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  <title>Christian Bolduc</title>
  <link href="http://quebec.huffingtonpost.ca/author/index.php?author=christian-bolduc"/>
  <updated>2013-06-18T17:52:15-04:00</updated>
  <author>
    <name>Christian Bolduc</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Christian Bolduc</subtitle>
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    <title>Itinérance à Montréal: Se trompe-t-on de cible ici?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/christian-bolduc/itinerance-montreal_b_1299629.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1299629</id>
    <published>2012-02-25T13:01:02-05:00</published>
    <updated>2012-04-26T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[L'abbé Pierre, que tout le monde connait pour son engagement auprès des pauvres (dont les itinérants) de France et du monde entier, a très bien résumé, dans cette vidéo, le malaise qui m'habite depuis que le rapport sur la judiciarisation de l'itinérance a été publié cette semaine à Montréal.]]></summary>
    <author>
        <name>Christian Bolduc</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/christian-bolduc/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/christian-bolduc/"><![CDATA[L'abb&eacute; Pierre, que tout le monde connait pour son engagement aupr&egrave;s des pauvres (dont les itin&eacute;rants) de France et du monde entier, a tr&egrave;s bien r&eacute;sum&eacute;, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1tWJynFOZNU&amp;feature=player_embedded" target="_hplink">dans cette vid&eacute;o</a>, le malaise qui m'habite depuis que le rapport sur la judiciarisation de l'itin&eacute;rance a &eacute;t&eacute; publi&eacute; cette semaine &agrave; Montr&eacute;al.<br />
<br />
Ce rapport de deux universitaires, qui d&eacute;nonce l'acharnement pr&eacute;sum&eacute; du Service de police de la Ville de Montr&eacute;al (SPVM) &agrave; l'&eacute;gard de cette client&egrave;le marginalis&eacute;e, instable et/ou fragile en lui collant 31 000 constats d'infractions entre 2006 et 2010 (pour moins de 2% de la classe sociale qu'elle constitue) pour &eacute;bri&eacute;t&eacute; publique (32%), passages impay&eacute;s (33%) et consommation d'alcool sur la voie publique (31%) passe totalement &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la plaque en visant la police et non le pouvoir politique qui, ultimement, a la l&eacute;gitimit&eacute; et l'expertise requises pour prendre cette probl&eacute;matique de front.<br />
<br />
C'est ce que l'abb&eacute; Pierre vient leur dire, &agrave; titre posthume, dans cette courte, mais tr&egrave;s &eacute;vocatrice vid&eacute;o de 0:44 secondes, alors qu'il attaque le socle sur lequel l'itin&eacute;rance et la pauvret&eacute; se construisent au quotidien : les in&eacute;galit&eacute;s socio-&eacute;conomiques qu'engendre le n&eacute;olib&eacute;ralisme &eacute;conomique d&eacute;brid&eacute; et son corollaire id&eacute;ologique, le d&eacute;sengagement progressif et in&eacute;luctable de l'&Eacute;tat dans les affaires sociales (la solidarit&eacute;).<br />
<br />
On peut d&eacute;cortiquer les r&eacute;sultats du rapport tant qu'on veut, la r&eacute;alit&eacute; de l'itin&eacute;rance ne se r&eacute;sume pas, loin s'en faut, &agrave; cette grossi&egrave;re manoeuvre qu'on pourrait qualifier de dilatoire par les auteurs. La job de la police est de faire appliquer les lois, qu'on soit itin&eacute;rant ou pas. Qu'on lui reproche d'appliquer les lois municipales (avec z&egrave;le ou pas, &ccedil;a personne ne le sait vraiment) rel&egrave;ve d'une totale absurdit&eacute; parce que la responsabilit&eacute; de l'itin&eacute;rance est d'abord et avant tout d'ordre POLITIQUE.<br />
 <br />
Le message indirect envoy&eacute; par le SPVM par l'&eacute;mission de ces contraventions est pourtant limpide : plusieurs itin&eacute;rants ont des probl&egrave;mes assez importants pour n&eacute;cessiter une intervention rapide de la part de la soci&eacute;t&eacute; civile. Qui d&eacute;passe largement son mandat et ses comp&eacute;tences. <br />
<br />
Mais qui l&egrave;ve la main pour prendre la rel&egrave;ve et les aider??? Surtout pas la classe politique qui louvoie constamment afin d'&eacute;viter une question pas tr&egrave;s rentable &eacute;lectoralement. Les pauvres et les itin&eacute;rants ne votent g&eacute;n&eacute;ralement pas et deviennent une pr&eacute;occupation pour leur base politique seulement lorsqu'elle les croise... en entrant dans un restaurant!<br />
