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  <title>Arnaud Granata</title>
  <link href="http://quebec.huffingtonpost.ca/author/index.php?author=arnaud-granata"/>
  <updated>2013-05-21T07:42:18-04:00</updated>
  <author>
    <name>Arnaud Granata</name>
  </author>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Arnaud Granata</subtitle>
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    <title>Super Bowl 2013: un rendez-vous télé rentable pour les annonceurs?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/arnaud-granata/super-bowl-2013-un-rendez-vous-tele-rentable-pour-les-annonceurs_b_2598337.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2598337</id>
    <published>2013-02-01T09:49:47-05:00</published>
    <updated>2013-04-03T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[L'édition 2013 du Super Bowl battra tous les records puisque la plupart des espaces publicitaires ont été vendus pour une somme oscillant de 3,7 millions à 3,8 millions de dollars pour 30 secondes, en hausse par rapport à l'an passé. Et les places sont rares pour les marques: c'est le seul événement au monde qui attire autant de téléspectateurs en une soirée. Mais les prix peuvent-ils encore monter d'année en année?]]></summary>
    <author>
        <name>Arnaud Granata</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/"><![CDATA[<em>Ce dimanche 3 f&eacute;vrier, se d&eacute;roulera &agrave; La Nouvelle-Orl&eacute;ans le 47e Super Bowl. Rendez-vous des sportifs, mais aussi des marques, qui d&eacute;pensent des millions en publicit&eacute; pour faire parler d'elles. Retour sur le ph&eacute;nom&egrave;ne du seul rendez-vous sportif qui g&eacute;n&egrave;re autant de bruit en une seule soir&eacute;e dans le monde entier.</em><br />
<br />
En 2012, le spectacle de la mi-temps du Super Bowl a rassembl&eacute; plus de spectateurs que le match lui-m&ecirc;me... Selon Nielsen, qui comptabilise les auditoires, 114 millions de personnes ont vu le concert, assur&eacute; par Madonna et Nicki Minaj (et pour lequel la bo&icirc;te montr&eacute;alaise Moment Factory avait collabor&eacute; &agrave; la mise en sc&egrave;ne visuelle), alors que 111,3 millions ont regard&eacute; le match. &Eacute;tonnant? Pas vraiment si l'on en croit le bruit g&eacute;n&eacute;r&eacute; avant l'&eacute;v&eacute;nement sur le web. Toujours selon Nielsen, 91&nbsp;% des personnes qui vont regarder le match souhaitent aussi voir les publicit&eacute;s. Et les messages qui utilisent l'humour auront le plus grand taux de succ&egrave;s (81&nbsp;%), alors que les publicit&eacute;s sentimentales seront moins populaires (25&nbsp;%).<br />
<br />
<strong>Les publicit&eacute;s les plus co&ucirc;teuses</strong><br />
<br />
C&ocirc;t&eacute; publicit&eacute;, c'est aussi l'&eacute;v&eacute;nement nord-am&eacute;ricain dont la publicit&eacute; est la plus ch&egrave;re. L'&eacute;dition 2013 battra tous les records puisque la plupart des espaces publicitaires ont &eacute;t&eacute; vendus pour une somme oscillant de 3,7 millions &agrave; 3,8 millions$ US pour 30 secondes, en hausse par rapport &agrave; l'an pass&eacute; (une moyenne de 3,5 millions $ US). Et les places sont rares pour les marques : c'est le seul &eacute;v&eacute;nement au monde qui attire autant de t&eacute;l&eacute;spectateurs en une soir&eacute;e. Cela dit, la diffusion sur le web et les r&eacute;seaux sociaux augmente consid&eacute;rablement la dur&eacute;e de vie des placements publicitaires cr&eacute;&eacute;s pour l'occasion.<br />
<br />
D'abord, l'annonce de la chanteuse Beyonc&eacute; Knowles &agrave; la barre du spectacle de la mi-temps aura fait jaser sur les m&eacute;dias sociaux. Puis, les annonceurs ont &eacute;grain&eacute; une &agrave; une leurs ex&eacute;cutions publicitaires, question de faire parler de leur marque avant l'&eacute;v&eacute;nement. L&agrave; o&ugrave; la diffusion unique &eacute;tait avant un enjeu majeur pour les marques (la publicit&eacute; n'&eacute;tait vue qu'une fois), le web permet aujourd'hui de revoir les pubs et de les partager massivement. <br />
<br />
<em>Le billet d'Arnaud Granata se poursuit apr&egrave;s la galerie des pubs du Super Bowl 2013</em><br />
<HH--236SLIDEEXPAND--278062--HH><br />
<br />
<strong>Les marques qui font leur entr&eacute;e en 2013</strong><br />
<br />
On comptera plusieurs nouveaux annonceurs cette ann&eacute;e, dont le Programme d'&eacute;ducation du lait (MilkPEP), l'&eacute;quivalent de la F&eacute;d&eacute;ration des producteurs de lait d'ici. Cet annonceur a souvent d&eacute;ploy&eacute; des campagnes tr&egrave;s remarqu&eacute;es (vous souvenez-vous de Got Milk?). On note aussi la pr&eacute;sence d'Unilever, avec sa marque pour hommes Axe, qui souhaite y promouvoir un concours pour sa nouvelle gamme de produits Apollo, laquelle va envoyer 23 personnes en apesanteur. Lincoln et Oreo seront aussi de la partie.<br />
<br />
Du c&ocirc;t&eacute; des fid&egrave;les, on retrouvera les marques habituellement pr&eacute;sentes &agrave; cette grand-messe de la pub : Pepsi, Bud Light, Volkswagen. Et parmi les noms sortants, General Motors a supprim&eacute; son budget Super Bowl cette ann&eacute;e.<br />
<br />
<strong>Les femmes, encore et toujours la cible des publicitaires</strong><br />
<br />
Image facile et clich&eacute;e, les femmes sont encore tr&egrave;s pr&eacute;sentes dans les publicit&eacute;s du Super Bowl. Leur repr&eacute;sentation est sexy, parfois &agrave; la limite de l'acceptabilit&eacute; des m&oelig;urs am&eacute;ricaines (rappelons la campagne controvers&eacute;e du site GoDaddy.com). La marque italienne de voitures Fiat a diffus&eacute; des images de cinq vid&eacute;os en avant-premi&egrave;re, dont la tr&egrave;s sexy Topless pour son mod&egrave;le 500c Abarth, qui met en vedette le mannequin Catrinel Menghia. Go Daddy, de son c&ocirc;t&eacute;, mise cette ann&eacute;e sur l'&eacute;g&eacute;rie Bar Refaeli. Les clich&eacute;s ont la vie dure...<br />
<br />
<strong>Investir autant dans une publicit&eacute;, est-ce rentable?</strong><br />
<br />
