-26T12:39:03-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Chasse à la pourriture, à la corruption. La drogue, l'argent illicite, la richesse mal acquise. Les Chiens du désert est une histoire efficace et nécessaire en ces temps de turbulence. Une histoire qui fait du bien aux honnêtes gens. Une histoire malgré tout.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong>Corruption, trahison et meurtres au pays de l'oncle Sam ! <em>Les Chiens du d&eacute;sert </em>de T. Jefferson Parker, le retour du chevalier blanc Charlie Hood aux prises avec la laideur triomphante de la malversation.</strong><br />
<br />
Le personnage de Charlie Hood a fait son apparition dans un polar pr&eacute;c&eacute;dent (<em><a href="http://www.robert-pepin-presente.fr/livres_robert_pepin.php?id=4" target="_hplink">Sign&eacute; Allison Murrietta</a></em>). C'est un policier de Los Angeles qui se cherche. D'abord aux homicides, il devient patrouilleur, sh&eacute;rif adjoint, puis se retrouve enqu&ecirc;teur aux affaires internes, un d&eacute;partement o&ugrave; les amiti&eacute;s sont plut&ocirc;t rares...<br />
<br />
Charlie Hood patrouille en banlieue de la grande ville avec son nouveau coll&egrave;gue Terry Laws lorsqu'ils tombent dans une embuscade. Laws meurt de plusieurs balles alors que Hood s'en sort indemne. Pour venger la mort de son coll&egrave;gue, il passe aux affaires internes. Ce qu'il va d&eacute;nicher ne va pas lui plaire, et plus il creuse, plus il d&eacute;busque la pourriture et l'odeur d&eacute;licate de la corruption. Les apparences sont trompeuses et il va l'apprendre au p&eacute;ril de sa vie.<br />
<br />
Ce qui semble de prime abord un mince sc&eacute;nario s'av&egrave;re touffu et complexe. La trame narrative se d&eacute;roule sur plusieurs niveaux pas toujours faciles &agrave; suivre, du moins au d&eacute;but. Terry Laws est mort dans la violence et l'enqu&ecirc;te que m&egrave;ne Hood pour d&eacute;couvrir le meurtrier l'am&egrave;ne &agrave; des r&eacute;v&eacute;lations de plus en plus troublantes sur son ex-coll&egrave;gue. La piste de l'argent, d'abord, r&eacute;v&egrave;le rapidement que le d&eacute;funt vivait bien au-dessus du maigre salaire de sh&eacute;rif adjoint. Il doit alors se m&eacute;fier de tous les coll&egrave;gues de Laws. La malhonn&ecirc;tet&eacute; vient rarement sans complices. <br />
<br />
Charlie Hood est un policier int&egrave;gre, donc un peu barbant. Ce n'est pas lui qui donne la couleur au r&eacute;cit. Cette portion importante du polar revient aux personnages secondaires, principalement le ripou en chef Coleman Draper, un jeune bourgeois fortun&eacute; qui est aussi sh&eacute;rif de r&eacute;serve pour le modique salaire annuel de 1 dollar et qui profite de son statut pour s'enrichir davantage, usant du titre pour faciliter son passage hebdomadaire entre le Mexique et la Californie transportant tant&ocirc;t la drogue, tant&ocirc;t les narcodollars.<br />
<br />
Le polar de Parker aborde avec r&eacute;alisme les th&egrave;mes du d&eacute;sir et des envies. Ce sont les rouages qui conditionnent toutes les actions du personnage de Draper. Orphelin, unique survivant d'un incendie ayant emport&eacute; son enfance et sa famille, il s'est reconstruit comme il a pu, prenant tous les moyens pour parvenir &agrave; ses fins. Coleman Draper assume les mani&egrave;res l&eacute;gales et les moyens illicites, sans distinction. Le bien et le mal n'ont pas d'existence. Il y a les femmes, l'argent, les voitures, les maisons et le luxe. Tout est bon &agrave; prendre si l'envie vous y pousse. Tout ce qui peut se mettre en travers est donc nuisible et bon &agrave; &eacute;carter, d&eacute;finitivement et sans remords. Succomber &agrave; ses d&eacute;sirs devient un mode de survie dans une ville corrompue ou r&egrave;gnent les gangs de rue et les dealers de tout acabit. <a href="http://www.robert-pepin-presente.fr/livres_robert_pepin.php?id=33" target="_hplink"><em>Les Chiens du d&eacute;sert </em></a>est une plong&eacute;e t&egrave;te premi&egrave;re dans un univers qui grouille dans la d&eacute;linquance et o&ugrave; chacun tire son &eacute;pingle du jeu selon ses facult&eacute;s.<br />
<br />
Draper est hautement dangereux. Aussi intelligent que retors, sa philosophie se r&eacute;sume &agrave; &laquo; chacun sa mani&egrave;re de traverser le monde &raquo; !<br />
<br />
L'&eacute;criture de <a href="http://www.tjeffersonparker.com/" target="_hplink">T. Jefferson Parker </a>est limpide et lumineuse. Les phrases sont comme des jets de lumi&egrave;re mettant en relief certains &eacute;l&eacute;ments de l'intrigue avant de les r&eacute;v&eacute;ler enti&egrave;rement pour nous &eacute;blouir! Deux fois r&eacute;cipiendaire du prestigieux grand prix Edgar-Allan-Poe couronnant le meilleur roman policier am&eacute;ricain, l'auteur est en voie de devenir l'un des grands dans son domaine. <em>Les Chiens du d&eacute;sert </em>ne va certainement pas nuire &agrave; cette renomm&eacute;e ascendante.<br />
<br />
&Agrave; travers le r&eacute;cit se profile une certaine image de l'Am&eacute;rique, celle de l'Ouest. Le Far West. Urbain et d&eacute;sertique &agrave; la fois. Le pire ennemi vient souvent de l'int&eacute;rieur et la faille trouve sa source dans les droits constitutifs. En cela, ce polar ne raconte pas uniquement le duel Charlie Hood contre Coleman Draper, mais surtout l'Am&eacute;rique contre l'Am&eacute;rique.<br />
<br />
T. Jefferson Parker ne se pose pas en champion de la moralit&eacute; avec son personnage. Il ne fait qu'exposer les faits sans prendre position, ce qui en dit bien assez. <br />
<br />
Chasse &agrave; la pourriture, &agrave; la corruption. La drogue, l'argent illicite, la richesse mal acquise. <em>Les Chiens du d&eacute;sert </em>est une histoire efficace et n&eacute;cessaire en ces temps de turbulence. Une histoire qui fait du bien aux honn&ecirc;tes gens. Une histoire malgr&eacute; tout.<br />
<br />
T. Jefferson Parker, <em>Les Chiens du d&eacute;sert</em>, <a href="http://www.editions-calmann-levy.com/Calmann_Levy/acc/acc01_accueil_f.jsp" target="_hplink">&Eacute;ditions Calmann-L&eacute;vy </a>(janvier 2013), (The Renegades 2009), traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc. 362 Pages.]]></content>
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    <title>Et vous trouvez ça drôle? Et comment!</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2965363</id>
    <published>2013-03-30T10:37:55-04:00</published>
    <updated>2013-03-30T11:28:40-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Et vous trouvez ça drôle?est la quinzième apparition du personnage le plus charismatique de Donald Westlake, John Dortmunder, entrepreneur en cambriolage... L'histoire nous est présentée selon le strict point de vue des voleurs, la morale n'y a donc aucune place. Dortmunder et sa bande sont de vilains garçons exerçant un métier punissable avec une dextérité inouïe.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong>L'audacieux cambrioleur John Dortmunder est de retour dans une nouvelle aventure du grand ma&icirc;tre du polar Donald Westlake, <em>Et vous trouvez &ccedil;a dr&ocirc;le ? </em></strong><br />
<br />
Dortmunder est pris au pi&egrave;ge. Il a &eacute;t&eacute; photographi&eacute; &agrave; la sortie d'un cambriolage. Les clich&eacute;s sont en possession d'Eppick, un policier &agrave; la retraite devenu priv&eacute;, qui en profite pour le faire chanter. Soit il commet un vol pour son client, un richissime et irascible vieillard qui veut r&eacute;cup&eacute;rer un jeu d'&eacute;checs d'une valeur inestimable, soit il va en prison. Dortmunder est d&eacute;prim&eacute; et fait tout pour retarder l'&eacute;ch&eacute;ance, mais doit n&eacute;anmoins s'ex&eacute;cuter. Comment s'emparer d'un jeu lorsque celui-ci se trouve au deuxi&egrave;me sous-sol, dans la chambre forte blind&eacute;e d'une banque, au c&oelig;ur de Manhattan?<br />
<br />
<em><a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Et-vous-trouvez-ca-drole--Donald-Westlake_ean13_9782743624484.html" target="_hplink">Et vous trouvez &ccedil;a dr&ocirc;le? </a></em>est la quinzi&egrave;me apparition du personnage le plus charismatique de Donald Westlake, John Dortmunder, entrepreneur en cambriolage...<br />
<br />
Le vol du pr&eacute;cieux jeu d'&eacute;checs va &ecirc;tre un moment particuli&egrave;rement audacieux dans sa carri&egrave;re. Soumis aux dures lois de l'improvisation, Dortmunder et sa bande vont pourtant transformer en succ&egrave;s une situation qui mena&ccedil;ait de sombrer dans l'anarchie. Du pur d&eacute;lice o&ugrave; on retrouve bien s&ucirc;r l'humour d'un Westlake en bonne forme. &Agrave; travers sa longue carri&egrave;re ponctu&eacute;e d'aventures rocambolesques, Dortmunder nous a habitu&eacute;s &agrave; ce que tout ce qu'il touche se transforme rapidement en catastrophe. Nous le savons, Westlake aussi. En monument de la litt&eacute;rature polici&egrave;re qu'il est, il s'en amuse et s&egrave;me ici et l&agrave; des indices souvent faux afin de nous &eacute;garer, ce qui, au final, nous donne une conclusion extraordinaire et impr&eacute;visible.<br />
<br />
Caract&eacute;ristique particuli&egrave;re de la s&eacute;rie: il n'y a aucune violence, aucune sc&egrave;ne sanguinolente, aucune trace de vulgarit&eacute;. Il n'y est pourtant question que de cambriolage! Donald Westlake est un auteur d'une grande perversit&eacute;. Il emprunte au r&eacute;el quelques &eacute;l&eacute;ments afin de situer les sc&egrave;nes et les protagonistes. New York, Manhattan, quelques rues et &eacute;difices, m&eacute;tro et taxis. Pour le reste, c'est de la pure cr&eacute;ation litt&eacute;raire. John Dortmunder, Andy Kelp et les autres sont des brigands pas comme les autres. Ils ne prennent aux plus riches que ce dont ils ont besoin pour continuer &agrave; vivre sans les cha&icirc;nes du travail quotidien. Une forme de simplicit&eacute; volontaire!... <br />
<br />
L'histoire nous est pr&eacute;sent&eacute;e selon le strict point de vue des voleurs, la morale n'y a donc aucune place. Dortmunder et sa bande sont de vilains gar&ccedil;ons exer&ccedil;ant un m&eacute;tier punissable avec une dext&eacute;rit&eacute; inou&iuml;e. Nul porte, serrure, coffre ne peuvent r&eacute;sister &agrave; leurs effractions qui ne laissent pas de traces! <br />
<br />
La s&eacute;rie ne serait pas si attachante sans les personnages. S'il y est question d'aventures et de vols, la th&eacute;matique principale est la fratrie. Cette amiti&eacute; ind&eacute;fectible qui pousse les uns et les autres &agrave; s'&eacute;pauler et se solidariser, parfois au p&eacute;ril de leur vie, souvent au risque d'aller en prison. Les exemples de cette loyaut&eacute; sont l&eacute;gion. Dans <em>Et vous trouvez &ccedil;a dr&ocirc;le?</em> Dortmunder verra tous ses compagnons venir &agrave; sa rescousse m&ecirc;me s'il est le seul vis&eacute; par le chantage. Cette complicit&eacute; s'&eacute;tablit aussi avec le lecteur puisqu'on sent la pr&eacute;sence au-dessus de notre &eacute;paule du grand &eacute;crivain qui pr&eacute;voit et anticipe nos pens&eacute;es pour nous d&eacute;jouer habilement.<br />