<br />
Surtout qu'en d&eacute;finitive, cette probl&eacute;matique est loin d'&ecirc;tre insoluble. Sur les quelque 30 000 itin&eacute;rants existants &agrave; Montr&eacute;al, dit l'Agence de la sant&eacute; et des services sociaux de Montr&eacute;al, le rapport note que 2 000 d'entre eux r&eacute;coltent plus de 50% des infractions &eacute;mises par la police. De ce nombre, 150 ont cumul&eacute; 25% de toutes les contraventions constat&eacute;es par le SPVM.  <br />
<br />
Mais il y a, au-del&agrave; des infractions, une r&eacute;alit&eacute; complexe qu'il faudrait attaquer autrement que par la d&eacute;sinvolture et le jovialisme g&eacute;n&eacute;ralement admis dans ces cas de figure.<br />
<br />
&Agrave; La Maison du P&egrave;re, l'organisme montr&eacute;alais dont la sp&eacute;cialit&eacute; est de servir de refuge pour les hommes sans-abri de plus de 25 ans, on identifie justement les quatre principales raisons pour lesquelles des &ecirc;tres humains deviennent, un jour ou l'autre, des itin&eacute;rants. Des justificatifs complexes qui exigent une expertise propre ainsi que des actions claires provenant du politique:<br />
<br />
1. Les mutations du march&eacute; du travail. En termes clairs, on dit que les pressions exerc&eacute;es sur les individus afin d'atteindre les exigences de l'&eacute;conomie du savoir sont de plus en plus importantes. La pr&eacute;carit&eacute; de l'emploi et son corollaire, la pauvret&eacute;, sont en constante augmentation et laissent, cons&eacute;quemment, de plus en plus de personnes sur la voie d'accotement;<br />
<br />
2. La crise du logement, ou l'inaccessibilit&eacute; de cette client&egrave;le &agrave; obtenir des logements sociaux en quantit&eacute; suffisante, n'a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;gl&eacute;e ad&eacute;quatement depuis que dans les ann&eacute;es 1980, le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral de Brian Mulroney a cess&eacute; de les financer; <br />
<br />
3. La d&eacute;sinstitutionalisation, depuis les ann&eacute;es 1960, a entrain&eacute; plusieurs personnes aux prises avec des probl&egrave;mes de sant&eacute; mentale importants vers la rue, la solitude et le d&eacute;s&oelig;uvrement;<br />
<br />
4. Les probl&egrave;mes de toxicomanie sont de plus en plus pointus, notamment en regard &agrave; la prolif&eacute;ration de drogues dures et dangereuses dans les zones urbaines.<br />
<br />
La proximit&eacute; du corps policier avec cette r&eacute;alit&eacute; de la rue permettrait pourtant d'identifier assez facilement tous les cas - et pas seulement les probl&eacute;matiques extr&ecirc;mes comme c'est pr&eacute;sentement le cas avec l'&Eacute;quipe mobile de r&eacute;f&eacute;rence et d'intervention en itin&eacute;rance (EMRII) - afin de les refiler aux services sociaux pour &eacute;valuation, traitement et suivi ad&eacute;quat.<br />
<br />
<br />
Et il y a des solutions simples qu'on pourrait envisager d'appliquer afin de limiter les d&eacute;rives possibles de l'itin&eacute;rance. La volont&eacute; de recommencer &agrave; mieux contr&ocirc;ler les d&eacute;rives id&eacute;ologiques de l'&eacute;conomie de march&eacute; par l'application plus humaine des lois du travail afin de limiter les risques de verser dans l'itin&eacute;rance.<br />
Ensuite, il faut donner suite aux demandes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es sur PRAPRU (Front d'action populaire en r&eacute;am&eacute;nagement urbain) pour du logement social adapt&eacute; &agrave; cette client&egrave;le sp&eacute;cifique.<br />
<br />
Il faut, enfin, &eacute;largir le mandat de l'EMRII dont font partie le SPVM et le CSSS Jeanne-Mance, engager davantage de travailleurs sociaux afin de faire le pont (et le suivi) entre les probl&egrave;mes (r&eacute;els et nombreux) rencontr&eacute;s sur le terrain par les policiers et les services de sant&eacute;, et mettre sur pied un registre informatique ouvert o&ugrave; il serait possible, pour tous les intervenants concern&eacute;s, de recouper les informations recueillies sur cette client&egrave;le afin d'intervenir rapidement et efficacement.<br />
<br />
Mais cette fa&ccedil;on d'instrumentaliser la polarisation entre les bons autoproclam&eacute;s et les pr&eacute;sum&eacute;s m&eacute;chants ne fait qu'accentuer un d&eacute;bat malheureusement encore tr&egrave;s st&eacute;rile..<br />
<br />