Malgr&eacute; le co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; des publicit&eacute;s, l'investissement peut en valoir la chandelle, et l'&eacute;v&eacute;nement a souvent donn&eacute; lieu &agrave; des publicit&eacute;s historiques. Pour prendre des exemples de succ&egrave;s r&eacute;cents, pensons &agrave; Force de Volkswagen ou &agrave; Born of Fire de Chrysler, parmi les publicit&eacute;s qui ont marqu&eacute; 2011. C'est &eacute;galement lors d'un Super Bowl (1984) que fut diffus&eacute;e la publicit&eacute; d'Apple 1984, selon certains, la meilleure publicit&eacute; de l'histoire.<br />
<br />
En 2013, avec la pr&eacute;dominance des r&eacute;seaux sociaux et du web, un annonceur peut esp&eacute;rer que son message sera vu pendant le Super Bowl, mais aussi relay&eacute; sur le web pour une diffusion prolong&eacute;e.<br />
<br />
Mais les prix peuvent-ils encore monter d'ann&eacute;e en ann&eacute;e?<br />
<br />
Des &eacute;tudes de Nielsen d&eacute;montrent qu'une publicit&eacute; pendant le Super Bowl procure &agrave; une marque une notori&eacute;t&eacute; presque 300 fois sup&eacute;rieure &agrave; une pub en temps normal.<br />
<br />
Quelque chose me dit que les tarifs n'ont pas fini de grimper.<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--277775--HH>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/750963/thumbs/s-SUPER-BOWL-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Ruban Rose contre Ruban Rouge</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/arnaud-granata/cancer-sein_b_1928724.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1928724</id>
    <published>2012-10-01T09:19:10-04:00</published>
    <updated>2012-12-01T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[En tournage pour Grandes Causes, une série documentaire qui décrypte la communication de 12 causes sociétales que je développe avec Infopresse Télé pour Télé-Québec, impossible de ne pas faire de comparaison entre le cancer du sein, la cause chérie des médias, et celle, trop souvent oubliée, du virus du Sida.]]></summary>
    <author>
        <name>Arnaud Granata</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/"><![CDATA[Dimanche 30 septembre, la <a href="http://www.rubanrose.org/en" target="_hplink">Fondation du cancer du sein du Qu&eacute;bec </a>et la <a href="http://www.farha.qc.ca/" target="_hplink">Fondation Farha de lutte contre le Sida </a>ont d&eacute;cid&eacute; d'organiser leurs deux plus gros &eacute;v&eacute;nements de lev&eacute;e de fonds le m&ecirc;me jour. En tournage pour Grandes Causes, une s&eacute;rie documentaire qui d&eacute;crypte la communication de 12 causes soci&eacute;tales que je d&eacute;veloppe avec Infopresse T&eacute;l&eacute; pour <a href="http://www.telequebec.tv/" target="_hplink">T&eacute;l&eacute;-Qu&eacute;bec</a>, impossible de ne pas faire de comparaison entre le cancer du sein, la cause ch&eacute;rie des m&eacute;dias, et celle, trop souvent oubli&eacute;e, du virus du Sida. Explications.<br />
<br />
<strong>Ruban Rose...<br />
</strong><br />
Il est 8h30 ce dimanche matin lorsque le taxi me d&eacute;pose &agrave; l'entr&eacute;e du parc Maisonneuve &agrave; Montr&eacute;al. Pas besoin de franchir les grilles m&eacute;talliques pour savoir ce qui se passe derri&egrave;re: d&eacute;j&agrave; dans la rue, le rose est partout. Les dames portent des perruques roses. Les petites filles se sont transform&eacute;es en princesses. Les messieurs, plus discrets, arborent des chandails aux couleurs de Barbie. Aujourd'hui, comme plusieurs milliers de personnes, ils vont marcher ou courir, seuls ou en groupe pour permettre  &agrave; la fondation du cancer du sein du Qu&eacute;bec de r&eacute;colter des fonds. Arriv&eacute; &agrave; la tente m&eacute;dia, je prends un caf&eacute; d'un des nombreux commanditaires de la journ&eacute;e, je m'ach&egrave;te une paire de gants (roses) pour se pr&eacute;parer au froid et &agrave; l'attente qui s'en vient et je fais le tour du site. Partout, la bonne humeur, la musique pop &agrave; fond et les cadeaux que l'on me remet tous les cinq m&egrave;tres (dont un indispensable accessoire pour cuire mes oeufs aux micro-ondes).<br />
<br />
<img alt="cancer sein" src="http://i.huffpost.com/gen/795338/original.jpg" /><br />
<br />
Nous prenons quelques images pour la s&eacute;rie que nous tournons pendant le d&eacute;part de la course puis de la marche et &eacute;changeons quelques mots avec Mitsou, porte parole de la fondation et avec les nombreuses c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s de t&eacute;l&eacute;-r&eacute;alit&eacute; dont je ne saurais dire les noms. Sur la grande sc&egrave;ne financ&eacute;e la banque CIBC (l'&eacute;v&eacute;nement porte son nom, "La course &agrave; la vie CIBC"), se succ&egrave;dent tant&ocirc;t les t&eacute;moignages de "survivantes" (le nom donn&eacute; &agrave; celles qui gu&eacute;rissent leur cancer du sein), tant&ocirc;t un cours d'a&eacute;robie, tant&ocirc;t un d&eacute;fil&eacute; de mascottes en poil. Toutes les chaines de t&eacute;l&eacute; sont l&agrave;. Mitsou passe d'une entrevue &agrave; l'autre, d'une photo &agrave; l'autre, le m&ecirc;me sourire radieux sur le visage, les m&ecirc;mes gants roses que les miens. Il est 10h30, et c'est d&eacute;j&agrave; l'heure de partir pour notre second tournage, celui sur le Sida.<br />
<br />
<strong>... Contre Ruban Rouge<br />
</strong><br />
A quelques kilom&egrave;tres de l&agrave;, sur la rue Sainte-Catherine, nous interceptons la marche annuelle de la fondation Farha, qui, depuis 20 ans, amasse de l'argent pour diff&eacute;rents organismes de pr&eacute;vention et de soutien aux malades du VIH/Sida. Sur place, l'ambiance est tr&egrave;s diff&eacute;rente. Pas un bruit ou presque, aucune marque sinon <em>Bristol-Myers Squibb</em>, le laboratoire pharmaceutique qui distribue le m&eacute;dicament pour contr&ocirc;ler le virus et qui, &agrave; travers le site Une vie-One life, offre de l'information pour les personnes atteintes du VIH. Ce qui me frappe le plus, c'est le nombre de gens pr&eacute;sents, probablement moins de 3000 personnes. Un contraste &eacute;tonnant avec la marche du cancer du sein.<br />
<br />