<br />
La s&eacute;rie se distingue aussi par l'humour. Westlake est un partisan des finales &eacute;tonnantes et impr&eacute;visibles. Celle de ce polar vient renforcer l'affirmation selon laquelle Dortmunder et son groupe sont les plus malchanceux cambrioleurs du monde litt&eacute;raire.<br />
<br />
<a href="http://www.donaldwestlake.com/" target="_hplink">Donald Edwin Westlake </a>a fait para&icirc;tre son premier roman en 1959. Auteur de plus de 100 polars sous divers pseudonymes (on en recense au moins 10!) dont deux s&eacute;ries marquantes: <em>Parker, 1962-2008</em>, et <em>Dortmunder, 1970-2009</em>. Donald Westlake est d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 2008. <em>Et vous trouvez &ccedil;a dr&ocirc;le ? </em>est l'avant-dernier de la s&eacute;rie. Il en restera un petit dernier &agrave; traduire avant que les admirateurs sombrent dans la nostalgie et &ccedil;a, ce n'est pas dr&ocirc;le. Les monstres sacr&eacute;s nous quittent, mais leurs &oelig;uvres &eacute;clatantes demeurent...<br />
<br />
Donald Westlake, <em>Et vous trouvez &ccedil;a dr&ocirc;le?</em> <a href="http://www.payot-rivages.net/rivages-thriller-page-1.html" target="_hplink">&Eacute;ditions Rivages/Thriller </a>(2013), (<em>What's so funny?</em>, 2007), traduit de l'am&eacute;ricain par Pierre Bondil. 361 Pages.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/690167/thumbs/s-THIEF-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Polars toxiques... au féminin: Le voleur de cadavres de Patricia Melo &amp; Ravages d'Anne Rambach</title>
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    <published>2013-03-10T13:39:14-04:00</published>
    <updated>2013-05-10T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Deux femmes. Deux univers différents. La petite corruption d'un individu lambda et la grande, celle de l'industrie de l'amiante. Patricia Melo, du Brésil, et Anne Rambach de la France.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong>Deux femmes. Deux univers diff&eacute;rents. La petite corruption d'un individu lambda et la grande, celle de l'industrie de l'amiante. Patricia Melo, du Br&eacute;sil, et Anne Rambach de la France.</strong><br />
<br />
<br />
C'est avec beaucoup de curiosit&eacute; que j'ai commenc&eacute; la lecture du plus r&eacute;cent roman de Patricia Melo, <em>Le Voleur de cadavres</em>. Un polar br&eacute;silien, tout &agrave; fait le rem&egrave;de pour r&eacute;chauffer mes vieux os. <br />
<br />
Le narrateur est un homme ordinaire qui a quitt&eacute; Sao Paulo et le centre d'appel o&ugrave; il travaillait. En quasi retraite &agrave; Corumb&aacute;, proche de la fronti&egrave;re colombienne. Il assiste &agrave; l'&eacute;crasement d'un petit avion, accourt &agrave; la rescousse du pilote qui meurt dans ses bras. C'est &agrave; ce moment qu'il va se trouver devant un choix qui aura des cons&eacute;quences majeures sur sa vie. Dans le sac &agrave; dos du pilote il d&eacute;couvre une bonne quantit&eacute; de coca&iuml;ne. En prenant la drogue, il va mettre le doigt dans un engrenage infernal qui va l'amener au plus profond de la corruption.<br />
<br />
Le polar d&eacute;bute tout en lenteur dans la chaleur torride du Br&eacute;sil. L'action comme la lecture se languissent, quasi amorphe lorsque, soudainement, l'engrenage patiemment &eacute;chafaud&eacute; acc&eacute;l&egrave;re le rythme et nous prend &agrave; contre-pied! Les d&eacute;cisions se prennent de plus en plus rapidement et le narrateur s'enfonce dans la petite corruption dont il ne pourra plus jamais ressortir. Une spirale de catastrophes ordinaires qui, mises bout &agrave; bout &eacute;labore un portrait magistral de l'immoralit&eacute;, du vice et de la corruption. <br />
<br />
&Agrave; partir d'une seule d&eacute;cision, le mauvais choix de d&eacute;part, Patricia Melo nous livre un v&eacute;ritable trait&eacute; sur l'effondrement des m&oelig;urs. Le h&eacute;ros au d&eacute;part pas plus malsain qu'un autre va finir par &ecirc;tre un salaud de la pire esp&egrave;ce.  Plongeon d'un homme sans histoire vers le c&ocirc;t&eacute; obscur de l'&acirc;me humaine. <br />
<br />
<a href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/romans-policiers/le-voleur-de-cadavres" target="_hplink"><em>Le Voleur de cadavres </em></a>de Patricia Melo exerce une fascination bien particuli&egrave;re sur le lecteur. On ne peut s'emp&ecirc;cher de s'identifier au narrateur (facilit&eacute; par l'emploi du &laquo; Je &raquo;) et par le fait qu'il ne soit jamais nomm&eacute;. Tout au plus lui donne-t-on un surnom &laquo; porco &raquo;. Mais, sans nom v&eacute;ritable, c'est vous, c'est moi. Entra&icirc;n&eacute; par sa faute dans un tourbillon de plus en plus sinistre. Forc&eacute; de prendre des d&eacute;cisions qui l'oblige &agrave; s'enfoncer davantage dans cette spirale douteuse. <br />
<br />
<em>Le Voleur de cadavres </em>est une aventure fascinante sur les chemins tortueux qu'empruntent l'intellect pour se camoufler la v&eacute;rit&eacute;, ces petits arrangements avec la morale qui dessinent au finale un portrait immoral, abject d'un individu tout fait ordinaire, faible et veule.<br />
<br />
Du grand art, ma&icirc;tris&eacute; &agrave; la perfection.<br />
<br />
<br />
<strong>Une enqu&ecirc;te approfondie sur les ravages de l'amiante en France</strong><br />
<br />
Au c&oelig;ur de bien des controverses au vingti&egrave;me si&egrave;cle, l'amiante est le sujet du dernier polar d'Anne Rambach. Cette ressource naturelle meurtri&egrave;re longtemps utilis&eacute;e, entre autres, pour isoler les maisons, les &eacute;coles, les usines... rend malade tous ceux qui la c&ocirc;toie, pas seulement les travailleurs. <br />
<br />
En suivant la piste de l'argent, on d&eacute;couvre les nombreux profiteurs de cette mati&egrave;re toxique. &Agrave; travers l'enqu&ecirc;te, l'auteure met &agrave; jour les m&oelig;urs plut&ocirc;t &eacute;lastiques de tous ces m&eacute;decins du travail qui savaient pertinemment que l'amiante causait le cancer et pourtant le lobby, ses avocats, m&eacute;decins et industriels faussaient les rapports, tronquaient les analyses, depuis la premi&egrave;re recherche en 1946 jusqu'&agrave; son interdiction totale en France en 1996. Des millions de dollars dans les poches des &laquo; grands de ce monde &raquo;, des milliers de gens morts. <br />
<br />
Le journaliste d'investigation Dominique Andr&eacute; est trouv&eacute; sans vie dans son appartement parisien. Ses deux amies, Diane Harpmann et Elsa D&eacute;los, remettent en question la th&eacute;orie de son suicide. Elles partent sur la piste du dernier reportage en cours de leur ami, l'amiante et ses milliers de morts, les travailleurs, mais aussi les victimes collat&eacute;rales. Elles vont lever les indices et faire &eacute;clater bien des malheurs autour d'elles. Le lobby est puissant et l'argent n'a pas d'odeur encore moins de moral.<br />
<br />
<em>Ravages </em>d'Anne Rambach prend le parti des petits. Ces individus sacrifi&eacute;s &agrave; la gloire de l'industrie, quelle quel soit. D'un c&ocirc;t&eacute; de la barricade, les victimes souvent impuissantes et malades, travailleurs, utilisateurs. Tous ces morts qui se d&eacute;comptent par milliers. Dommages collat&eacute;raux d'une industrie qui n'aurait jamais d&ucirc; exister. De l'autre, l'amiante et ses m&eacute;faits. L'amiante l&eacute;tale et son cartel d'industriels v&eacute;reux, surpuissant. Ses capitaines d'industries richissimes et leurs bataillons d'avocats qui s'insinuent partout o&ugrave; la corruption peut s'installer. <br />
<br />
Mais nous sommes ici dans une &oelig;uvre litt&eacute;raire, dans le genre polar, avec ses codes et ses attentes. <a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Ravages-Anne-Rambach_ean13_9782743624361.html" target="_hplink"><em>Ravages </em></a>ne les comblent pas. L'&eacute;criture et le suspense tombent un peu &agrave; plat. Bien que les personnages exercent une certaine fascination, leur d&eacute;veloppement est trop m&eacute;canique, ampoul&eacute;, voire caricatural. On d&eacute;couvre que nombre de protagonistes qui aident la journaliste sont des anciens du lobby et jouent carr&eacute;ment les vire-capot, une technique facile pour faire avancer le polar et faire surgir le suspense, mais suremploy&eacute;e, ici. <br />
<br />
Un tr&egrave;s bon document de fiction mais un polar plut&ocirc;t didactique alors que les &eacute;l&eacute;ments attendus du genre, le petit frisson du suspense, l'interrogation au fil de l'intrigue, l'humour, y sont en demi-teinte, entrevus seulement &agrave; travers un poussi&eacute;reux nuage d'amiante... Mais quelle mati&egrave;re! Il faut une t&eacute;m&eacute;rit&eacute; &agrave; toute &eacute;preuve, ou bien une inconscience crasse, pour s'attaquer &agrave; un sujet &agrave; si hauts risques. L'amiante depuis sa (tr&egrave;s malheureuse) d&eacute;couverte a provoqu&eacute; des milliers de morts. Ce produit, ennemi de la sant&eacute;, continue pourtant &agrave; se r&eacute;pandre dans les pays pauvres (en Asie, en Afrique), avec le m&ecirc;me r&eacute;sultat que partout en Europe et en Am&eacute;rique. Des d&eacute;c&egrave;s ni&eacute;s par des industriels qui se remplissent les poches avant que l'interdiction ne frappe &agrave; nouveau et les force &agrave; corrompre d'autres politiciens dans d'autres pays. <br />
<br />
<em>Ravages</em>, d'Anne Rambach suit le chemin de ces industriels et de son lobby, cherche &agrave; d&eacute;masquer les responsables tout en donnant la parole aux mourants et &agrave; leur famille. H&eacute;las, l'une des sources de ce crime est ici, chez-nous, au Qu&eacute;bec... <br />
<br />
Pour cette raison, pour ces faits, <em>Ravages </em>est &eacute;norme. Ce n'est pas le polar de l'ann&eacute;e, c'est le roman documentaire et social qu'il faut lire et auquel il manque juste ce qu'il faudrait de subtilit&eacute; pour en faire une grande &oelig;uvre.<br />
<br />
<br />
Patricia Melo, <em>Le Voleur de cadavres</em>, <a href="http://www.actes-sud.fr/actes-noirs" target="_hplink">&Eacute;ditions Actes Sud / actes noirs</a>, d&eacute;cembre 2012. Traduction S&eacute;bastien Roy (ladra&oacute; de cad&aacute;veres, 2010). 218 pages.<br />
<br />
Anne Rambach, <em>Ravages</em>, <a href="http://www.payot-rivages.net/rivages-thriller-page-1.html" target="_hplink">&Eacute;ditions Rivages / Thriller</a>, f&eacute;vrier 2013. 387 pages.]]></content>
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    <title>Paris Polar: les gendarmes et les malfrats</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/paris-polar-les-gendarmes-malfrats_b_2712275.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2712275</id>
    <published>2013-02-19T06:06:06-05:00</published>
    <updated>2013-04-21T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Dis, si on jouait aux policiers et aux voleurs? Le second polar d'Ingrid Astier, Angle mort, commence par un violent braquage au Parc de la Villette et se transforme rapidement en chasse à l'homme à travers Paris. 

