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  <title>Annie Dubé</title>
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  <updated>2013-05-19T14:11:09-04:00</updated>
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    <name>Annie Dubé</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Annie Dubé</subtitle>
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    <title>Cette crise est une trilogie</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1438907</id>
    <published>2012-04-20T15:22:32-04:00</published>
    <updated>2012-06-20T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Chaque jour, plus profondément je me révolte. Et n'allez pas croire que je porte le carré rouge sur mon manteau déjà rouge.  Pas besoin. Le rouge orne de plus en plus mon regard, et teint mes principes comme une chaussette oubliée dans une brassée de blanc.]]></summary>
    <author>
        <name>Annie Dubé</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/annie-dub/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/annie-dub/"><![CDATA[Puisque les derni&egrave;res semaines ont &eacute;t&eacute; un haut lieu pour les comparaisons douteuses dans l'espace public, j'oserai dire que nous sommes tomb&eacute;s dans un bien mauvais remake du Seigneur des Anneaux. Afin de se rendre au tome 3 de la trilogie cin&eacute;matographique, j'ai le regret et le plaisir de vous annoncer que nous amor&ccedil;ons &agrave; peine le long bout plate, c'est-&agrave;-dire la deuxi&egrave;me partie de ce film interminable. Celui o&ugrave; le mal et l'imb&eacute;cilit&eacute; assombrissent le ciel de notre communaut&eacute; de hobbits, ainsi que toutes les autres fausses cr&eacute;atures de la Nouvelle-Z&eacute;lande qu&eacute;b&eacute;coise. La diff&eacute;rence entre la r&eacute;alit&eacute; et la fiction? Au moins nous autres, on porte des souliers pour marcher jusqu'&agrave; Mordor... La belle vie!<br />
<br />
Les temps sont sombres, quand on lit dans le cyberespace que certains extr&eacute;mistes r&ecirc;vent d'exterminer tous  les fameux porteux de carr&eacute;s rouges. Un projet qui ratisse large. Pourtant, ce n'est pas un monolithe que les gens portent sur leur sein. Un m&ecirc;me carr&eacute; n'aura jamais attir&eacute; autant de couleurs pour s'y fondre.  <br />
<br />
Mes chers camarades de toutes all&eacute;geances qui croient encore en ce concept qu'est la libert&eacute; de manifester paisiblement: j'ai bien l'impression que nous sommes en train de nous r&eacute;veiller au centre d'un subtil cauchemar qui prend forme, et qui s'&eacute;tire progressivement de son long. <br />
<br />
J'ai l'impression d'&ecirc;tre la narratrice d'une mauvaise science-fiction de geeks en premi&egrave;re dans un Comicon.<br />
<br />
Good-bye, pr&eacute;lude. On se reverra peut-&ecirc;tre demain.<br />
<br />
Pendant que des chroniqueurs vedettes d'un m&ecirc;me journal, tous aussi narcissiques les uns que les autres,  s'attaquent &agrave; partir de l'&eacute;p&eacute;e de leur ego, si heureux d'avoir enfin une cause pour briller, je les soup&ccedil;onne d'&ecirc;tre les attir&eacute;s par le pr&eacute;cieux anneau. Lequel des Gollum pour les gouverner tous? <br />
<br />
Je n'ai jamais cru aux orques de toute mon enfance, ces gros imb&eacute;ciles puants. Jusqu'&agrave; ces moments dans l'actualit&eacute;, quand les forces polici&egrave;res se transforment en une vaste mar&eacute;e de brutes, digne d'une bande dessin&eacute;e sign&eacute;e de la main d'anarchistes parano&iuml;aques.<br />
<br />
En 2011, on parlait Indignation?<br />
<br />