Je croise Linda Farha, la porte parole de la fondation avec qui j'avais r&eacute;alis&eacute; une entrevue quelques semaines plus t&ocirc;t pour la s&eacute;rie. &Eacute;tonn&eacute;, je lui demande si le temps y est pour quelque chose. "Il y a 10 ans, il y avait plus de 15 000 personnes qui marchaient dans la rue pour amasser de l'argent pour le Sida. L'an pass&eacute;, nous &eacute;tions &agrave; peine 4 000&Prime; me confie Linda. Et nous devons nous battre pour amasser de l'argent. C'est de plus en plus difficile. Pourtant, le virus se propage plus que jamais, avec une recrudescence du nombre d'infection dans les derni&egrave;res ann&eacute;es, particuli&egrave;rement chez les jeunes". Pourquoi ce manque d'int&eacute;r&ecirc;t des m&eacute;dias, des pouvoirs publics et de la population en g&eacute;n&eacute;ral pour un virus, qui, selon les experts, pourrait &ecirc;tre stopp&eacute; en menant des actions de pr&eacute;vention et d'&eacute;ducation soutenues?<br />
<br />
De retour de cette journ&eacute;e de tournage, je ne peux m'emp&ecirc;cher d'&ecirc;tre frapp&eacute; par le contraste de ces luttes, qui toutes deux, &agrave; bien des &eacute;gards, m&eacute;ritent que l'on s'y int&eacute;resse. Je n'ai pas encore assez de recul sur les t&eacute;moignages et les avis des experts que nous avons interrog&eacute; sur les deux sujets, mais il est clair que dans l'&eacute;cosyst&egrave;me des causes (Sida, Cancer, violence conjugale, tabac, alcool etc), le cancer du sein est de loin la plus "sexy". Il touche en effet un attribut sacr&eacute; et porteur de multiples symboles (maternit&eacute;, sensualit&eacute;) et une cible importante pour les entreprises de tout type d'industrie: la femme. Il est &eacute;galement un cancer dont on ne connait pas la cause imm&eacute;diate, et qui place les malades dans le r&ocirc;le de victimes.<br />
<br />
A contrario, le Sida, pour beaucoup, touche un enjeu plus profond, celui de la sexualit&eacute;, un tabou qui persiste, surtout lorsqu'il touche des communaut&eacute;s sp&eacute;cifiques, comme la communaut&eacute; gay. C'est aussi une maladie qui se transmet, dont l'acte sexuel en est la cause. Une maladie que l'on peut &eacute;viter, selon certain, et qui est le r&eacute;sultat d'une action voulue. Encore faut-il &ecirc;tre conscient des risques. Lors d'une autre entrevue men&eacute;e avec le Docteur R&eacute;jean Thomas, fondateur de l'Actuel, la premi&egrave;re clinique de d&eacute;pistage VIH/SIDA, j'ai d&eacute;couvert que pour bien des jeunes, le Sida est une maladie de vieux: "lorsque nous recevons des nouveaux patients, beaucoup sont peu inform&eacute;s par les risques qu'engendre leurs pratiques sexuelles, et de plus en plus de jeunes pensent que le Sida se soigne tr&egrave;s bien. Le manque de communication autour du VIH/Sida (le gouvernement a d'ailleurs annonc&eacute; qu'il retirait son budget annuel de communication pour le Sida cette ann&eacute;e) et le manque d'&eacute;ducation (il n'y a plus de cours d'&eacute;ducation sexuelle dans les &eacute;coles du Qu&eacute;bec) &agrave; une cons&eacute;quence directe sur les populations, principalement les plus jeunes. Moins inform&eacute;s, ils sont plus vuln&eacute;rables".<br />
<br />
La lutte contre le cancer du sein est une cause essentielle, qui a besoin d'argent pour subventionner la recherche et le d&eacute;pistage. L'apport moral et le soutient financier de la population et des entreprises, lorsque leurs intentions ne fr&ocirc;lent pas avec le "pink washing", sont n&eacute;cessaires pour les patientes. Le Sida, lui, est un virus qui se propage. En plus de l'argent, c'est d'attention que cette cause requiert: ou sont les campagnes de communication gouvernementales? Ou sont les portes-paroles? Ou sont les actions de pr&eacute;vention dans les &eacute;coles? Si la recherche permettra certainement de trouver un vaccin contre le VIH, organisons-nous d'ici l&agrave; pour stopper la propagation de la maladie. Et si l'abstinence, comme le pr&ocirc;nait le pape, ne semble pas fonctionner aussi bien qu'il le souhaitait, faisons du bruit pour que l'&eacute;ducation et la sensibilisation des nouvelles g&eacute;n&eacute;rations leur permettent de faire les bons choix.<br />
<br />
Qu'en pensez-vous?]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/783093/thumbs/s-BREAST-CANCER-AWARENESS-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Fumer tue toujours: 10 vidéos à voir!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/arnaud-granata/arreter-de-fumer_b_1563364.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1563364</id>
    <published>2012-06-01T15:02:38-04:00</published>
    <updated>2012-08-01T05:12:19-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Pour la journée mondiale de la lutte contre le tabac, l'équipe éditoriale de la série documentaire Grandes Causes, que nous produisons chez Infopresse, a sélectionné les 10 publicités les plus marquantes sur le sujet. Un tour d'horizon qui donne envie d'arrêter de fumer illico.]]></summary>
    <author>
        <name>Arnaud Granata</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/"><![CDATA[Pour la journ&eacute;e mondiale de la lutte contre le tabac, l'&eacute;quipe &eacute;ditoriale de la s&eacute;rie documentaire <em>Grandes Causes</em>, que nous produisons chez Infopresse, a s&eacute;lectionn&eacute; les 10 publicit&eacute;s les plus marquantes sur le sujet. Un tour d'horizon qui donne envie d'arr&ecirc;ter de fumer illico.<br />
<br />
1. Qu&eacute;bec/Canada, 2011, Minist&egrave;re de la Sant&eacute; et des Services sociaux.<br />
&laquo; Sandwich &raquo;.<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/GnX5qDp3SpM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
2. Qu&eacute;bec/Canada, 2003, De Facto.<br />
&laquo; Compteur &raquo;.<br />
<br />
<iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/K-mGwvUc8yY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
3. &Eacute;tats-Unis, 2010, American Legacy Foundation.<br />
&laquo; Problem Solving &raquo;.<br />
<br />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="config=http://www.culturepub.fr/config/videos/177002?v=h" height="370" src="http://www.culturepub.fr/player/player-5.8.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="442" /><br />