En guet-apens autour du parc, les policiers assistent impuissants à la mort du convoyeur, tué à coups de batte de baseball.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[Dis, si on jouait aux policiers et aux voleurs? Le second polar d'Ingrid Astier, <em>Angle mort</em>, commence par un violent braquage au Parc de la Villette et se transforme rapidement en chasse &agrave; l'homme &agrave; travers Paris. <br />
<br />
En guet-apens autour du parc, les policiers assistent impuissants &agrave; la mort du convoyeur, tu&eacute; &agrave; coups de batte de baseball. Les malfaiteurs d&eacute;jouent le pi&egrave;ge et s'enfuient &agrave; moto. Cette sc&egrave;ne va mettre toute la police sur le qui-vive. Gendarmes et enqu&ecirc;teurs, de la criminelle &agrave; la police judiciaire, en passant par la brigade fluviale, toutes les forces de l'ordre vont collaborer pour traquer les criminels. <br />
<br />
Le jeu du chat et de la souris peut commencer.<br />
<br />
Le lieutenant Marc Valparisis de la police judiciaire, le commandant Michel Duchesne, chef de section &agrave; la criminelle et Joe Desprez, commandant de la brigade criminelle vont unir leurs efforts pour retrouver les tueurs. Ils font jouer leurs indicateurs, interrogent des t&eacute;moins, bousculent un peu tout le monde jusqu'&agrave; ce que le hasard les rapproche des malfrats. Alors que les forces de l'ordre collaborent du mieux qu'elles peuvent, les ca&iuml;ds, eux, ne se font pas de cadeaux. Ils se nomment Sess Sylla, Moussa, Souleymane Traor&eacute;, des Africains, et surtout Diego, un personnage complexe, violent, sournois, organis&eacute; jusqu'&agrave; la parano&iuml;a. L'insaisissable Diego a cependant une faiblesse, sa s&oelig;ur, la petite m&eacute;sange, Adriana, qui fait de la haute voltige au <a href="http://www.cirque-diana-moreno.com/" target="_hplink">cirque Diana Moreno</a>. <br />
<br />
La premi&egrave;re impression qui reste de cette lecture est douce et am&egrave;re. J'ai ador&eacute; ce polar haut en couleur et vertigineux. L'attachant personnage d'Adriana, y est pour beaucoup. Ces flics en chasse qui ne mangent plus, ne dorment plus, en viennent &agrave; attirer la sympathie tant leur volont&eacute; est riv&eacute;e sur l'enqu&ecirc;te. Cette mani&egrave;re d'opposer la libert&eacute; d'Adriana qui s'envole de son trap&egrave;ze alors que son fr&egrave;re cherche sa libert&eacute; dans les armes et le fric. Deux fa&ccedil;ons de voir l'existence, deux destins crois&eacute;s. <br />
<br />
Mais les clich&eacute;s qui remplissent ces pages servent de &laquo; repousse-polar &raquo;. Entre les deux, mon c&oelig;ur balance. <br />
<br />
Deux clans s'affrontent. Les st&eacute;r&eacute;otypes coulent &agrave; flots. Les gangsters sont des voyous par profession. Ils pr&eacute;parent des cambriolages et font des vols &agrave; main arm&eacute;e. Ils vivent en banlieue de Paris et ne sont pas Fran&ccedil;ais d'origine. De l'autre c&ocirc;t&eacute;, les policiers sont aussi des professionnels (de l'ordre), ils n'ont aucun d&eacute;faut notable, aucune prise pour les faire chanter. Leur vie consiste &agrave; courir apr&egrave;s les vilains. Aucune famille, aucune prog&eacute;niture, pas de maison, que le travail, jour et nuit, 24 heures sur 24. Fatigu&eacute;s, us&eacute;s, affam&eacute;s, naus&eacute;abonds. Travaille. Cherche. Piste. Des robots du bien contre des automates du mal.<br />
<br />
<a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire/Thrillers/Angle-mort" target="_hplink"><em>Angle mort </em></a>est &eacute;crit avec une minutie maniaque. Empli de d&eacute;tails et d'anecdotes. Comme si Ingrid Astier &eacute;crivait avec une loupe. C'est pratiquement la cr&eacute;ation du polar naturaliste. Touffu, complexe, mais manich&eacute;en. L'auteure parvient, avec la th&eacute;matique surann&eacute;e du chat et de la souris, &agrave; livrer un roman au souffle immense. Une merveilleuse m&eacute;canique qui se laisse lire et appr&eacute;ci&eacute;e malgr&eacute; des d&eacute;fauts &eacute;vidents. <br />
<br />
Mais on ne peut tout simplement pas ignorer le message sibyllin sous-jacent. Les voleurs sont tous des immigrants, sans papiers (Diego est Espagnol). De la banlieue de Paris, Aubervilliers principalement. Les (bons) policiers sont Fran&ccedil;ais de souche, probablement blancs. Cette confrontation a peut-&ecirc;tre une prise dans la r&eacute;alit&eacute; parisienne, mais il y a une petite odeur f&eacute;tide qui s'en d&eacute;gage... <br />
<br />
Autrement, je vous le dis, il s'agit d'un polar d'une grande envergure, dot&eacute; d'un tr&egrave;s grand souffle litt&eacute;raire. Une puissante force de d&eacute;veloppement qui le distingue. Il y a de la vie entre les pages de ce roman et dans ces personnages marqu&eacute;s. Et puis ce profond tour d'horizon d'un c&ocirc;t&eacute; &agrave; l'autre de la Seine. Ce va-et-vient par-dessus et par-dessous les nombreux ponts et passerelles de la Ville lumi&egrave;re est un voyage &agrave; l'abri des touristes.<br />
<br />
Un polar tr&egrave;s fran&ccedil;ais et trop manich&eacute;en pour crier &agrave; la grande &oelig;uvre, mais particuli&egrave;rement effervescent! La s&eacute;rie noire de Gallimard a raison de croire en cette jeune auteure. Plaisir coupable et bonheur accablant, des polars comme <em>Angle mort</em>, moi, j'en prends toute l'ann&eacute;e sans jamais me rassasier.<br />
<br />
Ingrid Astier, <em>Angle mort</em>, <a href="http://www.gallimard.fr/" target="_hplink">&Eacute;ditions Gallimard, s&eacute;rie noire</a>, janvier 2013. 510 pages.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/997303/thumbs/s-ANGLE-MORT-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Et si on pouvait recommencer? La Fonction, d'André Marois</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/la-fonction-andre-marois_b_2637834.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2637834</id>
    <published>2013-02-07T10:11:57-05:00</published>
    <updated>2013-04-09T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Une fois, une seule, aurez-vous la chance d'effacer un remords ou un regret? André Marois fait don de ce pouvoir unique dans La Fonction et nous entraîne dans une aventure périlleuse et fantastique. On recule le temps et on recommence. Le roman se déroule en bonne partie dans un Montréal contemporain. On y reconnait la ville et ses quartiers, pourtant ce n'est pas notre réalité...]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[Une fois, une seule, aurez-vous la chance d'effacer un remords ou un regret? Andr&eacute; Marois fait don de ce pouvoir unique dans <a href="http://www.courteechelle.com/la-fonction-0" target="_hplink"><em>La Fonction </em></a>et nous entra&icirc;ne dans une aventure p&eacute;rilleuse et fantastique. On recule le temps et on recommence.<br />
<br />
Le roman se d&eacute;roule en bonne partie dans un Montr&eacute;al contemporain. On y reconnait la ville et ses quartiers, pourtant ce n'est pas notre r&eacute;alit&eacute;. L'auteur a introduit un &eacute;l&eacute;ment &eacute;tranger qui fait basculer cet univers dans le monde fantastique : <a href="http://noirspolars.overblog.com/" target="_hplink">la Fonction</a>. D&egrave;s leur naissance, les humains poss&egrave;dent ce don et ils sont libres de l'utiliser une seule fois. Il permet de reculer le temps d'une minute afin de revivre une seconde fois un instant de bonheur absolu, d'&eacute;viter une catastrophe, bref de reprendre un moment de son choix. <br />
<br />
Franck, principal protagoniste de l'histoire, se noie dans l'amertume depuis que Joyce, la m&egrave;re de ses enfants, l'a quitt&eacute;. Lorsqu'un drame survient &agrave; sa fillette, il est impuissant puisqu'il ne poss&egrave;de plus sa Fonction. Il tente d'apaiser sa ranc&oelig;ur en fr&eacute;quentant le club des Fonctionnalistes, un lieu de rencontres o&ugrave; les gens viennent se vider le c&oelig;ur et pleurer leur Fonction perdue. Il y fait connaissance avec Rosa, une jeune femme na&iuml;ve &agrave; la recherche d'une cause juste pouvant lui permettre de faire le bien. Malgr&eacute; tout le cynisme dont il est capable, Franck va s'attacher &agrave; Rosa. L'heure de sa r&eacute;demption approche.<br />
<br />
Andr&eacute; Marois s'amuse &agrave; perturber notre monde contemporain en introduisant un don universel, cr&eacute;ant ainsi une r&eacute;alit&eacute; parall&egrave;le. Le syst&egrave;me d'&eacute;ducation est b&acirc;ti autour de la Fonction pour &eacute;viter que les enfants utilisent ce moment unique pour des causes pu&eacute;riles. Le libre arbitre des Hommes devient un danger permanent. La Fonction peut devenir un instrument d'une rare torture dans de mauvaises mains. Elle peut &eacute;galement &ecirc;tre vendue au plus offrant, favorisant ainsi les mieux nantis. On imagine les possibilit&eacute;s infinies pour un &eacute;crivain de la trempe d'Andr&eacute; Marois dont l'imagination fertile n'est plus &agrave; souligner.<br />
<br />
En suivant les pas et les pens&eacute;es noires de Franck, on ne peut s'emp&ecirc;cher de ressentir une certaine sympathie pour cet ancien soldat converti en garde du corps. Il s'ennuie dans son travail et ne peut plus rien faire pour aider sa famille. Lorsqu'il d&eacute;voile dans quelles circonstances il a utilis&eacute; sa Fonction, il devient un monstre &agrave; nos yeux. Andr&eacute; Marois use de tout son art en manipulant all&egrave;grement les sentiments des lecteurs. For&ccedil;ant la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; un grave fait divers que tous reconnaitront sans peine. La structure m&ecirc;me du roman est donc majeure dans le r&eacute;cit. Aurions-nous su d&egrave;s l'incipit ce que Franck avait fait que la r&eacute;ception du texte aurait &eacute;t&eacute; fort diff&eacute;rente...<br />
<br />
La Fonction n'est pas toujours per&ccedil;ue comme un bienfait et, justement, les m&eacute;faits sont obs&eacute;dants, surprenants, d&eacute;routants, horrifiants. Un outil semblable entre des mains mal intentionn&eacute;es devient un objet de torture raffin&eacute;. (&Agrave; bien y penser, dans notre r&eacute;alit&eacute;, la vraie, on se demande bien si certains n'auraient pas d&eacute;couvert la Fonction et n'en useraient pas d&eacute;j&agrave; assez bien pour nous faire avaler quelques couleuvres...) Mais je m'&eacute;gare, il ne faut pas prendre la fiction pour la r&eacute;alit&eacute;!<br />
<br />