En 2012, le mot n'est plus assez fort.<br />
<br />
Tous les individus de notre soci&eacute;t&eacute; devraient craindre ce qui se d&eacute;roule sous l'optique des cam&eacute;ras de toutes sources, sur la rue. Parce que si nous n'&ecirc;tes pas un poilu hobbit, vous &ecirc;tes un elf, un gn&ocirc;me, une Liv Tyler, ou une hache, mais vous &ecirc;tes une cr&eacute;ature d'un royaume quelconque, que vous aimiez l'id&eacute;e ou non. &Agrave; vous de savoir laquelle. <br />
<br />
Le taux d'insatisfaction envers le gouvernement men&eacute; par Jean Charest repr&eacute;sente une &eacute;crasante majorit&eacute;. Le sentiment de r&eacute;volte est parmi la population depuis des ann&eacute;es, on veut DU CHANGEMENT. De la politique autrement. De l'implication citoyenne. Des gens se l&egrave;vent parfois maladroitement. Et la r&eacute;ponse de trop de gens? <em>Wo l&agrave;, &ccedil;a cr&eacute;e du trafic. C'est inacceptable</em>. De la peinture rouge pis du sang, m&ecirc;me combat. Trop de gens, complices d'un tel syst&egrave;me, souhaiteraient voir l'arm&eacute;e d&eacute;barqu&eacute;e. J'imagine qu'ils souhaitaient aussi voir l'arm&eacute;e prendre d'assaut la province en 1970. &Eacute;difiant.  <br />
<br />
Peuple de r&eacute;volutions tranquilles, est-ce ce que nous sommes? Personne ne souhaite que les choses s'enveniment. Mais tous les pions sont plac&eacute;s pour que &ccedil;a se passe ainsi, au centre de la stagnation.<br />
<br />
Le changement via le statu quo, c'est une impossibilit&eacute;. Jusqu'o&ugrave; ira la tranquillit&eacute;?<br />
<br />
Chaque jour, plus profond&eacute;ment je me r&eacute;volte. Et n'allez pas croire que je porte le carr&eacute; rouge sur mon manteau d&eacute;j&agrave; rouge.  Pas besoin. Le rouge orne de plus en plus mon regard, et teint mes principes comme une chaussette oubli&eacute;e dans une brass&eacute;e de blanc. <br />
<br />
Mais qu'est-ce que je donnerais pour cohabiter avec plus de personnages dignes de leur histoire.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/558103/thumbs/s-GREVE-ETUDIANTE-RETOUR-CLASSES-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Le chainon manquant de la révolution</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1355239</id>
    <published>2012-03-17T07:43:55-04:00</published>
    <updated>2012-05-17T05:12:02-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Cette année encore, le 15 mars ne fut pas un de ces moments de grâce pour la conscience, cet organe que l'on dit unique à  notre espèce et qui fait notre renommée parmi les nôtres.

J'ai lu sur les réseaux sociaux un pseudo manifeste du « carré noir », un nouveau symbole en tissu mou à accoler à sa veste chez certains cyberactivistes. Je me suis sentie curieuse, j'ai donc scanné en diagonale ce qui me semblait être une justification d'essentialisme anarchiste dans les mouvements sociaux actuels.]]></summary>
    <author>
        <name>Annie Dubé</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/annie-dub/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/annie-dub/"><![CDATA[S'il ne fait pas de doute &agrave; mes yeux que des singes &agrave; cravate circulent parmi nous sur diff&eacute;rents &eacute;chelons, il est tout aussi v&eacute;ridique d'affirmer que les singes masqu&eacute;s pi&eacute;tinent les m&ecirc;mes trottoirs de notre modernit&eacute;. <br />
<br />