<br />
4. &Eacute;tats-Unis, 2007, Truth.<br />
&laquo; Singing Cowboy &raquo;.<br />
<br />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="config=http://www.culturepub.fr/config/videos/144001?v=h" height="370" src="http://www.culturepub.fr/player/player-5.8.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="442" /><br />
<br />
5. Europe, 2007, Help.<br />
&laquo; Smoke by Nico &raquo;.<br />
<br />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="config=http://www.culturepub.fr/config/videos/162208?v=h" height="370" src="http://www.culturepub.fr/player/player-5.8.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="442" /><br />
<br />
6. France, 2010, Droits des non-fumeurs.<br />
&laquo; Ne vous faites pas rouler par la cigarette &raquo;.<br />
<br />
<iframe frameborder="0" width="480" height="204" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xco17f"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xco17f_nouvelle-pub-anti-tabac-par-yvan-at_shortfilms" target="_blank">Nouvelle pub anti-tabac par Yvan Attal - Excite...</a> <i>by <a href="http://www.dailymotion.com/Ettoi" target="_blank">Ettoi</a></i><br />
<br />
7. France, 2007, Minist&egrave;re de la sant&eacute; &amp; INPES.<br />
&laquo; C'&eacute;tait hier &raquo;.<br />
<br />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="config=http://www.culturepub.fr/config/videos/100804?v=h" height="370" src="http://www.culturepub.fr/player/player-5.8.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="442" /><br />
<br />
8. Grande-Bretagne, 2012, Cancer Research UK. <br />
&laquo; Enfants &raquo;.<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/c_z-4S8iicc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
9. Afrique du Sud, 2003, Smokenders.<br />
&laquo; Balcon &raquo;.<br />
<br />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="config=http://www.culturepub.fr/config/videos/99003?v=h" height="370" src="http://www.culturepub.fr/player/player-5.8.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="442" /><br />
<br />
10. Australie, 1997, The National Tobbaco Campaign.<br />
&laquo; Artery &raquo;<br />
<br />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="config=http://www.culturepub.fr/config/videos/63252?v=h" height="370" src="http://www.culturepub.fr/player/player-5.8.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="442" />]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/431923/thumbs/s-CIGARETTE-BUTT-MAINE-MURDER-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
</entry>

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    <title>Journée contre l'homophobie: 7 vidéos à voir!</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/arnaud-granata/homophobie_b_1524276.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1524276</id>
    <published>2012-05-17T11:05:52-04:00</published>
    <updated>2012-07-17T05:12:20-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Aujourd'hui jeudi 17 mai, c'est la journée internationale de lutte contre l'homophobie. Au Québec comme ailleurs, focus sur une sélection de campagnes marquantes, qui démontrent que quel que soit l'endroit dans le monde, la discrimination basée sur les préférences sexuelles est encore d'actualité.]]></summary>
    <author>
        <name>Arnaud Granata</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/"><![CDATA[Aujourd'hui jeudi 17 mai, c'est la <a href="http://www.homophobie.org/" target="_hplink">journ&eacute;e internationale de lutte contre l'homophobie</a>. Au Qu&eacute;bec comme ailleurs, focus sur une s&eacute;lection de campagnes marquantes, qui d&eacute;montrent que quel que soit l'endroit dans le monde, la discrimination bas&eacute;e sur les pr&eacute;f&eacute;rences sexuelles est encore d'actualit&eacute;.<br />
<br />
1) <strong>Australie</strong>, 2011, Get Up Australia, &laquo; It's time &raquo;.<br />
&laquo; It's time. End marriage discrimination. &raquo;<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/_TBd-UCwVAY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
2) <strong>International</strong>, 2006, ILGA (International Lesbian and Gay Association), pour le 17 mai, Journ&eacute;e internationale contre l'homophobie.<br />
<br />
&laquo;  Aucun n'a voulu participer &agrave; ce clip contre l'homophobie. Cela montre bien qu'il faut du courage pour &ecirc;tre homo aujourd'hui. Parce que des mots comme ''PD'', ''gouine'', ''travelo'' frappent tous les jours. 80 pays consid&egrave;rent les homosexuels comme des criminels. Neuf les condamnent &agrave; mort. Le 17 mai, c'est la Journ&eacute;e internationale contre l'homophobie. &raquo;<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/0eUnaMLV67M" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
3) <strong>&Eacute;tats-Unis</strong>, 2005, MTV, &laquo; Sex toys &raquo;.<br />
&laquo; Pourquoi les gais ne peuvent pas utiliser des anneaux de mariage sans se faire arr&ecirc;ter? &raquo;<br />
<br />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="config=http://www.culturepub.fr/config/videos/96306?v=h" height="370" src="http://www.culturepub.fr/player/player-5.8.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="442" /><br />
<br />
4) <strong>&Eacute;tats-Unis</strong>, 2008, Amnesty International.<br />
&laquo; &Ecirc;tre homosexuel, pire qu'&ecirc;tre criminel. &raquo;<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/ZkAO0fYv3nM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
5) <strong>France</strong>, 2011, Le Comit&eacute; IDAHO (International Day Against Homophobia and Transphobia).<br />
&laquo; Pour nous, l'homophobie, c'est NON. Dites non &agrave; l'homophobie et oui &agrave; l'&eacute;galit&eacute; des droits. &raquo;<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/p6DXnfJIizM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
6) <strong>Portugal</strong>, 2005, Ilga Association.<br />
Les vieilles<br />
<br />
<embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="config=http://www.culturepub.fr/config/videos/98589?v=h" height="370" src="http://www.culturepub.fr/player/player-5.8.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="442" /><br />