Bien qu'il s'y trouve quelques meurtres, il n'y a pas d'enqu&ecirc;te. Le roman rel&egrave;ve davantage du fantastique, sans le c&ocirc;t&eacute; horreur qui lui est si souvent juxtapos&eacute;. L'humour noir, parfois grin&ccedil;ant d'Andr&eacute; Marois se profile tout au long d'une &eacute;criture pr&eacute;cise et &eacute;conome (on sent bien ici le sp&eacute;cialiste de la nouvelle). Tant dans les dialogues que dans les p&eacute;rip&eacute;ties, cet humour vient d&eacute;tendre habilement des sc&egrave;nes abominables. S'amusant &agrave; opposer la bont&eacute; &agrave; la perversit&eacute;, l'auteur parvient &agrave; glisser dans le r&eacute;cit un &eacute;pisode particuli&egrave;rement atroce qui autrement ne passerait jamais. <br />
<br />
La seule faiblesse du roman tient dans sa concision. Moins de deux cents pages pour &eacute;laborer un tel univers, &ccedil;a force n&eacute;cessairement au raccourci. Ainsi de brillantes id&eacute;es sont-elles seulement effleur&eacute;es, sugg&eacute;r&eacute;es, sans &ecirc;tre approfondies. Le temps est une notion universelle. Aussi, lorsqu'un humain utilise sa Fonction, il est envisageable que tous les personnages le ressentent.  Les protagonistes per&ccedil;oivent bien une secousse lorsque cela arrive, mais sans cons&eacute;quence. On imagine pourtant les multiples sc&eacute;narios rocambolesques que pourraient vivre les personnages s'ils ressentaient tous l'impact de la Fonction &agrave; chaque fois. Mais peut-&ecirc;tre que ce sujet fait d&eacute;j&agrave; partie d'une suite imagin&eacute;e par l'auteur qui, on le souhaite, n'abandonnera pas un tel filon.<br />
<br />
La Fonction est donc un tr&egrave;s bon moment de lecture avec un auteur en plein contr&ocirc;le de son imaginaire luxuriant. Andr&eacute; Marois est un &eacute;crivain &agrave; d&eacute;couvrir si vous n'en avez jamais fait usage. Ceux qui le connaissent d&eacute;j&agrave; ne rateront pas cette rencontre.<br />
<br />
Andr&eacute; Marois, <em>La Fonction</em>, <a href="http://www.courteechelle.com/" target="_hplink">&Eacute;ditions La Courte &eacute;chelle</a>, janvier 2013. 194 pages. Disponible aussi en formats Epub/PDF.]]></content>
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<entry>
    <title>Des polars ancrés dans l'actualité</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2506067</id>
    <published>2013-01-31T10:51:12-05:00</published>
    <updated>2013-04-02T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Des femmes assassinées à la chaîne au Mexique et la haute finance grecque décapitée. Corruption, violence et misère au menu des polars cette semaine, avec Liquidations à la grecque  et Les Disparues de Juárez.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong>Des femmes assassin&eacute;es &agrave; la cha&icirc;ne au Mexique et la haute finance grecque d&eacute;capit&eacute;e. Corruption, violence et mis&egrave;re au menu des polars cette semaine.</strong><br />
<br />
Quatre assassinats successifs secouent la ville d'Ath&egrave;nes. Les victimes sont des professionnels de la haute finance. Deux Grecs, un Anglais et un Hollandais. Les quartiers de la ville se couvrent d'affiches et d'autocollants d&eacute;non&ccedil;ant les banques hell&eacute;niques. Puisque certaines victimes sont &eacute;trang&egrave;res, les autorit&eacute;s des autres &eacute;tats se m&ecirc;lent de l'affaire et accusent les forces grecques d'incomp&eacute;tences. Le commissaire Charitos est confront&eacute; aux d&eacute;capitations, mais &eacute;galement aux forces contradictoires qui tentent de miner son enqu&ecirc;te. Avec opini&acirc;tret&eacute;, il va pourtant parvenir &agrave; r&eacute;soudre l'&eacute;nigme. <br />
<br />
<em>Liquidations &agrave; la grecque </em> d&eacute;roule la vie quotidienne des Grecs en temps de crise. Responsables tout d&eacute;sign&eacute;s de ce marasme &eacute;conomique, les banquiers et financiers. Petros Markaris parvient &agrave; mettre le lecteur en porte-&agrave;-faux, pr&eacute;sentant des victimes plus antipathiques que les coupables. Le commissaire Charitos, t&ecirc;tu comme une mule, ignore la piste terroriste et fait avancer une enqu&ecirc;te o&ugrave; on ressent bien qu'il &eacute;prouve de l'admiration pour les criminels.<br />
<br />
Les personnages, criants de v&eacute;rit&eacute;, du plus humble jusqu'au plus &eacute;lev&eacute; de la classe moyenne, expriment leurs ranc&oelig;urs avec lucidit&eacute; et humour. Taux d'int&eacute;r&ecirc;t &eacute;lev&eacute;, salaire coup&eacute;, caisses de retraite hach&eacute;es de moiti&eacute;, mise &agrave; pied sauvage, ch&ocirc;mage, mis&egrave;re et pauvret&eacute;. Tout y passe, sans complaisance, sans didactisme. <br />
<br />
Premier roman d'une s&eacute;rie portant sur la crise en Gr&egrave;ce, <em>Liquidations &agrave; la grecque </em>est un polar audacieux qui utilise avec efficacit&eacute; le martyr des Grecs pour rendre un peu de fiert&eacute; &agrave; ce peuple. Du polar &agrave; son meilleur!<br />
<br />
<strong>L'Am&eacute;ricain Sam Hawken fait son entr&eacute;e dans l'univers du polar avec <em>Les Disparues de Ju&aacute;rez</em> </strong><br />
<br />
Difficile de rester insensible devant le drame de ces femmes enlev&eacute;es et livr&eacute;es aux bas instincts de l'aristocratie mexicaine. Viol&eacute;es, tortur&eacute;es puis tu&eacute;es, ces femmes ne sont que rarement retrouv&eacute;es, si bien que leurs familles et amis sont incapables de faire leur deuil. Une histoire fond&eacute;e sur des faits r&eacute;els. En 18 ans, 800 femmes disparues. Pr&egrave;s de quatre par mois. <br />
<br />
L'histoire se d&eacute;roule &agrave; Ciudad Ju&aacute;rez, une petite ville mexicaine frontali&egrave;re qui fait face &agrave; El Paso au Texas. Consid&eacute;r&eacute;e comme l'une des villes avec le plus haut taux de criminalit&eacute; au monde, Ju&aacute;rez est le passage de toutes les drogues vers les &Eacute;.-U.. Gang de rue, <em>dealers</em>, prox&eacute;n&egrave;tes, lupanars, bars &eacute;rotiques, combats de toutes sortes organis&eacute;s (boxeurs, chiens, coqs...). Une ville o&ugrave; toutes les perversit&eacute;s sont permises gr&acirc;ce &agrave; la corruption politique et polici&egrave;re. <br />
<br />
Kelly Courter est un Am&eacute;ricain r&eacute;fugi&eacute; &agrave; Ju&aacute;rez. Il a commis un d&eacute;lit de fuite mortel dans son pays d'origine. Ancien boxeur de bon calibre, il est r&eacute;duit &agrave; participer &agrave; des combats truqu&eacute;s pour gagner sa vie. Il vend aussi de l'herbe avec son ami Est&eacute;ban. Amoureux de Paloma, il tente de se refaire une virginit&eacute; en redevenant un vrai boxeur et refuse de participer &agrave; des combats &agrave; mort. Par vengeance, ses anciens employeurs vont faire subir &agrave; sa belle le sort horrible qu'ont subi une multitude de femmes avant elle. <br />
<br />
<em>Les Disparues de Ju&aacute;rez </em>est un roman d'une grande noirceur, cruel et sanglant. Sam Hawken l&egrave;ve le voile sur une ville sans justice, immorale et abjecte. Les personnages sont tous d'une tr&egrave;s grande humanit&eacute;, mais sont tous aussi atteints par les &eacute;v&eacute;nements qui se d&eacute;roulent dans cette ville. Les stup&eacute;fiants et l'alcool ne sont jamais tr&egrave;s loin pour anesth&eacute;sier les douleurs, pour faire oublier les malheurs. Un polar qui vient gratter la pire des plaies, celle de la criminalit&eacute; organis&eacute;e devant laquelle l'honn&ecirc;tet&eacute; tend &agrave; s'effondrer.<br />
<br />
Petros Markaris, <a href="http://www.seuil.com/livre-9782021053517.htm" target="_hplink"><em>Liquidations &agrave; la grecque</em>. </a><a href="http://www.seuil.com/" target="_hplink">&Eacute;ditions Seuil / Policiers</a>. Novembre 2012. Traduction Michel Volkovitch (<em>Lixiprothesma dania</em>, 2010). 326 pages. Disponible aussi en format Epub et Pdf.<br />
<br />
Sam Hawken, <a href="http://www.belfond-noir.fr/site/les_disparues_de_juarez_&amp;600&amp;ben01&amp;9782714451279&amp;1.html?8" target="_hplink"><em>Les Disparues de ju&aacute;rez</em>, </a><a href="http://www.belfond-noir.fr/site/accueil_belfond_noir_&amp;600&amp;ben01.html" target="_hplink">&Eacute;ditions Belfond Noir</a>, Novembre 2012. Traduction Mireille Vignol (<em>The Dead women of ju&aacute;rez</em>, 2011). 391 pages. Disponible aussi en format Epub.]]></content>
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    <title>Polars : Du Québec à l'Australie</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2187366</id>
    <published>2013-01-16T12:00:56-05:00</published>
    <updated>2013-03-18T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Avec De Pierres et de sang, André Jacques livre un polar exceptionnel. Un vol de diamants tourne à la catastrophe aux confins du Canada. Les services secrets français se jettent dans la mêlée avec ceux de la Russie. La GRC tente de démêler le crime. De Yellowknife à Montréal, de Paris à Anvers, l'antiquaire et ex-major de l'armée canadienne Alexandre Jobin suit la piste parsemée de cadavres.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[Avec <em>De Pierres et de sang</em>, Andr&eacute; Jacques livre un polar exceptionnel. Un vol de diamants tourne &agrave; la catastrophe aux confins du Canada. Les services secrets fran&ccedil;ais se jettent dans la m&ecirc;l&eacute;e avec ceux de la Russie. La GRC tente de d&eacute;m&ecirc;ler le crime. De Yellowknife &agrave; Montr&eacute;al, de Paris &agrave; Anvers, l'antiquaire et ex-major de l'arm&eacute;e canadienne Alexandre Jobin suit la piste parsem&eacute;e de cadavres.<br />
<br />
L'ex-soldate Julie Dorval travaille &agrave; la s&eacute;curit&eacute; pour une mine de diamants &agrave; Yellowknife. Complice des man&oelig;uvres frauduleuses des directeurs de l'entreprise, dont le sanguinaire Russe Serguei Belochnikov, elle s'allie &agrave; l'Inuit Peter Ugiuk pour voler des pierres. Il veut rendre &agrave; sa communaut&eacute; un &eacute;norme diamant d&eacute;rob&eacute; alors qu'elle est plut&ocirc;t motiv&eacute;e par l'app&acirc;t du gain. Le braquage tourne mal. Bless&eacute;e, Julie parvient &agrave; rejoindre Montr&eacute;al o&ugrave; elle re&ccedil;oit l'aide d'Alexandre Jobin qui va la suivre comme son ombre. Apr&egrave;s quelques sanglants &eacute;pisodes, elle se rend &agrave; Anvers pour refiler en contrebande les pr&eacute;cieuses pierres. Julie est poursuivie par les Russes, les Fran&ccedil;ais, La GRC, le SPVM, les patrons de la mine et son employeur. Le r&eacute;cit devient alors une h&eacute;catombe o&ugrave; les manigances des personnages font place &agrave; un sauve-qui-peut lorsque l'agent russe ex&eacute;cute la technique de la terre br&ucirc;l&eacute;e (fuir sans rien laisser en vie derri&egrave;re).<br />