Il est important de ne pas nier l'enti&egrave;re part de l'humain au r&egrave;gne animal. &Ccedil;a aide &agrave; garder les faits en perspective. Cela dit, assumer sa bestialit&eacute;, c'est aussi la surpasser. Or, rares sont les soirs o&ugrave; je peux m'endormir en &eacute;tant convaincue que ce que j'ai observ&eacute; lors des derni&egrave;res heures &eacute;tait la preuve que cette journ&eacute;e-l&agrave;, l'humanit&eacute; m&eacute;ritait son titre d'exception dans l'ordre des choses.<br />
<br />
Cette ann&eacute;e encore, le 15 mars ne fut pas un de ces moments de gr&acirc;ce pour la conscience, cet organe que l'on dit unique &agrave;  notre esp&egrave;ce et qui fait notre renomm&eacute;e parmi les n&ocirc;tres.<br />
<br />
J'ai lu sur les r&eacute;seaux sociaux un pseudo manifeste du &laquo; carr&eacute; noir &raquo;, un nouveau symbole en tissu mou &agrave; accoler &agrave; sa veste chez certains cyberactivistes. Je me suis sentie curieuse, j'ai donc scann&eacute; en diagonale ce qui me semblait &ecirc;tre une justification d'essentialisme anarchiste dans les mouvements sociaux actuels. <br />
<br />
Je vous &eacute;pargne les d&eacute;tails clich&eacute;s de cette propagande extr&eacute;miste qui parle au nom de la brutale col&egrave;re. J'ai retenu du lot un principal argument qui diff&eacute;rencierait la brutalit&eacute; citoyenne qui leur semble l&eacute;gitime &agrave; la brutalit&eacute; polici&egrave;re : eux, ils fessent leur col&egrave;re sur du mat&eacute;riel. <br />
<br />
Je me suis questionn&eacute;e sur ce qui diff&eacute;rencie le respect des choses du respect des &ecirc;tres. &Agrave; premi&egrave;re vue, on pourrait facilement penser que celui des &ecirc;tres prime, et ce ne serait pas tout &agrave; fait b&ecirc;te.<br />
<br />
Puis, le flash m'a r&eacute;veill&eacute;e cette nuit.<br />
<br />
 Qui aime briser du mat&eacute;riel? Mon chien. En fait, mon d&eacute;funt petit chien. Il adorait d&eacute;truire nos pantoufles comme s'il n'y avait pas de lendemain, dans toute sa gronde inutile. <br />
<br />
Et que dire des ratons laveurs qui ont comme passe-temps la destruction d'objets cueillis au hasard? Les animaux n'ont pas de concepts tr&egrave;s complexes du respect des biens d'autrui. S'ils sont affam&eacute;s, ils vont essayer de voler, d&eacute;truire, blesser. Des fois aussi pour s'amuser. <br />
<br />
Sur la rue des Hommes, c'est plus souvent pour s'amuser.<br />
<br />
Voil&agrave; une bonne dose de modestie plein la gueule pour l'esp&egrave;ce sup&eacute;rieure que nous sommes. <br />
<br />
Ceci est un wake-up call. <br />
]]></content>
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    <title>Savez-vous être moins touriste et plus voyageur?</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1311225</id>
    <published>2012-02-29T15:15:30-05:00</published>
    <updated>2012-04-30T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[J'ai du sable dans la tête, et le monde dans les idées. Je reviens de Maui, ou l'île magique, comme la considèrent les Hawaiiens. Ne me faites pas cette expression de jalousie! J'y suis allée au rabais. Et j'ai plus pensé à vous que vous pourriez le croire. C'est sur fond de carte postale décousue que Dany Laferrière est apparu dans mon imagination, sur la plage de Black Rock. « Le Québec a besoin de sortir du Québec. » ]]></summary>
    <author>
        <name>Annie Dubé</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/annie-dub/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/annie-dub/"><![CDATA[J'ai du sable dans la t&ecirc;te, et le monde dans les id&eacute;es. Je reviens de Maui, ou l'&icirc;le magique, comme la consid&egrave;rent les Hawaiiens. Ne me faites pas cette expression de jalousie! J'y suis all&eacute;e au rabais. Et j'ai plus pens&eacute; &agrave; vous que vous pourriez le croire.<br />