<br />
7) <strong>Qu&eacute;bec</strong>, 2009, GRIS-Montr&eacute;al<br />
&laquo; Parce que plus on en parle, moins on laisse de place &agrave; l'homophobie. &raquo;<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/BJ-GSPjQgj0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
<br />
Recherche: Claire Jaubert, InfopresseT&eacute;l&eacute;]]></content>
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    <title>Lettre à madame la ministre de l'éducation</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/arnaud-granata/lettre-a-madame-la-minist_b_1396099.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1396099</id>
    <published>2012-04-02T07:25:33-04:00</published>
    <updated>2012-06-02T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Je parle rarement de politique publiquement. Mais les événements des dernières semaines, liés à l'annonce par votre gouvernement d'une augmentation brutale des frais de scolarité au Québec me mettent dans une rage folle. Non, je ne suis plus étudiant. J'ai même foulé les bancs des HEC, là ou le mot grève ne franchit que rarement la porte d'entrée. Aujourd'hui, je n'écris pas par solidarité. Ni par compassion. J'écris parce que je suis en colère. L'éducation n'est pas une marchandise.]]></summary>
    <author>
        <name>Arnaud Granata</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/"><![CDATA[Je parle rarement de politique publiquement. Mais les &eacute;v&eacute;nements des derni&egrave;res semaines, li&eacute;s &agrave; l'annonce par votre gouvernement d'une augmentation brutale des frais de scolarit&eacute; au Qu&eacute;bec me mettent dans une rage folle. Non, je ne suis plus &eacute;tudiant. J'ai m&ecirc;me foul&eacute; les bancs des HEC, l&agrave; ou le mot gr&egrave;ve ne franchit que rarement la porte d'entr&eacute;e. Aujourd'hui, je n'&eacute;cris pas par solidarit&eacute;. Ni par compassion. J'&eacute;cris parce que je suis en col&egrave;re. L'&eacute;ducation n'est pas une marchandise. Et les universit&eacute;s ne sont pas des marques qu'il convient de rendre toujours plus comp&eacute;titives. Voici pourquoi.<br />
<br />
J'ai deux fr&egrave;res. L'un d'eux s'appelle Vincent. Il a 21 ans et &eacute;tudie la philosophie. Il habite en Argentine, et est attach&eacute; &agrave; une universit&eacute; fran&ccedil;aise. J'ai eu avec lui, il y a quelques semaines, une discussion anim&eacute;e sur l'&eacute;ducation. Je me suis r&eacute;veill&eacute; ce matin avec dans ma boite courriel un nouveau message intitul&eacute;: "Viser haut pour &eacute;voluer vers le meilleur". J'ai pens&eacute; le partager, tant il r&eacute;sume bien, selon moi, la nature du d&eacute;bat que les &eacute;tudiants souhaitent avoir avec vous. Voici son contenu:<br />
<br />
La hausse des frais de scolarit&eacute; dans les universit&eacute;s, plus qu'une froide mesure &eacute;conomique qui r&eacute;pondrait &agrave; des n&eacute;cessit&eacute;s purement &eacute;conomiques, repr&eacute;sente avant tout un basculement politique majeur dans l'image que souhaite v&eacute;hiculer le gouvernement de son syst&egrave;me universitaire. Doubler les tarifs et rendre la s&eacute;lection par le revenu plus drastique, en pr&ocirc;nant notamment la meilleure insertion des universit&eacute;s qu&eacute;b&eacute;coises sur le march&eacute; de la concurrence universitaire canadienne est un changement qui sort largement du domaine des finances publiques. La CLASSE l'a bien compris, et, contre la marchandisation de l'universit&eacute;, est en juste droit de r&eacute;clamer la gratuit&eacute; totale comme id&eacute;al vers lequel il faudrait pouvoir tendre. La puissance ind&eacute;niable de toute contestation &eacute;tudiante ne r&eacute;side pas dans la teneur de l'argumentation des manifestants, que l'on pr&eacute;sente souvent de fa&ccedil;on burlesque: de fait, et nous l'avons tous bien remarqu&eacute;, les propos scand&eacute;s vont souvent de pair avec un gout prononc&eacute; pour la f&ecirc;te, l'alcool, et ne sont jamais tr&egrave;s pr&eacute;cis, tr&egrave;s inform&eacute;s, bien au contraire.<br />
<br />
<strong>L'universit&eacute;, en tant qu'institution, n'est pas seulement un lieu de transmission de savoir, mais le lieu m&ecirc;me de sa production et de sa conservation</strong><br />
<br />
Cependant ne nous m&eacute;prenons pas. Mettre en avant un id&eacute;al n'est pas seulement, comme l'affichent certains medias, pr&ocirc;ner une utopie. La repr&eacute;sentation m&ecirc;me de l'id&eacute;al permet &agrave; la pens&eacute;e d'&ecirc;tre critique. L'image que l'on se fait du meilleur possible met en relation toute id&eacute;e et toute action avec ce qui pourrait &ecirc;tre le plus b&eacute;n&eacute;fique &agrave; une classe d'individus. Une telle revendication dans une manifestation politique rend la contestation &eacute;tudiante tr&egrave;s concr&egrave;te, et en m&ecirc;me temps tr&egrave;s humaine.<br />
<br />
C'est le d&eacute;sir presque passionnel et acharn&eacute; du meilleur possible qui anime et fait raisonner les voix des insurg&eacute;s.<br />
<br />
D&eacute;nigrer cela, c'est avant tout oublier ce qu'est la politique dans son principe le plus fondamental. Puisque le bonheur individuel ne saurait exister sans celui de la soci&eacute;t&eacute; qui nous voit grandir et que nous faisons nous m&ecirc;me &eacute;voluer, il ne faut jamais oublier que la politique est avant toute chose la recherche du bien le plus &eacute;lev&eacute; pour les membres de son corps.<br />
<br />
<strong>Nous avons raison de nous indigner d'une hausse si brutale des frais qui implique un changement de la mani&egrave;re de concevoir l'&eacute;ducation</strong><br />
<br />
Dans les moyens dont dispose l'Etat pour y tendre, l'universit&eacute;, en tant qu'institution, n'est pas seulement un lieu de transmission de savoir, mais le lieu m&ecirc;me de sa production et de sa conservation. C'est par l&agrave; qu'elle voit na&icirc;tre le d&eacute;bat et s'entrechoquer les valeurs. Elle n'est alors jamais un simple augmentateur de connaissances. L'&eacute;tudiant y d&eacute;couvre certes une charge th&eacute;orique, mat&eacute;rialis&eacute;e par des textes d'auteurs (&agrave; disposition dans ses biblioth&egrave;ques), ou produite par les m&ecirc;mes intellectuels charg&eacute;s de sa diffusion, mais r&eacute;alise aussi que les sciences politiques et l'&eacute;conomie, la m&eacute;decine et la physique, ne sont pas de simples th&eacute;ories qui d&eacute;crivent le monde.<br />