<br />
Le quatri&egrave;me polar d'Andr&eacute; Jacques est un parfait thriller d'aventure. Lorsque Julie d&eacute;robe les pierres, elle est loin de se douter dans quel engrenage elle s'embarque. Elle parvient &agrave; d&eacute;monter le syst&egrave;me de collusion qui permet &agrave; une petite mini&egrave;re productrice de diamants de faire le blanchiment des diamants de sang. Le rythme est effr&eacute;n&eacute; et le suspense maintenu de bout en bout avec un savoir-faire total. L'auteur affiche une telle ma&icirc;trise de son sujet qu'il parvient sans peine &agrave; d&eacute;jouer les pr&eacute;visions des plus habiles lecteurs. Les retournements de situations sont adroits et imaginatifs. <br />
<br />
R&eacute;cit tout en action, <a href="http://www.editionsdruide.com/livres/reliefs/de-pierre-et-de-sang/" target="_hplink"><em>De Pierres et de sang </em></a>&eacute;tonne et divertit. V&eacute;ritable &laquo; page-turner &raquo; le roman m&eacute;rite l'attention imm&eacute;diate de tout amateur de litt&eacute;rature polici&egrave;re. Il s'agit de l'un des meilleurs polars &agrave; jamais avoir &eacute;t&eacute; &eacute;crits au Qu&eacute;bec. <br />
<br />
<strong>En Australie aussi il s'&eacute;crit du polar. Darren Williams, <em>Cons&eacute;quences</em>...</strong><br />
<br />
Petit village tranquille, Angel Rock est secou&eacute; par deux drames. Les fr&egrave;res Ferry se perdent dans le bush australien qui cerne le village. Tom, l'ain&eacute;, en reviendra, seul, quelques jours plus tard, incapable de se rappeler ce qui a bien pu arriver &agrave; son fr&egrave;re.  Au m&ecirc;me moment, Darcy est retrouv&eacute;e morte &agrave; Sidney, un suicide apparent. L'agent Gibson m&egrave;ne l'enqu&ecirc;te qui l'am&egrave;ne au domicile de la jeune fille, &agrave; Angel Rock. Y a-t-il un lien entre ces deux &eacute;v&eacute;nements?<br />
<br />
<a href="http://www.sonatine-editions.fr/Consequences" target="_hplink"><em>Cons&eacute;quences</em></a> interroge cette vie recluse de petits villages, les haines entre les vieilles familles, les relations tortueuses, les dettes et les jalousies qui d&eacute;terminent les liens entre les villageois de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration. Il y a quelque chose d'immens&eacute;ment oppressant dans ce polar &agrave; tout le moins exotique.<br />
<br />
L'intrigue se d&eacute;ploie lentement ce qui contribue &agrave; l'atmosph&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale du polar qui est &eacute;touffante, torride et angoissante. Comme s'il se d&eacute;roulait dans une &eacute;tuveuse. Les personnages sont camp&eacute;s avec une virtuosit&eacute; telle qu'on ressent l'impression de les avoir d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute;s. Gibson, inspecteur tenace et fragile. Pop, le policier local, un grand sage qui veille sur son village et ses habitants. Les villageois qui contribuent &agrave; l'ambiance glauque, inqui&eacute;tante; parfois malsaine souvent fraternelle. Les descriptions des paysages arides de ce bush, ces eucalyptus, ces oiseaux indig&egrave;nes font de <em>Cons&eacute;quences</em> une lecture d&eacute;paysante fort agr&eacute;able. <br />
<br />
Une petite lacune dans la trame narrative; L'utilisation du coup de th&eacute;&acirc;tre. Un personnage oubli&eacute;, seulement entrevu, surgit en fin d'&eacute;nigme et vient d&eacute;nouer toute l'intrigue. La finale du roman devient pr&eacute;visible et d&eacute;cevante. Le talent de l'auteur est pourtant ind&eacute;niable et lui, comme nous, m&eacute;ritions mieux.<br />
<br />
Andr&eacute; Jacques, <em>De Pierres et de sang</em>, <a href="http://www.editionsdruide.com/index.php" target="_hplink">&Eacute;ditions Druide </a>/ Reliefs, septembre 2012. 463 pages.<br />
<br />
Darren Williams, <em>Cons&eacute;quences</em>, <a href="http://www.sonatine-editions.fr/" target="_hplink">&Eacute;ditions Sonatine</a>, octobre 2012. Traduction Fabrice Pointeau (Angel Rock, 2002). 392 pages.]]></content>
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    <title>Le Top du Top des Polars 2012</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2351349</id>
    <published>2012-12-22T11:16:44-05:00</published>
    <updated>2013-02-21T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Alors, vous avez passé une belle fin du monde? On peut passer à autre chose?

À travers la panoplie incroyable des parutions 2012 sont apparues de très bons romans. Des polars extraordinaires. Des aventures époustouflantes, éprouvantes, amusantes. Nous vous avons préparés une liste. Notre liste. Exhaustive et personnelle. Mais du bon, de l'inouï, de l'inattendu. Bref, les meilleurs parmi les meilleurs.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[(Avec la collaboration de Jos&eacute;e Kenny)<br />
<br />
<strong>Ne reculant devant rien pour faciliter vos lectures et, qui sait, achever vos cadeaux des f&ecirc;tes, nous vous offrons le meilleur. Du bon, que du bon.</strong><br />
<br />
Alors, vous avez pass&eacute; une belle fin du monde? On peut passer &agrave; autre chose?<br />
<br />
&Agrave; travers la panoplie incroyable des parutions 2012 sont apparues de tr&egrave;s bons romans. Des polars extraordinaires. Des aventures &eacute;poustouflantes, &eacute;prouvantes, amusantes. Nous vous avons pr&eacute;par&eacute;s une liste. Notre liste. Exhaustive et personnelle. Mais du bon, de l'inou&iuml;, de l'inattendu. Bref, les meilleurs parmi les meilleurs. <br />
<br />
<strong>10- Cat&eacute;gorie polar et terreur. </strong><br />
<em><a href="http://www.lesescales.fr/ouvrage/le-prix-de-la-peur/?EAN13=9782365690164" target="_hplink">Le Prix de la peur </a></em>de Chris Carter. Un cur&eacute; d&eacute;capit&eacute; qui se retrouve avec une t&ecirc;te de chien! Le ton est donn&eacute; et l'enqu&ecirc;te d&eacute;bute sur un rythme effr&eacute;n&eacute;. Quand un tueur met en sc&egrave;ne votre pire cauchemar devant la mort, il est normal d'avoir peur. Terrorisant.<br />
<br />
<strong>9- Cat&eacute;gorie thriller percutant.</strong> <br />
<em><a href="http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=42221&amp;levelCode=home" target="_hplink">Fi&egrave;vre </a></em>de Val McDermid. Sixi&egrave;me tome des aventures du profileur Tony Hill et de Carol Jordan, inspectrice en chef. Un pr&eacute;dateur psychopathe pi&egrave;ge des adolescents obnubil&eacute;s par la popularit&eacute;. Le web est un immense terrain de chasse. Les parents sont impuissants et d&eacute;pass&eacute;s. Tr&egrave;s peu d'auteurs peuvent se comparer &agrave; la grande &eacute;cossaise. En quantit&eacute; comme en qualit&eacute;, Val McDermid conserve son titre de reine du suspense. <br />
<br />
<strong>8- Cat&eacute;gorie qu&ecirc;te du crime parfait.</strong> <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/le-devouement-du-suspect-x_b_1457579.html" target="_hplink">(Vers la chronique)</a><br />
Deux polars du japonais Keigo Higashino, <em><a href="http://actes-sud.fr/catalogue/romans-policiers/le-devouement-du-suspect-x-0" target="_hplink">Le D&eacute;vouement du suspect X </a></em>et <a href="http://actes-sud.fr/catalogue/romans-policiers/un-cafe-maison" target="_hplink"><em>Un Caf&eacute; maison</em></a>. Impossible de les d&eacute;partager. 2 petits chefs-d'&oelig;uvre de romans policiers qui mettent &agrave; rudes &eacute;preuves le sens cognitif des lecteurs. Quelqu'un croit encore que le polar est un genre mineur?<br />
<br />
<strong>7- Cat&eacute;gorie j'aime tout ce qu'il &eacute;crit. </strong> <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/mapuche_b_1649018.html" target="_hplink">(Vers la chronique)</a><br />
<a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire/Thrillers/Mapuche" target="_hplink"><em>Mapuche </em></a>de Caryl F&eacute;rey. Il n'y a rien &agrave; ajouter sinon que les concours litt&eacute;raires sont arrang&eacute;s avec le gars des vues. Mais &ccedil;a, vous le saviez d&eacute;j&agrave;. La vraie litt&eacute;rature; celle qui respire, qui inspire. Celle qui vit et se d&eacute;passe est ici et c'est nous, les amateurs du genre, qui en profitons. Mapuche c'est la vie qui gronde sous l'&eacute;criture sensible de Caryl F&eacute;rey. F&eacute;roce.<br />
<br />
<strong>6- Cat&eacute;gorie la confession pour tous. </strong><br />
<a href="http://www.editions-calmann-levy.com/catalogue/livre/auteur-422186-roman-Le-Tribunal-des-ames-Suspense-Crime.html" target="_hplink"><em>Le Tribunal des &acirc;mes </em></a>de Donato Carrisi. Comment r&eacute;agir devant la possibilit&eacute; de se faire justice. Le pardon ou la vengeance ? Ce n'est pas une co&iuml;ncidence si des endeuill&eacute;s et des victimes sont confront&eacute;s &agrave; leurs bourreaux. Suivez le fil de l'intrigue car vous risquez de vous perdre dans ce labyrinthe de confessions. L'auteur italien est un ma&icirc;tre d'&oelig;uvre incomparable. Ph&eacute;nom&eacute;nal. <br />
<br />
<strong>5- Cat&eacute;gorie on renouvelle le genre. </strong><br />
<a href="http://www.seuil.com/livre-9782021084207.htm" target="_hplink"><em>Cool </em></a>de Don Winslow. On aurait pu douter de ce polar, qui est une pr&eacute;quelle du d&eacute;sormais c&eacute;l&egrave;bre <em>Sauvages</em>. C'&eacute;tait sans compter sur les qualit&eacute;s exceptionnelles de cet &eacute;crivain hors du commun. Winslow parvient, avec <em>cool</em>, &agrave; renouveler le genre du polar noir sans jamais tomber dans le d&eacute;j&agrave;-vu. Un roman brillant et intelligent.<br />
<br />
<strong>4- Cat&eacute;gorie polar qu&eacute;b&eacute;cois. </strong> <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/polars-quebec-australie_b_2187366.html" target="_hplink">(Vers la chronique)</a><br />
La palme revient &agrave; Andr&eacute; Jacques qui emporte, avec <a href="http://www.editionsdruide.com/livres/reliefs/de-pierre-et-de-sang/" target="_hplink"><em>De Pierres et de sang</em></a>, la litt&eacute;rature qu&eacute;b&eacute;coise vers une sph&egrave;re jamais atteinte jusqu'ici. Le polar made in Qu&eacute;bec ne s'en remettra pas et c'est tant mieux. Jouissif.<br />
<br />
<strong>3- Cat&eacute;gorie roman noir. </strong> <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/polar-au-feminin-black-blocs_b_1325414.html" target="_hplink">(Vers la chronique)</a><br />