<a href="http://www.maisondupere.org/statistiques.html" target="_hplink">Statistiques sur l'itin&eacute;rance et ses causes</a>, La Maison du p&egrave;re.<br />
<br />
<a href="http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/PES_PUBLICATIONS_FR/PUBLICATIONS/2011_11_23_MEMOIRE_VILLE_MONTREAL_CSSSV4.PDF" target="_hplink">M&eacute;moire pr&eacute;sent&eacute; par la Ville de Montr&eacute;al &agrave; la Commission de la sant&eacute; et des services sociaux pour le Plan d'action minist&eacute;riel en itin&eacute;rance 2010-2013.</a><br />
<br />
<br />
]]></content>
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    <title>Pourquoi il faut appuyer le printemps étudiant</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/christian-bolduc/greve-etudiante-quebec_b_1285251.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1285251</id>
    <published>2012-02-17T14:36:39-05:00</published>
    <updated>2012-04-18T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Mais pourquoi, direz-vous, faire tout un boucan pour 325$ d'augmentation annuelle pendant cinq années consécutives? Entre payer 2 415$ par année et 3 793$ en 2016-2017, c'est quoi la différence si tu as accès aux prêts et bourses ainsi qu'au marché du travail?]]></summary>
    <author>
        <name>Christian Bolduc</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/christian-bolduc/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/christian-bolduc/"><![CDATA[Peut-&ecirc;tre que le v&oelig;u du dramaturge et metteur en sc&egrave;ne qu&eacute;b&eacute;cois Dominique Champagne se r&eacute;alisera plus vite que pr&eacute;vu. Pour le r&eacute;cipiendaire du prix Artiste pour la paix 2011 et grand pourfendeur de l'industrie du gaz de schiste, un printemps qu&eacute;b&eacute;cois est en gestation et culminera le 22 avril par une gigantesque manifestation &agrave; Montr&eacute;al.<br />
<br />
Malheureusement pour lui, les &eacute;tudiants qu&eacute;b&eacute;cois ont d&eacute;cid&eacute; de le prendre de court et de d&eacute;clencher ce qui ressemble de plus en plus &agrave; une mobilisation g&eacute;n&eacute;rale contre la hausse des frais de scolarit&eacute;. Un printemps &eacute;tudiant en gestation, pourrions-nous dire.<br />
<br />
Mais pourquoi, direz-vous, faire tout un boucan pour 325$ d'augmentation annuelle pendant cinq ann&eacute;es cons&eacute;cutives? Entre payer 2 415$ par ann&eacute;e et 3 793$ en 2016-2017, c'est quoi la diff&eacute;rence si tu as acc&egrave;s aux pr&ecirc;ts et bourses ainsi qu'au march&eacute; du travail?<br />
<br />
En fait, les &eacute;tudiants portent, en s'inscrivant en faux contre le gouvernement lib&eacute;ral de Jean Charest, trois revendications soci&eacute;tales fondamentales: l'acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation sans &eacute;gard aux conditions socio-&eacute;conomiques, un refus d'endettement et une responsabilit&eacute; partag&eacute;e de cette charge collective qu'est l'&eacute;ducation de sa jeunesse. <br />
<br />
Autrement dit, ils veulent que l'&eacute;ducation post-secondaire redevienne un service public dont tout le monde peut b&eacute;n&eacute;ficier. Soit comme &eacute;tudiant, soit comme b&eacute;n&eacute;ficiaire de services sociaux, m&eacute;dicaux, etc. Tu profites lorsque tu vas aux &eacute;tudes, et tu payes lorsque tu travailles. Un projet de soci&eacute;t&eacute;, finalement, qui met hors d'&eacute;tat de nuire la g&eacute;n&eacute;ralisation des rapports marchands dans l'espace public. <br />
<br />
Parce que...Dans une soci&eacute;t&eacute; de plus en plus port&eacute;e vers des &laquo; valeurs &raquo; n&eacute;olib&eacute;rales - l'atomisation doctrinaire et int&eacute;ress&eacute;e de nos rapports sociaux, la recherche de son int&eacute;r&ecirc;t p&eacute;cuniaire &eacute;go&iuml;ste, la valorisation du culte &eacute;gotiste et la marchandisation de ses comp&eacute;tences - le mouvement &eacute;tudiant consid&egrave;re, contrairement &agrave; la droite narcissique, que l'&eacute;ducation est une valeur qui profite &agrave; tout le monde, pas seulement aux &eacute;tudiants.<br />
<br />
Alors pourquoi faire supporter le fardeau de l'endettement &agrave; ceux dont les revenus annuels sont largement et globalement sous le seuil de la pauvret&eacute;? Un dipl&ocirc;m&eacute; en enseignement, un travailleur social, une infirmi&egrave;re, un gestionnaire, un intellectuel form&eacute; en sciences sociales et humaines, une avocate, un m&eacute;decin et tous les autres vont faire profiter la collectivit&eacute; de leurs savoirs et leurs comp&eacute;tences.<br />