<br />
L'universit&eacute; fabrique et transmet cette dose de savoir n&eacute;cessaire pour agir en vue du bien commun de la soci&eacute;t&eacute; et de l'individu, par le biais de la formation de l'esprit &agrave; la critique.<br />
<br />
C'est gr&acirc;ce au savoir qui s'y cr&eacute;e, s'y transforme et s'y transmet qu'un Etat acquiert sa richesse culturelle. Elle est le lieu de la culture g&eacute;n&eacute;rale au sens fort, et non du simple savoir-plus : elle aide &agrave; agir avec recul et intelligence. Et cela parce qu'elle est une des composantes de l'&eacute;ducation. Voil&agrave; quelle est sa seule raison d'&ecirc;tre. L'exp&eacute;rience de la vie passe par une remise en question constante de la part des hommes, qui jugent avec plus de rigueur lorsqu'ils ont une certaine connaissance de l'objet dont il est question. En bref, l'universit&eacute; &eacute;duque, et ne peut &ecirc;tre en cela &ecirc;tre pens&eacute;e sans un rapport direct avec l'&eacute;thique.<br />
<br />
<strong>C'est gr&acirc;ce au savoir qui s'y cr&eacute;e, s'y transforme et s'y transmet qu'un Etat acquiert sa richesse culturelle<br />
</strong><br />
Parce que la nature de l'homme est incompl&egrave;te, il doit s'&eacute;duquer et &ecirc;tre &eacute;duqu&eacute; : il d&eacute;sire en permanence son bien et tente de l'atteindre par des actes tr&egrave;s concrets qui ne sauraient se r&eacute;duire &agrave; une acquisition de connaissance. Puisque l'Etat politique ne vise pas seulement la survie, mais la vie bonne pour ses membres et pour lui m&ecirc;me, il doit &ecirc;tre le moteur d'une &eacute;ducation permettant &agrave; chacun de donner du sens &agrave; la distinction entre le bien et le mal. C'est ainsi que la culture et l'apprentissage s'impriment en nous comme des habitudes : il s'agit de soumettre le mode d'agir humain &agrave; des crit&egrave;res, et de lui permettre dans une situation donn&eacute;e d'opter pour une vertu plut&ocirc;t que pour un vice.<br />
<br />
L'universit&eacute; n'est pas un mus&eacute;e du savoir mais une prop&eacute;deutique &agrave; l'&eacute;ducation qui permet &agrave; l'individu de se former comme acteur moral, comme d&eacute;fenseur de son propre bien, qui est en m&ecirc;me temps le bien de la soci&eacute;t&eacute;.<br />
<br />
<em>L'Etat, en r&eacute;duisant l'acc&egrave;s aux &eacute;tudes par la s&eacute;lection &eacute;conomique, y perd plus qu'il y gagne</em><br />
<br />
L'Etat moderne d&eacute;mocratique, pour sa propre s&eacute;curit&eacute;, doit favoriser le d&eacute;veloppement de l'esprit critique cr&eacute;ateur de valeurs, de crit&egrave;res de mesure du juste. Mais parler de l'Etat en ne parlant que de ses propres int&eacute;r&ecirc;ts revient &agrave; aseptiser la teneur du sujet. Risquons-nous &agrave; le dire : il doit voir en l'institution universitaire un moyen concret de faire acc&eacute;der la soci&eacute;t&eacute; &agrave; son propre bonheur.<br />
<br />
Nous avons raison de nous indigner d'une hausse si brutale des frais qui implique un changement de la mani&egrave;re de concevoir l'&eacute;ducation. Les revendications de la CLASSE, lorsqu'elles portent sur la gratuit&eacute; scolaire, suivent un proc&eacute;d&eacute; tout &agrave; fait normal de la pens&eacute;e, et de la politique elle m&ecirc;me. Viser haut pour &eacute;voluer vers le meilleur. Sans cela, le mouvement &eacute;tudiant n'aurait pas cette force. L'Etat, en r&eacute;duisant l'acc&egrave;s aux &eacute;tudes par la s&eacute;lection &eacute;conomique, y perd plus qu'il y gagne. En faisant de l'&eacute;ducation un bien marchand, il r&eacute;duit le d&eacute;veloppement &eacute;thique de l'individu &agrave; une marchandise. Et pose lui-m&ecirc;me des obstacles &agrave; sa propre conservation".<br />
<br />
Voila, madame la ministre, pourquoi il est essentiel d'ouvrir le dialogue avec les voix qui s'&eacute;l&egrave;vent. De se prononcer sur une vision claire de l'&eacute;ducation. De cesser de la r&eacute;duire au financement de leurs centres de recherches, et de penser &agrave; l'accessibilit&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves. De r&eacute;fl&eacute;chir, ensemble, &agrave; ce que le gouvernement du Qu&eacute;bec souhaite pour l'&eacute;ducation de ses citoyens. Et contrairement &agrave; ce qui a &eacute;t&eacute; dit par certains &eacute;ditorialistes ces derni&egrave;res semaines, ce qui ne co&ucirc;te rien devrait valoir beaucoup lorsque l'on parle de l'avenir de notre province, et plus largement de notre pays.]]></content>
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    <title>Kony 2012: une pub qui ne sauvera pas le monde, sauf que...</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/arnaud-granata/kony-2012_b_1366469.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1366469</id>
    <published>2012-03-20T07:24:15-04:00</published>
    <updated>2012-05-20T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[En quelques semaines, son réalisateur, Jason Russell, soutenu par de nombreuses célébrités américaines, est devenu l'un des sujets de conversation favoris des médias dans le monde entier. Arrêté cette fin de semaine pour un étrange fait divers (il se serait masturbé sur la voie publique), le projet de communication qu'il a initié via son organisme controversé Invisible Children démontre à quel point le phénomène d'amplification des réseaux sociaux peut-être redoutable, pour le meilleur comme pour le pire. Récit d'une campagne de pub ratée.]]></summary>
    <author>
        <name>Arnaud Granata</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/"><![CDATA[&Agrave; l'origine, une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Y4MnpzG5Sqc" target="_hplink">vid&eacute;o </a>sur le web qui milite pour l'arrestation d'un tortionnaire ougandais, visionn&eacute;e 112 millions de fois en six jours, le succ&egrave;s le plus rapide de l'histoire (il avait fallu 56 jours &agrave; Justin Bieber pour atteindre ce chiffre avec son vid&eacute;o clip Baby, ndlr).<br />