La fran&ccedil;aise Elsa Marpeau frappe un grand coup avec <em><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire/Romans-noirs/Black-Blocs" target="_hplink">Black blocs</a></em>. Lanc&eacute; au moment m&ecirc;me o&ugrave; le printemps &eacute;rable se d&eacute;cha&icirc;nait dans nos rues, le polar r&eacute;sonne avec une pertinence in&eacute;gal&eacute;e. Anthologique.<br />
<br />
<strong>2- Cat&eacute;gorie roman d'enqu&ecirc;te. </strong> <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/john-harvey-polar-deuil-oubli_b_1307714.html" target="_hplink">(Vers la chronique)</a><br />
Le summum est atteint par <a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Le-deuil-et-l-oubli--John-Harvey_ean13_9782743622855.html" target="_hplink"><em>Le Deuil et l'oubli </em></a>de John Harvey. Une double histoire de disparition men&eacute;e par un grand de la litt&eacute;rature britannique. Des personnages attachants. Une intrigue complexe. Inoubliable.<br />
<br />
<strong>1- Cat&eacute;gorie suspense.</strong> <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/polar-consecration-karine-giebel_b_1575397.html" target="_hplink">(Vers la chronique)</a><br />
Et LE polar de l'ann&eacute;e; <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/juste_une_ombre_&amp;104&amp;9782265096493.html?RECHA=juste+une+ombre" target="_hplink"><em>Juste une Ombre</em></a> de Karine Giebel. Un thriller psychologique qui touche aux limites du genre. Terreur, &eacute;tonnement et nuit blanche en prime. Peut-elle faire encore mieux? Vraiment? Le d&eacute;fi est de taille. Un d&eacute;lice de tous les instants.<br />
<br />
Digne de mention, <a href="http://actes-sud.fr/catalogue/romans-policiers/de-bons-voisins" target="_hplink"><em>De Bons voisins </em></a>de  Ryan David Jahn, <em><a href="http://actes-sud.fr/catalogue/romans-policiers/la-tristesse-du-samourai" target="_hplink">La Tristesse du samoura&iuml; </a></em>de Victor Del Arbol. <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/le_dieu_de_new_york_&amp;104&amp;9782265094444.html?RECHA=le+dieu+de+new+york" target="_hplink"><em>Le Dieu de New York </em></a>de Lyndsay Faye <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/polars-americains_b_2063697.html" target="_hplink">(vers la chronique), </a>sans oublier l'amusant <a href="http://www.alire.com/Romans/Malphas.html#Malphas2" target="_hplink"><em>Malphas 2 </em></a>de Patrick Sen&eacute;cal <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/malphas-2-patrick-senecal_b_1840878.html" target="_hplink">(Vers la chronique). </a><br />
Sur ce, passez un joyeux temps de lectures!]]></content>
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    <title>Dernier polar avant la fin du monde...</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/suggestion-lecture_b_2248327.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2248327</id>
    <published>2012-12-12T10:08:26-05:00</published>
    <updated>2013-02-11T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[À quelques jours de la date annoncée pour la fin du monde, Chel Manu, pourfendeuse des théories sulfureuses sur le sujet, est conservatrice au musée Getty. Guatémaltèque d'origine maya, elle reçoit un manuscrit dérobé dans une tombe maya. Le voleur, Gutierrez et son complice, Volcy, tombent brusquement malades. Le docteur Gabriel Stanton soupçonne une maladie à Prion, transmissible par l'air, sans vaccin ni remède.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong>Comme si vous y &eacute;tiez! En fait, vous y &ecirc;tes... &agrave; quelques jours pr&egrave;s. &Agrave; peine le temps requis pour lire ce polar, <em>12:21 </em>de Dustin Thomason. Entre opportunisme et r&eacute;cup&eacute;ration.</strong><br />
<br />
Il faudrait vraiment &ecirc;tre d&eacute;connect&eacute; pour n'avoir pas entendu les proph&eacute;ties sur la fin du calendrier maya. Les sc&eacute;narios catastrophes abondent; un ast&eacute;ro&iuml;de, une plan&egrave;te X frappant la Terre, un d&eacute;salignement, un trou noir, bref n'importe quoi et rien venant perturber notre qui&eacute;tude &agrave; coup d'explosions, de tsunamis, de s&eacute;ismes, etc. La derni&egrave;re date apocalyptique que nous avions &eacute;tait le changement de mill&eacute;naire... Les &laquo; ex&eacute;g&egrave;tes &raquo; de Nostradamus peinent &agrave; pr&eacute;dire le pass&eacute;... Mais les Mayas viennent &agrave; la rescousse avec une pr&eacute;cision, une date, une vraie : 21 d&eacute;cembre 2012. <br />
<br />
&Agrave; quelques jours de la date annonc&eacute;e pour la fin du monde, Chel Manu, pourfendeuse des th&eacute;ories sulfureuses sur le sujet, est conservatrice au mus&eacute;e Getty. Guat&eacute;malt&egrave;que d'origine maya, elle re&ccedil;oit un manuscrit d&eacute;rob&eacute; dans une tombe maya. Le voleur, Gutierrez et son complice, Volcy, tombent brusquement malades. Le docteur Gabriel Stanton soup&ccedil;onne une maladie &agrave; Prion, transmissible par l'air, sans vaccin ni rem&egrave;de. Chel pressent que la solution se trouve sur les lieux o&ugrave; le codex a &eacute;t&eacute; vol&eacute;, mais elle doit traduire les glyphes. Rapidement, l'infection se r&eacute;pand. L'&eacute;tat d'urgence est d&eacute;clar&eacute; et Los Angeles mis en quarantaine. La mort gagne du terrain et la population se r&eacute;volte. Stanton et Manu vont parvenir au Guatemala mais trouveront-ils la tombe, la cause et le rem&egrave;de &agrave; temps?<br />
<br />
Dustin Thomason, dont c'est le second polar apr&egrave;s <em>La R&egrave;gle de quatre </em>(2005), nous entra&icirc;ne dans une course contre la montre. Il s'agit d'un roman d'anticipation qui flirte avec la dystopie, une vision plut&ocirc;t noire de l'avenir. <br />
<br />
La fatidique date du 21 d&eacute;cembre &eacute;tant toute proche, on peut consid&eacute;rer <a href="http://www.editions-calmann-levy.com/livre/titre-455538-12-21-auteur-ecrivain-Dustin-Thomason.html" target="_hplink"><em>12 :21 </em></a>comme le dernier de sa lign&eacute;e sur le sujet. <br />
<br />
Dustin Thomason a voulu surfer sur la fin du monde trop annonc&eacute;e. En s'appuyant sur des faits connus plus ou moins bidon pour &eacute;tayer son suspense, l'auteur peine &agrave; maintenir une cr&eacute;dibilit&eacute; n&eacute;cessaire &agrave; l'intrigue. Il suffit au lecteur de ne pas croire &agrave; ces histoires, et la vraisemblance du r&eacute;cit est perdue. Pourtant, si on retirait du r&eacute;cit la fin du monde maya, le polar deviendrait passionnant. <br />
<br />
Dommage car il s'agit d'une bonne histoire, bien &eacute;labor&eacute;e, mais en voulant l'associer au 21 d&eacute;cembre, Thomason a fait fausse route. Le roman escamote le v&eacute;ritable enjeu : trouver un vaccin et freiner les pertes de vies. &Agrave; cause de l'omnipr&eacute;sence des Mayas et de leur calendrier, le thriller ne tient pas. Trop de bonnes id&eacute;es sont jet&eacute;es dans le r&eacute;cit et peu approfondies, amenant le suspense dans une impasse. Et parce que le polar est li&eacute; &agrave; la proph&eacute;tie, il ne survivra pas &agrave; l'&eacute;ph&eacute;m&eacute;ride. <br />
<br />
ATTENTION : Date de p&eacute;remption incluse.<br />
<br />
<strong>Note : C'est le dernier texte avant ma disparition le 20 d&eacute;cembre 23h59.59999...<br />
Apr&egrave;s, si j'ai surv&eacute;cu, vous aurez droit &agrave; un top 2012 juste &agrave; temps pour vos derni&egrave;res emplettes.</strong><br />
<br />
Dustin Thomason, <em>12:21</em>, <a href="http://www.editions-calmann-levy.com/Calmann_Levy/acc/acc01_accueil_f.jsp" target="_hplink">&Eacute;ditions Calmann-Levy</a>, novembre 2012. Traduction Pascal Loubet (<em>12:21</em>, 2012). 383 pages.]]></content>
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    <title>Polars à l'américaine</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/polars-americains_b_2063697.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2063697</id>
    <published>2012-11-02T08:35:50-04:00</published>
    <updated>2013-01-02T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[L'incendie, mais surtout les cargaisons d'immigrants Irlandais qui débarquent à pleins quais; malades, pauvres, affamés. Ces « voleurs de jobs » chassés de leur pays par la maladie de la patate qui apportent leur foi catholique (papiste) au pays du protestantisme. Les natifs déclenchent presque une guerre civile contre les nouveaux arrivants et lorsqu'ils apprennent par les journaux la présence d'un charnier, qu'on découvre un autre le cadavre d'un autre garçonnet dans une poubelle, puis l'assassinat d'un enfant dans une église papiste, la violence s'exacerbe davantage. Un fou veut tuer tous les Irlandais avant qu'ils ne contaminent la ville.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<center><strong>Lyndsay Faye et Elmore Leonard : la jeune romanci&egrave;re et le vieux routier</strong></center><br />
<br />
<br />
<strong>Dans une for&ecirc;t en p&eacute;riph&eacute;rie de New York, un charnier est d&eacute;couvert. Dix-neuf enfants sont trouv&eacute;s dans un &eacute;tat de putr&eacute;faction avanc&eacute;. Les plus vieux corps y sont depuis 5 ans. On d&eacute;couvre qu'il s'agit de jeunes irlandais de moins de treize ans, orphelins et prostitu&eacute;s. Tous les cadavres sont profan&eacute;s et des organes ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;lev&eacute;s.</strong><br />
<br />
Le premier roman de l'Am&eacute;ricaine Lyndsay Faye, <em>Le Dieu de New York</em>, raconte ce qui de prime abord appara&icirc;t comme un (autre) polar sur un tueur en s&eacute;rie mais se r&eacute;v&egrave;le par la suite toute autre chose. Un v&eacute;ritable d&eacute;lire religieux m&ecirc;l&eacute; &agrave; un racisme quotidien. <br />
<br />
Nous sommes &agrave; New York, la m&eacute;gapole en devenir avec son demi-million de r&eacute;sidants. Il fait chaud, car c'est l'&eacute;t&eacute;. Bient&ocirc;t, cependant, il fera encore plus chaud. L'incendie destructeur de 1845 va ravager les vieux b&acirc;timents en bois. Tim Wilde travaille dans un bar &agrave; hu&icirc;tres lorsque le feu se d&eacute;clare. Il abandonne tout dans l'espoir de gagner son domicile pour sauver des flammes sa fortune &eacute;conomis&eacute;e dans le but d'&eacute;pouser Mercy Underhill. Mais le sort va s'acharner sur lui. Pris au c&oelig;ur de l'incendie, il est bless&eacute; et d&eacute;figur&eacute;. Son fr&egrave;re Val, pompier volontaire, le sauve. <br />
<br />