<br />
R&eacute;duire l'universit&eacute; aux rapports marchands ainsi qu'au principe de l'utilisateur-payeur est une fraude intellectuelle et civilisationnelle qu'il faut d&eacute;noncer. &laquo;La preuve a &eacute;t&eacute; faite, notamment en Ontario et en Angleterre, que l'augmentation du fardeau financier r&eacute;duisait l'accessibilit&eacute; des classes socio-&eacute;conomiques plus d&eacute;favoris&eacute;es au syst&egrave;me d'&eacute;ducation post-secondaire, augmente le niveau d'endettement des classes moyennes et hypoth&egrave;que l'avenir d'un pan important de la jeunesse, disent les chercheurs Simon Tremblay-Pepin et &Eacute;ric Martin <a href="http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/tag/hausse-des-frais-de-scolarite/" target="_hplink">dans leurs capsules sur le site Internet de l'Institut de recherche et d'informations socio-&eacute;conomique</a>.<br />
<br />
Si on accepte le constat irr&eacute;futable que la hausse des frais de scolarit&eacute; entrainera plus d'in&eacute;galit&eacute;s, moins d'accessibilit&eacute;, davantage de probl&egrave;mes sociaux et plus d'endettement pour ceux et celles qui profitent des pr&ecirc;ts et bourses (les plus pauvres), comment se fait-il que le gouvernement lib&eacute;ral provincial pers&eacute;v&egrave;re, surtout qu'il lui en co&ucirc;terait tr&egrave;s cher de le faire, selon la F&eacute;d&eacute;ration &eacute;tudiante coll&eacute;giale du Qu&eacute;bec qui a command&eacute; une &eacute;tude et dont<a href="http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/11/20111108-100657.html" target="_hplink"> le Canal Argent a rendu compte</a> en novembre 2011?<br />
La r&eacute;ponse est d'abord id&eacute;ologique, disent le deux chercheurs pr&eacute;c&eacute;demment cit&eacute;s. L'&eacute;ducation est devenue un march&eacute; du savoir et qu'il faut s'y int&eacute;grer afin de pouvoir survivre et prosp&eacute;rer. La mise en concurrence, ch&egrave;re aux n&eacute;olib&eacute;raux, devient donc la matrice par laquelle tout se n&eacute;gocie.<br />
<br />
Parce qu'il est pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave; le n&oelig;ud du probl&egrave;me. Voulons-nous que nos forces vives soient &eacute;vacu&eacute;es en masse de la possibilit&eacute; de profiter du transfert de connaissances universelles et de la capacit&eacute; de jouer un r&ocirc;le civique notable ou, au contraire, avoir une jeunesse largement &eacute;duqu&eacute;e qui viendra ensuite contribuer &agrave; la richesse collective par un engagement professionnel, social, politique, culturel et &eacute;conomique f&eacute;cond?<br />
Si on peut faire comprendre cette r&eacute;alit&eacute; aux d&eacute;cideurs politiques, il sera ensuite plus facile de faire le lien entre pauvret&eacute;, exclusion, probl&egrave;mes sociaux et limite d'acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation. Et de d&eacute;noncer vigoureusement cette mesure gouvernementale r&eacute;gressive qui pourrait ais&eacute;ment &ecirc;tre remplac&eacute;e par la gratuit&eacute; scolaire, celle qui donne un acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation sans consid&eacute;ration aucune pour l'&eacute;paisseur du portefeuille. Une mesure qui ne co&ucirc;terait, termine M. Tremblay-Pepin, que 700$ millions &agrave; la collectivit&eacute;. <br />
<br />
Il s'agit en fait d'un choix de soci&eacute;t&eacute;. On r&eacute;duit les imp&ocirc;ts, on laisse les gens se d&eacute;brouiller eux-m&ecirc;mes ou on se serre les coudes afin de maximiser nos forces. La R&eacute;volution tranquille, qui a permis au Qu&eacute;bec d'inclure ses forces vives afin de s'enrichir collectivement comme jamais dans son histoire, semble en voie d'&ecirc;tre &eacute;vacu&eacute;e par un gouvernement doctrinaire et id&eacute;ologique dont l'objectif est de satisfaire une minorit&eacute; qui, seule, profite du syst&egrave;me capitaliste (banques, financiers, industriels, etc.)<br />
<br />
Mais en attendant, le printemps qu&eacute;b&eacute;cois commence &agrave; fourbir ses armes et esp&egrave;re provoquer, au final, un d&eacute;bat de soci&eacute;t&eacute; qui transcendera peut-&ecirc;tre les discussions de salon sur le sens &agrave; donner aux confrontations mineures avec la police...]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/398814/thumbs/s-STUDENT-PROTEST-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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