<br />
En quelques semaines, son r&eacute;alisateur, Jason Russell, soutenu par de nombreuses c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s am&eacute;ricaines, est devenu l'un des sujets de conversation favoris des m&eacute;dias dans le monde entier. Arr&ecirc;t&eacute; cette fin de semaine pour un &eacute;trange fait divers (il se serait masturb&eacute; sur la voie publique), le projet de communication qu'il a initi&eacute; via son organisme controvers&eacute; Invisible Children d&eacute;montre &agrave; quel point le ph&eacute;nom&egrave;ne d'amplification des r&eacute;seaux sociaux peut-&ecirc;tre redoutable, pour le meilleur comme pour le pire.<br />
R&eacute;cit d'une campagne de pub rat&eacute;e.<br />
<br />
<strong>20 f&eacute;vrier 2012<br />
</strong><br />
Mise en ligne de la vid&eacute;o "Kony 2012&Prime; avec un objectif: rendre aussi c&eacute;l&egrave;bre que Georges Cloney un homme recherch&eacute; depuis des ann&eacute;es, Joseph Kony, un tortionnaire Ougandais. Quelques jours apr&egrave;s la mise en ligne de la vid&eacute;o, plusieurs tweets d'artistes et c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s am&eacute;ricaines endossent la campagne et relaient massivement le message de l'organisme Invisible Children, &agrave; l'origine de l'affaire. On compte parmi eux la chanteuse Rihanna, Zooey Deschanel, le rappeur am&eacute;ricain Sean Diddy Combs, les acteurs Georges Clooney ou Angelina Jolie et m&ecirc;me Bill Gates.<br />
<br />
Dans la vid&eacute;o partag&eacute;e sur les principaux r&eacute;seaux sociaux, Jason Russell, le r&eacute;alisateur, se met en sc&egrave;ne avec son enfant pour d&eacute;noncer les agissements de ce chef de guerre. Salu&eacute;e par le pr&eacute;sident Obama lui-m&ecirc;me, elle fait rapidement le tour du monde. On y parle plus du r&eacute;alisateur et de son fils Gavin que de la cause qu'ils d&eacute;fendent.<br />
<br />
<strong>26 f&eacute;vrier 2012<br />
</strong><br />
Seulement six jours apr&egrave;s sa mise en ligne, le film, tourn&eacute; &agrave; la mani&egrave;re d'un documentaire de 30 minutes a d&eacute;pass&eacute; les 112 millions de visionnements. Il s'agit de la vid&eacute;o qui a atteint le plus rapidement les 100 millions de l'histoire du web, selon Visible Measure, une plateforme d'analyse publicitaire de vid&eacute;os sociales. D&eacute;j&agrave;, dans les m&eacute;dias, on parle de "webtsunami" pour cette vid&eacute;o que l'on qualifie de la "plus virale de l'histoire du web". Bien s&ucirc;r, &agrave; la vitesse &agrave; laquelle la vid&eacute;o sur le web s'est propag&eacute;e, on oppose aussi le manque de recherche et de jugement sur les motivations du r&eacute;alisateur et la cr&eacute;dibilit&eacute; de l'organisme qu'il a co-fond&eacute;. Simon Jodoin dans Voir soul&egrave;ve l'&eacute;pineuse question des internautes, globalement trop enclins a partager tout trop vite, alors que Mathieu G&eacute;niole dans le Nouvel Obs parle d'une "vid&eacute;o guimauve".<br />
Dur de croire qu'une campagne de pub pourrait changer un dossier politique aussi complexe.<br />
<br />
<strong>15 mars 2012<br />
</strong><br />
Vers 11h30 heure locale, &agrave; San Diego, Jason Russell, le r&eacute;alisateur de 33 ans &agrave; l'origine de la vid&eacute;o est arr&ecirc;t&eacute; dans la rue, nu, victime de "d&eacute;shydratation, &eacute;puisement et malnutrition" selon le site &agrave; potins TMZ.<a href="http://www.youtube.com/watch?v=TjdH2LDH5LM" target="_hplink"> Il se serait masturb&eacute; dans la rue</a>. Son avocat justifie cet &eacute;pisode par un agenda trop rempli par des relations publiques dans les derni&egrave;res semaines. Les mauvaises langues parlent d&eacute;j&agrave; d'un personnage complexe et d&eacute;sax&eacute;. En parall&egrave;le, plusieurs organismes mettent en cause la l&eacute;gitimit&eacute; de l'ONG Invisible Children, dont les fonds proviendraient de parties obscures et dont les motivations ne seraient pas claires. Le tr&egrave;s s&eacute;rieux magazine am&eacute;ricain "Foreign Affairs" mentionne que Invisible Children "manipule les faits &agrave; des fins strat&eacute;giques, exag&eacute;rant l'ampleur des exactions commises par la LRA". Le site Charity Navigator ne lui donne quand &agrave; lui que deux &eacute;toiles, faute de savoir ou vont les dons exactement. Des groupes se sont form&eacute;s pour s'opposer au mouvement d'Invisible Children #stopstopkony.<br />
<br />
<strong>Et maintenant?<br />
</strong><br />
En un mois &agrave; peine, l'op&eacute;ration Kony 2012 a fait parler plus qu'il n'en faut. Et c'est avant tout le ton sensasionnaliste et d&eacute;magogique de la campagne qui la discr&eacute;dite. Et nombriliste aussi. On y parle plus du r&eacute;alisateur et de son fils Gavin que de la cause qu'ils d&eacute;fendent. Le discours faussement humaniste, l'image mis&eacute;rabiliste de l'Afrique qui y est d&eacute;peint et le d&eacute;ploiement massif d'une identit&eacute; digne d'une campagne de publicit&eacute; politique peine &agrave; convaincre. Celui qui se qualifie comme le fils d'Oprah, Steven Spielberg et Bono (rien de moins...) selon le site Australien News.Com semble plus anim&eacute; par le besoin de se faire conna&icirc;tre que par une d&eacute;marche vraiment d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;e. Dur de croire en effet qu'une campagne de pub pourrait changer un dossier politique aussi complexe.<br />
<br />
<strong>L'avenir au contenu?<br />
</strong><br />
Si d'un c&ocirc;t&eacute; le pouvoir des internautes semble se confirmer (relayer massivement, faire pression, recourir &agrave; des influenceurs connus), force est de constater que Kony 2012 manque de substance pour aller plus loin. Des groupes se sont form&eacute;s pour s'opposer au mouvement d'Invisible Children, #stopstopkony. Si la communication entourant les causes sociales doit choquer pour sensibiliser et se d&eacute;marquer dans un univers m&eacute;diatique encombr&eacute;, on peut toutefois se demander si le m&eacute;dium et l'emballage publicitaire peuvent r&eacute;ellement masquer le manque de contenu &eacute;vident dont souffre une telle campagne.]]></content>