Tim n'a plus de logis, est sans emploi et ruin&eacute;. Bien malgr&eacute; lui, il accepte alors de faire partie des forces de l'ordre nouvellement cr&eacute;&eacute;es. Lors d'une patrouille, il trouve une fillette en fuite, couverte de sang. C'est le d&eacute;but d'une aventure horrifiante. Il d&eacute;couvre une fosse commune dans laquelle repose des enfants et, remontant la piste, d&eacute;voile toute une facette horrifiante de la soci&eacute;t&eacute; new-yorkaise, le racisme envers les nouveaux arrivants, principalement des Irlandais de confession catholique. Chaque chapitre est d'ailleurs pr&eacute;c&eacute;d&eacute; d'une citation d'&eacute;poque attisant la haine des papistes irlandais.<br />
<br />
Polar d'envergure parce qu'il ne se limite pas &agrave; construire une sc&egrave;ne de crime puis &agrave; faire &eacute;voluer les personnages au gr&eacute; de l'enqu&ecirc;te. Lyndsay Faye utilise avec bonheur des moments historiques de la ville de New York. L'incendie, mais surtout les cargaisons d'immigrants Irlandais qui d&eacute;barquent &agrave; pleins quais; malades, pauvres, affam&eacute;s. Ces &laquo; voleurs de jobs &raquo; chass&eacute;s de leur pays par la maladie de la patate qui apportent leur foi catholique (papiste) au pays du protestantisme. Les natifs d&eacute;clenchent presque une guerre civile contre les nouveaux arrivants et lorsqu'ils apprennent par les journaux la pr&eacute;sence d'un charnier, qu'on d&eacute;couvre un autre le cadavre d'un autre gar&ccedil;onnet dans une poubelle, puis l'assassinat d'un enfant dans une &eacute;glise papiste, la violence s'exacerbe davantage. Un fou veut tuer tous les Irlandais avant qu'ils ne contaminent la ville.<br />
<br />
Pour les amants de New York d'abord. Pour les amateurs de bons polars, ensuite. <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/le_dieu_de_new_york_&amp;100&amp;9782265094444.html" target="_hplink"><em>Le Dieu de New York </em></a>est un r&eacute;gal.<br />
<br />
<br />
<strong>La Simplicit&eacute; volontaire selon Elmore Leonard</strong><br />
<br />
Auteur tout aussi l&eacute;gendaire que prolifique, Elmore Leonard poursuit, avec le recueil <em>Connivence avec l'ennemi</em>, une &oelig;uvre exemplaire qui explore et t&eacute;moigne des turpitudes de l'Am&eacute;ricain moyen. <br />
<br />
D'abord publi&eacute; dans le <em>New York Times</em> sous forme de feuilleton, le polar est introduit avec deux nouvelles racontant les d&eacute;buts du policier Carl Webster. Troisi&egrave;me volet de la s&eacute;rie de romans consacr&eacute;s au marshal apr&egrave;s <em><a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Le-Kid-de-l-Oklahoma--Elmore-Leonard_ean13_9782743617660.html" target="_hplink">Le Kid de l'Oklahoma </a></em>et <a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Hitler-s-Day-Elmore-Leonard_ean13_9782743618957.html" target="_hplink"><em>Hitler's Day</em></a>. Connivence avec l'ennemi semble, avant tout, une anecdote allong&eacute;e.<br />
<br />
Oklahoma accueille un camp de prisonniers de guerre allemands. Nous sommes en 1944. Le prisonnier J&uuml;rgen Shrenk soudoie un gardien et s'&eacute;chappe r&eacute;guli&egrave;rement avant de revenir au camp. Carl Webster le soup&ccedil;onne de retrouver Shemane, une beaut&eacute; locale aux m&oelig;urs plut&ocirc;t libres. Or, la loi interdit ce type de rapport avec l'ennemi. Elmore Leonard, &agrave; sa mani&egrave;re habituelle, va ajouter au r&eacute;cit quelques &eacute;l&eacute;ments perturbateurs tels un gangster juif, l'&eacute;pouse de Webster, Louly, instructrice chez les marines, quelques truands patauds, des femmes fortes et fatales, Gary, le jeune marshall, qui voudrait avoir la g&acirc;chette aussi facile que Webster... Le tout servi avec des dialogues savoureux...<br />
<br />
<a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Connivence-avec-l-ennemi-Elmore-Leonard_ean13_9782743623647.html" target="_hplink"><em>Connivence avec l'ennemi </em></a>n'est certes pas un titre clef pour conna&icirc;tre et appr&eacute;cier l'&oelig;uvre de ce grand auteur. Vite lu, il  ne fera pas partie des romans inoubliables.<br />
<br />
Elmore Leonard est le Woody Allen du polar noir / western, explorant sans cesse les m&ecirc;mes pistes, s'enfon&ccedil;ant toujours davantage dans la psych&eacute; humaine, parvenant parfois &agrave; saisir l'immat&eacute;riel... et c'est peut-&ecirc;tre cela qui donne au texte ce petit c&ocirc;t&eacute; a&eacute;rien, l&eacute;ger et grave &agrave; la fois.<br />
<br />
On dirait presque qu'il &eacute;crit en apesanteur tant le style est &eacute;th&eacute;r&eacute;. Des faits, uniquement des faits. Un savant m&eacute;lange d'action et de dialogues sans &eacute;tat d'&acirc;me, sans description. Pourquoi complexifier quand tout peut &ecirc;tre si simple? Mais ne vous y trompez pas, c'est du grand art. Elmore Leonard &eacute;blouit ses lecteurs avec cette insoutenable l&eacute;g&egrave;ret&eacute;. Pour arriver &agrave; un tel &eacute;quilibre, parvenir &agrave; passionner son auditoire avec si peu de moyens demande des qualit&eacute;s rares. <br />
<br />
Lyndsay Faye, <em>Le Dieu de New York</em>, <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/page_accueil_site_editions_fleuve_noir_&amp;1.html" target="_hplink">&Eacute;ditions Fleuve Noir</a>, 14 septembre 2012. Traduction Carine Chichereau (The Gods of Gotham, 2012). 503 pages.<br />
<br />
Elmore Leonard, <em>Connivence avec l'ennemi</em>, <a href="http://www.payot-rivages.net/editions_payot_et_rivages.html" target="_hplink">&Eacute;ditions Rivages / Thriller</a>, ao&ucirc;t 2012. Traduction Johanne Le Roy (Comfort to the enemy, 2009). 235 pages.]]></content>
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    <title>Polar apocalyptique: Flashback! de Dan Simmons</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/polar-apocalyptique-flash_b_1887070.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1887070</id>
    <published>2012-09-30T11:47:54-04:00</published>
    <updated>2012-11-30T05:12:02-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Nous sommes à Denver, Colorado, en 2035. Les États-Unis d'Amérique ont subi le même sort que les grands empires du passé. Non seulement ont-ils perdu toute influence sur le reste du monde, mais une partie de leur territoire a été conquis par la reconquista du Nuevo Mexique. Une guerre civile meurtrière fait rage en Californie. Le Texas a déclaré son indépendance et est devenu une République. Les autres États croupissent sous l'influence du Japon, le grand gagnant de l'effondrement américain et asiatique.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong><em>Flashback</em>, la vision cauchemardesque du grand Dan Simmons. Les &Eacute;.-U. sont en pleine d&eacute;cadence. La fin du monde est proche. Les Am&eacute;ricains se droguent au flashback. Ils d&eacute;rivent vers l'apocalypse. </strong><br />
<br />
Nous sommes &agrave; Denver, Colorado, en 2035. Les &Eacute;tats-Unis d'Am&eacute;rique ont subi le m&ecirc;me sort que les grands empires du pass&eacute;. Non seulement ont-ils perdu toute influence sur le reste du monde, mais une partie de leur territoire a &eacute;t&eacute; conquis par la reconquista du Nuevo Mexique. Une guerre civile meurtri&egrave;re fait rage en Californie. Le Texas a d&eacute;clar&eacute; son ind&eacute;pendance et est devenu une R&eacute;publique. Les autres &Eacute;tats croupissent sous l'influence du Japon, le grand gagnant de l'effondrement am&eacute;ricain et asiatique. Quant au reste du monde -- l'Europe, le Canada --, ils sont contr&ocirc;l&eacute;s par la seconde puissance en titre, le Califat Global, n&eacute; du regroupement des &Eacute;tats arabes unis.<br />
<br />
Ex-inspecteur de la police de Denver, Nick Bottom est engag&eacute; par le conseiller f&eacute;d&eacute;ral Hiroshi Nakamura afin de r&eacute;soudre une fois pour toutes l'enqu&ecirc;te au sujet de l'assassinat de Keigo Nakamura, son seul h&eacute;ritier. Il y a six ans, Bottom avait men&eacute; les investigations. Il est le seul &agrave; pouvoir r&eacute;interroger tous les t&eacute;moins encore vivants.  Comme la plupart des Am&eacute;ricains, l'ex-inspecteur est devenu accro au flashback, une drogue qui permet de revivre en r&eacute;el des &eacute;v&eacute;nements choisis de son pass&eacute;. Il revit donc sans cesse les moments heureux avec Dara, son &eacute;pouse assassin&eacute;e &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode o&ugrave; le fils Nakamura mourait. V&eacute;ritable junkie, Bottom accepte de reprendre l'enqu&ecirc;te seulement pour pouvoir se payer sa dose et retourner aupr&egrave;s de sa femme. Peu dupe, le conseiller le fait accompagner par son bras droit, le colonel Sato. <br />
<br />
Mais bient&ocirc;t, Nick Bottom se trouvera devant un inextricable dilemme. S'il d&eacute;couvre le meurtrier, Nakamura le tuera. S'il ne r&eacute;sout pas le myst&egrave;re, Nakamura le fera tuer. <br />
<br />
Le roman d'anticipation de Dan Simmons rec&egrave;le de nombreuses qualit&eacute;s litt&eacute;raires. Le portrait global des puissances est une vision int&eacute;ressante et probable. La guerre civile en Californie &agrave; laquelle est confront&eacute; le personnage principal est d&eacute;peinte avec habilet&eacute;. Dan Simmons sait insuffler la vie &agrave; ses nombreux personnages et maintient le rythme avec rigueur. Mais ces qualit&eacute;s ne suffisent pas &agrave; retenir un r&eacute;cit qui sombre sous la perspective politique. La subtilit&eacute; du propos ne fait certes pas partie des qualit&eacute;s du roman.<br />
<br />
Sous-jacent au r&eacute;cit se cache une haine fanatique du monde arabe et une critique peu reluisante des social-d&eacute;mocraties. Le Canada, anglais et fran&ccedil;ais, est constitu&eacute; d'individus veules. Fiers de leur multiculturalisme. Ils sont aval&eacute;s par le Califat Global. L'Europe en grave crise &eacute;conomique se laisse acheter &agrave; vil prix. La mise en abyme des th&egrave;mes qui font de <a href="http://www.laffont.fr/site/flashback_&amp;100&amp;9782221130599.html" target="_hplink"><em>Flashback </em></a>un v&eacute;ritable pamphlet r&eacute;publicain ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;. Les &Eacute;.-U., affaiblis par les attaques du 11 septembre 2001 et la crise &eacute;conomique de 2008, ont mis en berne leur r&ocirc;le de sh&eacute;rif mondial, abandonn&eacute; l'Europe et ne sont pas intervenus pour emp&ecirc;cher les &Eacute;tats arabes de lancer une bombe nucl&eacute;aire d&eacute;truisant Isra&euml;l. Replier sur eux-m&ecirc;mes, les Am&eacute;ricains ont tent&eacute; de r&eacute;soudre leurs probl&egrave;mes en multipliant les politiques d'apaisement envers les musulmans et en instaurant des programmes sociaux distribuant la richesse vers les plus d&eacute;munis. <br />