<br />
C'est sur fond de carte postale d&eacute;cousue que Dany Laferri&egrave;re est apparu dans mon imagination, sur la plage de Black Rock. &laquo; Le Qu&eacute;bec a besoin de sortir du Qu&eacute;bec. &raquo; Oui, oncle Dany. Tu as raison. Mais parles-tu de la version touristique du sortage, ou de l'autre? Parce que l'un nous rendrait plus con, et l'autre non. <br />
<br />
Le touriste prend et paie, le voyageur gagne et donne. Je sais, je suis remplie de pr&eacute;jug&eacute;s. C'est le c&ocirc;t&eacute; touriste en moi qu'il faut bl&acirc;mer. La voyageuse est au courant de tout &ccedil;a. <br />
<br />
On rencontre des touristes partout. Ils sont aussi pr&eacute;sents dans les vill&eacute;giatures des grands h&ocirc;tels que dans une modeste auberge de jeunesse. Ce n'est pas une question de circuits, c'est plut&ocirc;t une question de courts-circuits. Prenez en exemple ce couple d'hommes gais de Vancouver que j'ai rencontr&eacute; dans la salle commune &agrave; Wailuku, loin des plages &agrave; gougounes. Mes nouvelles amies am&eacute;ricaines m'avaient parl&eacute; en bien d'eux, alors j'&eacute;tais enthousiaste de les conna&icirc;tre &laquo; By the way, I'm Annie. What's your name? &raquo; Le premier me r&eacute;pond alors dans son meilleur fran&ccedil;ais, avec le m&ecirc;me air moqueur qu'un enfant du primaire dans un cours de langue seconde obligatoire : &laquo; Je m'appelle Pierre. &raquo; <br />
<br />
S'en suit un long rire hilare g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; de mes deux compatriotes touristes.<br />
<br />
Coudonc, ils me niaisent-tu eux autres? C'est une question de feeling...<br />
<br />
Je retourne &agrave; mon portable sans trop me poser de questions, quoi qu'en m'en posant beaucoup quand m&ecirc;me.<br />
<br />
Le deuxi&egrave;me explique soudainement sa th&eacute;orie comme quoi il est inutile d'apprendre certaines langues puisqu'elles ont une valeur marchande moins grande que d'autres. Les biens cot&eacute;es en bourses seraient le mandarin, l'espagnol et l'anglais, alors que le fran&ccedil;ais ne sert qu'&agrave; quelques Europ&eacute;ens, 3-4 Canadiens et un nombre n&eacute;gligeable d'Africains. <br />
<br />
&Ccedil;a m'a gifl&eacute;e comme une brise de sable venant de la serviette secou&eacute;e brusquement du voisin. Je t'offre mes condol&eacute;ances pour ta vision du monde, ai-je dit. Puis j'ai compris, en observant le sp&eacute;cimen quelques instants, que ce gars l&agrave; n'avait aucune id&eacute;e de son insolence. Qu'il ne disait pas &ccedil;a pour &ecirc;tre volontairement m&eacute;chant. Qu'il allait probablement revenir &agrave; la maison, et parler de la l&eacute;gende de cette Qu&eacute;b&eacute;coise &agrave; l'&eacute;piderme fragile, des d&eacute;cennies durant, sans jamais soup&ccedil;onner l'insulte inconsciente &agrave; laquelle il venait de donner naissance. J'ai compris que j'avais &agrave; faire &agrave; un citoyen-touriste du monde, victime de ses propres oeill&egrave;res. Le fruit fraichement cueilli de l'ignorance. Que pouvais-je faire d'autre que de le prendre en piti&eacute;, et de demander au prochain pasteur qui me parlerait de J&eacute;sus en fumant une cigarette dans un parking de prier pour lui &agrave; ma place?<br />
<br />
Ne br&ucirc;lez pas de drapeau &agrave; ce sujet. Il y a une chose dont je suis certaine : le Canadien anglais vient aussi en mod&egrave;le voyageur. Je l'ai vu de mes yeux: j'vous l'jure.<br />
<br />
On vit dans une &eacute;norme manufacture globale &agrave; touristes.  Il y a des touristes partout.  Et ils sont plus que jamais dans le confort de notre foyer qu&eacute;b&eacute;cois. <br />