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    <title>Je clique, donc je suis.</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/arnaud-granata/je-clique-donc-je-suis_b_1241710.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1241710</id>
    <published>2012-02-11T06:00:17-05:00</published>
    <updated>2012-04-12T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Mais jusqu'où ira cette soif de connectivité? Déjà, on entend parler de surdose d'interactions, de sevrage de réseaux sociaux.]]></summary>
    <author>
        <name>Arnaud Granata</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/arnaud-granata/"><![CDATA[Prenons un repr&eacute;sentant typique de la g&eacute;n&eacute;ration Y. Disons qu'il s'appelle Martin, qu'il est n&eacute; le 6 f&eacute;vrier 1992. Sur Facebook, il a 210 amis. Sur Twitter, il suit de pr&egrave;s 894 personnes, principalement des gens qu'il ne conna&icirc;t pas. Enfin pas vraiment. Il regarde la t&eacute;l&eacute; sur le web, t&eacute;l&eacute;charge des films - parfois ill&eacute;galement, lis des articles et &eacute;coute la radio sur son iPhone &laquo;en allant prendre le m&eacute;tro&raquo;. Et quand il essaie d'aborder les filles &agrave; l'universit&eacute;, il ne demande pas leur num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone &laquo;trop compliqu&eacute; &agrave; retenir&raquo;, mais opte pour la simple question: &laquo;Facebook?&raquo; <br />
<br />
Martin, comme 92% des Qu&eacute;b&eacute;cois de sa g&eacute;n&eacute;ration &acirc;g&eacute;s entre 18 et 24 ans utilise, <a href="http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Publication/NET_1-MediasSociaux_finalavecliens_.pdf" target="_hplink">selon le CEFRIO</a>, les m&eacute;dias sociaux. Il y passe plus de 10 heures par semaine, comme 20% de ses amis. Il y consulte principalement du contenu, il interagit, entretient son profil, relaye de l'information et parfois, en cr&eacute;e. Bref, il est actif.  Mais Martin sait aussi faire la diff&eacute;rence entre la vie r&eacute;elle et la vie sur le web. Lorsque l'on parle de ses amis Facebook, il pr&eacute;f&egrave;re le mot &laquo; contacts &raquo;. Lorsque l'on soul&egrave;ve le fait que sa vie, ses photos et ses &eacute;tats d'&acirc;me sont &eacute;tal&eacute;s au grand jour, il rappelle que ce n'est pas sa vie, mais une mise en sc&egrave;ne de cette derni&egrave;re. Lucide, Martin. <br />
<br />
Facebook, en introduisant le Facebook Timeline il y a quelques semaines, une sorte de ligne de temps ou l'on peut faire d&eacute;filer les informations de ses &laquo; contacts &raquo; par ordre chronologique d&eacute;croissant, a bien compris l'utilisation que font ses membres de son r&eacute;seau : un voyeurisme de circonstance, ou l'on g&egrave;re son image comme McDonalds le ferait avec son agence de publicit&eacute;. <br />
<br />
D&eacute;but 2012, alors que Facebook comptait plus de 800 millions d'utilisateurs &agrave; travers le monde, Twitter, lui, revendiquait plus de 200 millions de gazouillis par jour. Des chiffres &eacute;tourdissants. Et r&eacute;v&eacute;lateurs. Plus que jamais, la jeune g&eacute;n&eacute;ration est aujourd'hui connect&eacute;e, et a fait des r&eacute;seaux sociaux un m&eacute;dia &agrave; part enti&egrave;re. <br />
<br />
Et en 2011, les m&eacute;dias sociaux sont entr&eacute;s dans une autre dimension, plus politique celle-l&agrave;.  Le printemps arabe, les mouvements de r&eacute;volution pacifiques en Espagne et les indign&eacute;s du monde entier ont tous un point commun : le r&ocirc;le, pr&eacute;pond&eacute;rant dans certains cas, de Facebook et Twitter dans la diffusion des messages. Le c&ocirc;t&eacute; r&eacute;cr&eacute;atif de ces deux sites participatifs laisse place &agrave; un puissant outil de contestation, de manifestation et de rassemblement politique. Et le sommet de Davos met le web social au c&oelig;ur de ses pr&eacute;occupations en 2012. L'influence de la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration prend donc une ampleur significative au sein de notre soci&eacute;t&eacute;.<br />
<br />
Parall&egrave;lement &agrave; la mont&eacute;e en puissance des r&eacute;seaux sociaux, le philosophe Michel Serres, dans un entretien accord&eacute; au journal fran&ccedil;ais Lib&eacute;ration il y a quelques mois, qualifiait les nouveaux jeunes de <a href="http://www.liberation.fr/culture/01012357658-petite-poucette-la-generation-mutante" target="_hplink">g&eacute;n&eacute;ration mutante</a> : en constante r&eacute;invention, en grande partie due &agrave; l'&eacute;volution rapide des nouvelles technologies. Toutes les notions qui fondent les g&eacute;n&eacute;rations pr&eacute;c&eacute;dentes (la transmission des connaissances, le savoir et m&ecirc;me la langue) s'en trouvent aujourd'hui boulevers&eacute;es, et cr&eacute;ent des d&eacute;fis de communication avec les g&eacute;n&eacute;rations pass&eacute;es. <br />
<br />
Mais jusqu'o&ugrave; ira cette soif de connectivit&eacute; ? D&eacute;j&agrave;, on entend parler de surdose d'interactions, de sevrage de r&eacute;seaux sociaux. Comme ce blogueur Thierry Couzet, auteur du livre &laquo; J'ai d&eacute;branch&eacute; &raquo;, qui a d&eacute;croch&eacute; pendant un temps du web social et qui <a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2012/01/23/thierry-crouzet-le-retour-du-debranche_1632794_3236.html" target="_hplink">raconte son exp&eacute;rience</a>, pour le moins &eacute;prouvante, dans son ouvrage. Pour beaucoup, jusqu'&agrave; Chris Hugues, le co-fondateur de Facebook en conf&eacute;rence &agrave; Montr&eacute;al il y a quelques mois, &laquo; il sera essentiel demain de trouver un &eacute;quilibre entre vie priv&eacute;e et vie 2.0 &raquo;. <br />
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2012 sera-t-elle l'ann&eacute;e de la mod&eacute;ration ? <br />
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