<br />
Cette vision &eacute;minemment apocalyptique aura une fin heureuse lorsque le Shogun japonais s'alliera &agrave; la R&eacute;publique du Texas pour mener une guerre nucl&eacute;aire contre le Califat Global. <br />
<br />
<em>Flashback </em>s'est peut-&ecirc;tre un peu trop nourri aux peurs sans fondement des enjeux mondiaux. Les manchettes, la radio poubelle et les d&eacute;bats d'opinions ne sont pas des sources d'information cr&eacute;dibles. Le dernier n&eacute; de l'imaginaire de Dan Simmons est une dystopie caricaturale. C'est fort dommage et je le regrette. Le grand roman d'anticipation attendu est torpill&eacute; par une grimace id&eacute;ologique.<br />
<br />
<center><img alt="2012-07-05-6127385406_76a0c0b0452.jpg" src="http://images.huffingtonpost.com/2012-07-05-6127385406_76a0c0b0452.jpg" width="321" height="500" /> </center><center><em>Tous droits r&eacute;serv&eacute;s par Quercus Books</em></center><br />
<br />
Dan Simmons, <em>Flashback</em>, <a href="http://www.laffont.fr/site/page_accueil_site_editions_robert_laffont_&amp;1.html" target="_hplink">&Eacute;ditions Robert Laffont</a>, ailleurs &amp; demain, juin 2012. traduction Patrick Dusoulier (Flashback, 2011). 516 pages.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/687825/thumbs/s-HOW-TO-BE-A-WOMAN-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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<entry>
    <title>Polar : Malphas 2 de Patrick Senécal: damné cégep!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/daniel-marois/malphas-2-patrick-senecal_b_1840878.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1840878</id>
    <published>2012-09-08T11:42:56-04:00</published>
    <updated>2012-11-08T05:12:02-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Patrick Senécal met en mots la petite communauté de Saint-Trailouin et son improbable cégep Malphas, du nom d'un obscur démon. Complètement lâché lousse, il explore cet univers avec un bonheur jouissif, imaginant souvent le pire, décrivant l'odieux enrubanné d'un humour grinçant, ironique, sarcastique, voire sadique.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[<strong>Patrick Sen&eacute;cal revient pile pour la rentr&eacute;e avec le second tome des aventures de Julien Sarkozy. Avec <a href="http://www.alire.com/Romans/Malphas.html#Malphas2" target="_hplink"><em>Malphas 2. Torture, luxure et lecture</em></a>, c'est le retour du plus ludique des auteurs qu&eacute;b&eacute;cois. Un roman d&eacute;lirant, ensorcelant.</strong><br />
<br />
Dans le premier &eacute;pisode, le professeur de litt&eacute;rature Julien Sarkozy &eacute;tait confront&eacute; &agrave; des <a href="http://www.alire.com/Romans/Malphas.html" target="_hplink">casiers </a>qui broyaient les corps des &eacute;tudiants. Il n'est pas indispensable, mais pr&eacute;f&eacute;rable, d'avoir lu le premier tome pour appr&eacute;cier le second. Cette fois, une semaine apr&egrave;s les casiers carnassiers, le c&eacute;gep Malphas ouvre &agrave; nouveau ses portes. Les &eacute;v&eacute;nements ant&eacute;rieurs ne sont toujours pas r&eacute;solus, le suspect est encore en fuite, que de nouveaux drames pointent d&eacute;j&agrave;. <br />
<br />
Le professeur Michel Cond&eacute; lance un club de lecture. <a href="http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=33048&amp;levelCode=litterature" target="_hplink">Zola</a>, <a href="http://www.livredepoche.com/lecume-des-jours-boris-vian-9782253140870" target="_hplink">Vian</a>, <a href="http://www.jailu.com/albums_detail.cfm?id=38807" target="_hplink">Houellebecq</a>, <a href="http://www.livredepoche.com/le-nom-de-la-rose-umberto-eco-9782253033134" target="_hplink">&Eacute;co</a>, <a href="http://www.folio-lesite.fr/Folio/livre.action?codeProd=A41208" target="_hplink">Nabokov</a>, <a href="http://www.edlibreexpression.com/Ru/Kim-Thuy/livre/9782764804636" target="_hplink">Thui</a>, <a href="http://www.editions-calmann-levy.com/catalogue/livre/auteur-306447-roman-Mange-Prie-Aime-Litterature-Etrangere.html" target="_hplink">Gilbert</a>, <a href="http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/petite-fille-qui-aimait-trop-les-52.html" target="_hplink">Soucy</a> et <a href="http://www.folio-lesite.fr/Folio/livre.action?codeProd=A39660" target="_hplink">Sade </a>sont au programme. Inscrit au club, le h&eacute;ros du premier tome, Julien Sarkozy opte pour <a href="http://www.folio-lesite.fr/Folio/livre.action?codeProd=A36242" target="_hplink">Romain Gary</a>. Les rencontres se tiendront dans une classe nouvellement r&eacute;nov&eacute;e suite &agrave; un incendie. Sarkozy, qui essaie toujours de comprendre ce qui est arriv&eacute; avec les casiers, est &agrave; nouveau face &agrave; des &eacute;nigmes. Il parvient &agrave; &eacute;claircir certains &eacute;l&eacute;ments, mais d'autres s'ajoutent et viennent obscurcir davantage le myst&egrave;re. Les participants du club commencent &agrave; s&eacute;rieusement d&eacute;railler. Le local semble hant&eacute; et les lectures &agrave; haute voix deviennent des pi&egrave;ges mortels. <br />
<br />
Je n'en dirai pas plus, vous laissant le privil&egrave;ge de d&eacute;couvrir ce qui se trame dans ce c&eacute;gep damn&eacute;!<br />
<br />
Patrick Sen&eacute;cal met en mots la petite communaut&eacute; de Saint-Trailouin et son improbable c&eacute;gep Malphas, du nom d'un obscur d&eacute;mon. Compl&egrave;tement l&acirc;ch&eacute; lousse, il explore cet univers avec un bonheur jouissif, imaginant souvent le pire, d&eacute;crivant l'odieux enrubann&eacute; d'un humour grin&ccedil;ant, ironique, sarcastique, voire sadique. Malphas est une s&eacute;rie qui oscille avec all&eacute;gresse entre les codes des romans de genre. Policier, humour, fantastique et horreur sont ainsi enchev&ecirc;tr&eacute;s, et l'auteur navigue de l'un &agrave; l'autre, v&eacute;ritable &eacute;crivain-funambule, cr&eacute;ant un univers duquel le lecteur ne d&eacute;croche pas, admettant l'improbable, l'invraisemblable jusqu'&agrave; l'impossible.<br />
<br />
Sen&eacute;cal distribue g&eacute;n&eacute;reusement son imaginaire d&eacute;brid&eacute;, l'ennui &eacute;tant certainement le dernier qualificatif qu'on peut attribuer &agrave; la s&eacute;rie. Je ne suis pas pr&egrave;s d'oublier la sc&egrave;ne d'anthologie o&ugrave; une pauvre bougresse, apr&egrave;s avoir r&eacute;cit&eacute; un extrait du livre d'Umberto Eco <em>Le nom de la rose</em>, grignote avidement un livre en verre.<br />
<br />
Malphas est prodigieusement divertissant, intelligent et &eacute;crit avec une efficacit&eacute; troublante. C'est possible au Qu&eacute;bec. Roman apr&egrave;s roman, Patrick Sen&eacute;cal le prouve.<br />
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Patrick Sen&eacute;cal, <em><em>Malphas 2. Torture, luxure et lecture</em></em>, &Eacute;ditions Alire, 23 ao&ucirc;t 2012. 498 pages.]]></content>
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    <title>Polar nordique: Femmes sur la plage</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1768497</id>
    <published>2012-08-11T16:47:26-04:00</published>
    <updated>2012-10-11T05:12:07-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Journaliste, dramaturge et scénariste, Tove Alsterdal s'est lancée dans le polar en 2009. Le résultat :  Femmes sur la plage, une enquête à saveur européenne qui nous fait parcourir la France, le Portugal, l'Espagne et la République Tchèque, le tout à la manière nordique, car l'auteure est Suédoise.]]></summary>
    <author>
        <name>Daniel Marois</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/daniel-marois/"><![CDATA[Journaliste, dramaturge et sc&eacute;nariste, Tove Alsterdal s'est lanc&eacute;e dans le polar en 2009. Le r&eacute;sultat :  <a href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/romans-policiers/femmes-sur-la-plage" target="_hplink"><em>Femmes sur la plage</em></a>, une enqu&ecirc;te &agrave; saveur europ&eacute;enne qui nous fait parcourir la France, le Portugal, l'Espagne et la R&eacute;publique Tch&egrave;que, le tout &agrave; la mani&egrave;re nordique, car l'auteure est Su&eacute;doise.<br />
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Journaliste pigiste, le New Yorkais Patrick Cornwall croit bien avoir d&eacute;nich&eacute; un sujet qui lui vaudra enfin un prix Pulitzer. L'esclavagisme moderne. Cependant, peu de temps apr&egrave;s son arriv&eacute;e &agrave; Paris, il dispara&icirc;t myst&eacute;rieusement. Inqui&egrave;te de ce silence inhabituel, son &eacute;pouse Ally Cornwall se rend en France pour le retrouver. Elle descend au m&ecirc;me h&ocirc;tel et suit la piste. Indices apr&egrave;s indices, Ally parvient &agrave; faire trembler la redoutable organisation qui exploite les esclaves. Patrick Cornwall s'&eacute;tait rendu au Portugal l&agrave; o&ugrave; sa piste arr&ecirc;te. Ally d&eacute;couvre enfin ce qui est arriv&eacute; &agrave; son amoureux et qu'importe les menaces et l'agression dont elle sera victime, sa vengeance sera terrible.<br />
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La traite des humains est un sujet d&eacute;licat et complexe. Ces malheureux africains qui quittent leurs pays en qu&ecirc;te d'une vie meilleure et qui tombent dans les filets de l'organisation criminelle sont achet&eacute;s, vendus, tu&eacute;s sans le moindre scrupule. V&eacute;ritable foire aux bestiaux, l'humain est asservi par des puissances occultes, dont les dirigeants sont vus comme des leaders, des d&eacute;cideurs. Sujet complexe donc, condens&eacute; dans un petit roman avec une finesse &eacute;poustouflante! Rien &agrave; couper, rien &agrave; ajouter. L'&eacute;quilibre est parfait.<br />
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Le syst&egrave;me de la traite des humains et le portrait global, mais aussi cette froide vengeance ou la femme d&eacute;poss&eacute;d&eacute;e, incapable d'obtenir une condamnation, applique la loi et se fait justice. <br />
Le premier polar de Tove Alsterdal est une totale r&eacute;ussite et la traduction de son second est attendue avec impatience. La Su&egrave;de continue d'&eacute;tonner. Une v&eacute;ritable petite mine pour les amateurs du genre!<br />
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Tove Alsterdal, <em>Femmes sur la plage</em>, <a href="http://www.actes-sud.fr/actes-noirs" target="_hplink">&eacute;ditions Actes Sud actes noirs</a>. Juillet 2012. 333 pages.]]></content>
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