<br />
D&eacute;cider de ne plus &ecirc;tre touriste chez soi, c'est voir &agrave; plus long terme, &agrave; plus grande &eacute;chelle. C'est de d&eacute;cider o&ugrave; on va tout &agrave; l'heure avec notre carte dans une main, les brochures touristiques dans l'autre pour se ventiler le visage de temps en temps. Mais c'est avant tout une perspective de responsabilisation, de se rendre compte que notre venue a des cons&eacute;quences m&ecirc;me si on ne fait que passer en bermudas fleuris le temps d'une photo. <br />
<br />
Le voyageur, tel que je le con&ccedil;ois dans mon utopie r&eacute;aliste, est un explorateur &eacute;thique, qui n'ira pas acheter des colonies de condos hors de prix pendant que les aborig&egrave;nes sont &agrave; l'autre extr&eacute;mit&eacute; du r&ecirc;ve am&eacute;ricain pour la plupart, dans ce syst&egrave;me bris&eacute; qui ne fut jamais tout &agrave; fait le leur. Un voyageur n'ira pas exploiter les richesses d'un pays. Il pensera plut&ocirc;t &agrave; les cultiver. <br />
<br />
Le voyageur qu&eacute;b&eacute;cois trouve qu'une brochure sur le Plan Nord, c'est beaucoup de vent... Le touriste, lui, attend le d&eacute;part dans la navette climatis&eacute;e et se dit &laquo; on verra &raquo;. <br />
<br />
C'est partout pareil, mais c'est diff&eacute;rent.<br />
<br />
...<br />
<br />
Je pensais &agrave; &ccedil;a, comme &ccedil;a, l'autre jour. Si Gandhi avait raison quand il disait qu'&laquo; on peut juger de la grandeur d'une nation par la fa&ccedil;on dont les animaux y sont trait&eacute;s &raquo;, imaginez que le m&ecirc;me barom&egrave;tre soit disponible via la mesure du traitement fait aux Am&eacute;rindiens de ce monde, par exemple. Ou les peuples polyn&eacute;siens. J'aimerais donc profiter de ce premier billet pour consacrer une nouvelle expression qui m'est venue entre deux coups de soleil : On peut juger de la valeur du Qu&eacute;b&eacute;cois au sein du reste du monde &agrave; la fa&ccedil;on dont les Hawaiiens doivent se Walt-Disney-ifier pour conserver sa cote enviable sur le march&eacute; des valeurs boursi&egrave;res culturelles. <br />
<br />
(Vite de m&ecirc;me, vous aimeriez un exemple de Walt-Disney-ification? Pensez aux distributrices &agrave; d&eacute;sinfectant pour les mains en authentique et l&eacute;gendaire faux-fini de bois de la jungle, qui entourent les buffets all-you-can-eat, par exemple. ) <br />
<br />
Pendant ce temps, le v&eacute;ritable fl&eacute;au du Crystal Meth prend d'assaut les rues des habitants. <br />
<br />
Anecdote! Quand j'&eacute;tais enfant, durant la crise autochtone, suite &agrave; ce que j'avais entendu dire par les m&eacute;dias et les adultes, j'ai &eacute;t&eacute; convaincue que les Am&eacute;rindiens &eacute;taient des criminels intoxiqu&eacute;s contents de l'&ecirc;tre.  Je trouvais &ccedil;a un peu dr&ocirc;le, m&ecirc;me. Puis j'ai ouvert mes horizons, j'ai lu l'Histoire du monde, j'ai voyag&eacute;, et soudainement, je me suis entendu dire d'une voix stupide &laquo; Je m'appelle Pierre &raquo;. <br />
<br />
On s'appelle tous Pierre un jour ou l'autre.<br />
<br />
&Eacute;tait-ce Cabrel qui chantait &laquo; Un peu plus d'Aloha que d'ordinaire &raquo;? C'est ce que je nous souhaite &agrave; tous, afin de vivre dans un Qu&eacute;bec et un univers un peu moins touristique que d'ordinaire, mais encore mieux visit&eacute;. Parfois sans m&ecirc;me avoir &agrave; bouger de chez nous. Et des fois en se grouillant le cul. <br />
]]></content>
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